Bonsoir,
c'est une idée originale de présenter une définition revisitée d'expressions usitées. J'ai lu une fois seulement un ouvrage du genre mais les définitions étaient politisées, pas vraiment de tentative de revisiter et d'approfondir le sens et l'usage d'une expression.
Une remarque cela dit: je ne suis pas contre l'usage d'un vocabulaire recherché, mais uniquement dans la mesure où cela ne nuit pas à la clarté globale du récit. Peut-être est-ce mon point de vue mais j'ai l'impression que tu veux à tout prix placer des mots compliqués pour donner une atmosphère trouble à tes définitions. Le problème est que cela marche trop bien et qu'on a du mal à comprendre certains passages. Je pense que tu gagnerais en clarté sans trop perdre de cette atmosphère que tu as l'air de rechercher si tu faisais l'économie d'une partie de ces mots (j'ai lu également tes autres métaphores oisives, et la 5 par exemple est bien plus réussie de ce point de vue à mon goût).
Deux remarques de forme:
La populaire impression de se sentir incompris, envahit
Je trouve que la virgule placée là est curieuse syntaxiquement: le groupe avant la virgule fait office de sujet pour le verbe envahir et devrait (à mon sens) être directement placé avant.
d’une confusion entre des sens d’un même mot
Je trouve que la formulation d une confusion entre des sens d'un même mot est un chtouille lourde: personnellement je remplacerais par "qu'il y a une confusion entre les sens d'un même mot" ou "entre certains des sens d'un même mot". Je suis un peu tatillon mais ton écrit est en quelque sorte à la lisière de la poésie et le phrasé y prend une place importante.
Quelques remarques de fond également:
Je ne sais pas quel est le but recherché à travers ces définitions et si du coup il y a un parti-pris de négliger une part de la définition quelques fois, quitte à rendre la définition un peu caricaturale. Si la caricature partielle est recherchée, une partie de mes remarques seront sans doute mal placées mais je les envoie en bouquet malgré tout.
‘Laisse tomber’
L'emploi de l'expression recouvre aussi le fait de décider de rétracter une information donnée, qui ne clos alors pas le discours mais l'ouvre à quelque chose de plus intéressant.
‘Je nage à contre courant’
Le "majoritairement auréolé de mérite" se rattache davantage à la démonstration de la différence, pas tant au conflit intérieur je dirais, non? Ta première phrase parle d'ailleurs de la volonté d'être unique: cela me paraît être un conflit extérieur (il est trop facile d'être unique tout seul).
‘C’est l’intention qui compte’
Alors je pinaille peut être mais "la réalité souvent erronée des simples faits" me bloque un peu, sans doute parce que je rangerais volontiers les "intentions qui comptent" parmi ces simples faits. Si je comprend la réalité comme l'ensemble des phénomènes existants les intentions sont réelles et factuelles (par opposition à fictives), il s'agit juste d'y "faire attention" (cette fois un fait qui peut manquer) comme étant ce qui compte.
Voilà ce sera tout pour mes commentaires. C'est une bonne idée et originale avec ça mais je trouve que ça pêche un peu par la clarté. Par rapport aux autres parties des Métaphores oisives, si tu cherches à donner une sorte d'unité il te faudra aussi retravailler pour donner une forme plus cohérente au tout. Bon courage pour la suite!