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« Dernier message par Titus le Aujourd'hui à 21:31:28 »
J'ai oublié de dire le nom de l'auteur  : c'est Emily Dickinson (1830-1886), inconnue de son vivant.
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« Dernier message par AlmaVeyre le Aujourd'hui à 21:25:31 »
Titus,
Merci beaucoup pour votre réponse.
La citation que vous partagez éclaire votre démarche. J'aime beaucoup cette idée que les vrais poèmes « fuient » et qu'ils ne se laissent jamais enfermer tout à fait dans une explication.
Je crois que c'est aussi ce qui m'avait retenue à la lecture : non pas comprendre immédiatement, mais avoir envie d'y revenir.
Merci également pour cette belle découverte.
Amitiés,
Alma
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« Dernier message par Titus le Aujourd'hui à 21:08:09 »
Bonsoir AlmaVeyre, Je vous remercie pour avoir commenté ce poème hermétique (même à mes propres yeux). Permettez-moi de citer une poétesse qui est ma poète préférée avec Hölderlin et Victor Hugo. Voilà ce qu’elle dit dans les Quatrains et autres poèmes brefs (collection Poésie / Gallimard) : « Voir le Ciel d’Été Est poésie, bien qu’il ne soit point dans un Livre – Les vrais Poèmes fuient – » C’est cette fuite, à la limite du dicible, que j’essaie de nommer sans pouvoir y arriver. Amicalement  Titus.
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« Dernier message par AlmaVeyre le Aujourd'hui à 20:58:12 »
Bonsoir Aponiwa,
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce premier chapitre. Vous installez très vite une atmosphère qui donne envie de poursuivre : le trajet vers Amsterdam, la pluie, les canaux, puis cette boutique presque hors du temps composent une entrée en matière très immersive. On sent que le décor n'est pas seulement un cadre, mais déjà un personnage.
J'ai également apprécié la manière dont vous semez les questions sans chercher à tout expliquer immédiatement. Les souvenirs qui affleurent, le statut d'« oubliée », la consultation de tarot... tout cela nourrit une curiosité qui fonctionne bien. La scène avec la voyante est probablement celle qui m'a le plus captivée : le dialogue avance avec naturel et chaque carte semble ouvrir une porte supplémentaire sans dévoiler entièrement le mystère.
J'ai toutefois eu une légère réserve. À plusieurs reprises, la voyante formule de manière assez explicite ce que l'héroïne vit ou ressent (« vous êtes une oubliée », « votre conscience est anéantie », etc.). Je me suis demandé si une part de ces révélations ne gagnerait pas en force en restant davantage suggérée. Vous créez une ambiance très efficace ; parfois, j'aurais aimé que le lecteur soit autorisé à interpréter un peu plus par lui-même.
Enfin, la dernière scène m'a donné le sentiment d'un véritable basculement. L'apparition est décrite avec suffisamment de précision pour être inquiétante sans tomber dans le spectaculaire gratuit. Elle laisse une impression durable et donne envie de découvrir ce qui se cache derrière cette perte de mémoire.
Une entrée en matière très prometteuse, qui mêle mystère, fantastique et psychologie avec une vraie capacité à susciter l'envie de tourner la page.
Au plaisir de vous lire la suite...
Amitiés,
Alma
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« Dernier message par AlmaVeyre le Aujourd'hui à 20:49:23 »
Bonsoir Dian,
Je ne suis pas certaine d'avoir saisi toutes les implications de votre réflexion, mais votre texte m'a arrêtée. Il pousse à interroger des évidences que l'on tient souvent pour acquises, notamment notre rapport au passé. J'aime les textes qui continuent à travailler le lecteur après leur lecture, et celui-ci en fait partie.
Au plaisir de vous relire.
Alma
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« Dernier message par AlmaVeyre le Aujourd'hui à 20:37:25 »
Bonsoir Sernard,
J'ai trouvé intéressant le choix d'une langue qui évoque les textes anciens. Elle donne au poème une couleur particulière et installe d'emblée une certaine distance, comme si cette histoire appartenait déjà au passé.
Ce qui m'a surtout retenu, c'est le chemin que suit le texte. Au fil des strophes, on entend les reproches, la colère, les blessures, les conventions qui semblent avoir séparé les deux êtres. Puis arrive le dernier vers : « Je vous en sais navré, mais,... vous m'avez manqué. »
Je l'ai trouvé particulièrement juste, parce qu'il vient fissurer tout ce qui précède. Derrière le ressentiment demeure quelque chose de plus simple et de plus difficile à dire : le manque. Cette chute éclaire rétrospectivement le poème et lui donne, à mes yeux, une profondeur supplémentaire.
Merci pour ce partage.
Au plaisir de vous lire,
Alma
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« Dernier message par AlmaVeyre le Aujourd'hui à 20:33:46 »
Bonsoir Titus,
J'ai relu plusieurs fois votre quatrain avant de me risquer à vous écrire.
Je n'ai pas la prétention d'en avoir saisi toutes les ramifications, mais j'ai aimé cette impression qu'il demande au lecteur de ralentir. Il ne livre pas son sens d'un seul regard ; il oblige à revenir sur certains vers et à les laisser résonner.
J'y perçois une réflexion sur notre manière d'habiter le monde, ou peut-être de le réduire lorsque nous croyons pouvoir tout ordonner. C'est cette tension qui m'a accompagné après la lecture.
Merci pour ce texte exigeant, qui accepte de ne pas tout donner immédiatement et fait confiance à son lecteur.
Amitié, Alma
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« Dernier message par AlmaVeyre le Aujourd'hui à 20:22:30 »
Bonsoir Maxence,
J’aime beaucoup votre manière de partir d’une réalité presque insignifiante pour l’emmener ailleurs, sans jamais rompre le fil qui la relie au quotidien.
Ici, tout commence avec une tache dans l’œil, une recommandation du dermatologue, un repas qui refroidit. Rien ne semble annoncer ce qui va suivre. Puis, presque imperceptiblement, le texte déplace notre regard jusqu’à faire de cette présence minuscule un interlocuteur silencieux.
Je crois que le cœur du poème se trouve là :
« Alors je l’ai confiée à la LUNE. Je lui ai dit : “Garde-la pour moi quand je ne regarderai plus.” »
À partir de cet instant, je n’ai plus lu une réflexion sur la peur ou sur le temps. J’ai lu un geste de confiance. Comme si l’on acceptait enfin de déposer ce que l’on ne peut ni retenir ni surveiller soi-même.
J’ai aussi été sensible au refus de dramatiser. La tache est là. Les libellules aussi. La lune disparaît chaque matin puis revient. Rien n’est expliqué, rien n’est résolu, et pourtant quelque chose s’apaise.
Ce qui me plaît particulièrement dans votre écriture, c’est cette façon de ne jamais imposer une signification. Vous laissez les images travailler seules. Elles ne démontrent rien ; elles accompagnent. Le lecteur est libre d’y entrer avec sa propre histoire.
C’est sans doute pour cela que chacune de mes lectures me donne l’impression de découvrir un territoire nouveau, alors même que je reconnais votre voix.
Merci pour cette lecture.
Mes amitiés,
Alma
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« Dernier message par AlmaVeyre le Aujourd'hui à 20:16:55 »
Bonsoir April,
En vous lisant, je me suis demandée à quel moment un lieu cesse d’être seulement un lieu.
Moi aussi, je parle parfois de certaines villes comme de personnes. Je leur prête un caractère, des défauts, des élans, une manière de m’accueillir ou de me repousser. Votre texte a réveillé cela.
Je crois qu’il dit quelque chose de très juste : nous ne gardons pas seulement le souvenir des lieux, nous entretenons une relation avec eux. Ils changent, nous changeons, et pourtant quelque chose continue de circuler entre eux et nous.
C’est ce que j’emporte de cette lecture.
Amicalement, Alma
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« Dernier message par AlmaVeyre le Aujourd'hui à 19:53:53 »
Salut !
Ah oui un texte à plusieurs plumes c’est une bonne idée mais il faudrait définir une règle pour le nombre de mot par exemple ?
Alma
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