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Défis Tic-Tac / Une culotte dans les tomates [Défi Tic Tac 22/10/26]
« Dernier message par Aléa le Aujourd'hui à 02:39:20 »Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Désolée pour la montagne de fautes, j'ai trop écrit et pas eu le temps de relire en 1h, j'essaye de faire ca plus tard
J'avais pas écrit depuis trèèèès longtemps, je pensais ne pas remplir mon heure et au final tout l'inverse, j'ai plus l'habitude de gérer mon temps !
Tout commença précisément à ce moment là :
" Pourquoi il y a une culotte dans les tomates ? "
Madame Lisa Gerlinger venait, comme à son habitude du jeudi matin, faire ses courses au primeur de la rue Jaurès. Petite rue un peu enclavée du centre ville, mais non dépourvue de commerces, ce qui en faisait un veritable petite village dans la ville, un quartier dans le quartier. Tout le monde s'y connaissait, en bien ou en mal par ailleurs car il serait bien hypocrite - de leur part comme de la notre - de raconter une histoire ici idyllique du charmant voisinage un jour troublé par quelques... troubles.
Les voisins du numéro 10, par exemple, se détestaient tous. On ne sait par quel magie ou maléfice, mais c'était pourtant une constante dans le quartier depuis au moins trente ans. Habiter au numéro faisaient automatiquement détester ses voisins. La bonne volonté des derniers en date, arrivés il y a deux ans et demie, avait disparu à hauts noms d'oiseaux en à peine six moi. Les dossiers de plainte à la mairie poussaient aussi vite que les géranium du troisième étage, sous les yeux et surtout les soupirs de Gisèle, l'employée communale. Qui elle habitait au 25, pour cela d'ailleurs qu'elle se retrouvait avec ces éternels dossier du 10 maudit - comme on l'appelait. Elle avait bien proposé de faire venir un médium, pour tenter, au moins tenter, un petit désenvoutage du grenier - qui avait vu quelques pendus, quelques tortures au long des 200 dernières années de vie de l'immeuble en brique. Taulé ou au mieux septisicme à l'assemblée des propriétaires de la rue Jean Jaurès. Saleté de citadins, s'était dit Gisèle, dans son village de montagne dont elle était origine, on aurait essayé, au moins essayé ! Les esprits sont beaucoup plus fermés en ville, les fenêtres sont moins hautes que dans les petites villes de campagne, ca laisse moins passer la lumière et les idées - c'est en tout cas sa théorie, à Gisèle. Enfin, même si tout cela n'a aucun rapport avec notre culotte dans les tomates - quoi que ? - Gisèle avait tout de même un plan grâce à la petite du rez de chaussée,qui bien qu'elle passait seulement son bac relevait de bonnes disposition vis à vis de la lithothérapie. Son médium - elle lui avait déjà demandé - ne voyait aucun problème à se faire passer pour un électricien en repérage pour d'hypothétiques et très flous travaux de rénovation. Une petite session de sauge en douce n'avait jamais fait de mal à personne, ça se saurait.
Des histoires il y en avait bien d'autre. On pourrait parler de la guerre des clans des enfants du haut de la rue contre ceux du bas, querelle qui n'a rien eu à envier à la guerre des boutons. Mais aujourd'hui, étant tous au lycée, les choses s'étaient tassées, des rancoeurs bien sûr étaient restés - surtout entre des parents, d'ailleurs - l'affaire avait animé la rue pendant plusieurs années. Jusqu'à des boites aux lettres vandalisées et des oeufs jettés au fenetres, c'est dire ! Non aujourd'hui, cela n'existait plus, il paraitrait même qu'il y ait des couples inter-clans qui se soient crées depuis - vraiment, c'est dire ! La petite du rez-de-chaussée du 10, justement, qui en seraient impliqué dans ces adolescentes roucoulades réconciliants le passé et qui sait, un futur. Toujours aucun rapport avec notre culotte dans les tomates, mais quelque part on s'en rapproche.
Nous aurions beaucoup, beaucoup d'autres histoires à passer en revue pour faire une liste exhaustives de tous les faits marquants de la rue Jaurès, pour qu'au moins vous compreniez son charme - qui ne réside pas ses pierres, sommes toutes assez quelconques. Et contentons nous de l'époque contemporaine, les 70 dernières années car au delà le souvenir se perd un peu trop et des sombres évenemnets historiques de notre histoire avec un grand H prendraient bien trop le pas sur notre petite histoire, beaucoup plus pittoresque, de la rue Jaurès.
Nous parlions amour. Il y a un petit couple, la trentaine, tout en haut de la rue au soixante quand la route commence à monter vers la butte du cimetière et que le village s'arrête - ils ont tendance à faire ça dès qu'un cimetière s'amène. Ils étaient dans le même lycée local - comme je disais tout le monde se connait - bien que ne s'étant jamais parlé - ou presque, s'entend - à vrai dire ils n'avaient aucun souvenir de s'être entrapercu, comme un charme les ayant éloignés. Jamais dans les mêmes classes, pas la même fillière ni les mêmes options, jamais les mêmes horaires de repas ni de bus. Un acharnement hasardeux assez hors normes pour que deux personnes qui, si elles s'étaient ne serait-ce que plongé une seule fois le regard au fond l'une de l'autre, seraient instantanément tombées sous le charme de l'autre, à 14 ans comme à 78. Eh bien ils s'étaient rencontré juste là - non, pas devant la culotte, de l'autre côté du trottoir à la boulangerie. Aucun ne vivait pourtant dans cette rue. Une soirée l'avait lui amené ici et elle une vieille tante et, pour tout deux, le besoin de croissant au matin. Après autant d'années d'orfévrerie d'évitement, le hasard s'était relaché une seconde et ca n'avait pas manqué - à moins qu'il l'aient fait exprès, il joue parfois à des jeux de casino qui pour nous autres mortels semblent incompréhensibles - si seulement on avait plus de six sens... Ils vivent désormais à 200 mètres du lieu de leur rencontres, après avoir passé leur vie à tourner autour sans le savoir.
Il y a des histoires d'amour moins belles. L'immeuble juste en face des tourtereaux contient un des appartements les plus triste de la ville. Une femme, seule, qui regarde par la fenêtre - impossible de savoir si elle donne sur le cimetière, nous n'avons jamais pu entrer. Son mari est parti. Oh il n'est pourtant pas loin : au numéro 2, tout en bas de la rue. Vous imaginez bien qu'elle n'ose plus vraiment descendre, faire ses courses au primeur, par exemple, de peur de le croiser. Parce que lui, ah oui, il vit la plus belle vie qu'il n'a jamais vécu - et il vous le dira, d'ailleurs, au café de la place. Alors ca a fait grogner au début, au café, justement, mais bon les moeurs changent. Parce que ce mari, enfin cet ex mari - les papiers du divorce sont sur la petite table, en dessous de la fenêtre, d'où elle regarde la rue et parfois les tourtereaux à l'étage en face, la main pleine de stylos et la tête pleine de reflexion sur l'amour - même si elle ne peut évidemment pas savoir que le hasard avait pour eux un sort bien particulier, qu'ils seraient en réalité enterrés ensemble quelques 50 ans plus tard au cimetière juste au-dessus - elle hésite sur quel stylo choisir, elle aime les stylos et son ex-mari lui en offrait plein, qu'en fera elle maintenant qu'il - est parti avec un autre homme. Un homme qui était lui aussi marié, d'ailleurs, et tous avaient des enfants, assez actifs dans la guerre des gosses, le petit du haut de la rue était même chef - il est à la fac maintenant, loin. Un couple gay dans la rue Jaurès, c'était une première. Sauf pour deux personnes : la patronne du bar, qui savait très bien qu'il y a eu d'autres personnes homosexuelles dans cette rue, et Veronique, la voisine de pallier de Gisèle et amante régulière de la dite patronne de bar. En réalité il y en avait eu d'autres et quelques enfants actuels se trouvaient être eux aussi gays, mais pour le moment ils n'avaient que 4 ans et nous avons, selon un code de déontologie assez absurde sur vous voulez mon avis - notre avis, excusez moi - excusez-nous, enfin excusez-la elle est nouvelle dans la narration - bref pas le droit de raconter le futur - elle sera sacntionné pour avoir raconté la fin de couple béni du hasard, ne vous en faites pas, on ne tolère pas le spoil ici.
Nous parlions donc de Christian et Cédric. La femme de Christian - du bas de la rue - n'avait pas trainé, elle, avait pris enfants et bagages et filé rejoindre ses parents en ville : le village l'avait toujours horripilé. Elle disait qu'elle aimait l'anonymité qu'offrait les grandes agglomérations, la réalité étant qu'elle détestait la personne qu'elle devenait dans ce genre de petite intimité de quartier : c'était la plus grande commère du coin. Une véritable fouine. Elle avait aidé Gisèle plus d'une fois à comprendre les querelles entre voisins contre un modique café et une boite de chocolat à noel. C'est d'ailleurs elle qui avait débusqué quelques autres histoires de tromperies survenues dans la rue Jaurès. Et nous aurions bien eu besoin d'elle cette fois-ci. Pour élucider, vous savez, le mystère de la culotte. Mais la brave femme soupirait actuellement en faisant tourner un stylo entre ses doigts, papiers du divorce sous les yeux et station de métro bien bruyante par la fenêtre.
Un peu tôt pour parler d'enquête, certes, mais pour le moment nous nous retrouvons bien avec sur les bras une culotte dans les tomates du primeur de la rue Jaurès. Et bien malin serait celui pouvant dire à qui elle appartient - sauf pour la personne concernée, enfin nous esperont en tout cas.
" Etrange, on dirait qu'elle est pleine de cendre en plus ? "
Madame Lisa Gerlinger donc, pour ceux qui suivent, 28 ans, vendeuse à la boutique de vetement du centre ville, habitant au 14 de la rue, premier étage. Penchée sur la culotte, le visage rictusé par l'effort moral que demande de se pencher sur une culotte inconnue - en plein milieu des tomates. Le patron lui, étonné, la face aussi rouge que ses tomates. Elle le constate curiesuement, toujours penchée sur la culotte.
"Bon, fait elle en remettant ses lunettes en place, au moins elle n'a pas de... enfin de traces disons quoi. C'est à... ?
- Non non non, ah non, haha, non du tout, non. Je... Une culotte dans les tomates ?! Merde je sais pas réagir excusez-moi je rougis de honte parce que merde, vous comprenez c'est mes tomates. Je me sens salis ! J'ai honte ! Je jette ca tout de suite. Si vous pouviez ne rien dire, ça m'arrangerait, vous savez comment les nouvelles circulent vite ici... Ca me ferait vraiment...
Elle n'entendit pas bien la moitié de sa phrase car un gamin venait de crier juste derrière elle.
- Maman t'as entendu, la dame a trouvé une culotte dans les tomates !
-... une sale réputation."
Le vide dans l'échange de regard entre les deux, pendant que la mère, derrière, s'offusquait et allait faire trottiner plus loin ses regards inquisiteurs envers le couple improbable formé sous ses yeux.
" Et merde. Lisa, je vous jure que ce n'est pas à moi. Je vous en supplie, aidez-moi à trouver à qui appartient cette culotte. "
C'était la première fois, en quinze années de service dans sa petite boutique de primeur, que Sylvain était impliqué dans une affaire quelconque le faisant remarquer. Lisa n'avait qu'une envie : exploser de rire devant la panique du gérant.
" Ok, je vous promets de vous aider, chef. Couleur léopard, en plus, on a affaire à une sacrée femme, je vous le dis. Le motif est à la mode en ville, peut-être qu'on pourrait lancer une tendance ici aussi ? "


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