Bonjour gage,
Je sais que ce texte a plus de deux ans mais il était remonté dans la file et tombait plutôt bien : j'avais envie de lire quelque chose de toi (si tu as un autre texte à me conseiller je suis preneuse, j'ai gardé une très belle image de ceux que j'ai lus venant de toi).
J'aime beaucoup les trois premiers "couplets" qui dépeignent bien l'atmosphère dans la maison, je visualise cette enfant, ses yeux gris, une porte qui se referme. Je crois que, malgré tout, mon passage préféré est celui-ci :
Je sais comment tu vois les choses,
À la hauteur d'une enfant-rose :
Les papas c'est fait pour rester,
Pour gronder et pour consoler.
Les vrais papas sont des rochers.
... Mais je suis un père en argile.
J'adore l'enfant-rose (et surtout accompagnée du terme "à la hauteur", pour son sens figuré et aussi pour le mouvement littéral que j'imagine, que je peux me voir faire).
Et j'allais relever la même phrase qu'Elizabeth :
"Les vrais papas sont des rochers, mais je suis un père en argile". Je la trouve très belle et très triste. Elle contient des images sociétales et une douleur personnelle, et quelque chose de très intime.
Mon seul regret : j'aurais préféré "Je voudrais inverser les rôles" plutôt que "Il faudrait" (j'ai du mal avec le terme "il faut" pour cette idée si douloureuse pour les enfants).
Bref, oui ce poème est écrit d'une façon toute simple et pour moi c'est ce qui fait sa beauté fragile. Rien à élaguer à mes yeux, pour mon ressenti (je pense que ce doit être qqch de personnel) c'est le bon équilibre entre simplicité et détails.