Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 mars 2021 à 12:09:29
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Le Monde de L'Écriture » Messages récents

Messages récents

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Textes courts / Re : Zoé - Règles (TEXTE BIZARE ET EXPLICITE)
« Dernier message par Earth son le Aujourd'hui à 11:51:59 »
Bonjour Cendres,

J'ai relu ton texte et je pense avoir mis le doigt sur ce qui me gêne.
En fait, je trouve qu'il part un peu dans tous les sens. Comme si tu avais voulu mettre trop de choses en peu de phrases.
Il y a le lever, les règles, la référence au fait qu'avoir les règles permet d'être tranquille (je résume), le petit dej, la chienne, le fait que d'avoir la chienne permet d'être tranquille, la douche et les règles, la peur que ça se voit, la dispense de piscine (elle sort un peu de nulle part) et la parole e la vieille dame.
Il manque une unité dans le récit à mon avis (mais ce n'est que le mien).
J'ai peur de ne pas être très claire.
A +  ;)
2
Textes courts / Re : Alcoolique anonyme
« Dernier message par Feather le Aujourd'hui à 11:45:01 »
Oui, c'est mieux.
Par exemple, la première phrase est trop longue,
Je mettrais un point après 'secrets'.
Aussi, une voire deux idées par phrase suffisent.
Je vous invite à reformuler la fin de cette première phrase et de la rédiger différemment.
Et de continuer à retravailler ce texte car le fond est intéressant...bonne chance
3
Textes courts / Re : Alcoolique anonyme
« Dernier message par Aizenmajnag le Aujourd'hui à 11:36:53 »
j'ai fais des modif qu'en pensez vous?
4
Textes courts / Re : Alcoolique anonyme
« Dernier message par Feather le Aujourd'hui à 11:33:01 »
Déjà, penser l'action, se l'imaginer puis se la narrer,
me semble être un bon début, puis afin d'en faciliter la lecture, il est,selon moi, important de rechercher une certaine fluidité non contrariée par un style approximatif.
Le ryhme et la grammaire alimentent et aident à baliser les idées. Lorsque la pensée est clairement imaginée, la structure s'affiche simplement.
5
Textes courts / Une araignée au grand cœur
« Dernier message par Murex le Aujourd'hui à 11:30:49 »
  Cette histoire était destiné au départ à être illustrée. Une commande donc. La chose ne s'étant pas faite, je vous la livre car je l'aime bien. Si d'aventure elle tentait un illustrateur, vous-même ou quelqu'un de vôtre connaissance, j'en serai très heureux tout en vous remerciant par avance de m'en faire part.


     L’évènement le plus pénible que gardait en mémoire l’araignée était celui de ce jour où elle trouva à son réveil un moucheron emprisonné dans sa toile. S’étant approchée pour le libérer au plus vite, celui-ci était tombé illico dans les pommes, et elle avait eu toutes les peines du monde à le ramener à la vie. Les caresses ni suffisant pas, sous le coup de l’émotion, elle avait improvisé pour lui une petite chanson, paroles et musique, qui disait à peu près ceci :

                                      Oh ! petit moucheron
                                      Si mignon
                                      Toi qui as des ailes si jolies
                                      Reviens vite à la vie, à la vie…etc…

    Car elle était et de très loin l’araignée la plus gentille du monde. L’idée de faire du mal à une mouche ou à tout autre insecte la révoltait au plus haut point.
     Pour éviter qu’il n’arrivât de nouveaux malheurs, elle n’avait pas hésité à accrocher aux deux extrémités de sa toile une grande banderole où l’on pouvait lire, traduit en différentes langues (langue mouche, doryphore, papillon, libellule…) :

                                                         ATTENTION DANGER, PASSER AU LARGE

     Et comme il fallait malgré tout qu’elle se nourrisse, elle s’était mise à grignoter des bouts de feuille, des pétales, des graines volantes, tous débris végétaux se prenant dans sa toile. En vérité, elle ne trouvait pas ça très bon, mais sa sensibilité et son bon cœur lui interdisaient toute autre forme de nourriture.
     Mais pour son malheur, elle ne s’en tenait pas là, car, outrée par l’attitude de ses semblables, elle n’avait de cesse d’essayer de les convaincre d’adopter à leur tour un régime végétarien. Elle passait donc le plus clair de son temps à courir d’une toile à l’autre, et cela pour des résultats assez médiocres, car à dire vrai, elle était reçue plutôt fraîchement. « Tiens, voilà encore l’enquiqui…ou plus fréquemment encore, l’emmerd… qui nous arrive. » Et on lui faisait comprendre que ce qu’elle avait de mieux à faire était de retourner à ses salades.
    Il n’y eut qu’auprès d’une vieille araignée presque centenaire, qu’elle obtint un relatif succès. Celle-ci, que ses rhumatismes mettaient au supplice à chaque mouvement un peu brusque, n’était pas contre le fait de boulotter des choses aussi simples et reposantes à attraper que des bouts de feuille et autres détritus du règne végétal.
     Notre araignée militante, se sentant écoutée pour la première fois de sa vie, dévoila tous les secrets de sa science culinaire à l’ancêtre, des subtiles saveurs d’un ragoût de feuilles de lierre au délice d’une fricassée de graines de pissenlit parfumée à la résine.
     « Tout ça ne vaut pas un bifteck de moucheron bien moelleux, cuit juste ce qu’il faut, commenta celle-ci, mais enfin, on essaiera de s’y faire… »
     « Vous y venez donc, vous y venez donc, s’écria notre araignée débordante de joie. Vous verrez, dans moins d’une semaine vous serez une fervente adepte du végétarisme. »
     Et elle pensait in petto : d’ici peu, elle va devenir, c’est sûr, une auxiliaire précieuse pour la diffusion de mes idées. Hé ! Hé ! le jour n’est plus très loin où je pourrai enfin fonder la : C. D. I. V. I. A. ( Comité de défense des insectes volants victimes d’infâmes araignées).
     Hélas, rien de tout cela ne se produisit car l’araignée centenaire mourut dans la semaine, et nul ne sait si ce fut de mort naturelle ou de l’indigestion d’une purée de pétales de roses, d’un pudding d’écorce de pin, ou de quelque autre spécialité gourmande sortie de l’imagination bouillonnante de notre héroïne.
     Loin de la décourager comme on pourrait le penser, ce regrettable évènement la fit redoubler d’énergie. Elle alla rendre visite aux diverses communautés d’insectes, organisa des conférences, où, cartes à l’appui, elle révélait la position des pièges arachnéens, dévoilait les mille et un secrets qui les rendaient quasiment invisibles (jeux d’ombre et de lumière, effets d’optique trompeurs…), dispensait des conseils quant à l’attitude à tenir dans le cas, hélas, où l’on se retrouverait dans leurs maudites toiles (ce qui, il faut bien en convenir, se réduisait à peu de choses.) Pour finir, elle distribuait à tous un manuel écrit de ses propres pattes qui résumait le tout.
     Bien que tout cet acharnement fut d’une utilité douteuse, cela, ajouté au reste, ne manqua pas d’agacer au-delà des limites acceptables la communauté de ses congénères. Une nuit, alors que notre héroïne dormait douillettement emmitouflée dans sa toile, rêvant sans doute à un éden où araignées, mouches, papillons, se donneraient la patte, un commando vint couper en catimini les maîtres-fils de sa toile, puis la roula dans celle-ci comme dans un sac, et pour finir la suspendit à une branche avec cette inscription d’une perfidie proprement satanique :

                                      ÊTRE SUSPENDUE DANS CE SAC EST UNE ÉPREUVE QUE JE M'IMPOSE.
                                      NE ME DÉLIVRER SOUS AUCUN PRÉTEXTE.

     Elle resta suspendue ainsi une bonne semaine et y serait sans doute encore à ce jour, si un oiseau (probablement myope ou analphabète), prenant ce drôle de sac pour un fruit mûr, n’y avait planté violemment son bec. Après l’avoir fait voltiger un instant dans les airs, il s’aperçut de sa méprise et avec dégoût l’abandonna déchiré et percé de toutes parts, ce qui permit à son occupante quasiment momifiée de retrouver une liberté qu’elle n’espérait plus.
     Suite à cette cruelle mésaventure, elle limita ses ambitions à divertir les insectes qu’il n’était plus en son pouvoir de sauver. Et pour cela, elle eut l’idée aussi géniale que saugrenue de construire une toile horizontale destinée à faire sauter et rebondir ses protégés aussi longtemps et aussi haut que ceux-ci le désiraient. Pour ce faire, elle mit au point un procédé révolutionnaire qui lui permit de tisser des fils non gluants mais aussi solides que ceux prévus par la nature.
     Son extrême gentillesse étant connue de tous, le trampoline pour insectes qu’elle venait d’inventer, car il s’agissait bien de cela, remporta un succès qui dépassa de très loin ses espérances.
     On se jetait là-dessus du plus haut que l’on pouvait… et que je te rebondisse, et que je te voltige, et que je te pirouette, tête la première ou les pattes en l’air ou les ailes en éventail… la gentille araignée en était ravie, certes, mais au bout de quelques jours de ce régime elle crut devenir folle, tant étaient éprouvants pour ses nerfs, les chocs et soubresauts qu’elle encaissait sans répit. Les pires de tous étaient les scarabées dorés, d’un poids et d’une taille considérables, qui non seulement l’ébranlaient des pattes aux mandibules, mais menaçaient à tout bout de champ de l’écraser. C’était comme si elle se fût trouvée soumise incessamment à un bombardement de gros calibre, ne devant sa survie qu’à la rapidité d’un crochet ou d’un saut de carpe.
     Et la nuit, on remettait ça de plus belle. Jamais elle n’avait imaginé qu’il existât de par le monde une telle profusion d’insectes nocturnes. Elle les sentait plus d’ailleurs qu’elle ne les distinguait, mais, si elle en jugeait par la violence des chocs, certains à n’en pas douter devaient être d’un poids tout à fait respectable.
     Notre araignée, contrairement à ce qu’elle craignait ne devint pas folle, mais vieillit prématurément. Privée de sommeil, secouée comme un cocktail dans un shaker, en quelques semaines elle prit dix ans, et dans ses rares moments d’immobilité, elle pouvait observer la rapide extension de touffes de poils blancs sur ses pattes, signe indiscutable d’une sénilité galopante. Et comme, après tout, les insectes se divertissaient aussi bien sans elle, elle prit la sage décision avant que ne soient épuisées ses toutes dernières forces, de s’éloigner de ce monde pour lequel, de toute évidence, elle n’était pas faite.
     Désabusée, n’espérant plus grand-chose de la vie, elle partit sans but sur les chemins, s’aidant de deux béquilles (un minimum quand on a huit pattes flageolantes), et parvint après bien des vicissitudes et par le plus grand des hasards à atteindre la mer.
     Et on raconte, qu’arrivée là, elle s’installa dans un gros coquillage, face aux vagues, exhortant le petit peuple trottinant des crabes à délaisser les bigorneaux pour les varechs et autres algues, dont les potages selon ses dires, avaient une richesse et une subtilité de saveur que rien en ce monde n’égalait. Mais son bel enthousiasme s’était émoussé, et si elle prêchait encore, c’était plus par habitude que par un réel désir de convaincre.
     Peu à peu, elle se désintéressa totalement du monde et s’enferma dans un mutisme quasi total. Durant de longues heures elle fixait la mer et le ciel, immobile, dans la position du lotus (et quand on a huit pattes, ce n’est pas évident du tout), cherchant dans les sphères invisibles de l’au-delà l’harmonie qu’elle n’était parvenue à trouver ici-bas.
     Et peut-être la nuit, dans son demi-sommeil, confondant les étoiles avec l'éclat incertain des lucioles, voyait-elle enfin se concrétiser son rêve le plus cher : des nuées infinies d’insectes, volant librement et en pleine joie, dans un ciel exempt de tout danger.
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Textes courts / Re : Zoé - Règles (TEXTE BIZARE ET EXPLICITE)
« Dernier message par Thom le Aujourd'hui à 11:22:02 »
Ce qui tue véritablement dans ce texte, c'est l'évocation presque anecdotique de l'inceste, qui passe comme un nuage et qui n'est plus traité après.
C'est la violence qui se découvre et se recouvre aussitôt, je doutais même de l'avoir bien lue.
Cela donne au texte une dimension quasi freudienne : l'inceste apparaît au détour d'un souvenir bien précis, bien décrit car fait de sentiments et de faits concrets.
Mais c'est bien l'inceste le premier rôle de ce texte, qui brille par son absence, comme la mère, son passage furtif ; le cycle est traité de façon complexe : à la fois la charge qui incombe aux filles (désolé les filles, vous avez ça, on a notre part également, 1 partout, balle au centre, croyez-moi) mais surtout l'excuse pour ne pas être touchée, mais le cycle étant une chose naturelle, elle passe logiquement au second plan pour un lecteur comme moi.
Le chien, ce héros littéraire qui suscite toujours enfance et tendresse, est dans son rôle de gardien.
Un gros bisou à cette pauvre petite Zoé.
7
Textes courts / Re : Alcoolique anonyme
« Dernier message par Aizenmajnag le Aujourd'hui à 11:14:05 »
bonjour, merci de votre avis, des conseils peut-être?? pour mettre du rythme justement et tenir en haleine ?
8
Textes courts / Re : Dans l'attente du bus
« Dernier message par Thom le Aujourd'hui à 11:00:09 »
C'est une photographie haute résolution belle et sensible de ces moments dont on se rappelle toute sa vie, c'est très bien vu.

Il y a les bons ingrédients : le quotidien qui se joue sereinement en toile de fond et l'événement grave, qui n'est d'ailleurs pas certain, mais qui approche, la mer qui peut tout dire en littérature, la sérénité, la supplique de suspension du temps : c'est presque du Lamartine car on retrouve beaucoup de ces éléments dans le fameux Lac.

Il est vrai qu'à cet instant, les murs grandissent, la lumière du jour est différente, le temps paraît s'étendre et on finit soi-même par changer pour toujours.

Joli coup d'archet, Murex, certes sur une note triste, mais cristalline.
9
Textes courts / Dans l'attente du bus
« Dernier message par Murex le Aujourd'hui à 10:48:28 »
 
     Que le bus qu’il attend tarde encore à venir, il est si bien sous son abri. Le soleil d’hiver donne à plein dans cet espace protégé, et il regarde :
     De l’autre côté de la chaussée, une enfant au retour de l’école, son lourd cartable sur le dos, joue seule à la marelle. On dirait un gros scarabée, se dit-il, et cette idée l’amuse. Passe une vieille dame, hésitante, fragile, traînant derrière elle, comme un petit chien, une poussette à provisions. Et puis, il y a les arbres qui frémissent, et plus loin encore, la mer, cachée par une digue, mais dont quelques mâts qui s’agitent, signalent la présence ; sur le côté est un petit square avec des fleurs joliment assorties. Un chien sans maître, furète, puis s’arrête et repart, s’attarde à une odeur qu’il est seul à connaître. Il le suit du regard, et il croit sentir un instant ce que c’est qu’être chien.
     Il a presque chaud malgré la saison, et déboutonne sa veste. Il y a bien longtemps qu’il ne s’était pas senti comme cela, l’esprit aussi en paix, si calme. Comme le monde semble en ordre parfois, comme la vie coule sereine. Oh ! que ce bus tarde encore, qu’il n’arrive jamais, que le soleil d’hiver, que la lumière douce, l’enveloppe et l’endorme.
     Il savait au plus profond de lui-même que bientôt, pas très loin d’ici, à l’hôpital où il se rendait, il apprendrait que sa mère était morte.
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Poésie / Re : Un trouble divin
« Dernier message par Murex le Aujourd'hui à 10:42:45 »
  Très étonné ce matin en allant sur le site de voir remonter à la surface plusieurs de mes textes enfouis sous de nombreuses couches. Que d'éloges, Aizenmajnag ! cela me plait bien, (il me serait hypocrite de dire le contraire) et me gêne un peu.
 Tu parles de "génie", allons donc ! Ce qui est est certain, c'est que j'essaie d'avoir une approche différente des choses, de les voir de façon originale, inattendue, de ne pas me cantonner dans un certain nombrilisme ce qui à mes yeux est trop souvent le cas pour de nombreux écrits.
  Que j'ai pu te procurer du plaisir est ma plus grande satisfaction.
   Murex
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