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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Discussions (Modérateurs: Milora, Aube, Ben.G) » Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?

Auteur Sujet: Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?  (Lu 26262 fois)

Hors ligne Loup-Taciturne

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Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« le: 25 mars 2019 à 19:59:07 »
J'ouvre un espace de libre expression pour connaître et comprendre les opinions des membres qui souhaitent en faire part à propos du  mouvement social sans précédent qui anime, affecte, embrase le pays depuis plusieurs mois.
« Modifié: 25 mars 2019 à 20:00:42 par Loup-Taciturne »
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
Si la mer et le désert sont
La chanson du voyageur au voyageur
Je ne reviendrai pas comme je suis parti
Ne reviendrai pas, même furtivement »

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #1 le: 26 mars 2019 à 08:13:47 »
Personnellement, je suis assez en phase avec le mouvement, la seule chose que je déplore étant les attaques contre les petits commerces. Je comprend par contre la montée des actes extrêmes et je ne m'en étonne pas. Lorsqu'on accule les gens à un tel point qu'ils n'ont plus rien à perdre, c'est ce qui arrive. Certains peuvent s'en émouvoir, mais les leaders du mouvement avaient prévenu
Si je ne me suis pas impliqué dans le mouvement, c'est parce que j'ai d'abord mes propres problèmes à gérer.
Si je devais écrire quelque chose, je pense que ce serait une analyse des réactions des politiques démontrant leur hypocrisie face aux revendications (et les diverses interdictions de manifester en sont la preuve flagrante).
« Modifié: 26 mars 2019 à 08:15:20 par Dieter »
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #2 le: 26 mars 2019 à 13:27:53 »
Moi au tout début le mouvement m'énervait, j'avais l'impression que malgré toutes les choses qui allaient mal dans plein de domaines, il fallait que les gens se sentent embêtés dans leur petit confort (oh non, l'essence augmente !) pour soudain se bouger. Et en plus, se bouger d'une manière qui fait gaspiller de l'essence et pollue. Du coup j'ai écrit une petite "chanson" là-dessus (pas partagée ni chantée).

Par contre, dès que ça a commencé à prendre de l'ampleur, et en revendications, et en répression, j'ai été + d'accord et j'ai "même" mis un gilet jaune sur le tableau de bord de ma voiture, principalement par soutien aux manifestants face aux violences policères. Mais je n'ai pas fait plus et je ne ferai pas plus, je pense. Je suis profondément défaitiste sur l'intérêt des manifs etc, et sur l'avenir en général. Et puis je crains la violence.
D'ailleurs, depuis un moment je me suis remise à éviter le plus possible les infos en général, qui m'accablent et me hantent à chaque fois.

Donc je n'écrirai rien à ce sujet je pense, je n'ai pas l'âme révolutionnaire.

A ce sujet (plus général) d'ailleurs, cette chanson décrit très bien ma vision du monde.
C'est eux qui me l'ont dit, de remplir nos galoches
De charger nos fusils, de pierres et de brioches
Vite dépêche-toi, j'entends la ferraille des soldats

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #3 le: 26 mars 2019 à 23:09:34 »
Alors, personnellement, je vais dire mon avis sur le sujet : je ne comprends pas pourquoi tu fais le choix de lancer le sujet sur les gilets jaunes qui ne sont plus très nombreux alors qu'il y a eu récemment un mouvement massif pour le climat sur la place de la République.

Je respecte tout à fait les mouvements citoyens pour des transformations de société, et je suis toujours très inquiet lorsque ceux-ci « s'embrasent » et qu'ils tournent à la catastrophe ; je suis extrêmement  sensible à des mouvements pour la révolution énergétique, je crois qu'il faut bien le remarquer. Tu as l'air de ne pas vouloir parler d'écologie, je ne comprends pas pourquoi.

Bien entendu, c'est une opinion personnelle, mais je crois que le jeu politique qui consiste à orienter les regards sur les émeutes dans les quartiers bourgeois (quartiers bourgeois qui s'habituent, on le sait, à des dépenses inutiles et excessives) est une erreur lorsqu'on sait que le mouvement pour le climat est un mouvement puissant, engagé et plein d'espoir : un mouvement plein d'assurance et de bonnes volontés. Je suis profondément sensible à la détresse des gilets jaunes tout comme je suis extrêmement sensible à la préservation du climat.

D'ailleurs, le Gouvernement ne respecte pas ses engagements sur le climat, c'est un échec, de ne pas respecter ses engagements.

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #4 le: 26 mars 2019 à 23:29:43 »
Si c'est des opinions libres alors je vais dire : rien.
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Hors ligne Loup-Taciturne

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #5 le: 27 mars 2019 à 23:29:15 »
Merci pour vos réponses,

Citer
la seule chose que je déplore étant les attaques contre les petits commerces
En effet, mais les "petits commerces" ne sont en vérité que rarement, voire jamais attaqués par les manifestants. Ceux-ci ont des messages politiques à faire passer via la "propagande par le fait" ou "l'action directe" et n'ont aucun intérêt à attaquer des petits commerçants. Les dommages qui leur sont causés sont souvent dus au fait qu'ils ont reçu des jets de projectiles destinés à des troupes de "forces de l’ordre" repliés juste devant leur devanture, ou alors tiennent au fait qu'ils soient situés dans une zone hautement symbolique comme les champs Élysées (peut-on encore parler de "petit commerce"?.  Pour le reste, les attaques se concentrent sur des cibles symboliques tels qu'ils incarnent l'ordre social : banques, grandes marques, lieux du pouvoir, mercenaires du pouvoir (forces de l'ordre et presse dominante) etc.

Citer
Je comprend par contre la montée des actes extrêmes et je ne m'en étonne pas. Lorsqu'on accule les gens à un tel point qu'ils n'ont plus rien à perdre, c'est ce qui arrive.
Effectivement, je dirai même que c'est le seul levier qu'il leur reste, cf la soudaine attention accordée au mouvement après les violence de novembre.


Citer
je pense que ce serait une analyse des réactions des politiques démontrant leur hypocrisie face aux revendications (et les diverses interdictions de manifester en sont la preuve flagrante).

Oui c'est vrai, c'est à souligner !
Qu'as tu, pour ta part, retenu comme revendication ? Qu'écrirais-tu sur "ton" gilet jaune ?

En tout cas, il est vrai que ce mouvement social inédit permet au dialogue de se restaurer entre fragments de la population idéologiquement hermétiques partageant pourtant certaines conditions sociales et aspirations communes. N'est ce pas ?
J'ai même envie de dire, on reconnait aujourd'hui ceux qui n'ont de populaire, de "gauche", d’émancipateur, que le vernis du discours.

Citer
Je suis profondément défaitiste sur l'intérêt des manifs etc, et sur l'avenir en général. Et puis je crains la violence.
Il faut des gens extralucides, avec les pieds sur terre et la tête sur les épaules, qui rappellent les plus fougueux à ne pas céder à trop de romantisme.
Et je rejoins partiellement ton pessimisme. c'est pourquoi, pour commencer à répondre à Alan, je me sens plus proche du mouvement  des gilets jaunes, qui comprends peu à peu, à la force de l'expérience, de la douleur de la lutte dans la chair et dans la conscience en éveil, que la "manifestation" dans le cadre du jeu politique telle qu'elle est prévue par le pouvoir n'est pas un moyen de contestation mais bien plus un instrument de contrôle et de régulation de la contestation.

Les gilets jaunes portent en eux aujourd'hui les velléités révolutionnaires qu'il manque à tous les mouvements sociaux portés par la gauche traditionnelle et syndicaliste depuis des décennies. Échec après échec. Force est de constater qu'en une poignée de semaines et quelques incendies, le mouvement des gilets jaune a fait reculer (certes dans une manœuvre politicienne) le pouvoir comme jamais il n'aurait eu besoin de le montrer auparavant, puis l'a poussé dans ses retranchements autoritaires qui dévoilent à tous ses véritables intentions absolutistes et antidémocratiques.

C'est désormais chose incontestable, car filmée, montrée, vue et revue par tous : l'ordre social capitaliste est maintenu d'une mains de fer par les miliciens zélés du pouvoir, en les exécutants de l'institution policière. Pas seulement des dérapages, pas seulement des ordres absurdes imposés par la peur. Une adhésion majoritaire à la doctrine répressive révélée par l'excès et la jouissance, en toute impunité, des exécutants de la violence politique.


Citer
je ne comprends pas pourquoi tu fais le choix de lancer le sujet sur les gilets jaunes qui ne sont plus très nombreux alors qu'il y a eu récemment un mouvement massif pour le climat sur la place de la République.
Vois-tu cher Alan, j'imagine que tu perçois déjà quelques éléments de réponse dans les lignes précédentes, ta vision du mouvement des gilets jaunes semble quelque peu hors sol.

- Les gilets jaunes sont encore nombreux, et plus que jamais déterminés à agir. Par ailleurs, ce n'est pas le nombre qui fait la force, encore moins la justesse.
- La France ne se réduit pas à la place de la république et son entre-soi parisien. Les gilets jaunes l'ont là aussi démontré.

Si tu veux mon avis sur la marche « pour le climat », il y a quelques jours, j'écrivais ceci à une amie :

Citer
« De l'autre côté, la marche « pour le climat » me fait un peu de peine. J'ai l'impression que ces gens sont à côté de la plaque, pas sur le fond, mais sur la forme. A cause de leur pacifisme et sectarisme « bourgeois » (ou du moins dus à l'endoctrinement de la culture bourgeoise) ils passent à côté d'une opportunité de créer un rapport de force inédit, de passer à l'acte. »

C'est peut-être un peu rude mais je crois qu'il y a vraiment de ça, d'une gauche totalement ramollie, du fait certainement de son embourgeoisement, qui a complètement délaissé le combat social  pour un combat aussi consensuel qu’inefficace. Même le vidéaste Lyonnais Vincent Verzat reconnaît que les méthodes de cette gauche écolopacifiste dont il se revendique n'est pas à la hauteur de l'urgence pour laquelle elle hurle. Tout doit changer mais rien ne change.
Peut-être qu'au lieu de marcher « pour le climat » (nan mais sérieusement !?), il faudrait se repolitiser, désigner clairement les causes, les ennemis de tout ça, marcher contre, et surtout attaquer. Attaquer, saboter  le capitalisme, ses manifestations : la finance, la spéculation immobilière, la surexploitation, la surproduction, la surconsommation, qui profitent toujours aux mêmes élites en exploitant toujours les mêmes classes inférieures.

Si javais à écrire sur un gilet jaune : « équitable répartition des richesses et du travail selon un modèle soucieux de n'exploiter ni les hommes, ni leurs environnements. Travailler moins pour gagner juste. »


Ce que j'ai pu écrire sur les gilets jaunes :

Citer
« Ce que je veux dire, c'est que le mouvement part de droite, et l'extrême gauche populaire/« populiste » a su monter tout de suite en refusant le sectarisme (paradoxalement et malgré les tensions sur le terrain), en pariant sur la convergence de classe, sur sa capacité à convaincre et vaincre de l'intérieur du mouvement, là où une gauche plus molle et embourgeoisée n'a pas aimé sentir l'odeur du prolo des champs aux valeurs un peu contestables, sinon puantes, et a préféré marcher pacifiquement « pour le climat ». Cette gauche a rarement enfilé un gilet jaune, elle est même peu descendue dans la rue le samedi (et c'est certain, ça ne suffit pas, il faut ressusciter la culture de la grève). Je pense que c'est une réaction identitaire de classe (intermédiaire) très dommageable.
On avait pu observer le même mouvement de radicalisation pendant le mouvement contre la loi travail, mais au sein des forces de gauche uniquement mobilisée, qui n'avaient pas l’habitude de prendre aussi cher en manif.
Mais là je trouve que ce mouvement antirépressif et antiautoritaire se continue chez des gens GJ pas vraiment à gauche et pas vraiment critique du rôle sociologique de la police dans la lutte des classes, plutôt même des défenseurs, a priori, de ce maintient de l'ordre social. Donc l'expérience de lutte et le mélange avec les forces de gauche fait son travail, à mon impression.

Je pense que l'on est toujours dans une progression et une escalade des outrages au pouvoir. Peu à peu les radicaux prennent confiance, malgré la férocité de la répression physique et judiciaire. Il faut que ça avance mais je crois que l’essoufflement n'est pas pour tout de suite, et que de toute façon, les blessures et les outrages d'un côté comme de l'autre laisseront un goût et un espoir de revanche à toujours plus d'insurgés. »


Et si vous aviez des revendications à faire porter ? Quelle seraient-elles, pourraient-elles s'inscrire dans une convergence des luttes aux côté des gilets jaunes ?
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
Dans tout "toi", il y a moi
Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
Si tu es mon moi. Et point
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Re : Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #6 le: 28 mars 2019 à 00:24:06 »
Si tu veux mon avis sur la marche « pour le climat », il y a quelques jours, j'écrivais ceci à une amie :

Citer
« De l'autre côté, la marche « pour le climat » me fait un peu de peine. J'ai l'impression que ces gens sont à côté de la plaque, pas sur le fond, mais sur la forme. A cause de leur pacifisme et sectarisme « bourgeois » (ou du moins dus à l'endoctrinement de la culture bourgeoise) ils passent à côté d'une opportunité de créer un rapport de force inédit, de passer à l'acte. »

C'est peut-être un peu rude mais je crois qu'il y a vraiment de ça, d'une gauche totalement ramollie, du fait certainement de son embourgeoisement, qui a complètement délaissé le combat social  pour un combat aussi consensuel qu’inefficace. Même le vidéaste Lyonnais Vincent Verzat reconnaît que les méthodes de cette gauche écolopacifiste dont il se revendique n'est pas à la hauteur de l'urgence pour laquelle elle hurle. Tout doit changer mais rien ne change.
Peut-être qu'au lieu de marcher « pour le climat » (nan mais sérieusement !?), il faudrait se repolitiser, désigner clairement les causes, les ennemis de tout ça, marcher contre, et surtout attaquer. Attaquer, saboter  le capitalisme, ses manifestations : la finance, la spéculation immobilière, la surexploitation, la surproduction, la surconsommation, qui profitent toujours aux mêmes élites en exploitant toujours les mêmes classes inférieures.


J'ai mené des combats pour la paix au prix de bien des souffrances, Loup-Taciturne, je pense effectivement que ton propos n'est ni lucide sur la dangerosité des guerres, ni conscient sur la fragilité des générations futures.


Très personnellement, face à tant d'inquiétudes, je n'hésite pas à peser en faveur d'une force assurée et décidée pour la préservation du climat, et à ne pas alimenter des confrontations d'une dangerosité extrême. Certains pouvoirs politiques préfèreraient avoir à rejeter la faute sur les policiers plutôt que d'avoir à prendre des décisions courageuses, je plains leur couardise.

Certains de mes amis ont participé aux manifestations des gilets jaunes qui réunissent effectivement des mouvements populaires très contrastés, je rejoins ta dénonciation d'un vieil autoritarisme de gauche, mais je ne crois pas que la meilleure réponse à apporter soit d'être soi-même incendiaire. Opposer aux travers du pouvoir une parole de stabilité, force d'opposition, me semble être la plus louable des actions ; je me revendique donc humblement d'une gauche pacifiste.


Bien sûr, je respecte ton opinion sur la situation actuelle, elle t'appartient.
« Modifié: 28 mars 2019 à 00:28:43 par Alan Tréard »

Hors ligne Loup-Taciturne

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #7 le: 28 mars 2019 à 01:49:48 »

*digression sur le pacifisme et la violence politique*

Mais en tant que philosophe, pourrais-tu répondre au paradoxe me semble-t-il évident, de la doctrine pacifiste ?

Évidence paradoxale pourtant masquée à grand renfort de propagande, à toutes les échelles du pouvoir et des institutions (de la présidence à la cour d'école), par la chape de plomb de l'idéologie bourgeoise dominante, celle de la non-violence. Doctrine qui bien évidement protège ses intérêts, la propriété lucrative, de toute atteinte, via l'appareil d’État qui se proclame dépositaire de la violence légale, en l'incarnation de "la République et ses valeurs", derrière laquelle se retranche toujours la bourgeoisie quand elle est menacée.

Je formule le paradoxe et propose mes arguments :

Comment chercher à établir un rapport de force pacifiste efficace face à un adversaire qui n'est pas pacifiste, qui ne veut ni céder, ni entendre ? Car sans rapport de force, rien ne permet de s'assurer gain de cause. Or c'est ce que nous visons au sein d'un mouvement social, en tant que dominés politiquement et non satisfaits de cette domination. N'est-ce pas ?

Prenons deux exemples extrême (ceci afin de tester jusqu'au bout la cohérence de la logique pacifiste) :
- Une femme se fait agresser sexuellement, admettons qu'elle ait le sang froid pour tenter de décourager son agresseur pacifiquement mais rien y fait. L'agresseur insiste. Elle sort une bombe lacrymo de son sac mais il se jette sur elle, alors, à terre, elle saisit une pierre et le frappe sur la tête violemment, le tuant sur le coup.
Comment soutenir que le pacifisme aurait permis quoique ce soit contre cette agression ? Comment accuser la femme d'avoir usé de violence et brisé le tabou du meurtre ?

- Un groupe d'esclave décide d'entreprendre des pourparlers avec le maître pour obtenir de meilleurs traitements de la part des contremaîtres et une ration alimentaire meilleure. Le maître prend cela comme un outrage et en représailles,  les prive de nourriture. Un des esclaves meurt de faim. Ceux qui restent fomentent une révolte qui aboutit à la prise des armes, l'élimination des opposants (contremaîtres et maîtres), accès à la nourriture et à la liberté. Les esclaves sont désormais sous le joug d'une société esclavagiste, condamnés au "maquis", à la lutte à mort contre tous leurs opposants. Le pacifisme est un luxe dont ils ne peuvent jouir.

il semble que ces scénarios, qui ne sont pas du tout fantaisistes, suffise à mettre en doute la condamnation dogmatique de la violence.  Maintenant reste à déterminer quand et pour quoi, pour quelle cause la violence est "légitime".

Je crois par ailleurs que la doctrine pacifiste masque, dissimule, empêche de voir, les différents types de violence à l’œuvre dans une situation sociale. Et de ce fait, cette doctrine peut-être contreproductive, voire nuisible au mouvement qu'elle entend défendre.

Citer
« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Dom Helder

Comme le  pacifisme se veut une stratégie de lutte, il s'adresse essentiellement aux contestataires de l'ordre dominant, aux aspirants au changement social.
Mais pourtant, il désamorce toute possibilité de faire émerger une violence insurrectionnelle nécessaire face à une violence institutionnelle qui se nie comme telle, insidieuse, non proprement physique, ou alors discrète, qui s'exerce de manière permanente et contre laquelle tout amoindrissement, toute contestation, toute négociation est refusée, rejetée, réprimée. Le pacifisme permet à la première violence, institutionnelle, de perdurer (malgré qu'elle soit dénoncée verbalement), condamne la violence insurrectionnelle (à travers sa propagande, qui est la même que celle du pouvoir "violence = décrédibilisation du mouvement", et légitime alors la violence répressive, auxiliaire de celle qu'il prétend contester ou dénoncer.

Pour résumer je crois que la doctrine pacifiste se cogne à l'impératif, l'exigence de justice nécessaire à toute stabilité sociale : "Pas de justice, pas de paix".

Même Gandhi, apôtre de la non-violence, reconnaissait :
« Là où il n'y a le choix qu'entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence. »
Et aux sikhs d'affirmer, poignard sacré à la ceinture :
    « Lorsque tous les autres recours ont été épuisés,
    alors il est parfaitement juste de tirer l'épée. »

        (Guru Gobind Singh)

Et en réalité, tous les penseurs du changement social, ou soucieux d'un ordre social fondé sur la justice se cognent à ce paradoxe. Que faire contre la violence ? Que faire avec la violence ? Que faire sans la violence ?
La violence n'a pas d'essence. Elle n'est pas bien ou mal. Elle est le produit de rapports sociaux de pouvoir. Sa perception est socialement construite en fonction de valeurs, de ce qui est perçu comme juste.

L’obsession du pacifisme révèle pour moi plutôt un tabou de la violence propre à nos sociétés, et ne garantit absolument pas une philosophie ou stratégie de lutte cohérente. L'histoire l'illustre également à de nombreuses reprises.
« Suis-je moi ?
Suis-je là-bas, suis-je là ?
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Je suis toi. Point d'exil
Si je suis toi. Point d'exil
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Hors ligne Alan Tréard

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #8 le: 28 mars 2019 à 10:22:12 »
Ton propos belliciste et faisant l'apologie de la violence est complètement irrationnel, Loup-Taciturne.

Même des guerriers doivent faire preuve de discipline et de rigueur s'ils souhaitent un temps soit peu jouer un rôle quelque part ; je constate donc que cette parole n'a aucun lien avec aucune volonté de débattre.

Je suis défavorable à ce que quelqu'un comme toi prétende semer la guerre où bon lui semble, je considère ce genre d'attitude à la fois dangereuse et en grand manque de lucidité.

J'espère que tu prendras en compte ma volonté de retrouver un dialogue qui entende raison. Nous avons besoin de pouvoir échanger dans des conditions qui soient respectueuses de chacune & chacun.

Hors ligne Champdefaye

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #9 le: 28 mars 2019 à 10:36:28 »
Les Gilets Jaunes ? Combien de divisions ?
Depuis des mois (eh oui, des mois), à propos de la crise des Gilets Jaunes, on entend de la bouche des journalistes, chroniqueurs, commentateurs des expressions comme celles-ci :
Les gens ne veulent plus de ...
Les français en ont assez de ...
Le peuple ne fait plus confiance à ...
Dans la bouche d’un parlementaire d’opposition, ce serait chose normale, attendue, acceptable même. La généralisation, l’extrapolation, l’exagération et l’amalgame sont les armes habituelles de la politique depuis que Le Monde est Monde. Mais, des journalistes, enfin ceux qui ne sont pas trop visiblement engagés ou qui ne devraient pas l’être, on pourrait attendre un peu plus de précaution dans le langage, de précision dans les mots qu’ils utilisent et les formules toutes faites qu’ils répètent. Les gens ne veulent plus …Tous les gens ? Les Français en ont assez …Combien de Français ? Le peuple ne fait plus confiance ... Quel peuple ? Mais qui sont donc ces gens, où sont ces français, de quoi ce peuple est-il fait ?
Et d'abord combien sont-ils ?
A en juger par les chiffres communiqués chaque samedi soir (l’sam’di soir après l’turbin, comme disait la chanson de Maurice Chevalier), les manifestants étaient au nombre de quelques milliers à Paris et de quelques dizaines de milliers dans toute la France. De mémoire de spectateur atterré de chaîne d'info continue, les GJ n'ont jamais réussi à réunir plus de 10.000 personnes à Paris et de 100.000 personnes en France. Rappelons quand même ici qu'à Paris, la moindre manifestation pour le climat, le salaire des infirmières ou l'égalité des hommes et des femmes rassemble facilement deux ou trois fois ce nombre. Quand la CGT organise une manifestation à Paris et que ses participants sont aussi peu nombreux, il y a des têtes de lampistes qui tombent Place du Colonel Fabien.
Donc au plus (j'avais d'abord écrit "au mieux", mais c'était choquant), les GJ qui manifestent en France sont 100.000 (vous pouvez multiplier ce nombre par deux, ça ne change rien au raisonnement). Mettons maintenant que les GJ qui manifestent le jour du comptage représentent seulement un dixième de ceux qui auraient bien voulu manifester mais qui en ont été empêchés (par un rhume, la flemme, la communion de la petite, le beau temps, le mauvais temps, la peur des coups, …) Cette hypothèse monte le nombre des GJ en France à 1.000.000.
Maintenant, quelques chiffres :
Population française : 67.200.000
Pourcentage de GJ dans la population : 1,5 %
Nombre d'électeurs : 43.200.000
Pourcentage de GJ dans le corps électoral : 2,3%
Dans les commentaires de journalistes, dans les débats d'experts et même dans les déclarations des parlementaires de quelque bord qu'ils soient, avez-vous entendu mentionner ces proportions ridicules ? A part  Claude Weill (journaliste), qui au tout début a parlé de surmédiatisation mais qui a ensuite disparu des plateaux et, tout récemment, Denys Olivennes (essayiste) qui met régulièrement les pieds dans le plat mais sans véritable conviction, moi je n’ai entendu personne rappeler ou même seulement évoquer ces proportions.
Quoi ? C'est ça, le peuple ? C'est ça, les gens ? 2% ? 4% ?
EN 1935, parlant du Pape, Staline avait ironisé : "Le Vatican ? Combien de divisions ? » montrant par là qu'il n'avait aucune raison de faire respecter les libertés religieuses.
Alors, les GJ ? Combien de divisions ? Combien d'électeurs ? 1.000.000 ? Combien de votants ? 500.000 ? 600.000 ?
Et pourtant, en moins de 3 semaines, le mouvement des GJ a obtenu d'un gouvernement déboussolé le déblocage d'une bonne dizaine de milliards, creusant encore un peu plus un déficit qu'il faudra d'ailleurs bien combler par de nouveaux impôts. On notera que cette manne si facilement obtenue n'a en aucun manière calmé les vociférations des GJ, au contraire.
Maintenant, qui sont ces GJ ?
Il est bien sûr impossible de répondre à cette question de manière laconique : les GJ, c'est ci, ou c'est ça ?
Pour moi, le GJ est indéfinissable car c’est un animal hybride et complexe. Il faut quand même se souvenir que tout est parti du prix du carburant diesel, de la limitation de vitesse généralisée à 80 km/h et de l'idée géniale, il faut le reconnaître, de l'utilisation du gilet de sécurité en tant qu'uniforme et signe de ralliement. Le GJ est donc à la base un automobiliste, possesseur d’un véhicule fonctionnant au gas oil, et qui souhaite vivement continuer à rouler aux vitesses que lui, le spécialiste de la circulation routière, le pilote chevronné, le Sebastien Loeb des départementales juge raisonnable. Attention, je ne suis pas en train de classer en GJ d’origine tous les possesseurs de diesel, ni tous ceux que les limitations de vitesse contrarient. Je dis seulement que les GJ du début sont inclus dans cet ensemble. (C’est une notion mathématique simple, mais je ne sais pas si vous suivez). Il suffit pour s’en convaincre de revoir la première diatribe, vue des millions de fois, de Jacline Mouraud, l’une des initiatrices du mouvement, aujourd’hui en rupture complète avec la boite de Pandore dont elle a soulevé le couvercle.
Mais, réduire les GJ à une bande de petit bourgeois provinciaux râleurs et anti-impôts serait se tromper lourdement, comme se sont trompés ceux-là qui, et j’en fais partie, ont identifié le mouvement GJ au Poujadisme de ma belle jeunesse.
Non, beaucoup d’autres individus représentants de c.s.p. variées sont venus rejoindre le mouvement. Qu’ils n’y viennent pas eut été surprenant, les chaines d’info continue, BFM en tête, ayant offert aux tenants de quelques ronds-points où brulaient quatre pneus empilés une campagne promotionnelle « à tout casser », et c’est bien le mot.  Ceux-là avaient des objectifs, ou de vagues envies, ou des velléités bien différentes. Chasser (au mieux) le Président, virer les parlementaires, décider de tout par referendum, casser du flic par plaisir, bruler du luxe par idéologie ou par goût du spectacle, et même pour certains être calife à la place du calife. Les commentaires pétrifiés des commentateurs accrédités, leur incapacité ou leur peur d’exposer une analyse de simple bon sens, la complaisance de leurs questions aux représentants (?) des GJ, leur absence de contestation de leurs déclarations ont fait le reste.
Non pas que le mouvement ait grossi (voir les hypothèses ci-dessus), mais il a obtenu une cote d’amour incompréhensible, en tout cas inespérée, de l’ordre de 75% pendant des semaines.
Des gens plus compétents que moi (?) analyseront sans doute un jour les différents profils des GJ et de leurs sympathisants ainsi que les raisons de cette étrange alliance de la carpe brune, du lapin rouge et du gilet jaune. Je le ferai moi-même peut-être un peu plus tard, mais pas pour le moment, car j’ai en ce domaine un peu trop tendance à être catégorique et sommaire. Or, dans mes écrits, j’aime la nuance. Vous l’aviez remarqué je suppose, du moins je l’espère.
Un faible, très faible espoir est en train de naître : ces derniers jours quelques journalistes ont exposé plus ou moins clairement l’incongruité des prétentions des GJ à parler pour le peuple, l’incohérence de leurs réclamations, leur absence de toute notion républicaine, leur complicité au mieux passive envers les Blacks Blocks, les liens épistolaires de stratégie entre certains de leurs leaders (?) et ce mouvement anarchiste venu d’ailleurs.
C’est un espoir, mais il demeure très faible car il est dans la nature des choses de la communication que le démenti d’une fake news n’a pas le centième du poids de la fake news que l'on dément.

« Modifié: 28 mars 2019 à 10:39:08 par Champdefaye »

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #10 le: 28 mars 2019 à 12:28:14 »
Arf, tellement de manque de connaissance sur ce qu'est un mouvement révolutionnaire dans ton message Champdefaye.

A en juger par les chiffres [...]les manifestants étaient au nombre de quelques milliers à Paris et de quelques dizaines de milliers dans toute la France. De mémoire [ ... ] les GJ n'ont jamais réussi à réunir plus de 10.000 personnes à Paris et de 100.000 personnes en France. Rappelons quand même ici qu'à Paris, la moindre manifestation pour le climat, le salaire des infirmières ou l'égalité des hommes et des femmes rassemble facilement deux ou trois fois ce nombre. Quand la CGT organise une manifestation à Paris et que ses participants sont aussi peu nombreux, il y a des têtes de lampistes qui tombent Place du Colonel Fabien.
Il se trouve que les manifestations des GJ sont des manifestations non déclarées (donc non autorisé officiellement par la préfecture) : ce sont des manif sauvages. Perso j'ai fais beaucoup de manif, mais jamais de manif sauvage, parce que c'est trop dangereux ! Surtout à Paris. Je crois que tu ne peux pas imaginer le dégrés de violence ce genre de rassemblement, la rue devient une zone de guerre.
Ce n'est d'ailleurs pas une "manifestation" à proprement parlé : une manifestation est organisé par des syndicat (qui s'engage à un garantir la cohésion et le calme) et encadré par la flic pour gérer les éventuelle débordement.
Quand les gilet jaune se rassemble, puisque leur rassemblement ne sont pas autorisé, il constitue pour les flic un trouble grave à l'odre public, ils le gèrent comme une émeute.
Tu ne peux donc pas mettre au même niveau les manifestations organisés par les syndicats et celle des gilets jaune et déduire que, parce qu'ils rassemblent moins de monde, le mouvement est moins puissant. C'est un raisonnement fallacieux car il ne met pas en comparaison des données équivalentes. La violence des flics lors de ces rassemblement ainsi que son aspect non officiel dissuaderont un grand nombre de personnes qui pourraient vouloir manifester leur mécontentement devant la politique actuelle.

Maintenant, quelques chiffres :
Population française : 67.200.000
Pourcentage de GJ dans la population : 1,5 %
Nombre d'électeurs : 43.200.000
Pourcentage de GJ dans le corps électoral : 2,3%
Tu sais, durant la seconde guerre mondial, les résistants actifs en France ne représentaient pas plus de 2 ou 3% de la population  ::)

Et pourtant, en moins de 3 semaines, le mouvement des GJ a obtenu d'un gouvernement déboussolé le déblocage d'une bonne dizaine de milliards
Alors je veux tes sources  :D parce qu'un gouvernement qui débloque une dizaine de milliards pour les pauvres j'en ai jamais entendu parlé, surtout pas en France et surtout pas maintenant.

Tu devrais te cacher un peu moins derrière une prétendu rationalité car de ce que je peux lire dans ton commentaire tu ne sembles pas avoir une vu d'ensemble suffisamment complète pour aboutir de façon objectives aux grandes conclusions et aux fines analyses auxquels tu semble prétendre.
Mais bon moi j'ai coupé la télé y'a des années alors qu'est ce que j'en sais des gilets jaunes  ::)
Pis de toute façon je peux pas participer, j'ai kendo le samedi.
« Modifié: 28 mars 2019 à 15:42:30 par Miléna »

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #11 le: 28 mars 2019 à 14:50:58 »
L’inconnue principale des manifestations de gilets jaunes c’est « quoi après ».
Le Gouvernement ne tiendra jamais compte de leurs revendications aussi bien fondé soient-elles.

C’est le discernement dont fera preuve le Gouvernement pour gérer ces manifestations qui changera la donne. Surtout depuis qu’il y a des casseurs s’invitent régulièrement. Les autorités sont dans une fâcheuse posture car elles doivent autoriser les manifestations et dans le même temps protéger les populations du lieu de la manifestation, de groupuscules venu tout casser.

Mais il n’y a pas que cela à prendre en compte. Si les manifestations doivent être gérée par le pouvoir exécutif et les débordement gérés par le judiciaire. Dans ces manifestations il n’y a pas que les casseurs qui se sont inviter. Le pouvoir législatif le fait aussi. C’est d’autant plus dommageable que les gilets jaunes s’opposent aux décisions de ce pouvoir.

Donc depuis, j’observe et analyse la situation et surtout en anticipant les effets de bords potentiels.

La première erreur stratégique a été la tentative de faire voter une loi pour que l’antisionisme soit juridiquement au même niveau que l’antisémitisme, suite aux propos antisionistes tenu par un gilet jaune.

Les politico-mass-médias se sont empresser de mettre en avant les propos/insultes tenu afin de démontrer l’importance d’une telle nouvelle législation.

Les deux concepts sont fondamentalement différents et particulièrement d’un point de vue d’une législation répressive:
Antisémitisme : La loi défend la partie de population victimes d’actes répréhensible de la part d’un ou plusieurs individus. En mettant en place des lois répressives.
Antisionisme : La loi oppresse sa population dans l’intérêt d’un état étranger.

Le projet est tombé à l’eau avec ou non les deux ans du travail parlementaire nécessaire à son élaboration.

Il est à noter que déjà la loi réprime toutes formes d’agressions envers autrui, indépendamment des raisons invoquées par l’agresseur.
Que la loi considère l’antisémitisme sous toutes ces formes comme une circonstance aggravante. Peu importe la manière dont l’agresseur justifie son acte.
Donc à la base, il n’y a nul besoin de légiférer d’une manière supplémentaire. Il suffit d’utiliser les lois existantes.

Le deuxième erreur stratégique (toujours d’actualité je crois) est l’utilisation de l’armée pour la gestion des manifestations des gilets jaunes.

À cause de débordements, l’armée a été mise en œuvre, pour sécuriser la zone de manifestation.
À première vue cela semble logique, protéger les habitations, le peuple, le pouvoir des débordements qui deviennent de plus en plus violents et récurrents.
D’un autre côté pas tant que cela, car le corps militaire n’est rien d’autre que la partie armée de la population. Dans cet ordre d’idée les gilets jaunes sont des manifestants issus de cette même population.

Ce qui fait qu’utiliser l’armée dans le cadre de protection de population de manifestation populaire repose sur un tenu et subtil équilibre entre ouvrir le feu pour protéger la population et ouvrir le feu contre la population.
Sans compté qu’un Gouvernement qui utilise l’armée pour gérer le service d’ordre est techniquement plus proche de d’une république bananière que d’une démocratie.

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #12 le: 28 mars 2019 à 14:56:35 »
@Milena

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Tu sais, durant la seconde guerre mondial, les résistants actifs ne représentaient pas plus de 2 ou 3% de la population

La comparaison de la Résistance avec le mouvement des  GJ est tellement saugrenue, sans parler de son caractère scandaleux, qu'elle ne mérite même pas de réponse.


Citer
Alors je veux tes sources    parce qu'un gouvernement qui débloque une dizaine de milliards pour les pauvres j'en ai jamais entendu parlé, surtout pas en France et surtout pas maintenant.

LIBERATION 17 déc. 2018 - ...Les gilets jaunes ont obtenu des concessions sociales qui représentent environ 10 milliards d'euros...

LE MONDE 24 dec 2018 ...Loin de Paris, le chef de l’Etat a décrit les 10 milliards d’euros débloqués comme « une réponse pleinement assumée à ce que j’ai considéré être une colère juste du peuple français ».

LE FIGARO 10 Dec 2018 ...Les mesures annoncées lundi par Emmanuel Macron représentent un coût de 8 à 10 milliards d'euros pour les finances publiques, a annoncé Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics.

Cela te suffira-t-il comme sources ? Parce qu'il y en a des dizaines d'autres disponibles. Toute la presse écrite, TV, radio n'a parlé que de cela pendant toute la fin du mois de décembre. Elle continue d'ailleurs aujourd'hui. Je suis étonné que tu n'en ai pas entendu parler. Serait-il possible que Fakebook n'en ai pas parlé ? R.T – France non plus ?

 


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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #13 le: 28 mars 2019 à 15:01:21 »
@Champdefaye concernant les milliards débloqués.

Sauf que si j'ai bien tout compris, les milliards débloqués l'on été pour les propositions de Macron avant les élections.

Les GJ n'ont donc rien obtenus.

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Re : Qu'écririez-vous sur des gilets jaunes ?
« Réponse #14 le: 28 mars 2019 à 15:20:08 »
Si c'était le cas, des opposants à Emmanuel Macron tels que Libération, Le Monde, et autres ne l'auraient-ils pas dit ?
Je n'ai rien lu de semblable.
Comme je le disais tout à l'heure, il faut lire autre chose que Fakebook.

 


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