Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Cheshire

Auteur Sujet: Cheshire  (Lu 6467 fois)

Hors ligne gage

  • Calame Supersonique
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Cheshire
« le: 27 Août 2017 à 19:53:57 »
Celui-ci, j'attends juste de vous que vous le lisiez, vous qui semblez aimer les chats.


Mon chat.
Sur le balcon, un souvenir qui te ressemble fume une cigarette. Je ferme les yeux pour mieux te distinguer. C'est bien ta silhouette, cambrée parce que tes bras reposent sur la rambarde. Ton catogan caresse ton dos. Tu rentres la tête dans tes épaules nues.
Quand tu aspires, tes doigts brasillent, un rougeoiement éclaire ton front dégagé.
Quand tu souffles la fumée, elle s'envole en écharpe au-dessus du parking. J'entends comme un soupir.

Je garde les yeux clos, je te vois bien mieux.

Un souvenir qui te ressemble s'est agenouillé sur le bord de mon lit. Ton regard vert intense d'animal nocturne me fixe sans ménagement. Ferme les yeux, je t'en prie.
Si tu t'allonges rien qu'un instant près de moi, je ne pourrai m'empêcher de caresser ton pelage sombre. D'habitude dans ces cas-là je sentais distinctement ton cœur battre un peu plus vite. Mais ma main se pose sur un oreiller frais, bombé et vide.

Un souvenir qui te ressemble bien trop est parti pieds nus dans la cuisine. Je vois ton torse luire à la lumière du frigo ouvert, pendant que tu hésites entre coca et jus d'orange. Si j'imagine tes tétons durcis par la fraîcheur, je suis perdu. Dans l'obscurité je te convoque à mon côté. Adossé à ton oreiller, une jambe allongée, l'autre repliée met ton pied lisse à portée de ma paume.
Je ne devrais surtout pas.

Ton profil commence à s'estomper, ma main repose à plat sur le drap, je regarde une dernière fois ton visage qui s'est tourné vers moi comme un songe.

Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier.




« Modifié: 20 Novembre 2021 à 16:28:08 par gage »
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Hors ligne Oussri

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Re : Cheshire
« Réponse #1 le: 27 Août 2017 à 22:52:07 »
Mon cher Damoiseau,

Chat, chat, chaaaaat :coeur:

Plus sérieusement.

Quel joli texte, bien différent de ce à quoi tu m'as habituée.
La dernière phrase... Que je l'aime. J'ai presque envie de te citer et de la mettre en signature.

Cela m'avait manqué de te lire. Je suis heureuse de retrouver ta patte (miaou !).

C'est beau. Et triste.

Au plaisir de te lire, encore et encore.
"Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier." Gage

Hors ligne Rémi

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Re : Cheshire
« Réponse #2 le: 27 Août 2017 à 23:08:23 »
Salut gage,

C'est beau, c'est triste, c'est joliment écrit.

Citer
Je vois son torse velu de noir
pas fan de "torse velu de noir"

A+
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne gage

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Re : Cheshire
« Réponse #3 le: 28 Août 2017 à 04:54:23 »
Damoiselle Oussri ! :coeur:
Quel plaisir de vous revoir ici !
Merci de votre passage.

Tu me trouves si différent que ça ? Je n'avais pas ce sentiment. C'est peut-être le mini-format... Merci en tout cas pour tes gentils compliments. Et la dernière phrase, tu peux en disposer à ta guise... :)

Sieur Rémi !
Merci de passer encore ! Je ne crois pas être trop influençable en ce qui concerne mes textes, mais une fois de plus je t'écoute et j'ai modifié ce qui te heurtait (je ne voyais plus que ça). Merci pour tes conseils et tes gentils commentaires.
« Modifié: 28 Août 2017 à 04:56:30 par gage »
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Hors ligne Edel Weiss

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Re : Cheshire
« Réponse #4 le: 28 Août 2017 à 18:59:12 »
Salut Gage,

J'adore ! Je suis vraiment "fan" de ton style poétique et triste mêlant souvenir amoureux et chat !


EDIT :

Par contre, j'ai trouvé excessif cette phrase avec l'association d'un chat (qui n'est pas si érotique tout de même) :
Citer
Si j'imagine tes tétons durcis par la fraîcheur, je suis perdu.

(J'ai un petit problème d'interprétation du reste, je reviens t'en parler plus tard !)

Phrase sublime :

Citer
Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier.


En un mot : ton texte est magnifique, sensuel, mystérieux et très poétique !

Avis d'Edel ;)

Félicitations pour ce texte que j'apprécie énormément !
« Modifié: 28 Août 2017 à 19:24:12 par Edel Weiss »
Mon dernier texte : Le Prix d'un coeur [AT]
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Hors ligne gage

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Re : Cheshire
« Réponse #5 le: 28 Août 2017 à 20:58:15 »
Salut Edel !

Je me permets de te remercier une première fois pour ce premier passage, nous aviserons lors du deuxième...  :)

Je n'envisageais pas du tout de faire un texte qui puisse faire constamment le parallèle entre le souvenir de l'amant et un chat. Alors évidemment l'évocation des tétons du garçon est troublante vu sous cet angle-là.

Mais par exemple dans la même idée tu aurais pu me dire qu'un chat ne fume pas debout sur le balcon, tu comprends ?
Ou alors c'est moi qui ne comprends pas et tu approfondiras tout cela plus tard !

En tout cas pour le moment je te remercie pour cette première intervention et tous les compliments qu'elle contient.
Je suis vraiment ravi que cela t'ait autant plu !
À très bientôt !
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Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Hors ligne Edel Weiss

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Re : Cheshire
« Réponse #6 le: 28 Août 2017 à 21:21:14 »
Alors alors ! Je vais te montrer comment je comprends ton texte, paragraphe par paragraphe, pour que tu comprennes quel est mon problème au niveau de l'interprétation : tu pourras ainsi me dire si j'ai mal compris, du fait d'une ambiguïté non volontaire ou volontaire de ton texte ! Enfin bref, j'ai une ambiguïté d'interprétation ^^


Mon interprétation :

Citer
Mon chat.

Cette introduction me laisse entendre que le vrai personnage de tout ce poème est "ton chat", qu'il est le personnage qui existe et dont on va parler dans le paragraphe qui suit.

Citer
Sur le balcon, un souvenir qui te ressemble fume une cigarette.


Ici, j'en déduis, piégée par mon hypothèse erronée précédente, que tu vois une femme qui fume et qu'il n'y a pas de chat. Mais alors pourquoi cette introduction "mon chat " ? Car moi, à la première lecture, j'ai cru qu'il y allait avoir deux personnages, une femme et un chat.

Citer
Je ferme les yeux pour mieux te distinguer. C'est bien ta silhouette, cambrée parce que tes bras reposent sur la rambarde. Ton catogan caresse ton dos. Tu rentres la tête dans tes épaules nues.
Quand tu aspires, tes doigts brasillent, un rougeoiement éclaire ton front dégagé.
Quand tu souffles la fumée, elle s'envole en écharpe au-dessus du parking. J'entends comme un soupir.

Là, je suis bien obligée de me dire que ce "te" est le souvenir de la femme et que toute cette description est celle du souvenir d'une femme. Point de chat.

Citer
Je garde les yeux clos, je te vois bien mieux.

Ici, évocation belle et claire du souvenir qui devient plus vivace les yeux fermés.

Citer
Un souvenir qui te ressemble s'est agenouillé sur le bord de mon lit. Son regard vert intense d'animal nocturne me fixe sans ménagement. Ferme les yeux, je t'en prie.

Ici, impossible de savoir si le souvenir est celui d'une femme au regard animal ou si il y a quelque part un chat. L'ambiguïté est subtile, mais ici, elle est bien faite.
Citer
Si tu t'allonges rien qu'un instant près de moi, je ne pourrai m'empêcher de caresser ton pelage sombre. Normalement dans ces cas-là je sentais distinctement ton cœur battre un peu plus vite. Mais ma main se pose sur un oreiller frais, bombé et vide.

Le pelage sombre rappelle le chat.

Citer
Un souvenir qui te ressemble bien trop est parti pieds nus dans la cuisine. Je vois son torse luire à la lumière du frigo ouvert, pendant que tu hésites entre coca et jus d'orange.

Ici, toute mon interprétation vole en éclat (jusque-là, je pensais que le "te" et le souvenir était la femme aimée qu'on revoit dans les lieux où elle n'est plus avec une métaphore filée du chat) car tu dis que le souvenir de la femme part dans la cuisine (on se dit que la femme a dû réellement faire ce déplacement habituel) sauf que "je vois son torse" ??? SON ? Mais qui est ce "son" ? Car la femme et le souvenir sont des "tu/te" et "torse" en plus fait masculin ! Alors perdition du sens lors de ma lecture et j'en viens à me dire qu'il y a réellement un chat dans l'appartement (en plus du souvenir de femme) pendant qu'elle hésite entre coca et jus d'orange. Et là, je trouve que cette ambiguïté ne fonctionne pas (si elle est voulue et si elle veut dire ce que j'ai compris) car rien ne l'amène suffisamment précédemment et en lisant on a l'impression d'une erreur ou soi-même de mal comprendre. (On en reparle plus précisément si tu veux, une fois que tu m'auras dit si j'ai bien lu ou mal interprété ;) )

Citer
Si j'imagine tes tétons durcis par la fraîcheur, je suis perdu. Dans l'obscurité je te convoque à mon côté. Adossé à ton oreiller, une jambe allongée, l'autre repliée met ton pied lisse à portée de ma paume.
Je ne devrais surtout pas.

Retour à l'évocation de la femme qui manque, femme érotique, pas de soucis. (sauf pour le lecteur qui en est resté à l'idée du chat et ne sait plus trop s'il y a un chat dans tout ça ou pas)

Citer
Ton profil commence à s'estomper, ma main repose à plat sur le drap, je regarde une dernière fois ton visage qui s'est tourné vers moi comme un songe.

Très belle évocation du souvenir qui disparaît (j'adore).


Citer
Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier.

Et là bam ! clef d'interprétation incompréhensible pour moi ! Pourquoi parle-t-on du chat du cheshire ? Ce chat est-il une allégorie du souvenir de la femme aimée qui s'efface ? Est-il question finalement dans le texte de ce chat et non de la femme ?

Bref, je pensais avoir compris ton texte de bout en bout jusqu'à ce que je lise cette clôture qui brouille pour moi définitivement l'interprétation déjà ambiguë de ton introduction "mon chat" et du passage "son torse".

Ici, je réclame donc une explication de cette chute ou alors discutons du sens de ton texte, car pour moi, (et pourtant je trouve ton texte vraiment magnifique !) il y a un problème de message et de sens global. Des ambiguïtés empêchent l'élucidation de ton poème. Soit ce sont des maladresses à revoir, soit il me manque ici une clef pour ton poème que peut-être il faudrait rendre un "poil" (ahahaha) plus visible ;)


Edel, enthousiasmée par ton texte et refusant de rester sur ce diabolique mystère de chat !
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Hors ligne gage

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Re : Cheshire
« Réponse #7 le: 28 Août 2017 à 21:47:02 »
Ah Edel ! j'adore ton analyse, ton investigation têtue.

Il y a ambiguïté, oui,  mais ce n'est pas celle que tu crois, et surtout elle est involontaire.
Je sais que dans bien des textes par ici la précision grammaticale des accords est un peu relâchée et qu'on ne peut pas trop s'y fier, mais je t'assure que dans mon texte on pouvait et que du coup tout est à peu près clair.

C'est juste que tu n'as pas du tout pensé à une autre hypothèse :
le souvenir qui fume une cigarette sur le balcon est un garçon.

Le souvenir que le narrateur évoque, convoque, retient et laisse repartir est simplement celui d'un homme au torse velu. C'est  son chat du Cheshire, un garçon félin aux yeux verts, au regard intense et aux cheveux longs.

Mon texte va perdre hélas de son mystère pour toi parce que ce qui n'était pas raccord était juste dû à cette confusion de genre. Mais j'espère qu'il conservera néanmoins pour toi cette aura poétique que tu lui prêtais.
Il y a bien un chat dans l'histoire, un chat racé et nonchalant qui est un peu trop absent.

Merci encore Edel pour cette drôle de dissection. Peut-être qu'il restera des incohérences, je compte sur toi pour les pointer du doigt !
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Re : Cheshire
« Réponse #8 le: 28 Août 2017 à 22:09:52 »
AH ! Comme dirait l'autre !   :???:   :o

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Mais !!!!!

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


EDIT :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je repasse plus tard pour corriger deux ou trois petits trucs que j'ai remarqué ;) Et aussi relire correctement ce texte qui m'a échappé tel un chat !
« Modifié: 28 Août 2017 à 22:13:53 par Edel Weiss »
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Re : Cheshire
« Réponse #9 le: 28 Août 2017 à 22:26:19 »
Ahhh il y aura une suite !!!  :) Je m'en réjouis d'avance !

Il faut que j'entre dans les détails anatomiques et....intimes.  :-\

C'est très curieux que tu trouves que le durcissement des tétons par le froid soit l'apanage de la gent féminine. Ce n'est pas le cas, pour tout te dire, et il est des hommes aux tétons sensibles... oui, oui, oui.

De plus, accoude un homme à une balustrade un peu basse, eh bien il sera naturellement cambré, c'est la forme qu'il aura et là encore la cambrure n'est pas un apanage féminin et peut avoir beaucoup de charme chez un homme sans le féminiser pour autant.
Enfin je trouve.

Et puis parlerait-on de catogan pour une femme ? Moi je trouvais ça masculin pour tout t'avouer.

À bientôt !!
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Re : Cheshire
« Réponse #10 le: 28 Août 2017 à 22:42:07 »
Citer
C'est très curieux que tu trouves que le durcissement des tétons par le froid soit l'apanage de la gent féminine. Ce n'est pas le cas, pour tout te dire, et il est des hommes aux tétons sensibles... oui, oui, oui.

De plus, accoude un homme à une balustrade un peu basse, eh bien il sera naturellement cambré, c'est la forme qu'il aura et là encore la cambrure n'est pas un apanage féminin et peut avoir beaucoup de charme chez un homme sans le féminiser pour autant.
Enfin je trouve.

Hihi, je suis bien d'accord avec tout ce que tu dis, et je n'ai peut-être pas raison, mais pour moi "les tétons durcis" et la cambrure restent des images connotées sensuelles et féminines (mais peut-être ai-je totalement tort ! Possible ! Je suis évidemment conditionnée par la figure de la femme inspiratrice en poésie et image de l'amour dans la littérature, si bien qu'il m'est impossible d'imaginer un poème parlant d'amour et non d'une femme ! Comme nous n'avons quasiment que des poètes et des femmes aimées et que j'ai assimilé ton texte à un poème, voilà d'où vient aussi sans doute mon amalgame !)

En somme, mea culpa, j'ai mal lu !

Merci à toi d'avoir levé le voile sur mon ambiguïté !

Citer
Et puis parlerait-on de catogan pour une femme ? Moi je trouvais ça masculin pour tout t'avouer.

A ce propos, je n'en sais rien !


En tout cas, débat très intéressant et j'ai adoré m'être trompée en lisant ton texte ! Cela fait longtemps (mes années de prépa) qu'un texte ne s'était pas foutu de moi comme ça en me disant : ben quoi? tu as pas compris ? pourtant c'était clair comme de l'eau de roche, tu vois c'est écrit ici ! (Je mettrai mes lunettes la prochaine fois ahahaha) - Non en fait voilà aussi ce qui arrive quand je veux faire trop de choses en même temps, que j'écris un texte, discute, lis en même temps et en plus veux commenter !)

En tout cas, malgré mes errements de connotations, tout ce que tu dis se justifie et se démontre, une connotation est un surplus subjectif, et ton texte ne commet aucune faute réelle, il dit bien ce qu'il veut dire ;)

« Modifié: 28 Août 2017 à 22:46:35 par Edel Weiss »
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Hors ligne gage

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Re : Cheshire
« Réponse #11 le: 29 Août 2017 à 12:18:22 »
Salut Edel !

Citer
des images connotées sensuelles et féminines
la sensualité n'est pas réservée du tout aux femmes, je m'insurge. La grâce, la cambrure, les tétons durcis, les lèvres bien découpées, les épaules nues, la nuque délicate etc... appartiennent aux hommes aussi, même virils, il est temps de le dire. :)
Citer
impossible d'imaginer un poème parlant d'amour et non d'une femme
mais quelle catastrophe que cette phrase ! Parce que tu mets le doigt sur deux choses : où sont les femmes poétesses qui pourraient parler de leur amour pour l'Homme ? Où sont donc les homme dans la même situation ?

Enfin, ce que je retiens c'est le bon moment que tu as passé à essayer d'élucider le mystère du chat et de la femme qui se fondent finalement en un seul être... Sans doute idéal (en tout cas idéalisé) : mon chat du Cheshire.


« Modifié: 29 Août 2017 à 13:43:48 par gage »
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Hors ligne Elk

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Re : Cheshire
« Réponse #12 le: 29 Août 2017 à 16:30:21 »
Salut gage :)

Merci beaucoup pour ce texte "juste à lire" que j'ai trouvé beau et léger comme un souvenir.

Citer
un souvenir qui te ressemble
J'aime beaucoup beaucoup ce bout de phrase que tu as fait revenir plusieurs fois.
Citer
Je garde les yeux clos, je te vois bien mieux.
Celui-ci, dans la même idée,
Citer
Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier.
Et celui-là, qui clôt parfaitement le texte (et le souvenir).

(En ce qui concerne cette histoire de chat, peut-être aussi que la poésie a trop usé et abusé du parallèle entre la sensualité féline et féminine ?)

Au plaisir d'une prochaine lecture  :mafio:

Hors ligne Edel Weiss

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Re : Cheshire
« Réponse #13 le: 29 Août 2017 à 17:27:51 »
Edel le retour ! (et avec la bonne interprétation du chat cette fois ! nah :p)

Les petits chouïas qui ne vont pas :

Citer
Quand tu aspires, tes doigts brasillent, un rougeoiement éclaire ton front dégagé.

Ici, la seconde virgule peut être considérée comme poétique, sinon elle est fautive (mais tu peux choisir de la garder comme virgule poétique) car "tes doigts brasillent et "un rougeoiement éclaire ton front dégagé" sont deux conséquences à "quand tu aspires", il faut donc normalement un "et". Ou alors mettre un point à la place de la virgule et relancer la seconde phrase.
Personnellement, (mais ici ce n'est que subjectif), je n'ai pas trop aimé du point de vue du rythme la virgule, même si cela matérialise la légèreté de la fumée (liée donc à l'idée de cigarette), du passage de l'un à l'autre. Peut-être un point virgule sinon ? J'attends de voir ce que tu en penses.

Sinon je vois un problème de paragraphe : je ne comprends pas pourquoi parfois tu vas à la ligne et parfois tu sautes une ligne. Est-ce une mise en page particulière ? Car pour moi il n'y a pas de réelle raison de coller par exemple ces deux passages que tu sépares en allant à la ligne, puisque à d'autre moment tu sautes une ligne. Mais c'est à discuter, bien sûr !

Citer
Un souvenir qui te ressemble s'est agenouillé sur le bord de mon lit. Son regard vert intense d'animal nocturne me fixe sans ménagement. Ferme les yeux, je t'en prie.
Si tu t'allonges rien qu'un instant près de moi, je ne pourrai m'empêcher de caresser ton pelage sombre. Normalement dans ces cas-là je sentais distinctement ton cœur battre un peu plus vite. Mais ma main se pose sur un oreiller frais, bombé et vide.

Peut-être devrais-tu réfléchir à sauter plutôt à chaque fois une ligne entre les éléments que souhaites séparer ? Ou bien tout mettre à la ligne comme des fragments de souvenir ? (en fait, pour essayer d'être clair, ce qui me dérange, c'est que tu sembles faire à moitié une disposition originale et particulière sur la page, donc on a l'impression que c'est du au hasard ou que ça n'est pas abouti, enfin on, moi quoi ^^). A débattre ;)

Citer
Dans l'obscurité je te convoque à mon côté.

Il faut toujours une virgule pour séparer le complément circonstanciel en première position de phrase et le sujet : Dans l'obscurité, je te convoque...

Citer
Adossé
Et voilà pourquoi l'orthographe c'est important hihi ! Si j'avais fait attention à cet accord, j'aurais tout de suite su qu'il s'agissait d'un homme !

Le reste est juste super et très beau, enfin moi j'adore !

Voilou pour mes petites remarques te poussant à réfléchir sur ton texte ;)
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Eveil

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Re : Cheshire
« Réponse #14 le: 29 Août 2017 à 17:54:39 »
Citer
si bien qu'il m'est impossible d'imaginer un poème parlant d'amour et non d'une femme !
les exemples sont certes moins nombreux, mais pour l'avoir étudiée, Louise Labé (dont la figure est contestée, j'en conviens) a écrit des sonnets d'amour sur son amant.

 


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