Sujet très loin d'être clos !
D'abord ta description est parfaite, mais c'est celle du BOBO, et surtout du bobo parisien.
De nombreux articles de presses ont décrit ces bobos, correspondant à ta description.
Wikipédia :
Le terme bobo, contraction de bourgeois-bohème, traduction de l'anglais bourgeois bohemian, est issu d'un livre de David Brooks. L'auteur entendait caractériser et regrouper sous ce terme l'évolution et la transformation du groupe des yuppies des années 1980.
D'après le journaliste et écrivain Pierre Merle, l'expression « bourgeois-bohème » réapparaît en France le 15 juin 2000 dans un article du Courrier international3. Ce terme est assez flou. Il prend cependant une valeur plutôt péjorative comme dans la chanson de Renaud Les Bobos, désignant un type de conformisme : des personnes aisées, parisiennes et parisianistes, bien pensantes, de sympathies allant plutôt à la gauche écologiste et ayant de l'affection pour la figure du révolté (Che Guevara, mai 68)4. Il est employé par Raymond Barre lors de la campagne municipale de 2001, cité par le Progrès de Lyon en mars 20015.
Pour Joseph Heath et Andrew Potter, une nouvelle forme de bourgeoisie issue du secteur tertiaire voit le jour autour des années 1960 en Amérique du Nord. Loin de la figure de l'austère bourgeois, celle-ci est « créative » et « bohème », et si elle cherche toujours une justification morale, celle-ci est désormais colorée d'écologisme ou de citoyennisme, selon le modèle de la contre-culture venu de la côte ouest américaine, et fortement conformiste11.
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Maintenant analyse de ton Néoromantique :
Concernant le mouvement artistique :
Wikipédia :
Le Néoromantisme est un mouvement artistique (littérature, peinture, musique…) né à la fin du XIXe siècle en réaction au naturalisme et au modernisme et cherchant à mettre l'accent sur les sentiments et la vie intérieure.
Concernant ton hypothèse d'un soit disant neoromantique moderne :
Les références sont inexistantes ou presque.
On trouve à ce site :
http://www.grazia.fr/au-quotidien/lifestyle/articles/40279Alors vite, passons au Néo-Romantisme.
En fait, ce qu'il reste d'un mouvement de révolutionnaires qui sont allés jusqu'aux poings pour une pièce de théâtre (la fameuse Bataille d'Hernani) est loin de ce qu'il devrait rester. Les fleurs, la séduction fébrile, les sentiments tièdes, exit. Est néo-romantique ce qui est profondément différent, moderne, incendiaire.
C'est quoi, être Néo-Rom ?
Franchement, il n'y a pas de règle : être néo-rom, c'est une attitude. Qu'on opte avec passion. Pour s'y essayer, c'est bien simple : il faut transcender sa propre condition sociale, et des codes sociaux ambiants. Est Néo-Romantique un Parisien qui vend sa boîte de pub pour ouvrir une crêperie à la Rochelle ; est Néo-Rom l'aristo qui s'entiche à vie d'une guitariste chilienne… Sont Néo-Rom ceux qui s'inspirent des flux de leurs vies et se laissent voguer sur les courants de leurs existences, à l'instar des Romantiques à l'écoute de leurs fors intérieurs et des folies qui en découlent.
Donc on remplace :
Les roses par des tournesols
Le restau chic par des burgers maison chez des potes
Les lettres d'amours nazes par un lipdub
Le missionnaire par le tantrisme
Le je t'aime par à demain
Lu sur Twitter : "Viens on va manger des burgers chez Paul, ramène des tournesols, ce sera tantrique, à demain !"
Mon avis : à l'origine ta description correspond aux bobos. C'est historique.
Il semble qu'en France le mot néoromantique ait été détourné récemment par certains jeunes
pour requalifier le bobo d'origine en néoromantique. Certains sites internet mais pas signifiants
en parlent.
Par contre un site qui me parait plus sérieux par d'un néoromantisme moderne, comme un romantisme moderne :
http://www.ulaval.ca/phares/vol2-automne01/texte03.htmlVoilà donc ce qui recoupe notre définition du romantisme : la saturation du projet moderne, la remise en question des pouvoirs de la raison, la méfiance vis-à-vis d'une histoire finalisée, la recrudescence des discours pseudo-fondateurs mythiques et des valeurs archaïques, la valorisation du « local », l'identification émotionnelle et affectuelle à sa tribu, ses héros, la décentralisation des revendications et des réalités géopolitiques ; tout se met en place pour le retour en force d'une attitude néo-romantique : « On peut dire dans une optique wébérienne, que l'on peut comprendre le réel à partir de l'irréel [...] la technologie favorise un réel réenchantement du monde[8].» La société du spectacle a favorisé la naissance d'un monde « imaginal » (images publicitaires, télévisuelles, virtuelles), onirique et ludique. Ainsi se profile un important parallèle : au moment même où l'on parle de pensée unique et de mondialisation économique, nous retrouvons la même conscience de l'intolérable réalité, fut-elle inconsciente.
L'esprit néo-romantique a son pendant théorique ; ici triomphent la tribu, le local, les microrécits, le relativisme, le populisme et une forme de rejet de la raison. La conquête de la liberté se présente encore comme une réaction devant le « projet » et la « culture » modernes. On s'intéresse au quotidien, au banal, à la télévision, aux comportements de nos pairs, à « nous autres » ; tout devient moment de culture, phénomène événementiel, sujet à l'étude. La réaction —et peut-être un certain sentiment de culpabilité vis-à-vis d'un passé de colonisateur —contre les misères de la modernité se profile en une idéologie épistémologique : l'éclectisme théorique du package deal postmoderne —au dire même de Boisvert —« a tous les ingrédients pour se constituer en idéologie[13]. » Quoi qu'il en soit, les « études culturelles » mises de l'avant dans nos universités préfèrent déjà Madonna, comme objet d'étude, à Arvo Pärt. Ce qui est consommé devient le signifiant par excellence. Les écrivains, par exemple, doivent adopter les canons de cette littérature que l'on a appelée « mineure » parce que la population s'y exprime. À leurs yeux, croire encore à la culture en tant que vie avec l'esprit ressort d'un pauvre réflexe « embourgeoisé ».
Dans cette perspective, le néo-romantisme repose sur une déviance de la notion de culture : à la culture en tant que vie avec l'esprit et comme tâche (Bildung), les fondateurs de l'Unesco et les postmodernistes substituent la culture comme origine. Contre l'universel, on défend la glorification du particulier. Maintenant, le concept d'identité culturelle a une version plus ouverte à toutes formes de tribus, de divertissements, de comportements, de banalités quotidiennes, d'attitudes, de modes, de bêtises, de loisirs, de produits, d'opinions, de pseudo-populisme, de zones d'éclectisme individuelle et sociale. Dans nos sociétés techno-bureaucratiques de consommation dirigée, triomphe le package deal, le self-service généralisé et les religiosités light. Le véritable romantisme avait ses raisons de s'opposer aux idéaux de l'Aufklärung, tandis qu'aujourd'hui, après Auschwitz et le communisme, personne ne peut sérieusement se prétendre romantique. Par ailleurs, a-t-on oublié que les philosophes modernes militaient pour étendre la culture à tout le monde afin de soustraire la sphère individuelle à l'emprise de l'État, de la religion, bref du pouvoir de la collectivité. Ils visaient à rendre l'individu autonome et à l'éclairer pour contrer les méfaits de la bêtise. De même, le romantisme combattaient la tyrannie de la raison instrumentale, de la pensée « calculante » ; tandis que — pour reprendre la phrase de Finkielkraut — « son extension postmoderne ne suscite pratiquement pas de protestations. »
Le mouvement romantique eut l'illusion de rejeter les conventions du classicisme, des philosophies positivistes, des idéaux rationnels et universels qui visaient une unification du genre humain ; maintenant, à l'ère du relativisme à outrance, nous retrouvons la même attitude devant la mondialisation et l'uniformisation des cultures. Small is beautiful scandent ceux qui, méfiants devant les pouvoirs centralisateurs, sont prêts à tout pour défendre leur culture, leurs vérités et leurs particularismes. Mais nos sociétés, en tant qu'elles sont engluées dans les rapports marchants, ne satisfont guère les désirs de reconnaissance des communautés identitaires. Sous le double jeu de la perte de soi dans l'autre et du narcissisme, l'individu postmoderne, lui, se nourrit d'un néo-romantisme qui n'est en rien équivalent au romantisme lui-même. La critique du progrès technique, des objectifs utilitaires de la raison instrumentale et la peur d'un assujettissement par une civilisation industrielle (avec ses rechutes dans le « barbarisme »), ramènent la jeunesse vers les aspirations de l'époque romantique. Le lien social se tisse des fibres de l'émotionnel et du fusionnel, et s'ébauche en modèle. Tandis que l'on constate la montée de la droite et du nationalisme en Europe comme en Amérique, parallèlement à l'extrême violence des fanatismes et du terrorisme au Moyen-Orient, la fuite dans un néo-romantisme primaire aux formes ludiques est une manifestation du malaise généralisé. D'un autre côté, l'idéal de l'authenticité moderne se défend peut-être encore et reste une alternative valable à la culture du tout relatif ; mais encore faut-il qu'il y ait un tel sujet autonome, en pleine possession de sa rationalité et capable de choix personnels. En ce sens, ne faudrait-il pas ajouter à la volonté d'autonomie des modernes (et à l'affirmation de la liberté de l'esprit) la position du sujet fragile et vulnérable ? Une telle morale est-elle humainement possible ? Encore faudrait-il que nous en ayons collectivement la volonté.
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Mon avis :
Ta description succinte correspond à la description du bobo.
La définition reprise par le dernier site internet cité est bien plus large :
Elle couvre les alter mondialistes, les réfractaires à la civilisation moderne.
On peut être écolo sans être néoromantique.
On peut-être niais face à l'amour sans être néoromantique.
Ect...
Ta description rejoint le bobo, ou le fumeur de joint baba cool et cette description du néoromantique
est restrictive.
Mais comme nous sommes dans une éépoque qui simplifie souvent les choses et parceque les jeunes
comme toi ont besoin de fabriquer du vocabulaire le terme neoromatique a été détourné per certains
blogs sur le net pour viser les bobos-baba cools aux cheveux longs.
Je sais, mon étude est complexe, mais à la lecture des différents documents, le néoromantisme touche
des domaines bien plus larges que ta description.
Mais peut-être estèce le pastiche qui veut cela ?
Bref si tu aimes analyser en long et travers les textes qui te sont soumis ici, et tu ne t'en prive pas avec
moi, je suis aussi un perfectoniste, et je sursaute quand on appelle un chat un lynx et l'inverse....
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Tu dis :
Alors que pour la plupart ils ne sont plus que des pseudo rebelles dépendants du RSA condamnés à errer dans les couloirs des Assedic par fainéantise...
Alors là c'est carrèment facho et con de ta part. Tu me surprends.
Je connais des tas de gars aux Assedics et at RSA, et j'ai dans ma vie travaillé 5 ans dans le social,
et je n'ai que très vrarement rencontré des baba ou néoromantique dans ces catégories.
Pour résumer c'est vraiment con de nos jours de vilipender les chomeurs.
Tout le monde peut se retrouver un jour au RSA ou chomeur.
ça m'est arrivé quand le hanicap m'a touché (maladie bipolaire).
Seul Sarkozy a été assez con pour vipender les gars du RSA et les chomdus. Il a été balayé aux élections.
Pour dire des conneries comme tu dis sur les chomeurs, c'est de la cocaine que tu snifes ?

Coome Sarko ?

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Alors que pour la plupart ils ne sont plus que des pseudo rebelles dépendants du RSA condamnés à errer dans les couloirs des Assedic par fainéantise...