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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites] [Terminé]

Auteur Sujet: [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites] [Terminé]  (Lu 27555 fois)

Hors ligne vinzWallbreaker

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #90 le: 05 Mai 2015 à 17:05:56 »
J'ai tout lu.
Ce que j'aime c'est qu'en très peu de texte tu nous balade sur pratiquement toutes les émotions (joie, angoisse, chagrin, énervement, lassitude...). On s'immerge complètement dans le personnage.
J'aime aussi les quelques phrases ou s'entremêlent poésie et sarcasme cinglant.

Quelques petites maladresses (relevées dans les différentes interventions des lecteurs assidus) aussi qui accrochent alors que ces textes se veulent limpides comme une simple discussion.
Avec des Si on fait de la musique monotone...

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #91 le: 05 Mai 2015 à 17:23:06 »
Merci vinzWallbreaker !

Heureuse de t'avoir emmené dans cette balade émotionnelle  :-[

dr link benway

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #92 le: 05 Mai 2015 à 18:05:30 »
J'ai justement bien aimé le "twist" à la fin, j'espère ne pas dire d’ânerie mais en ce qui me concerne j'étais pris par le personnage de Judith, la description de son caractère associé a des impressions et des ressentis auxquels j'ai pus m'identifier. Si j'avais su dé le début que j’étais amoureuse et pas amoureux, j'aurais cherché midi a quatorze heurs en ratant tout ces flots d'émotions contrôlé.
Coté narration j'ai bien aimé aussi la pizza qui fait office d'horloge.   

dr link benway

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #93 le: 05 Mai 2015 à 18:35:30 »
Oups désolé je rebondissais sur le dernier commentaire de la page une et je réalise que je n'ai lu que le premier chapitre.

dr link benway

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #94 le: 05 Mai 2015 à 19:39:44 »
C'est bon j'ai tout lu, c'est très beau et facile a lire, on se laisse emporter.  :)

Comme il y a un rythme de lecture j'ai quelque foi trébuché sur des mots mais rien de bien gênant, j'étais pris tout du long.   

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #95 le: 05 Mai 2015 à 20:06:20 »
Merci dr link benway !

( J'en profite pour te conseiller d'éditer tes messages plutôt que d'en faire trois à la suite, c'est plus mieux apprécié ici je crois  :-[ )

Je suis très heureuse que tu te sois laissé emporter par cette petite histoire !

Une belle soirée à toi !

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #96 le: 05 Mai 2015 à 20:26:11 »
@Marquise :

Tu m'apprends quelque chose. Pour moi, l'expression, c'était "j'ai l'air (d'un) con" ou "j'ai l'air (d'une) conne".

Je n'étais déjà pas friand de cette expression, mais là je le suis encore moins lol.

A plus.  ;)

Avent'
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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #97 le: 05 Mai 2015 à 21:50:19 »
Oui quand on connait l'origine de cette formulation, elle est juste atroce....

Mais vue qu'elle fait partie du langage courant, ça " sort " parfois tout seul  :-[

dr link benway

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #98 le: 05 Mai 2015 à 22:12:02 »
Oups, c'est noté, merci pour l'astuce.

Bonne soiré a toi aussi  :)

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #99 le: 06 Mai 2015 à 06:20:41 »
Petite histoire qui prend doucement forme, il y a plusieurs parties à lire dans ce post, en voici le sommaire :


Chapitre 1-Le problème avec Judith
Chapitre 2- C'est gênant.
Chapitre 3- Je trouve ça indigeste.
Chapitre 4-Judith est une salope.
Chapitre 5-Le sourire, c’est du service. 6-Tout blanc à l’intérieur. 7- Réveille-moi. 8- Comme du coton
Chapitre 9- De Marbre. 10- Adieu, mon Amour. 11-Le plus beau jour de ma vie. 12-Et les moutons...
Chapitre13-Sans surprise. 14-Nouvelle donne. 15-Des larmes de joie 16-Tout en contraste. 17-Vous êtes un père comblé ? 18-Comment tu t’appelles ?


Histoire finie !  :)

Bonne lecture !

______________________________


De marbre.


On était ramassé les uns contre les autres, le vent nous y poussait sans ménagement. Je scrutais le trou béant qui allait accueillir ta petite boite, une toute petite boite à ta toute petite taille.

Y avait des fleurs qui s’arrachaient de leurs gerbes sous les bourrasques. Les gens fermaient leur imper sur leur malaise.

Ta mère était absente. Encore.

Ton père se tenait là, les joues couperosées trempées.

Eimeric le fixait avec une colère sourde, pleine de violence, il ne supportait pas cette mascarade.

Moi, plus rien ne m’intéressait. Ni ceux qui te pleuraient, ni la rose chétive qu’on m’avait mise dans la main pour que je puisse la lancer sur toi.

Te lancer des fleurs.

Je suis sûre que ça t’aurait fait marrer. Ton rire.

Ton rire, Judith. Juste ton rire.

Je l’entends dans le vent, il me secoue ton rire, il me donne envie de rire aussi, là au milieu des morts.

Il me donne envie de rire si fort que tu pourrais m’entendre. Toi qui me reprochais de jamais m’avoir entendu rire.

Je voudrais te l’offrir tu vois, là, maintenant. Maintenant que c’est trop tard.

Je suis dans la file sombre. Fantôme parmi les fantômes. Morte tu es toujours plus vivante que nous.

Je regarde les pétales s’écraser mollement sur ta boîte, tout me semble minuscule et immense à la fois.

Vertige.

Eimeric m’attrape avant que je tombe dedans.

La pluie finit par tomber sur nous. J’aimerais dire qu’elle me lave de l’intérieur.

Mais cela ne fonctionne pas.

Pas cette fois. Pas sans toi.

__________________


Adieu, mon Amour.



Après la cérémonie, on est rentré à l’Appartement.

L’Appartement, c’était vraiment comme ces cachettes qu’on faisait tous les trois, gamins, sous la table de la salle à manger, avec la grande couverture rose et blanche.

C’était chez Nous. Même si je voulais pas l’accepter. C’était chez toi, même si je voulais toujours délimiter mon territoire.

Et là, y a plus que deux abrutis dans ce fichu appartement, et des plaies de silence.

Eimeric essaye de mettre la cafetière en marche, mais ses yeux sont tombés sur ton mug.

Il commence à sangloter. Je le vois trembler de partout. Ses nerfs sont en train de lâcher.

Je m’approche de lui, je me colle à son dos. Je ne veux pas qu’il voit que mes yeux me brûlent.

Alors, le sol se rapproche de nous, un peu au ralenti, pendant qu’il s’agrippe à mes bras enlacés autour de son corps. Je sens vibrer les hurlements qui lui sortent de la gorge. On dirait un chien qui agonise. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais rien faire pour arrêter ça.  Même la douche est trop loin.

« Johanna ».

Il semble retrouver son souffle, la tempête retombe, il me détache de son dos, et se tourne pour me faire face. Par réflexe, je baisse un peu la tête.

Il me soulève légèrement le menton, il me regarde dans les yeux.

L’univers entier se jette sur moi et me dévore. Je suis figée dans ses myriades d’étoiles qui me percutent. Il me caresse la joue.

C’est donc ça que ça fait.

Pourquoi c’est maintenant ? Pourquoi c’est pendant que tu dors dans ta petite boîte au fond de ce trou tout noir ?

La suite déboule à toute vitesse, sa main glisse derrière ma nuque, son visage se rapproche, et je peux sentir les restes de son after shave. Derrière son oreille, ça sent un peu plus fort. Et ça m’embarque tellement loin. J’en ai tellement besoin. Tellement envie.

Il se penche sur moi, et je me sens minuscule. J’ai l’impression de flotter. Ses lèvres se déposent sur les miennes. C’est doux, mais pas longtemps. L’ouragan s’accroche à ma langue et m’emporte encore plus loin, dans un désert brûlant. Je me sens abandonnée dans ses bras.

Il sait faire tout ça, apparemment, pour lui c’est toujours un peu pareil. Alors il suit son programme. Je crois que c’est pour cesser de réfléchir, de souffrir. Tant pis pour la raison, si c’est ce dont il a besoin. Si c’est ce dont j’ai envie.

Moi, comme toujours, c’est la première fois. C’est forcément la première fois, à chaque fois. Avec elle aussi, c’était toujours la première fois. Le premier baiser, la première caresse. La première jouissance.

Il doit y avoir encore un peu d’elle dans le creux de ses reins à lui. Un peu de moi sur les bords de ses doigts qui pincent la pointe durcie de mes seins.

Je le laisse m’embarquer dans sa folie, dans sa violence. Nos vêtements s’écartent autour de nous, mues noircies par ton deuil.

Il me pénètre. Et je sais qu’il remplit tous les trous béants du monde. Je suis accrochée à lui, assise sur lui, juchée sur lui. Agrippée aux roches de ses épaules, je traverse le typhon de son âme.

Au milieu de la nuit, on se retrouve échoué sur la moquette de l’appartement.

Il tourne sa tête vers moi, il sourit, un peu tristement, mais il sourit.

« Johanna ? »

Je le regarde, il est beau. Bien sûr qu’il est beau.

« Tu veux m’épouser ? »

Je fais un hochement de tête, épuisé, vaguement affirmatif.

Il m’attrape, me glisse tout contre lui. Il est chaud, son cœur bat tranquillement. Je ferme doucement les paupières, pour regarder mon âme s’éloigner à tes côtés.

Adieu, mon Amour.

__________________



Le plus beau jour de ma vie.



Foutaises.

On m’a habillée pour que je fasse la poupée de porcelaine au bout d’une allée de mairie, avec des chaises pliantes et un gars, enguirlandé d’une écharpe tricolore, qui fait semblant de trouver solennel le moment.

Je fais un peu la même chose, histoire de justifier que ma mère chiale sur son « sourire de circonstance ».

« Je te l’avais dit que ce serait lui !  » Elle avait répété en me serrant mon corset. Outil de torture qui me compressait présentement les seins, les côtes, et le cœur.

A moins que pour le cœur, le corset n’y soit pour rien.

Eimeric était impeccable dans son costume blanc. Moi j’avais l’impression de bailler dans ma robe, ou l’inverse.

Il m’a mis la bague au doigt. Je suppose que j’ai dû faire un peu pareil.

C’était pas tout à fait réel cette histoire. En tout cas, moi j’étais pas réelle dans cette histoire-là.

Quelques mois à s’envoyer en l’air dans l’Appartement, à faire semblant que tout ça c’était la suite logique, que nos sentiments n’avaient aucune zone d’ombre. Que le fantôme de Judith n’errait pas dans notre lit, entre nous, entre minuit et deux heures du matin.

Quelques mois à faire semblant d’y croire, à le laisser me donner des mots doux, à le laisser me caresser les fesses quand je partais bosser.

Et voilà qu’il m’épouse pour de vrai. Ce con !

Je sors de la salle à son bras, on nous balance plein de trucs en même temps que le soleil me tombe sur la tête. Je me sens assommée.

Il me murmure de sourire pour les photos. Et moi je repense à mon chef de chez Mac Do.

Qu’est ce que je fous là ?

C’est ce qui doit se lire sur les clichés pris par le photographe et son énorme objectif.

__________________


Et les moutons…



J’ai arrêté mes études, et mon job. Je fais mes cartons.

Juste mes affaires personnelles. L’Appartement sera loué en meublé.

Je m’installe chez lui. Il a réussi à publier.

Il me répète que c’est Judith qui a fini de l’inspirer. Que souffrir ça fait grandir.

Sa petite notoriété commence à s’étaler, tache d’huile dans la rentrée littéraire. Il enchaîne les cocktails, et les signatures. On se l’arrache dans les milieux tendances.

Un soir, tandis que je fais sagement la potiche sur une banquette en velours rouge d’un resto bar « concept » et que je regarde Eimeric faire son numéro de séduction à l’assemblée.

Une silhouette appelle mon regard du coin de l’œil.

Enfin… une silhouette mélangée à une autre silhouette.

Cet homme élégant, à la peau noire, aux reflets mats, impeccablement habillé, qui danse front contre front avec un jeune homme blond aux traits fins.

Merde alors !

Je continue à fixer du regard la scène, totalement abasourdie.

Je ne pensais pas retrouver mon chef ici, pas comme ça, pas avec ce genre de compagnie.

Ah oui… forcément… le dernier métro.

Je me prends à sourire.

Le premier vrai sourire depuis le départ de Judith.

J’ai dû fixer trop longtemps. Il m’a vue. Il me sourit aussi, un peu embarrassé. Je lui fais un petit signe de la main, le sourire me monte aux yeux.

Le sien aussi, soulagé.

Rien de plus. Il continue sa danse. Je continue à faire la potiche.

Et les moutons seront bien gardés… ou les vaches, je ne sais plus.

« Modifié: 21 Mai 2015 à 19:36:26 par La Marquise de Carabas »

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #100 le: 06 Mai 2015 à 09:54:07 »
Merci pour ton passage Lucie !

Je crois que j'ai voulu faire ce que Milla m'avait proposé, vu que j'écrivais plusieurs textes à la fois.

Et en même temps, je trouve aussi qu'un texte par jour, c'était bien aussi...

De toute façon là, je cours à la fin de cette petite histoire... donc je vais tout envoyer à ce rythme... Libre à vous de doser vos lectures  :-[

Ok pour le coup du corset... je vais voir comment ça passe pour les autres lecteurs !

Et pis désolée pour le trop trop trop triste ... normalement ça va s'arranger un ti peu  ::)

Belle journée à toi :)

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #101 le: 06 Mai 2015 à 10:28:53 »
Hello Marquise !  :)

De marbre / Adieu mon amour : C'est étrange, mais du point de vue de l'ambiance générale de ces deux chapitres (j'ai même envie de dire ces deux tableaux), jusqu'au début du deuxième tout du moins, je retrouve l'atmosphère que j'ai voulue poser dans ma nouvelle "Trois" (suivie de "Mes souvenirs pour oublier"). Un amour triangulaire qui ne se dit pas (sauf qu'il y a deux mecs et une nana), la disparition subite, brutale de la fille, les souvenirs un peu espiègles de quand ils étaient ensemble, quand elle était vivante, la difficulté à réaliser, à digérer tout ça. Si ça te dit, tu peux la lire ici : http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,11536.0.html
Du coup, ça me fait super bizarre de lire les mots de quelqu'un d'autre qui a eu sensiblement la même intention. Bien sûr, l'écriture n'est pas la même, l'histoire n'est pas la même, mais ça résonne fort en moi à cause de ça sans doute.

Je vais m'attarder un peu plus sur Adieu mon amour pour deux raisons :
-j'aime beaucoup ce rapprochement physique, charnel avec Eimeric. Johanna le dit elle-même, elle se laisse embarquer, c'est lui qui fait. Dès lors, et même si elle peut être passive et "subir" sa pénétration en étant juchée sur lui, je ne trouve pas cette position très "dominante" de la part du mec et telle que je me la représente à ce moment-là. Je trouve que c'est un peu contradictoire. Je le vois plus la plaquer contre le mur et la prendre comme ça, ou sur le canapé, sur la moquette mais lui dessus. D'autant plus que Johanna évoque sa violence à ce moment-là, donc c'est lui qui conduit l'ébat, pas elle (je ne sais pas si je suis très clair...).
-Il y a à mon sens un problème de position narrative dans ce chapitre puisque dans le coeur du texte, Johanna évoque Judith à la troisième personne alors qu'à la toute fin elle s'adresse directement à elle.

Voilà, en dehors des deux points que j'ai soulevés, j'ai vraiment adoré. Et puis, on commence peut-être à voir un coin de ciel bleu pour Johanna et Eimeric.

Je reviens vite lire la suite.

See you...

Avent'

« Modifié: 06 Mai 2015 à 10:44:36 par Aventador »
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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #102 le: 06 Mai 2015 à 10:48:33 »
Ah Avent ...  :-[

Tu vas m'obliger à raconter des trucs bien intimes, heureusement que c'est noté explicite et qu'on est entre adultes  ^^

( Je vais aller lire ton texte bien sur !!!! )

Et te répondre par le plus simple : oui, elle change au dernier moment de l'indéfini au défini pour Judith. On est dans un système de journal, elle peut parfaitement s'adresser brutalement directement à elle. Parce que c'est plus fort d'un coup pour elle de parler directement à celle qui est devenue absente. Moi en tout cas, ça me parle :)

Bon... le plus difficile.

Ah !
AAAAAAAH !

Mais dis donc Avent... ça peut être particulièrement violent de dominer quelqu'un qu'on maintient au dessus de soi. De l'emporter dans son propre mouvement, de lui amener un maximum de plaisir et savoir le faire extrêmement bien, sans s'étaler dessus comme un imbécile brutal. Eimeric est plus subtil que ça, et le résultat est plus intense et plus pernicieux.

Y a beaucoup à gagner à " piloter " la situation par en dessous... Si je puis me permettre ;)

Il est dans les automatismes du corps, il sait " comment bien faire l'amour ", y a aucune raison qu'il oublie ça à un moment où il a justement besoin de ça :)

Voilà voilà....

Quelqu'un a un baquet d'eau froide pour moi siouplait ?  ><
« Modifié: 06 Mai 2015 à 10:54:32 par La Marquise de Carabas »

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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #103 le: 06 Mai 2015 à 11:01:03 »
Je sais, marquise, je sais...

C'est juste que pour moi, à ce moment-là ça fait moins comment dire... "naturel"? (le problème quand je lis, c'est que j'essaie de tout visualiser, ce qui est parfois impossible parce qu'on ne peut pas toujours tout écrire, décrire... Mais je suis très visuel comme garçon, j'y peux rien  ;)). T'en fais pas, c'est peut-être juste moi  :mrgreen:! (et puis ce serait très cavalier/déplacé de te proposer de tenter l'expérience avec moi lol. Tu n'es pas libre, il y a Monsieur le marquis, et moi non plus je ne le suis pas...  :-¬?)

Pour le positionnement narratif, ce n'est pas gênant en soi et je me doutais de ta réponse, ça m'a juste un peu destabilisé (oui je suis très technique aujourd'hui, narrative ou charnelle lol.)

Bon, beaucoup de répétitions dans mon présent post, désolé  :-[ !

A très vite.

Avent'
« Modifié: 06 Mai 2015 à 11:09:32 par Aventador »
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Re : [L'appartement] 1- Le problème avec Judith [Textes Explicites]
« Réponse #104 le: 06 Mai 2015 à 13:00:18 »
Re !

Le plus beau jour de ma vie : L'impression d'un mariage "de raison" ou par dépit. Le jeu des apparences trompeuses. Un peu de mal à comprendre pourquoi Johanna ne se donne pas les moyens d'être heureuse. Eimeric était un de ses fantasmes, elle l'a eu. Au lit, ça a l'air de fonctionner, ils s'entendaient bien en tant qu'amis aussi et ça n'a pas l'air d'avoir changé sur ce point. Est-elle une éternelle insatisfaite qui court après sa vie sans jamais vraiment la vivre?

Et les moutons... : Johanna est de plus en plus spectatrice de la vie des autres sans être vraiment actrice de sa propre existence.

Alors alors, pour ces deux tableaux, c'est toujours très bien écrit, l'atmosphère et les ressentis toujours bien posés mais j'étais monté tellement haut avec les chapitres qui les précèdent... Du coup, ça me laisse un peu froid, un peu de marbre, comme si j'étais déconnecté de tes personnages. Je ne sais pas trop expliquer pourquoi.

Je ne sais pas trop où tu vas nous conduire au final, vers la résignation de Johanna à se "complaire" dans un pseudo-bonheur factice ou vers un "réveil", une prise en main de sa vie en envoyant tout balader, même ce qu'elle désirais le plus? J'en sais rien, et je suis très curieux de la manière dont tu vas conclure tout ça, nous raccrocher à la fragilité de l'âme de Johanna, d'Eimeric...

Donc à très vite pour la suite.  ;)

Avent'
« Modifié: 06 Mai 2015 à 13:09:38 par Aventador »
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