Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

09 juillet 2020 à 09:42:31
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Le Monde de L'Écriture » Messages récents

Messages récents

Pages: [1] 2 3 ... 10
1
Carnets de bord / Re : SouPe (fil de soutien perpétuel à l'écriture )
« Dernier message par Become le Aujourd'hui à 09:30:09 »
Je suis enfin en vacances !

Le plan, c'est d'écrire tout l'été, tous les jours, même 3 lignes, pour me réhabituer et puis surtout de reprendre mon texte long qui me démange depuis mars et que je pouvais pas écrire mwahaha ça va être le feu, plein d'énergie là  :pompom:
2
Textes courts / La dernière connerie de Talcy Barault
« Dernier message par King le Aujourd'hui à 09:17:52 »
Alors voici, ci-après, le prologue de mon nouveau roman (ou nouvelle si, pour une fois, je m'en tiens au projet initial).
Je ne l'ai relu qu'une fois, alors n'hésitez pas à relever ce qui vous pique les yeux. 


La première chose qui me plut, chez ma tante Anne Trevor, fut le grand miroir qui trônait impérieusement dans sa chambre. Il en dévisageait l’entrée comme pour accueillir d’éventuels visiteurs. Il était gentil, ce miroir. En véritable ami, il me montrait le meilleur de moi-même en m’épargnant, au passage, une bonne partie de mes soixante-et-onze kilos. Un ami, oui. Pas un simple objet dans lequel contempler quelque humilité hypocrite. Un ami. Aussi entrepris-je de lui trouver un nom : Raphaël.
La première fois que je me tins devant lui, une fille me fit face. Je ne sais pas ce que Raphaël voulu me montrer, à ce moment-là, mais ce n’était pas moi. Pas cette adolescente de treize ans que « maman » venait d’abandonner à sa grande sœur, non. Devant moi, il y avait une véritable garce. Une jeune fille à la posture assurée, droite et ferme. Toute la séduisante perfidie de ce monde fichée dans son sourire en coin et une certaine malice imprégnée dans son regard. Pas le moindre chagrin dans ses yeux marrons. Aucune détresse ne venait ternir ses traits audacieux.
En fait, Raphaël me montrait ce qu’il attendait de moi.
***
Je les entendais discuter, en bas. C’était tendu. Gaëlle était là, alors je n’osais pas descendre. C’est papa qui m’avait emmené chez Tante Anne, dans sa vieille Berlingo bleue. Je n’avais pas grand-chose à déménager, alors un seul voyage avait suffi. Gaëlle arriva après son service au « Paris Social Club ».  Une voix éteinte et profondément sournoise avait remplacé ses habituels jappements corrosifs.
« C’est au-dessus de mes forces. » réussis-je à capter, malgré moi.
Je ne leur en voulais pas, de m’abandonner. Ça n’a jamais collé, avec Gaëlle. Après tout, mon adoption était une idée de papa, elle n’y était pour rien. Il m’arrivait parfois de me demander ce que diraient mes parents biologiques de cette situation. Les comprendraient-ils ? Les maudiraient-ils ? D’ailleurs, se souvenaient-ils de moi ?
« Je ne veux pas de votre argent, Gaëlle ! » s’emporta Tante Anne, tout à coup. « Je m’occuperai de ma nièce son ton aide ! »
Ses paroles m’arrachèrent un petit sourire et je devins pensive.
« Tante Anne… Peut-être devrai-je bientôt l’appeler Maman ? » me surpris-je à penser.
Quelqu’un héla mon prénom et je désescaladai, sans le moindre enthousiasme, les marches grinçantes de l’escalier jusqu’au hall d’entrée. Instinctivement, ma main resta vissée à l’extrémité arrondie de la rampe. Comme pour préparer une éventuelle fuite, une porte de sortie. Je me sentis alors plus en sécurité quand les trois paires d’yeux adultes convergèrent sur moi. Tous dominaient très largement mon petit mètre quarante-huit.
─ Il est temps de dire au revoir, m’annonça Tante Anne.
Gaëlle, encore vêtue de son uniforme d’hôtesse – un tailleur d’un blanc rendu plus éclatant par la lumière du jour – et d’une paire de talons assortis pour souligner son arrogance, détourna le regard vers l’entrée, les bras croisés et la mine revêche.
─ On continuera de se voir de temps en temps ? me proposa Papa, le timbre doux, se voulant consolateur.
─ Du coup, je m’appelle Talcy Barault ou Talcy Trevor ?
Papa s’approcha de moi, me saisit délicatement une main et posa un genou à terre. L’espace d’une demi-seconde, j’eus l’impression qu’il s’apprêtait à me chanter quelque chose.
─ Talcy ! déclara-t-il, l’air soudainement solennel. Je comprends que tu réagisses ainsi, je l’ai mérité.
Encore aujourd’hui, j’ignore pourquoi ma question lui parut offensante.
─ Mais aussi longtemps que je serais de ce monde, poursuivit-il, tu porteras toujours mon nom, Talcy Barault.
Il se releva, me pris dans ses longs bras maigres, me serra contre son corps tout rachitique et me déposa un long baiser sur le front. L’instant d’après, il s’en était allé. Lui et sa chère Gaëlle, la cause de tout cela. C’était officiel, je venais de me faire adorablement abandonner pour la deuxième fois de mon existence.
Tante Anne me fixait d’un air compatissant, se triturant nerveusement les doigts, ne sachant quoi dire. Pourtant, sa bonté se montrait bien bavarde, à travers son regard empreint de sincérité.
─ C’est parce que je suis grosse ? lui demandai-je d’une voix tremblante.
Anne se rapprocha de moi à grandes enjambées en secouant la tête puis s’accroupit à ma hauteur.
─ Non, non, non ! me dit-elle. Je ne veux pas que tu penses ainsi !  C’est juste que… Maman ne se savait pas capable d’avoir un bébé et… Talcy, je te jure qu’un jour, tu comprendras.
Sans lui laisser en dire davantage, je mis un terme à son embarras en tournant les talons.
─ Talcy, ma chérie ! s’inquiéta-t-elle. Mais où vas-tu ?
─ Ça ira, Tante Anne. Il faut juste que je parle à quelqu’un. Il faut juste que je parle à Raphaël.
[/font]

Prologue de "La dernière connerie de Talcy Barault"
3
Présentations et cérémonie de bienvenue / Présentation
« Dernier message par Quentin_Raffoux le Aujourd'hui à 08:12:53 »
Bonjour, bonjour !

Je suis Quentin, lecteur depuis son plus jeune âge et désormais jeune auteur de 28 ans !

Bloqué en France à cause du covid19 (adieu le Canada...), je recherche depuis cet été des communautés de lecteurs d'où mon intérêt pour ce forum. Fan de science-fiction, mon objectif est de découvrir de nouveaux auteurs car malheureusement, le genre tourne un peu en rond  avec toujours les mêmes noms : K. Dick, Voigt, Hamilton, Azimov, etc.

N'hésitez pas à me partager vos découvertes dans le domaine. Peut être que, moi aussi, j'ai sur mes étagères de quoi vous plonger dans la SFF.


Godspeed !
4
Textes courts / Au service du Prince
« Dernier message par Champdefaye le Aujourd'hui à 08:01:20 »
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Au service du Prince

En majesté, dodu, Buck Mulligan émergea de l’escalier, porteur d’un bol de mousse à raser sur lequel un miroir et un rasoir reposaient en croix. Tiède, l’air matinal soulevait les pans de son peignoir chamarré qui venaient battre des mollets gras et poilus tandis que ses chaussures vernies à boucle d’argent sonnaient sur le marbre du corridor qui conduisait à la chambre de Sa Seigneurie.

Dix heures, c’était l’heure choisie par Buck pour procéder à la toilette du Prince. Bien sûr, c’était un peu tard, et le Prince aurait sans doute préféré des soins plus matinaux, lui qui se réveillait toujours avant l’aube après une nuit agitée de malaises et de cauchemars dans des draps poisseux de transpiration et de taches de soupe. Mais, depuis plusieurs mois, avant de s’occuper de Sa Seigneurie, Buck avait adopté l’habitude de prendre son petit déjeuner dans la grande salle-à-manger et parfois même, quand le temps était favorable, sur la terrasse. Après la lecture des journaux qui, bien qu’aucun abonnement n’ait été renouvelé, continuaient mystérieusement à être livrés chaque matin, Buck partait faire un petit tour dans le parc. Au cours de sa promenade, il aimait observer d’un matin sur l’autre les progrès de la nature que l’absence de jardinier autorisait à envahir les allées, les massifs et les bosquets. C’était pour lui un plaisir tout particulier quand il pouvait constater qu’un nouveau hêtre était tombé en travers de la grande allée. Sa promenade achevée, il rentrait au château, repoussait dans un coin de la table d’apparat la vaisselle princière et les vestiges de son petit déjeuner et commençait enfin à préparer le nécessaire de toilette de Sa Seigneurie.

Arrivé devant la chambre du Prince, Buck écarta du pied un chat hirsute et pouilleux, ouvrit la porte et entra.

—Ah ! Albert ! Enfin ! geignit la forme couchée dans le haut lit à baldaquin. Mais qu’est-ce qui vous a retenu ainsi ?

Une odeur chaude de fièvre et de poussière régnait dans la pièce. Mais Buck n’en fut pas plus incommodé que d’habitude.

— Que Votre Seigneurie veuille bien me pardonner, répondit Buck respectueusement, mais il y a tant de choses à faire au château, tant de domestiques à surveiller que parfois, il arrive que mon service s’en ressente.

— Et votre tenue, Albert ! protesta le Prince. Qu’est-ce que c’est que cette tenue ? Un peignoir ! À mes armoiries, en plus ! C’est inconvenant !

— Je ferai modestement remarquer à Votre Seigneurie que je porte les chaussures de ma tenue de majordome. Mais Votre Seigneurie souhaite peut-être que je redescende me changer ? Cela ne prendra qu’une vingtaine de minutes.

— Nous verrons plus tard, dit le Prince agacé. Pour l’instant, apportez-moi mon petit déjeuner !

— Monseigneur, je crains que le bon usage n’impose que je fasse d’abord votre toilette. Le contraire ne serait pas convenable.

— Bien, dit le Prince en se redressant péniblement contre les oreillers constellés de taches brunes. Mais, faites vite, Albert. Je meurs de faim. Et en attendant, ouvrez-donc les rideaux et les croisées ! On étouffe ici.

—Ne faites pas l’enfant, Monseigneur. Vous savez bien que, le Docteur Clampin vous a recommandé d’éviter tout courant d’air et toute lumière excessive.

—Ah, oui. C’est vrai ! Suis-je bête…

—Mais non, Votre Seigneurie, mais non ! Vous avez seulement tendance à négliger votre santé. Heureusement, je suis là pour y veiller.

— Brave Albert, je vous reconnais bien là. Il faudra augmenter vos gages. A propos, vous ai-je bien remis l’argent de la paie des domestiques ? Je n’ai pas oublié les jardiniers, j’espère.

— Soyez rassuré, Monseigneur. Vous m’avez bien confié les sommes revenant aux douze domestiques. Par contre, le nouveau paysagiste réclame ses honoraires et le couvreur attend toujours son acompte. Mais nous verrons cela tout à l’heure, après votre petit-déjeuner, n’est-ce pas, Monseigneur ? Maintenant, voulez-vous bien tendre votre cou, que je puisse vous raser de près.

— Faites, Ô mon bourreau !

— J’aime quand Votre Seigneurie plaisante, cela montre que sa santé s’améliore. C’est un plaisir qui me paie de mes efforts. Bien, allons-y !

Buck s’approcha du lit, posa le bol, le miroir et le rasoir sur la table de nuit. Le Prince ferma les yeux. D’un geste vif, Buck le gifla sur la joue droite, puis, en retour, sur la joue gauche. Il réfléchit un instant et le gifla à nouveau, un peu plus fort, joue droite, joue gauche.

— Eh bien, Albert ! Que vous prend-il ? demanda le Prince. Pourquoi deux fois aujourd’hui ?

— C’est pour le bien de Votre Seigneurie. La peau de son visage ne m’a pas parue assez tendue pour un rasage convenable.

— Très bien, mon bon Albert, faites comme bon vous semble.

Et Buck entreprit son ouvrage. Il apportait tellement de soin à l’affutage du rasoir sabre que le Prince ne ressentait aucune douleur, pas la moindre gêne quand la lame entaillait sa peau, par ci, par là. Et hop, le menton, et hop, le lobe de l’oreille, et hop une pommette. L’oreiller se couvrait de petites taches rouges qui bientôt deviendraient brunes à leur tour. Le Prince ne sentait rien et Buck s’amusait beaucoup. Quand l’opération fut terminée, il écarta son matériel en disant au Prince :

—Voilà une bonne chose de faite, Monseigneur. Vous devez vous sentir mieux, à présent, n’est-ce pas ?

—Tout à fait, Albert. Et maintenant, mon petit déjeuner, je vous prie.

—De suite, Monseigneur, de suite ! Mais avant, pourrions-nous voir cette affaire de paysagiste et de couvreur ?

—Passez-moi donc mon chéquier, Albert, que je vous signe ces deux chèques. Vous les remplirez vous-même, comme d’habitude.

Quand Buck redescendit l’escalier muni des deux chèques du Prince, un courant d’air tiède lui apporta une odeur désagréable. Elle semblait venir de la bibliothèque. Buck s’y rendit.

— Tiens, se dit-il. Il va falloir que je sorte le cadavre d’Albert et que j’aille l’enterrer dans le parc.
5
Boite à idées / Re : Univers collectif
« Dernier message par Gramme le Aujourd'hui à 04:57:10 »
Je suis plus que discret sur ce forum (que j'apprécie par ailleurs) et là je tombe sur ce sujet en me connectant un petit coup et je trouve l'idée magnifique, je suis motivé pour apporter ma contribution !
6
Textes courts / Re : Ce soir, à Samarcande
« Dernier message par O.deJavel le Aujourd'hui à 04:14:33 »
     Un texte qui a du rythme et une progression en spirale où Buck s’enlise dans sa criminalité, un meurtre à la fois.
     J’ai bien aimé la succession de « Tout ça, c’est pas vraiment de ma faute... », de « Il fallait bien... », et de « Manque de chance... » Une mentalité criminelle bien illustrée. Et la touche d’ironie dans les descriptions était juste bien.
     La fin m’a fait sourire parce que je ne l’ai pas vu venir. En fait, c’est peut-être parce que j’ai creusé le sujet dans le cadre de mes travaux sur l’envolée du Constellation. Ainsi, lorsque Buck a constaté l’état impeccable des bâtiments, je n’arrivais pas à réconcilier ni les dates ni les lieux.  Donc quand Buck a vu péter la bombe, je suis resté surpris. (Sauf que j’ajoute que j’étais très content de le voir finir de cette façon hé hé)
     Voici le topo. Il y a un anachronisme. Les essais avec des bâtiments « à démolir » n’ont été conduits qu’à partir de 1951 au Nevada, sur le site du Nevada National Security Site et non au Nouveau-Mexique. En fait, le premier tir, celui-là appelé l’essai «Trinity » se trouvait à Socorro au Nouveau Mexique à 55 km au nord d’Alomogordo. Le ranch MacDonald était le seul bâtiment dans le secteur et il a été utilisé par les scientifiques comme lieu pour opérer les systèmes de mesures. Tout autour se trouvaient des baraquements pour 425 membres du personnel. Le lieu était donc très occupé par les artisans de la bombe lors de la fin de semaine dédiée à faire exploser le machin. Le ranch n’a pas souffert de l’explosion, il était trop loin. Mais les villages à démolir, c’était au Nevada, à partir de ‘51.

Petits détails intéressants :

     Pour ce qui est de ces villages factices détruits en 1951 et années suivantes (une centaine de tirs atmosphériques ont eu lieux) ces villages étaient truffés de mannequins [1]fournis par les grands magasins de New York (Macy’s entre autre). Ceux qui n’étaient pas détruits étaient retournés... il y avait une fierté à les montrer et à les réutiliser ! On se foutait pas mal de la radioactivité à cette époque. Par ailleurs, ces bâtiments à détruire ont permis de développer des standards de résistance des bâtiments qui ont par la suite été intégrés au code de conception des maisons et édifices modernes. À quel prix ? Une augmentation de 40% des cancers dans le mid-Ouest américain. Une catastrophe humanitaire bien pire que Tchernobyl.  Enfin...

[1] :
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7
Textes mi-longs / exégèse de chatouille...
« Dernier message par Dot Quote le Aujourd'hui à 02:22:01 »
bon heu voilà alors je trouve ce puzzle de texte assez condensé pour pouvoir en dire un propos sur la profondeur du propos... hmm je me comprends ! en tous cas je me suis lancé dans une auto-exégèse, mate un peu le niveau du solipsisme... et puis voilà, pour les quelques 60 pièces, V points perceptifs propres à ma vision de ce soir sur l'ensemble de ce travail...

Citation de: Exegèse
1 - Chatouiller le misanthrope
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg513819#msg513819

I - forcément, l'envie de singer l'humain... donc j'humanise un singe...
II - déieu, dans tout ça, un truc un peu à approfondir, mais pas tant...
III - le ressentiment, moteur des transvaluations, en plein écran...
IV - la promiscuité des individus, relation anxiogène à ausculter pour moi...
V - un humour grinçant et corrosif, au service du ridicule ne tue pas...

2 - Les arts & niés

I - en spoiler dans le sujet principal, parce que je voulais pas trop spread...
II - contenu poétique, free-style, presque brouillon, advenu après des suites...
III - le jeu de mot du titre, bien que pas flamboyant, est l'origine la plus palpable...
IV - une morale du bénéfice à entrevoir pour qui sait s'y voir...
V - pas parmi les pièces fondamentales du puzzle, en toute honnêteté...

3 - Henriu

I - en spoiler dans le sujet principal, parce que c'était marrant...
II - contenu aphorismique qui inclue le végétal au bestiaire anthropomorphique...
III - contenu et forme corrosifs comme le peut être le sujet, l'ambition générale du truc...
IV - inspiré par Cowboy Bebop, s'il faut parler de généalogie anecdotique des idées...
V - avec un titre volontairement agenré pour des raisons qui ne m'atteignent que de loin...

4 - EnosHam
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg513848#msg513848

I - mélange de l'incarnation grotesque de mon ancêtre d'un autre temps, qui sert ici la misanthropie...
II - situation incarnée étrange dans le puzzle, car la technologie y est palpable...
III - l'oralité est un point singulier du puzzle, qu'on retrouve peu ailleurs dans le bestaire...
IV - le titre est choisi car je ne savais pas quel réel et avéré patronyme octroyer au vrai premier singe envoyé dans l'espace...
V - j'aime bien l'idée de traiter des inégalités financières sous cet angle de vue...

5 - Macabriolet
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg515766#msg515766

I - un court poème à visée misanthropique...
II - relativement efficace et satisfaisant sur les sons et sens...
III - alternances lacées de rimes, de jeux, de délivrement personnel...
IV - un peu ma signature, sur le puzzle, là où on lit un peu ma trace d'auteur...
V - un gris dégoulinant...

6 - Surp
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg516170#msg516170

I - le propos de la promiscuité ici amené en théorie du bancal...
II - corrosif ++
III - ironie, sarcasme, cynisme, que des outils peu concrets que j'espère un peu manier bien...
IV - oralité remarquable parmi le puzzle, élément rare mais pas anodin...
V - prise de distance : on s'adresse au misanthrope ici, ce n'est pas l'inverse de sujets...

7 - Monsieur chatouille
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg525087#msg525087

I - réutilisation d'une ligne de titre
II - début d'une suite au bestiaire
III - plantage du décors scénaristique : un singe anthropomorphe, une nature, des enjeux, des décisions, des actions, des imprévus, etc...
IV - apport de la dimension sociale de l'étude misanthropomorphique, il y a plusieurs singes
V - valeurs sous-jacentes et tacites qui commencent à ancrer l'univers du puzzle...

8 - Laïka & Félicette
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg525438#msg525438

I - Si je souviens bien, les patronymes des premiers canidés et félidés envoyés dans l'espace...
II - affirmation des valeurs androgynes de ce sujet misanthrope d'abord par l'animalisation de la chatte et du chien, plus ou moins assumée parfois ou non dans le reste du puzzle...
III - valeurs romantiques un peu transvaluées
IV - bestiaire entamé parallèlement à l'anthropomorphisme du singe
V - titre hésitant entre l'origine du bestiaire et la volonté misanthrope de chatouiller...

9 - Monsieur singe
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg527528#msg527528

I - une deuxième fois, pas de majuscule au nom du monsieur (ou si) : c'est un verbe...
II - la dimension sociale continue ici sous la caméra de la norme naturelle ou culturelle...
III - le bestiaire prend forme simiesque à son humanité étrange...
IV - la mauvaise foi ajoute les carte de la misanthropie quelque figure...
V - incompréhension, atypisme, etc...

10 - Livraison des masses
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg527899#msg527899

I - la ville fait son incursion dans l'aspect critique sociale consciente du puzzle...
II - le titre est un peu plat et pourtant il résonne un peu creux...
III - élément important, le 'torse provoqué' est une inversion de valeurs à surveiller...
IV - l'idée d'entremêler animal et véhicule crée l'hybride étant de l'âme et du corps...
V - la promiscuité encore abordée ici...

11 - monsieur Branche
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg529248#msg529248

I - l'absurde en nouvelle arme de ténèbre...
II - bestiaire simiesque de l'humanité misanthropée, en continuation...
III - titre jeu de mot, le monsieur désigne un statut
IV - le verbe comme acte
V - multiples idées humaines sous-jacentes présupposées et tacites, inévitablement...

12 - Madame piaffe
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg529412#msg529412

I - androgyne sexué, sans genre asexual, sexuation amorphique...
II - inversion des valeurs, tentative d'advention d'une caricature...
III - idées du miroirs, de la métaphysique, etc...
IV - bestiaire simiesque accompagnant la scission sexuales...
V - titre dans la dynamique du puzzle

13 - Des ires & obsessions
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg530174#msg530174

I - un peu ma bête noire du puzzle, je suis content de la catharsis mais pas de ce que j'ai fait du fond...
II - personnification sexuale que je trouve à outrance entre le chat et le chien...
III - propos relativement métaphorismique, relâchement de mon attention à construire le propos du puzzle...
IV - histoire d'impression plutôt que d'analyse critique... dommage
V - ressentiment mal exploité...

14 - Papy savane
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg531121#msg531121

I - je reviens au bestiaire simiesque et l'ancre dans une nature fauve...
II - vieux lion à la gloire passé...
III - ancestralité...
IV - référence notamment au disney animalier pour enfants...
V - retour à un humour moins agressif...

15 - monsieur sourit
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg531198#msg531198

I - éternel environnement de titre jeu de mot...
II - aborder maladroitement le phénomène du numérique...
III - fierté de la poésie autour des lunettes et lune...
IV - description hasardeuse du game mod d'un ordinateur...
V - continuum de la misanthropie simiesque prônant un retour par mélange des valeurs du vivant...

16 - croque misanthrope monsieur chatouille
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg531258#msg531258

I - le titre impratiquable du puzzle, bien relou
II - sous spoiler, en plus...
III - mais il me fait énormémement rire, personnellement : la scène de danse ridiculement virile, c'est space...
IV - et puis quelques accointances de sens entre le singe énervé en sprint et mes cérébrations générales...
V - des parenthèses...

17 - monsieur & madame cygne
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg531258#msg531258

I - ces titres que je pensais pas que je pourrais les dénicher ainsi...
II - rejointement des sexuations de l'âme de ce anthropographisme...
III - des idées de couple, de complicité, de copulation, de compilation, de complaisance...
IV - une distanciation sereine entre les entités anthropomorphes...
V - de là nait un plat émois calme...

18 - tête-de-lit note
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg531258#msg531258

I - encore un jeu de mot qui s'assume pas trop
II - un dialogue, pièce étrangement théatralisée de ce théatre de l'humisanthrope...
III - au lit, on imagine le bonnet gris à pompon, le pyjama, le revers de drap, bref, la totale...
IV - un peu avec une erreur qui fait tout : les personnages switchent inopinément lors d'un tiret manquant ou en plus...
V - bête idée pas forcément à développer par ailleurs, mais un support quand même...

19 - Loue des bois
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg531258#msg531258

I - titre inspirant la possession, le territoire, l'individualité...
II - bestiaire étendu, la misanthropie, c'est aussi tout ce qui concerne le pas humain...
III - et pourtant, un anthropomorphisme de principe comme de mise aveugle...
IV - des métaphores psychédéliques aux associations d'idées radicales...
V - un propos nocturne et un peu toujours plus quiet que le simple ressentiment...

20 - fourmir
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg531425#msg531425

I - affirmation des valeurs androgynes du puzzle...
II - dimension socio-individuelle de l'existence...
III - promiscuité spatiale réévoquée ici...
IV - dimension temporelle à l'annonce...
V - jeu de mot marque du puzzle...

21 - nous pigeons
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg531521#msg531521

I - place particulière ramenée ici à propos du règne volant des oiseaux...
II - titre jeu de mot...
III - métaphore qui sert la poésie d'un non-sens à moitié recherché...
IV - utilisation d'accointances extérieures pour se figurer l'intérieur, l'humain, misanthropé ainsi par animal naturel...
V - société, nature, système, éco, indépendance, tous ces concepts approfondis ici...

22 - des blattes errent
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg531764#msg531764

I - le titre qui m'évoque les discours inutilement cafardesques...
II - référence voulu à Men In Black, notamment pour l'accointance aliène de ma misanthropie...
III - très court
IV - plus poétique sans sens que réellement dirigé vers une volonté...
V - mépris, ressentiment un peu exprimé ici...

23 - monsieur vive
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg533993#msg533993

I - titre encore à dénicher de verbe-nom-trucmuch...
II - incursion dans le monde aquatique...
III - danger, douleur, risque et potentiels, chance de tenter le démons, ici...
IV - environnement naturel humanisé, on parle bien du misanthrope ici, ce n'est pas un singe...
V - le bestiaire inclue donc le personnage de sa personnification...

24 - heplague
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg541597#msg541597

I - propos sexuationné un peu maladroit à lui-même...
II - jeu du titre inversin de mot, mouais...
III - intrication misanthrope d'une image humaine caricaturale...
IV - insectoïdisation...
V - bestiaire approfondi ici, dans son caractère anthropocentré...

25 - en courbeau coût
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg541899#msg541899

I - période covid, récit des oiseaux citadins...
II - jeu de mot du titre un peu lourd, bon...
III - je retrouve de l'amertume ici avec les plumes noires...
IV - inspiré par des bruits factices et des visus remarquablement contractuels...
V - propos universaliste humaniste naturaliste cosmologiste moniste à creuser...

26 - zoonivers
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg544031#msg544031

I - je m'éloigne du cadre de mes titres...
II - je me rapproche de la cosmologie du vivant par la distanciation animale...
III - cynisme, mauvaise foi, encore...
IV - jeux de mots filés...
V - incarnations d'archétypes ponctuels animaux...

27 - un sous-venin
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg544321#msg544321

I - tentative expérimentale de titrage...
II - covid toujours, assumé cette fois : le cobra, la colerette, tout y est...
III - le bestiaire continue, en mode halluciné et hallucinatoire...
IV - rapport pratico pratique au phénomène de corporation des espèces...
V - métaphore lointaine mais toujours présente derrière les calembours...

28 - sainte jongle
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg546046#msg546046

I - titre expérimental étymologique...
II - poésie à la recherche de sens, disons...
III - exploration de la ponctualité d'incarnation par tranches d'espèces...
IV - dommageable dénaturation d'un continuum au puzzle...
V - quelques valeurs calmes et paisibles malgré tout...

29 - sole attitude
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg546216#msg546216

I - retour non-bredouille à la méthode titre...
II - réponse au coco gastronomique
III - parallèles d'astuces axiologiques autour du monde aquatique
IV - bestiaire anthroposimiesque...
V - évocation à nouveau du problème d'inégalités financières sociales...

30 - m. haze
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg546335#msg546335

I - en vrai une pièce un peu comme un oeuf écrasé dans le puzzle...
II - je sais pas trop quoi en dire...
III - le jeu de mot était prometteur mais non...
IV - trop de rien...
V - trop de trop...

31 - monsieur schtroumpf
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg546469#msg546469

I - nouvelle impulsion : l'imaginaire dans le bestiaire...
II - propos autour de l'ancestral, des liens entre le naturel vivant...
III - illustration référencée de l'idéal spécifique à l'humain, ou au non-humain par opposition...
IV - écologie des biomorphismes, entre autres ici...
V - ressentiment naïf et peu incident...

32 - parce qu'espaces comptent
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg547217#msg547217

I - nouveau type de jeu de mot, un peu plus comlexes mais pas forcément convaincant...
II - nouveau item : une illustration accompagnant cet élément du bestiaire...
III - humanisation fatalement progressive du singe et de son rapport animal...
IV - référence à une littérature du littoral...
V - plusieurs incarnations à la critique socio-individuelle...

33 - madame montre
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg547353#msg547353

I - illustré...
II - titre dans les clous
III - propos ambivalent sur le genre des fleurs et de ses métaphorismes...
IV - le temps solaire...
V - jeux de mots distanciateurs...

34 - oronge
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg547510#msg547510

I - illustré...
II - titre aux multiples interprétations...
III - bestiaire incarné à multiplicité des singularités...
IV - articulation récurrente du jeu de mot qui mélange des propos à servir...
V - abord des rapports de domination interespèces... le chien et l'humain...

35 - thaûma...
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg547653#msg547653

I - illustré...
II - social, individuel, l'image de la chenille processionnaire poursuit mon propos...
III - la fumée en valeur sale, étrange ici...
IV - métaphores toujours axées autour de ce qui se brase de misanthrope ici...
V - jeux de mots et particularismes du double titre...

36 - peuplet
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg548737#msg548737

I - illustré par photo...
II - intégration du monde minéral à la métaphysique des entités du puzzle...
III - pour l'anecdote, l'un des rares textes écrits à l'extérieur de mon appartement...
IV - volonté, liberté, action, être... ici
V - tableau poétique à propos et non forcément phonétique, pour moi un écart donc...

37 - monsieur bougon
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg549201#msg549201

I - titre rebouclage du lacet des titres du puzzle...
II - propos bestaire, misanthrope, critique et métaphorique, encore...
III - abstraction autour d'un point de vue sur les pratiques sociales distanciées...
IV - une forme qui sert un fond un peu excécrable on le sent ici...
V - un pourquoi du comment ce lacet autour de l'adjectif 'bougon'...

38 - masses de livraison
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg549256#msg549256

I - autre revouclage de lacet de ce titre du puzzle
II - notions des entités, de l'incarnation, du destin inéluctable, de la diffraction métaphysique, etc...
III - image tendue du mouton, à nos époques...
IV - bestiaire approfondi dans ses prérogatives ontologiques, presque épistémologiques...
V - quelques questions...

39 - monsieur m'amuse
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg550123#msg550123

I - nouvel axe des fiertés de titre...
II - poésie phonétique majoritaire, entrain à la création, etc...
III - spirituel un peu...
IV - ...
V -

40 - monsieur m'affame
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg550318#msg550318

I - exploration du nouvel axe des fiertés de titre...
II - humanisation explicite du bestiaire...
III - propos de la promiscuité urbaine...
IV - reprise du bougon...
V - etc...

41 - monsieur m'étale
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg550579#msg550579

I - nouveau titre fierement axé...
II - démarrage d'un projet de fiction continuée, ici donc le premier épisode...
III - incarnation d'entités anthropomorphes...
IV - les temps, les ères, les ancêtres...
V - ambiance recherchée : western...

42 - monsieur m'édite
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg550712#msg550712

I - titre dans le continu...
II - deuxième épisode de la fiction continuée...
III - dialogue entre le singe et l'humain...
IV - résolutions de problèmes scénaristiques...
V - ambiance...

43 - monsieur m'est trop
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg550745#msg550745

I - titre encore...
II - troisième épisode de la fiction continuée...
III - palabre
IV - relativement longue pièce du puzzle
V - métaphysique...

44 - messieurs les cas m'isolent

I - formule de titre qui commence à être bancale...
II - quatrième épisode de la fiction continuée...
III - dialogues à aveux...
IV - narrativité...
V - des idées fumeuses...

45 - carré d'os
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg551232#msg551232

I - nouveau axe de titre...
II - fin du chapitre à épisodes de la fiction continuée...
III - histoire scénaristique à fin ouverte...
IV - figures comportementales métaphoriques...
V - drama...

46 - quinte de tous
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg551251#msg551251

I - axe du titre à adapter...
II - dernier épisode de la fiction continuée, pour l'instant...
III - instrospectif...
IV - misanthrope par distanciation plus que par ressentiment...
V - souvenir...

47 - apex décimal
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg551379#msg551379

I - axe du titre bof
II - glissement entre la fiction continuée et un retour aux pièces ponctuelles du puzzle...
III - retour au singe, au bougon, et autres constructions de laçage du propos...
IV - exploration du bestiaire, sous-terrain...
V - le microcosme...

48 - vénération
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg551488#msg551488

I - titre étrangement plat...
II - reprise du continuum de la fiction continuée, avec ouverture...
III - narration d'un propos d'entre singes anthropomorphes...
IV - spirituel, vertu, sagesse, quelques ambitions à la retranscription...
V - philosophique presque...

49 - intermidial
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg552420#msg552420

I - titre oublié...
II - le bestaire illustre un oursin...
III - c'est froid, piquant, misanthrope...
IV - des jeux de mots, bon...
V - oui...

50 - la conscience du spirographe
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg552794#msg552794

I - nouvel dimension du titrage...
II - propos de relation à l'univers approfondissant la cosmologie du vivant de ce puzzle...
III - modernité technique de l'illustré...
IV - objectivation personnification, je me perds...
V - des idées de libre arbitre, forcément...

51 - sa barbe qui l'empêchait de sourire
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg553054#msg553054

I - dimension cool des titrages...
II - nouveau pas dans l'anthropomorphisation...
III - expression, expressivité, exprimage et autres expractions...
IV - corporalité et autres...
V - cohérence des contradictions... etc

52 - parfois il cueille des trèfles en passant sur l'autoroute
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg553179#msg553179

I - explorer ces titres...
II - humaniser le propos...
III - sociabiliser les entités...
IV - garder de la métaphysique...
V - humour, bien sûr, comme le café...

53 - chatoumouiller le misanthrope
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=31992.msg553179#msg553179

I - nouvelle formule de titrage, encore...
II - illustration grotesque, on y revient...
III - bestiaire un peu préhistorique, un peu fantastique...
IV - hallucination lexicale et axiologique...
V - fractales et paradoxes...

54 - monsieur corne
https://remyrevel.wordpress.com/2020/01/05/monsieur-corne/

I - retour au titrage ancien, mais sur wordpress...
II - bestiaire option rhinocéros-meuble-lecteur...
III - humour plus fin, métaphore toujours présente...
IV - expérimentation du surplus narratif qui m'habitait...
V - illustré...

55 - monsieur banane
https://remyrevel.wordpress.com/2020/01/06/monsieur-banane/

I - titrage à l'ancienne...
II - adresse vindicative à la cible morale...
III - critique naturelle...
IV - financialité, ici...
V - illustré et expérimental sur wordpress...

56 - singer le misanthrope
https://remyrevel.wordpress.com/2020/01/07/singer-le-misanthrope/

I - rebouclage du titrage...
II - rebouclage du propos du puzzle autour de gravitation rendues alors banales...
III - morosité nouvelle...
IV - découragement...
V - illustré...

57 - madame a régné
https://remyrevel.wordpress.com/2020/01/07/madame-a-regne/

I - titre dans le genre...
II - bestiaire aracnoïde
III - valeurs sexuales de genre flou...
IV - propos étrangement plat mais doux par rapport au cynisme d'ailleurs...
V - illustré...

58 - d'yeux
https://remyrevel.wordpress.com/2020/01/10/dyeux/

I - titre à creuser...
II - propos métaphysique...
III - déification anthropomorphe à misanthropie appliquée...
IV - de la langue du vent...
V - illustré...

59 - ce corps pion
https://remyrevel.wordpress.com/2020/01/13/ce-corps-pion/

I - titre un peu forcé...
II - continuité du propos métaphysique...
III - bestiaire dans le bestiaire...
IV - reprise de la boîte des divinités...
V - illustré à l'abstraite, wordpress...

60 - monsieur monsieur
https://remyrevel.wordpress.com/2020/01/20/monsieur-monsieur/

I - titre rebouclé encore et nouveau...
II - retour au sources de l'anthrompomorphie simiesque...
III - hygiène, pureté, nature, etc...
IV - situations dangereuses, émotivité, etc...
V - illustré diffracté...

voilà, bon, c'était intéressant mais fastidieux, d'effectuer ce travail d'explication de mon travail... mais au final c'est sympa de se remettre sur la planche à pain... soi-même...
8
Traductions / Re : The Wandering Inn de Piratebea (Anglais => Français)
« Dernier message par EllieVia le Aujourd'hui à 01:40:13 »
1.45
 
Traduit par EllieVia

Elle revint en courant. Elle revint, à la cité où se trouvaient ses amis. Peut-être qu’ils étaient ses amis et peut-être que ce n’était qu’un mot. Mais ils l’appelaient. Et elle courait les rejoindre.


***


[Aubergiste Niveau 18 !]

[Compétence - Immunité à l’Alcool obtenue !]

[Compétence - Prompt Rétablissement obtenue !]

Erin ne savait pas qu’elle avait dormi. Elle leva la tête et s’aperçut qu’elle était assise. L’aube était là, mais elle ne s’était assoupie qu’un instant.

Le ciel était encore très sombre. Mais de la lumière illuminait toujours les prairies. Des ombres dansantes. Des flammes en train de s’enrouler.

Du feu.

Les Antiniums brûlaient les morts. Tous les morts. Ils avaient créé un gigantesque bûcher de cadavres et y avaient mis le feu. La fumée terrible, suffocante, était entraînée par le vent loin de l’auberge d’Erin, mais cela n’empêchait pas ses yeux de brûler. Ou peut-être que ce n’était dû qu’à sa peine.

Les corps des Ouvriers n’étaient plus là. À un moment où elle ne les regardait pas, le Soldat les avait emportés. Erin avait demandé à l’un des Ouvriers survivants - Bird - où ils étaient allés. Il lui avait répondu qu’elle ne voulait pas savoir.

Elle avait peur de poser plus de questions. Même à Klbkch. Il ne l’avait presque pas quittée de la nuit. À présent il était dressé en haut de la colline, les yeux baissés sur l’énorme silhouette qui se détachait à plusieurs centaines de mètres.

Erin se leva et alla à ses côtés. Il tourna légèrement la tête, mais garda les yeux braqués en contrebas. Erin regarda fixement la longue créature rouge qui avait vécu dans des couches de chair morte et mené l’armée des morts. Elle était encore entourée par les Gobelins qui l’avaient terrassée.
Mais quelque chose chez le cadavre d’Écorcheur était différent ce matin. Il paraissait… diminué. Erin regarda les Gobelins s’agiter autour de lui, puis elle comprit ce qu’il se passait.

“Est-ce qu’ils sont en train de le manger ?”

“Oui.”

Son estomac fut agité d’un soubresaut. Mais Klbkch restait impassible et les Gobelins aussi. Ils déchiraient le corps rouge d’Écorcheur, le démembraient, buvaient les fluides et…

Elle ne pouvait pas regarder ça. Erin retourna à son auberge et vomit dans les latrines. Elles étaient toujours debout, c’était déjà ça. Il allait quand même falloir y refaire des travaux. Comme partout ailleurs.

Elle s’assit sur la cuvette que Pion et le reste des Antiniums avaient fabriquée et posa sa tête entre ses mains. Elle était encore tellement fatiguée. Elle aurait donné n’importe quoi pour dormir. Mais le sommeil était un luxe et elle se devait de souffrir un peu.

Commençons par le commencement. Son… niveau. Oui, elle avait gagné trois niveaux d’un coup. Est-ce que c’était beaucoup ? Sans doute. Et elle avait de nouvelles compétences.

C’étaient des compétences d’[Aubergiste]. Et elles ne valaient rien. Poubelle.

“C’est de la merde.”

Oui. Erin regarda fixement les murs de bois des latrines. Ça ne valait pas une crotte. C’était ce qu’elle ressentait au sujet de ses niveaux et de ses compétences en ce moment.

C’était mal d’avoir gagné des niveaux alors que ses amis étaient morts. C’était mal de devenir plus forte d’avoir tué des choses. Mais Erin ne pouvait rien y faire. Elle avait envie de vomir, ou d’exploser le mur des latrines à coups de poings. Elle faillit le faire, mais s’en empêcha.

Erin ressortit et revint se placer à côté de Klbkch. Au bout d’un moment, elle eut le courage de lui poser la question qu’elle n’avait pas réussi à poser la veille.

“Combien ?”

Il la regarda, et Erin se demanda s’il allait lui mentir. Mais au bout d’un moment, il reprit la parole.

Elle écouta les nombres défiler. Quand elle n’y pensait qu’en termes de nombres, cela ne paraissait pas si terrible. Mais quand elle contemplait les cadavres, leur nombre semblait trop terrible pour les compter.

Vingt-sept Gobelins étaient étendus dans l’herbe. Beaucoup trop. Même à l’agonie, Écorcheur avait été capable de tuer avec une effroyable facilité.

Des trente-deux Ouvriers qui avaient choisi de la sauver, quatre étaient encore en vie. Bird, Garry, Belgrade, et Anand. Ils se reposaient dans son auberge, ou étaient assis avec des attelles, leurs blessures couvertes d’une espèce de substance rouge collante. Les Antiniums n’avaient pas beaucoup de médicaments, mais ils étaient coriaces. Ils guériraient.

Moins d’une centaine de gens étaient morts autour de l’auberge d’Erin. C’était trop, mais cela avait été pire en ville, ou du moins c’était ce que Klbkch lui avait dit.

“Plus de quatre-vingts gardes et presque deux cents civils ont péri avant que la Colonie ne soit mobilisée.”

Elle n’avait pas su qu’il y avait autant de garde en ville. Mais ils avaient des potions de soin et des armures et… ce n’étaient que des nombres.

“Combien d’Antiniums ? Ton peuple… ?”

“Soixante-cinq Ouvriers et quarante-sept Soldats. Encore la moitié sont blessés, mais les pertes ont été minimes.”

“...Vraiment ?”

Il haussa les épaules.

“Ce n’était pas un prix trop élevé à payer, et il aurait été moindre si mon prédécesseur n’avait pas commis d’erreur. S’il s’était battu aux côtés de la Garde, nous aurions réussi à repousser les morts-vivants sans subir autant de pertes.”

“Alors pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?”

Une pause.

“Ksmvr croyait que la Reine devait être protégée par-dessus tout. Il a fait rentrer tous les Soldats dans la Colonie le temps qu’elle finisse le Rite des Anastases.”

“Qu’est-ce que c’est ? Quel Rite ?”

“Le processus pour me ressusciter.”

“Oh.”

Klbkch hocha calmement la tête. Il continua de lister les choses qu’il avait faites sur une main.

“Il reste beaucoup à faire. La ville a besoin de réparations. Les Antiniums n’ont pas honoré leur promesse. Nous devons reconstruire, mettre des barrières devant les Ruines.”

“Et c’est toi qui va faire ça ? Tu es le nouveau Prognugator ? Ou est-ce que c’est toujours Ksmvr qui a le job.”

“Ce n’est plus lui.”

Klbkch secoua la tête en regardant un Soldat traîner un cadavre vers le tas brûlant.

“Ksmvr était un sot. Il a failli coûter cette cité à la colonie, notre position ici et notre statut sur ce continent et… d’autres atouts. Je m’occuperai de lui bien assez tôt.”

Pendant un moment, Erin et l’Antinium regardèrent les morts brûler. Elle se balançait sur ses pieds. Klbkch regardait en silence.

“Oui. Beaucoup de choses.”

“Klbkch ?

“Oui, Erin ?”

“Comment as-tu fait pour revenir ?”

“On appelle cela le Rite des Anastases. C’est un… processus qu’une Reine des Antiniums peut décider de mettre en place. Cela permet au mort de revenir dans un nouveau corps.”

“Oh”.

Erin réfléchit à cela pendant un instant.

“Okay. Je comprends. Je crois. Alors… est-ce que ça veut dire que tu peux ressusciter ceux qui sont morts ?”

“D’autres ? Ah. Tu veux dire les individus qui étaient autrefois des Ouvriers. Non.”

“Pourquoi non ?”

Il hésita.

“En réalité, seul un Prognugator pourrait être considéré comme… valant la peine de dépenser l’effort et le temps requis pour un tel acte. De plus, ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Il y a des conséquences. J’ai perdu dix niveaux dans chaque classe. Un contrecoup considérable, bien que mon nouveau corps en réduise l’impact sur mes capacités de manière considérable. Et le temps qu’il a fallu… ma Reine a travaillé sans relâche pendant presque trois semaines pour restaurer mon être.”

“C’est beaucoup de boulot.”

“Il y avait également un coût matériel. La Colonie ne pourrait pas supporter de réitérer ce genre d’acte plus d’une ou deux fois. Les autres…”

“Je comprends.”

Cela ne lui faisait presque pas mal. Presque. Mais ce n’était qu’une nouvelle blessure dans un cœur saignant par des milliers de failles.

“Ils sont morts avec honneur. Je ne me serais pas attendu à ce que de simples… ils sont devenus plus que ce qu’ils étaient. Pour cela, je les honore.”

“Merci.”

Pour une fois, Klbkch ne parut pas savoir quoi répondre. Erin le regarda. Il était comme avant, mais en différent.

“C’est quoi, ce nouveau corps ? Des améliorations ?”

Il acquiesça.

“Le rôle de Prognugator n’a jamais été prévu pour des actions spécialisées. De plus, on pensait que la forme Ouvrière permettrait au Prognugator de se fondre dans la foule pour réduire les probabilités d’assassinat en temps de guerre. Cette nouvelle forme va grandement améliorer mes capacités.”

“Deux bras valent mieux que quatre ?”

“Oui. Je suis plus rapide, plus mobile, et je possède plusieurs modifications dans mon corps qui ne sont pas incorporés dans les autres Antiniums. Le vieux design de quatre bras était inefficace. Ce nouveau corps me servira mieux.”

“Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort, hein ?”

“C’est correct dans les grandes lignes, oui.”

“Okay.”

Klbkch la dévisageait. Erin le savait, même s’il n’avait pas des pupilles pour la suivre. Il ne l’avait jamais vraiment laissée quitter son champ de vision depuis cette nuit-là. Elle était tellement fatiguée.

“Merci de m’avoir sauvée. Vraiment.”

“Ce n’était rien.”

“C’était quelque chose.”

“Oui.”

Elle le regarda. Toujours le même. Puis elle regarda son auberge. Elle regarda le bois fendu, les marques de violences, et l’endroit où un Ouvrier nommé Cavalier était mort. Elle regarda les morts et les Soldats. Elle se souvint d’une demi-Elfe, d’un Minotaure, d’un Drakéide obsédé par les échecs, et d’un tas de visages souriants.

Klbkch vit Erin se plier en deux et tomber en arrière. Il tenta de l’attraper, mais elle rebondit sur l’herbe douce.

“Miss Solstice. Allez-vous bien ?”

Erin sourit d’un air vide tandis que Klbkch la dévisageait d’un air inquiet. Elle leva une main et la laissa retomber.

“Je vais juste rester allongée un moment.”

Elle resta étendue dans l’herbe piétinée tandis que les Gobelins festoyaient, écoutant les morts brûler.

Erin pleura.



***

Durant la nuit du deuxième jour, Ryoka trouva les Gnolls morts. Ils étaient étendus là où ils étaient tombés. Huit guerriers armés de lances, d’arcs et, dans un cas, d’un fléau d’arme. Chacun avait été décapité d’un seul coup.

Elle regarda fixement les cadavres pendant un long moment. Ils étaient déjà en train de pourrir et les mouches vertes lumineuses rampaient sur leurs blessures ? Elle ne pouvait rien faire pour eux, mais Ryoka resta quand même un moment avant de reprendre sa course.

Elle savait qu’elle était suivie, mais à chaque fois qu’elle tournait la tête, elle ne voyait rien.


***

Selys était assise à la Guilde des Aventuriers, en train d’écouter Zevara se disputer avec la maîtresse de guilde. Elle regardait d’un air rêveur son poignet enrubanné, et sentait les coupures fraîches sur ses jambes et son torse la brûler et la démanger.

Même après une journée entière, Liscor était silencieuse. Les rues étaient toujours bondées, et les gens continuaient de parler. Mais c’était un endroit différent à présent. La mort et la destruction avaient prélevé leur dû, et les gens étaient en deuil.

Mais ils avaient survécu. Ils étaient sortis plus forts de leurs épreuves. Selys était à présent une [Guerrière] et avait gagné plusieurs niveaux dans sa classe de [Chasseuse]. C’était une merveilleuse chose, surtout qu’elle n’avait pas gagné de niveaux depuis un mois.

Mais elle était encore fatiguée. Et la dispute qu’elle entendait de son bureau la dérangeait.

“Je veux que les humains qui ont relâché ces morts-vivants soient tenus pour responsables !”

C’était Zevara, la Capitaine de la Garde. Selys la connaissait, sinon en personne, au moins par réputation. Elle était une bonne meneuse, et elle avait sauvé un nombre incalculable de vies pendant la bataille contre les morts-vivants. Sa voix était rauque et elle toussait tous les deux mots à présent.

Le Rejet. Le Lignage. L’enfant des Dragons.

Selys pensa les mots, mais ne les dit pas à voix haute. Zevara avait craché du feu pour repousser les morts-vivants. Elle était une héroïne. Mais elle avait tort à ce sujet.

“Tous les aventuriers qui sont entrés sont morts. Seule une poignée est encore en vie, et ils ne sont pas en condition de payer qui que ce soit pour quoi que ce soit. Ils ont assez souffert. Laisse-les tranquille.”

Rétorqua la Maîtresse de Guilde de la Guilde des Aventuriers de Liscor, une vieille Drakéide avec des écailles d’un violet sombre et qui était également la grand-mère de Selys lorsque Zevara reprit son souffle. La Capitaine Drakéide toussa et fusilla la vieille, mais elle resta de marbre.

“Ils n’ont rien. Rien ne ressortira non plus de leur faire porter la faute. Le Conseil était bien content lorsqu’ils se sont portés volontaires pour explorer les Ruines. Cette catastrophe est aussi bien sur leurs queues que sur les nôtres.”

“Le Conseil veut désigner un responsable. Et si ce n’est pas les aventuriers, ce sera cette Guilde. À toi de choisir.”

Selys grimaça, mais sa grand-mère se contenta de soupirer.

“Quelle enfant têtue. Si tu veux vraiment insister… Selys !”

Selys sursauta et essaya d’agiter quelques papiers pour paraître occupée. Sa grand-mère haussa la voix.

“Emmène Zevara à la chef des aventuriers qu’elle tient tant à blâmer. Laisse-là exposer ses arguments là-bas.”

Ce n’était clairement pas ce à quoi Zevara s’était attendue. La grande Drakéide hésita lorsque Selys pointa sa tête au détour du couloir.

“Hum. Salut. Suivez-moi, Capitaine de la Garde.”

Elle emmena Zevara au fond du couloir, dans la zone de la Guilde réservée pour les aventuriers blessés. Comme le reste du bâtiment, c’était petit, juste assez large pour soigner un aventurier à la fois. Et il y avait quelqu’un dedans.

Selys ouvrit doucement la porte. Zevara retint sa respiration lorsque la porte s’ouvrit pour dévoiler son unique occupante.

L’humaine était assise sur le lit blanc, regardant d’un œil vide à travers l’unique fenêtre. C’était une belle journée, le ciel de Liscor était dégagé. Un peu froid, comme on était en hiver, mais l’hiver n’était pas encore arrivé et Yvlon Byres n’avait cure de la température.

Elle ne prêtait pas attention à quoi que ce soit, en fait.

La moitié de la peau de son visage avait été déchiré. Ses longs cheveux blonds étaient en piteux état, sa peau pâle était recouverte de coupures et de cloques. Elle restait assise là ; son regard vide tourné vers la fenêtre, vacant.

Son armure avait été réduite en lambeaux lorsqu’ils l’en avaient extirpée. Même maintenant, Selys se souvenait des cris de la femme. Mais à présent elle était silencieuse. C’était un peu mieux.

“Humaine.”

Yvlon ne bougea pas. Elle ne cilla pas. Zevara l’appela plusieurs fois, mais Yvlon demeura de marbre. La Capitaine de la Garde hésita.

“Si tu veux aller essayer de la secouer, je te conseille d’abandonner. Elle ne répond pas.”

Zevara se tourna vers la vieille Drakéide pendant que Selys remontait l’oreiller d’Yvlon, en essayant d’éviter de toucher l’humaine. Elle évita également son regarda vacant tandis que Zevara et sa grand-mère chuchotaient.

“Elle n’a pas de sous, ni rien. Tout ce qu’elle possédait a été perdu dans les ruines. Ses camarades, sa fierté, sa santé… que vas-tu donc lui prendre d’autre, ma bonne Capitaine ?”

Zevara fusilla du regard la Drakéide plus âgée, les lèvres serrées, la queue battant contre le sol.

“Quelqu’un doit payer.”

“Quelqu’un doit payer, en effet. Mais je ne pense pas qu’elle ou aucun des aventuriers a assez d’argent pour rembourser les coûts.”

Zevara se retourna vers Yvlon. L’aventurière était assise, silencieuse, dans son lit, le dos droit, les mains croisées. Le visage couvert de cicatrices.

La Capitaine de la Garde secoua la tête. Elle avait un million de choses à faire. Relc était en train de patrouiller pour dénicher les derniers morts-vivants tandis que le reste des gardes reconstruisait la cité. Elle devait faire la liste des morts et des blessés, se concentrer sur la reconstruction de la ville, présenter le problème des Antiniums au Conseil.

Elle tourna sur ses talons. Il était inutile de rester ici à se disputer avec une Drakéide de trois fois son âge. Zevara partit d’un pas lourd et ne tourna la tête qu’une seule fois.

Yvlon regardait le ciel bleu, à quelques pas d’elle et pourtant à des milliers de miles. Zevara regarda dans ses yeux vides et s’en alla.

***

Le troisième jour, Ryoka rencontra une femme étrange avec un gros œil et une lame courbe qui connaissait son nom. Elle ne dit rien et poursuivit sa course. L’étrange aventurière souriante s’effaça au loin derrière elle et Ryoka se demanda si c’était elle qui avait tué les Gnolls.

Elle poursuivit sa course, réfléchissant à ce qu’elle allait dire et à comment elle allait s’excuser. Elle dormit cette nuit-là, anxieuse. Attendant de rentrer et de tout régler.



***

Toren était assis sur le toit de l’auberge, regardant tout et rien à la fois. Sous lui, Erin frappait le mur avec un marteau, recouvrant les fenêtres brisées avec des planches. Elle lui avait interdit d’aider la deuxième fois où il avait fait un trou dans le mur.

Il n’avait pas fait exprès. Mais d’un certain côté, si.  Une partie de Toren savait que c’était le seul moyen d’avoir une pause. Et il avait voulu faire une pause. Pour la première fois de sa vie, Toren voulait se poser et réfléchir.

Le squelette était assis sur le toit et regardait les plaines vides. D’ici, il pouvait voir Liscor au loin. La cité paraissait indemne d’ici, et elle se reconstruisait rapidement, d’après Erin. Mais tout comme la zone autour de l’auberge, des traces de la bataille y étaient encore gravées.

La bataille. Toren se rappelait encore Écorcheur, se rappelait encore les ennemis innombrables et la seule joie pure de la bataille couplée au besoin de garder Erin en sécurité. Ça avait été glorieux, libérateur.

Et beaucoup trop court.

C’était quelque chose de curieux. Il avait gagné des niveaux, et en faisant cela, était devenu quelque chose de plus. Plus… lui-même. Il pouvait réfléchir, agir, ressentir à un niveau dont il n’avait pas été capable avant.

Niveau 11.

C’était ce qu’il était. Cela faisait… huit niveaux ? Oui, un bond immense. Mais il avait durement gagné chacun d’entre eux. Et la partie de Toren qui pensait et se souvenait se demandait si c’était parce qu’il avait blessé si gravement la créature voleuse de chair. Ça, et l’innombrable nombre de ses pairs qu’il avait pourfendus.

Il se demandait combien de niveaux la petite Gobeline avait gagnés. Combien de niveaux sa tribu avait gagnés. C’était sans importance, et pourtant c’était important. Pourquoi devait-il se soucier des niveaux d’un Gobelin ? Si elle ne représentait pas une menace, cela n’avait aucun sens.

Mais une partie de Toren se demandait. Et c’était cette partie-là qui s’était réveillée après la bataille, lorsqu’il avait gagné ces niveaux. Il avait commencé à réfléchir, et c’était déjà un mystère en soi. Un mystère bienvenu, certes, mais qui restait frustrant.

À présent, il pouvait se demander pourquoi il obéissait. À présent, il pouvait songer à Erin en tant que personne, pas seulement en tant que maître. À présent il pouvait se demander…

La gemme rouge tournait dans ses mains squelettiques. Toren pouvait sentir la magie contenue à l’intérieur. Il l’avait prise à la créature de peau, la lui avait arrachée. Elle contenait une magie puissante. Elle était pleine de peur ; il comprenait au moins cela. Mais comment pouvait-il l’utiliser ? Devait-il l’utiliser ? Devait-il la donner à Erin ?

Non. Oui. Peut-être. Ce n’était plus si simple à présent. Toren étudia la gemme. Elle était rouge, un rouge plus sombre que le pourpre. Le rouge du sang séché et de la mort. Il l’avait prise au cadavre ; il ne savait pas où était passée sa jumelle. Mais il n’avait besoin que d’une.

Besoin… pour quoi faire, exactement ? Toren n’en était pas sûr. Mais il commençait à comprendre. Quelque chose l’appelait. Il ne savait pas encore quoi, mais il finirait par le savoir. S’il avait plus de niveaux, il comprendrait mieux. Et lorsqu’il comprendrait, peut-être qu’il réfléchirait plus. Peut-être qu’il se poserait plus de questions. Et lorsqu’il aura suffisamment de niveaux…

Hey Toren ! Ramène tes fesses osseuses ici et aide-moi à soulever ce truc !”

Une voix l’appelait en bas. Celle de son maître. Ou de sa maîtresse ? Il avait eu un maître, avant. Le mage nommé Pisces. Mais il n’était plus un maître. Erin était-elle un maître ? Ou une maîtresse ? Ou est-ce qu’elle n’était rien de tout ça ? Encore une question.

Il en avait tant. Mais pas assez de temps pour y réfléchir, et Erin recommençait à crier.

Toren se leva sans soupirer. Les squelettes ne soupiraient pas. Mais il regarda l’œil rouge pourpre dans sa main. Elle n’en voudrait pas. Elle le jetterait. Par conséquent, il avait pensé à une solution.

Précautionneusement, très précautionneusement, il ouvrit la bouche et y plaça la gemme. C’était très simple. Un peu de goudron collant qu’on utilisait pour réparer le toit de l’auberge et il pouvait stocker la pierre dans le creux de son crâne, là où le cerveau était normalement entreposé. De cette manière, personne ne la verrait.

C’était la partie [Tacticienne] qui le lui avait suggéré, et le reste de lui était d’accord. Toren s’assura que la gemme était en sûreté et bien ancrée avant de sauter du toit. Il était plus fort à présent, c’était évident. Assez fort pour aider Erin à mettre les planches de bois en place et les tenir tandis qu’il plantait dangereusement des clous dedans.

Plus fort, oui, et plus conscient. Mais qu’est-ce que cela amènerait ? Qu’allait-il devenir ?

Pour la première fois de sa vie, Toren se posait ces questions. Et pour la première fois de sa vie, il était curieux d’en connaître les réponses.

Un éclair pourpre traversa les flammes bleues de ses yeux. Pendant un bref instant seulement.

***

La journée continua son cours, et avec elle se passèrent beaucoup de choses importantes. Tout comme la veille, et le jour avant cela. C’étaient sûrement des choses importantes, car chaque personne qui les expérimentaient se considéraient comme des personnes importantes.

Dans sa cachette dans les plaines. Pisces traîna un autre cadavre qu’il avait réussi à tirer des flammes purifiantes. L’effort pour les amener jusqu’ici était important, mais en valait la peine. Il posa le corps décapité de la goule contre un mur et étudia le Seigneur des Cryptes qui occupait la plus grande partie de la caverne de terre. Il sourit avec une joie non feinte, comme un enfant pourrait le faire avant d’ouvrir un cadeau.

Une jeune humaine, une voleuse, était accroupie dans une ruelle, se demandant où elle allait pouvoir chaparder ensuite. Les morts-vivants auraient pu tuer tous les lézards dégoûtants et les hybrides poilus de la ville, cela ne l’aurait pas dérangée. Elle était affamée, seule, et désespérée.

Loin au nord, Magnolia parlait dans les airs. Elle accablait ou peut-être se disputait avec quelqu’un d’invisible. Son interlocuteur grondait alors qu’elle le fustigeait.  Teriarch bouda et Magnolia se mit à étudier une carte du continent septentrional, puis une carte du monde. Elle réfléchit, se tapotant les lèvres d’un doigt et le sol d’un pied.

Relc patrouillait la ville, Ksmvr s’agenouillait en tremblait devant sa Reine courroucée. Garia faisait ses livraisons, se demandant où son amie était partie. Et plus encore. D’autres gens continuaient à vivre leur vie et façonner le monde à plus ou moins grande échelle.

Mais une fille courait dans l’herbe, fatiguée, épuisée. Elle avait couru pendant quatre jours, retraçant ses pas à travers l’herbe, au nord, sur les routes rarement utilisées des Plaines Sanglantes. Elle était partie en colère et désespérée. Et le quatrième jour, elle arriva enfin à destination.

***

Le quatrième jour, Ryoka revint à Liscor. Là, elle s’arrêta et contempla la ville un long moment. Elle vagabonda dans les rues et sentit l’odeur de chair brûlée, passa devant des maisons détruites, et entendit ceux qui pleuraient leurs morts. Elle esquiva des pierres et des ordures qu’on lui jetait, ainsi qu’autres autres humains, et arriva à la Guilde des Aventuriers.

Elle demanda si on savait où étaient ses amis. Elle demanda ce qu’il était advenu de Ceria et Calruz et Gerial et Sostrom. Elle écouta, et sentit le monde s’effondrer.

La Drakéide à la réception l’emmena dans une petite chambre avec un petit lit. Elle ouvrit la porte et Ryoka s’assit à côté d’Yvlon pendant un moment. Les yeux de l’autre fille étaient vacants et elle grattait la chair torturée de son visage.

Au bout d’un moment, Ryoka se leva. Yvlon ne lui prêta aucune attention. La fille sortit de la guilde puis de la ville. Elle alla jusqu’aux Ruines et vit que l’entrée avait été barricadée ? Vingt hommes-fourmis géants se dressaient devant un mur de terre, bloquant l’entrée.

Elle les regarda jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus supporter cette vision. Ryoka quitta les ruines et traversa les hautes herbes devant Liscor. Elle marcha jusqu’à se perdre dans les herbes, marchant, marchant sans but.

Ryoka ne remarqua pas le Gobelin qui se dressa dans l’herbe avec ses compagnons pour la suivre. Elle ne remarqua pas non plus l’énorme pierre qui s’avança lentement vers elle. Elle poursuivit sa marche, contemplant le ciel.

Elle ne pleura pas. Elle ne poussa pas de cris de colère. Elle était vide. Le vide devint elle.

La culpabilité et le chagrin étaient l’air qu’elle respirait. La mort marchait à ses côtés et murmurait à son oreille. Ryoka marcha, et ne réfléchit que très peu.

Quand elle fut incapable de continuer, Ryoka s’arrêta. Le Gobelin tira un couteau aiguisé de sa ceinture et la pierre mobile s’avança doucement vers l’humaine et les gobelins, sans se faire remarquer.

Ryoka prit une grande inspiration. Elle se dressa sur les plaines et hurla. Les Gobelins recouvrirent leurs oreilles. Le rocher mouvant sursauta et battit en retraite.

De gros oiseaux aux ailes de cuir surgirent de l’herbe, paniqués. Ils s’envolèrent au loin tandis que les Gobelins s’enfuyaient et que le Crabroche prenait ses pattes à son cou. Le son perça les airs, voyagea sur des kilomètres, fit lever les yeux des voyageurs vers le ciel.

Ryoka hurla jusqu’à en perdre la voix. Elle se mit à violemment assener des coups de poings au sol, s’arracha les cheveux. Elle hurla et hurla jusqu’à ce que son corps n’en soit plus capable.

Alors Ryoka s’arrêta.

Sa gorge était à vif et elle toussa et sentit le goût du sang. Ryoka fut obligée de boire une gorgée d’une des potions de soin qu’elle avait achetées avant de pouvoir de nouveau respirer sans être à l’agonie.

Elle reprit sa marche, désespérée. Ryoka trébucha sur un caillou et s’étala tête la première au sol. Elle resta allongée là un instant. Vide.

Au bout d’un moment, son estomac gargouilla. Ryoka l’ignora.

Elle resta étendue sur le sol, le maudissant. Elle maudit le ciel bleu et les citoyens de Liscor et les aventuriers. Elle maudit les morts-vivants, le monstre qui avait tué ses amis. Elle maudit les dieux morts, ceux qu’elle avait connus, le monde dans lequel elle vivait à présent et celui dont elle était venue. Elle maudit tout et tous, et elle se maudit elle-même en particulier.

Au bout d’un moment, son estomac gargouilla de nouveau. Cette fois-ci, Ryoka l’écouta et s’assit.

Elle se frotta le visage avec une poignée d’herbe et regarda autour d’elle. C’était le soir. Elle était affamée, et perdue. Mais lorsqu’elle regarda en direction de Liscor, elle vit un bâtiment sur une colline. Lorsque Ryoka s’approcha, elle vit qu’il s’agissait d’une auberge.

Comme la ville, elle avait été touchée par la mort et la bataille. L’auberge était craquelée par endroits, brisée par ailleurs. Le sol était retourné par endroits, la terre soulevée et l’herbe piétinée. La latrines de l’autre côté avaient été à moitié écrasées.

Tout avait été retapé à la va-vite. Ryoka regarda les planches maladroitement clouées ensembles. Elles indiquaient des signes de vie, et elle avait faim.

Elle regarda l’enseigne au-dessus de l’auberge.

L’Auberge Vagabonde. Comme le reste du bâtiment, les mots étaient écorchés par endroits, et du sang vert avait séché sur une partie.

Et pourtant, l’auberge était toujours debout. Elle attirait Ryoka, bien qu’elle fût incapable de dire pourquoi. C’était là un endroit où se reposer. Un endroit où manger, peut-être. Ou peut-être simplement un endroit où attendre que la douleur s’en aille.

Ça irait bien.

Ryoka posa la main sur la porte et hésita. Elle regarda le bâtiment à moitié en ruines. Puis elle se détourna.

Pas ici. Pas tout de suite. Son cœur lui faisait encore trop mal pour parler, et encore moins affronter la vie mondaine. Ryoka se tourna, ignorant les appels de son estomac. Elle était vide.

Elle descendit la pente, avec aucune idée de sa destination. Peut-être le nord. Peut-être nulle part. Elle devait juste courir. Courir, et courir encore.

Parce qu’il n’y avait plus rien qui vaille la peine de s’arrêter.

Ryoka prit son iPhone et l’alluma. Elle se mit à marcher, puis à courir à petites foulées. Elle fit dix pas avant d’être perturbée par un son.

Son téléphone se mit à sonner. Ryoka le regarda fixement. Lentement, elle tapota le bouton vert lumineux et leva son téléphone à son oreille.

“... Allô ?”







Fin du Tome 1











Note des traducteurs :

Et coupé ! Le premier livre est terminé, c'était toute une aventure. Ce qui avait commencé en tant que projet Erasmus à continué pour devenir autre chose qui ne fait que commencer ! Car oui, Ellie et moi avons décidé de continuer la traduction et de reprendre avec le livre 2 ! La suite viendra dans relativement peu de temps, mais avec un rythme réduit durant les grandes vacances pour reprendre à la rentrée !

Cet été sera consacré aux dernières touches du premier tome (tournures de phrase, termes particuliers, RELECTURE), surtout n'hésitez pas à discuter de comment vous avez trouvé ce premier livre!

Et encore une fois, un grand merci à Pirateaba pour avoir permis l'existence de ce projet! Les choses ne font que commencer  :)
9
Textes courts / À toi qui...
« Dernier message par Personne27 le Aujourd'hui à 00:41:34 »
À toi. À toi qui y a cru. À toi qui a fait confiance. À toi qui as osé espérer. À toi qui n'as pas voulu y croire. À toi qui doute de tout. À toi qui n'espère plus. À toi qui est toutes ces personnes.

Toi qui as cru que c'était la bonne. Qui a cru à votre histoire après 13 ans. Toi qui lui as fait confiance les yeux fermés, car toi tu la respectais trop pour lui faire du mal. Toi qui ne pensait jamais qu'elle pourrait t'en faire. Toi qui as espéré que tu te faisais des idées. Toi qui espérais qu'elle disait la vérité et qu'il n'était qu'un ami. Qui espérait que tout cela allait passer et redevenir comme avant. Toi qui n'as pas voulu croire que cela t'arrivait. Toi qui n'as pas cru lorsque la porte s'est refermé derrière elle. Toi qui as refusé de croire qu'elle était avec lui maintenant. Toi qui, un an plus tard, doute de toutes tes relations. Qui les fait toutes fuir par peur de t'ouvrir et souffrir à nouveau. Toi qui préfère douter de tout que faire confiance à nouveau. À toi qui a arrêté d'espérer trouver quelqu'un. Toi qui se convainc qu'être seul c'est ce que tu veux. Toi qui affirme qu'être seul est ce que tu veux vraiment.

À elle. À elle qui n'y croit plus. À elle qui ne fait plus confiance. À elle qui n'ose pas espérer. À elle qui veut y croire. À elle qui veut retrouver confiance. À elle qui voit a nouveau de l'espoir. À elle qui est toutes ces personnes.

Elle qui n'y croit plus car elle a déjà osé y croire. Elle qui a osé croire en cette histoire. Elle qui s'est fait détruire sa relation de rêve. Elle qui ne fait plus confiance car elle a déjà osé faire confiance. Elle qui s'est fait piétiner sa confiance une fois de trop. Elle qui a espéré. Espéré qu'il était bon au fond. Elle qui a pensé que tout le monde lui mentait mais que lui disait la vérité. Elle qui ose maintenant croire à nouveau. Elle qui t'a rencontré, toi, au plus profond du gouffre. Elle qui croit que tu mérites le meilleur. Elle qui espère maintenant qu'elle pourra te sauver, qu'elle pourra te montrer que tu peux lui faire confiance. Elle qui se réveille maintenant chaque matin à tes côtés. Eux qui ont bien fait de croire à nouveau.

FIN

Merci d'être ingulgent je ne fais qu'écrire ce qui me passe par la tête en m'inspirant de ce qui m'entoure ! :)
10
Blind Texte / Re : [B6] La plage de la fête
« Dernier message par Krapoutchniek le Aujourd'hui à 00:17:06 »
Alors  :huhu:

Premièrement, oui c'est de l'écriture semi-automatique (et c'est plutôt hard de partir en live complet tout en essayant de garder le thème en tête  ^^ ). D'où certaines expressions bancales que je n'ai pas corrigées (et la sensation premier jet). Ca aurait dénaturé le texte (et au passage je ne compte pas le retravailler, je l'ai écrit juste pour le BT :p ).

Je trouve que l'on pourrait imaginer un tableau inspiré de cette scène, comme on en trouvait pendant la Renaissance, de grandes fresques avec des personnages multiples esquissés pendant un moment de vie dans un lieu bien précis.

Ce n'était pas forcément le but recherché mais c'est cool si ça te parle de cette manière  ^^

Citer
des gobelins jouaient à cache-trésor, des elfes en descente de lait de coco et des seigneurs obscurs qui complotaient dans l’ombre
je comprends mal la construction de cette phrase et je ne comprends pas ce que signifie "en descente de" '-' mais du coup 1 point pour toi !

"En descente de", à moins que je me trompe, signifie "en manque de" juste après une cuite ou une prise de drogue. Genre quand tu t'es bien bourré la gueule et que tu commences à reprendre tes esprits.

Citer
poussait une octave
? comprends pas '-' une octave de quoi ?

Faut pas forcément chercher à comprendre  :huhu:

Citer
J'ai beaucoup aimé ce tableau de Playa Fantasy !!!  :coeur: Ça pourrait genre servir d'introduction à tous les autres textes ! C'est jouli jouli  :miaw:

Merci  :coeur:

Joli, poétique et drôle. J'apprécie ta manière de jouer avec les mots.
Merci pour ce texte.

Merci également  :)

Citer
Puis, comme il s’embêtait, il se décrocha et s’en alla à la plage.
Le carillon ?  :D

Ben évidemment, qui d'autre ?  :D

Citer
Il s’essaya au surf mais malgré qu’il portât un collier de fleurs il se vautra lamentablement.
pas fan du malgré que, l'opposition n'est pas si évidente ;)

Bah tous les surfeurs cools ont un collier de fleurs non ?  :-¬?

Il y a une belle ambiance dans ce texte.
Je regrette que ce soit si court car on aurait pu voir une histoire s'amorcer la dedans mais au niveau des codes playa fantasy, on est bon ! Tout y est.

Merci ! C'est difficile d'écrire en automatique sur la durée mais un jour je ferai un nano en écriture automatique, je l'ai toujours dit. Full auto sans contrainte ni thème par contre  :huhu:

Citer
toute une marmite qui foisonnait
Une expression commune ? Une référence à un conte/histoire que je ne connais pas. (Je veux bien le pouvoir du comment sur cette métaphore xD)

Juste une métaphore utilisée n'importe comment ^^'

Citer
Il lui poussa d’ailleurs des lunettes de lui-même
C’est volontaire ? Je ne trouve pas cela très joli.

Tout à fait volontaire. Apparemment ça a été mal compris mais il s'agit bien de lunettes de soleil, qui poussent spontanément sur le soleil lui-même. Donc des lunettes de lui-même, c'est parfaitement logique  :huhu:

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


It is known U.U

Je suis assez partagée sur ce texte. D’un côté je le trouve très inventif, psychédélique, surréaliste et débridé, autant dans le style que dans les actions, autant je trouve qu’il est un peu bancal par moments.
J’ai l’étrange impression qu’il aurait pu être plus travaillé et qu’il ressemble plus à un premier jet qu’à un texte définitif. Un peu comme une sculpture dont les pieds et les mains sont encore dans le bloc de marbre, tu vois ce que je veux dire ?

Il aurait pu être plus travaillé, c'est sûr. Mais je l'avoue, c'est un bon gros délire sans prétention. Merci de ton avis  ^^

on est bien d’accord que DJ Ridoo c’est le Soleil lui-même ?

Tout à fait  :huhu: Astre solaire et musicien à ses heures  :huhu:

Par contre, il se couche, puis « descend de son perchoir, enfile un bandana et se joint à la partie » ? Le Soleil ? Waouh!

Tout à fait 2  :huhu:

Merci ;)

Bonjour Opercule,

 :huhu:

Citer
Là c’est toute une marmite qui foisonnait : des gobelins jouaient à cache-trésor, des elfes en descente de lait de coco et des seigneurs obscurs qui complotaient dans l’ombre.
J'aurais fait en sorte que les trois modes soient sur le même plan, genre jouaient, étaient descente, complotaient (sans le "qui")

Pas faux. Il y a effectivement un truc qui ne va pas dans cette phrase.

Citer
Il cramait les dragons comme si c’étaient des fourmis.
Ça crame les fourmis ?

Avec une loupe et du soleil, oui.

Citer
L’eau lui leprechaunait les pieds depuis dix-sept minutes.
J'avoue que je l'ai pas.

Un jeu de mot à la con "léchait" / "leprechaun"  :-¬?

Merci pour ton commentaire  ^^

Un bon petit délire  :D
Ça sent bon l'écriture automatique et du coup j'aime le côté foutrac plein de fraîcheur qui se dégage.
Y a pas vraiment d'histoire, pas vraiment de personnage central... mais c'est funky et pis y a des moritos, alors !

Un pti DJ soleil pour conclure :  8)

"Ça sent bon l'écriture automatique" : c'est sûr, ce n'est quasiment que ça  :D Merci  ;)


Bon, mais au-delà du délire automatique, je me suis quand même amusé à foutre des gros indices pour pouvoir me trouver. Il est plus que temps de les révéler  :huhu:

1) "Des garçons de plage passèrent, avec sous le bras surf, biniou, essai…"

Cette phrase qui a l'air de débarquer de nulle part est pourtant moins automatique que le reste. "Garçons de plage" = Beach Boys et "surf, biniou, essai" = "Surf in USA". Musique que j'ai postée dans l'orchestre du bar quelques jours avant le postage des textes du BT  :huhu:

J'ai d'ailleurs caché un indice là-dessus ailleurs dans le forum, ma première réponse au meeting de l'été, où on peut voir en beige que j'en parle  :huhu: (oui il fallait deviner que c'était en lien avec le BT)

2) "Ils s’élancèrent dans l’océan tel Wotan gagnant le Valhalla pour la première fois, une entrée triomphante des dieux dans leur forteresse durement acquise."

J'ai créé un topic sur l'Anneau des Nibelungen et Wagner un peu avant le postage des textes du BT. Là j'y parle de Wotan, du Valhalla, etc. Le lien avec mon texte était plus qu'évident. Je me suis aussi amusé à modifier mon avatar : Wagner sur discord (que Zamy a remarqué pourtant :p ) et Wotan ici-même que j'ai modifié alors que les textes étaient postés. Je l'ai annoncé dans le topic des avatars en se servant de son nom le plus connu : Odin. Sauf que là aussi il y avait un texte en beige qu'il fallait voir : "Odin, Wotan, même combat...". Je précise aussi que c'est en lien avec ma signature, que j'avais changée un peu avant et qui est une phrase que prononce Wotan lorsqu'il entre pour la première fois au Valhalla. Comme quoi, tout est lié  :huhu:
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