Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

11 Juin 2026 à 19:30:57
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le néo-romanticon

Auteur Sujet: Le néo-romanticon  (Lu 3627 fois)

Jon Ho

  • Invité
Le néo-romanticon
« le: 23 Juin 2012 à 23:59:32 »
Comme j'ai le sentiment que c'est un sujet qui vous plaît et que vous n'étiez pas en accord avec mon précédent texte, j'en ai écrit un autre encore plus cliché, mais en tenant compte cependant de vos remarques.
Juste une petite précision :
Le problème avec ce que j'appelle le néo-romantisme c'est que justement c'est une ode aux clichés.
Rien à voir avec un courant littéraire, juste une façon d'être et de se comporter.
  :mrgreen:

                                                                               
Le néo-romanticon 


J’ai profité qu’aujourd’hui offrait un climat mélancolique pour aller faire quelques emplettes en centre ville.
Chagrin de brises parfumées, mon cheval monté à cru, soufflait par ses naseaux dilatés sans ménager son galop pour autant.
La route de sable et de pierres était bordée de milles fleurs. Leurs exhalaisons délicieuses en cette belle saison pénétraient mon âme au plus profond.
J’ai freiné mon canasson aux abords d’un magasin d’instruments de musique pour acquérir une mandoline puis d’une friperie où j’ai dégoté pour trois
fois rien une magnifique chemise à jabot.

Sur le chemin du retour, j’ai fais un petit lacet par le cabanon au bord du lac.
En échange d’un billet bleu j’ai eu droit à un bon pour 2 escapades romantiques sur les flots sans remous d'un lac.
Barque ou pédalo au choix, pour une heure et demi, à utiliser dans l’année. Le weekend prochain j’y emmènerais ma douce pour la Saint Valentin.
On ira glousser sur mes mélodies mandoline en mangeant des pétales de roses.
Ma chevelure impeccable flottera au grès d'un courant d'air polisson, nous serons ivres d’un amour infini. Je lui conterais des vers, ma chemise ouverte sur une toison virile, caressant sa joue comme on caresse la peau d’un fruit.

En rentrant chez moi j’ai allumé toutes les bougies que j’avais.
Des rouges, des bleues, des violettes.
Toutes ces couleurs dans mon appartement faisaient battre mon cœur et j’ai eu envie de chanter.
Rien de particulier, juste fredonner des syllabes en yaourt peut être, mais  à la framboise avec de généreux morceaux dedans.
J’ai profité de cette après midi nonchalante pour relire les rêveries d’un promeneur solitaire.
Le soleil s’est éteint au moment où une envie d’écrire m’a frôlé les doigts, je n’ai pu y résister.
Je me suis assis à mon pupitre, la plume à la main. Les mots se sont posés sur le blanc du papier comme une famille heureuse de papillons lumineux.
Je me suis servi un verre de Corton Charlemagne, 1997, l’année ou ma route incertaine
a croisé celle de mon amoureuse, me promettant des années d’un bonheur exempt du moindre nuage.
Les mots de mon poème se sont mis à flotter, flirtant délicieusement avec les règles de l'apesanteur.

« Doux frémissement de tes lèvres adjacentes
Le saule n’est pleureur qu’au moment des adieux
Sirène ennuyé par les tic-tac audacieux
Bloc et troc sous une pose à jamais décadente.

Le chant des fleurs me percent les rigoles
Sournois refuge divin –en vain
Dix mille fourmis aveugles n’y suffiraient point
La rue s’impatiente sous cette belle farandole »

Je me suis réveillé dans mon lit totalement en nage, le ventre crispé. Le réveil indiquait 3h du matin.
Je suis parti en courant vomir cet affreux cauchemar. Un coton tige pour virer les restes de pollen collés aux tympans
et toutes les fleurs ont disparues dans la nuit noire.
Je me suis regardé dans le miroir, j’avais encore des bouts de pétales de roses collés aux dent.
Ma gueule déconfite aspirait au sommeil. J'ai regagné mon pieu, allumé une cigarette.
En soufflant la fumée j'ai essayé de faire des formes.
Des ronds,
Des carrés,
Des coeurs...

Je n'ai rien contre la quête du bonheur et une certaine forme de béatitude quand on l'approche de très près.
Je regrette juste chez certain, l'expression que prend cette félicité. Cette image niaise d'un bien être forcé et surjoué à l’extrême.
Jusqu'à se demander si les joueurs de mandoline aux mèches vagabondes ne chient pas des paillettes.




« Modifié: 24 Juin 2012 à 00:02:14 par Jon Ho »

Hors ligne pascal2

  • Scribe
  • Messages: 97
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #1 le: 24 Juin 2012 à 00:41:51 »
Très bonnes capacités à écrire, vocabulaire riche, expressions originales.
Mais le texte reste inoffensif, voire un peu niais.
Niais comme le néoromantique que l'on soupçonne d'être niais.
Il eut mieux valu démontrer pourquoi le néoromantique est vraiment niais aussi
il eut fallu mieux se documenter sur ce courant littéraire et faire une véritable étude
pour faire une bonne diatribe.

A trop vouloir être incisif sans faire d'effort, on finit soi-même pour passer pour niais,
comme l'idée que l'on se fait par exemple du néoromantique.
Donc ne pas tomber dans les lieux communs.

Ensuite dans cette diatribe mieux montrer la férocité de la vie moderne face aux rêves souvent niais
mais authentiques des romantiques de tous poils.
Ne sommes-nous pas tous un peu romantiques et donc concernés ?

Ensuite on ne bat pas ainsi sa coulpe aussi facilement devant la critique.
Ne pas remettre en cause son texte au premier jet de critiques,
et publier sur d'autres forums pour voir si les réactions sont différentes ou pas.
Et puis le même texte peut plaire ou déplaire aussi.
Donc être attentif à la critique mais aussi la relativiser.

Qui vit sans folie n'est pas si sage que cela

Jon Ho

  • Invité
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #2 le: 24 Juin 2012 à 00:55:15 »
il eut fallu mieux se documenter sur ce courant littéraire et faire une véritable étude
pour faire une bonne diatribe.

Il eut fallu mieux lire avant mon petit texte d'introduction : Rien à voir avec un courant littéraire, juste une façon d'être et de se comporter.

Ensuite on ne bat pas ainsi sa coulpe aussi facilement devant la critique. : Je vois pas bien où j'ai battu ma coulpe devant une critique ?
Sur mes autres textes j'ai toujours essayé de défendre mon point de vue et ne me suis jamais senti agressé...
Je poste mes textes sur ce forum pour recueillir des critiques et des corrections. Au passage de temps en temps, certain disent que c'est sympa et ça fait plaisir. Mais jamais pour me faire encenser.
 
Donc être attentif à la critique mais aussi la relativiser. : Pour la relativiser il faut déjà savoir l'accepter, si tu vois ce que je veux dire...  :mrgreen:

Merci pour ton commentaire

Hors ligne pascal2

  • Scribe
  • Messages: 97
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #3 le: 24 Juin 2012 à 01:14:55 »

Tu dis :
Rien à voir avec un courant littéraire, juste une façon d'être et de se comporter.

Mais justement je n'ai jamais rien vu d'un concept de néoromantique et d'une façon de se comporter.
Ou alors pourrais tu nous donner tes références et études car cela m'intéresse.
C'est pas pour te pièger.

-----------

Tu dis :
Comme j'ai le sentiment que c'est un sujet qui vous plaît et que vous n'étiez pas en accord avec mon précédent texte, j'en ai écrit un autre encore plus cliché, mais en tenant compte cependant de vos remarques

Donc traduisons, la critique vient d'influer sur ta façon d'écrire ton deuxième texte.
D'où ma mise en garde.

-------------------------

Tu dis :
Donc être attentif à la critique mais aussi la relativiser. : Pour la relativiser il faut déjà savoir l'accepter, si tu vois ce que je veux dire

Non je ne vois pas chez moi de difficulté à recevoir la critique. Relis mes différents fils.
Par contre tes critiques sur mes textes sont souvent très pointilleuses et si abondantes que si
je t'écoutais je devrais entièrement refaire mes textes. Dur dur.
Ce que je te permet de faire et de publier car je suis très curieux du résultat ... ;)

Qui vit sans folie n'est pas si sage que cela

Jon Ho

  • Invité
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #4 le: 24 Juin 2012 à 01:34:04 »
Rien à voir avec un courant littéraire, juste une façon d'être et de se comporter.
Ne me dis pas que tu n'as jamais croisé dans ta vie d'aventurier ou de détective un néo-romantique.
Il dissimule assez mal dans son sac à dos les fleurs du mal de Baudelaire. Il parle de grandes missions humanitaires au bout du monde dans un idéal de paix et de festin universel ( Alors qu'il n'a en général jamais foutu les pieds en dehors de son petit chez lui confortable ). Il s'exprime de façon soutenue avec un langage qui à défaut d'être compréhensible, flatte par de jolis mots ses doux tympans.
La mandoline est en général une guitare qu'il accorde devant toi, à l'oreille, avant d'entonner devant un feu de joie imagine de Lennon.
Il communique avec la nature mais à plus de facilité à comprendre le langage arbre qu'il parle à la perfection.
Dans l'idéal, son cheveu est fourni et vole au vent. ( oui là c'est vraiment un cliché mais je te jure, j'en ai vu tellement )
Il prend la tête à tout le monde avec un discours écolo en citant greenpeace alors qu'ils n'ont jamais vu une baleine. Tout au plus quelques sardines en boites et du saumon d'Ecosse.
etc...
Il aime écrire des poèmes sans queues ni têtes, juste pour prétende au statut de poète.

En gros il n'a absolument rien à voir avec un courant littéraire mais s'en approprie certaines références. Un peu comme le font les néo-punks. Une crête, un fuck finger toujours tendu, un fond d'exploited , quelques bières et des inepties sur un mélange d'anarchie et de nihilisme et le tour est joué...
Alors que pour la plupart ils ne sont plus que des pseudo rebelles dépendants du RSA condamnés à errer dans les couloirs des Assedic par fainéantise...

Enfin bref voilà ma définition
Sujet clos ?


« Modifié: 24 Juin 2012 à 01:37:34 par Jon Ho »

Hors ligne pascal2

  • Scribe
  • Messages: 97
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #5 le: 24 Juin 2012 à 02:54:19 »

Sujet très loin d'être clos !

D'abord ta description est parfaite, mais c'est celle du BOBO, et surtout du bobo parisien.
De nombreux articles de presses ont décrit ces bobos, correspondant à ta description.

Wikipédia :
Le terme bobo, contraction de bourgeois-bohème, traduction de l'anglais bourgeois bohemian, est issu d'un livre de David Brooks. L'auteur entendait caractériser et regrouper sous ce terme l'évolution et la transformation du groupe des yuppies des années 1980.
D'après le journaliste et écrivain Pierre Merle, l'expression « bourgeois-bohème » réapparaît en France le 15 juin 2000 dans un article du Courrier international3. Ce terme est assez flou. Il prend cependant une valeur plutôt péjorative comme dans la chanson de Renaud Les Bobos, désignant un type de conformisme : des personnes aisées, parisiennes et parisianistes, bien pensantes, de sympathies allant plutôt à la gauche écologiste et ayant de l'affection pour la figure du révolté (Che Guevara, mai 68)4. Il est employé par Raymond Barre lors de la campagne municipale de 2001, cité par le Progrès de Lyon en mars 20015.

Pour Joseph Heath et Andrew Potter, une nouvelle forme de bourgeoisie issue du secteur tertiaire voit le jour autour des années 1960 en Amérique du Nord. Loin de la figure de l'austère bourgeois, celle-ci est « créative » et « bohème », et si elle cherche toujours une justification morale, celle-ci est désormais colorée d'écologisme ou de citoyennisme, selon le modèle de la contre-culture venu de la côte ouest américaine, et fortement conformiste11.

-------------------

Maintenant analyse de ton Néoromantique :

Concernant le mouvement artistique :
Wikipédia :
Le Néoromantisme est un mouvement artistique (littérature, peinture, musique…) né à la fin du XIXe siècle en réaction au naturalisme et au modernisme et cherchant à mettre l'accent sur les sentiments et la vie intérieure.

Concernant ton hypothèse d'un soit disant neoromantique moderne :

Les références sont inexistantes ou presque.
On trouve à ce site :
http://www.grazia.fr/au-quotidien/lifestyle/articles/40279
Alors vite, passons au Néo-Romantisme.
En fait, ce qu'il reste d'un mouvement de révolutionnaires qui sont allés jusqu'aux poings pour une pièce de théâtre (la fameuse Bataille d'Hernani) est loin de ce qu'il devrait rester. Les fleurs, la séduction fébrile, les sentiments tièdes, exit. Est néo-romantique ce qui est profondément différent, moderne, incendiaire.
C'est quoi, être Néo-Rom ?
Franchement, il n'y a pas de règle : être néo-rom, c'est une attitude. Qu'on opte avec passion. Pour s'y essayer, c'est bien simple : il faut transcender sa propre condition sociale, et des codes sociaux ambiants. Est Néo-Romantique un Parisien qui vend sa boîte de pub pour ouvrir une crêperie à la Rochelle ; est Néo-Rom l'aristo qui s'entiche à vie d'une guitariste chilienne… Sont Néo-Rom ceux qui s'inspirent des flux de leurs vies et se laissent voguer sur les courants de leurs existences, à l'instar des Romantiques à l'écoute de leurs fors intérieurs et des folies qui en découlent.
Donc on remplace :
 Les roses par des tournesols
 Le restau chic par des burgers maison chez des potes
 Les lettres d'amours nazes par un lipdub
 Le missionnaire par le tantrisme
Le je t'aime par à demain
Lu sur Twitter : "Viens on va manger des burgers chez Paul, ramène des tournesols, ce sera tantrique, à demain !"

Mon avis : à l'origine ta description correspond aux bobos. C'est historique.
Il semble qu'en France le mot néoromantique ait été détourné récemment par certains jeunes
pour requalifier le bobo d'origine en néoromantique. Certains sites internet mais pas signifiants
en parlent.

Par contre un site qui me parait plus sérieux par d'un néoromantisme moderne, comme un romantisme moderne  :
http://www.ulaval.ca/phares/vol2-automne01/texte03.html
Voilà donc ce qui recoupe notre définition du romantisme : la saturation du projet moderne, la remise en question des pouvoirs de la raison, la méfiance vis-à-vis d'une histoire finalisée, la recrudescence des discours pseudo-fondateurs mythiques et des valeurs archaïques, la valorisation du « local », l'identification émotionnelle et affectuelle à sa tribu, ses héros, la décentralisation des revendications et des réalités géopolitiques ; tout se met en place pour le retour en force d'une attitude néo-romantique : « On peut dire dans une optique wébérienne, que l'on peut comprendre le réel à partir de l'irréel [...] la technologie favorise un réel réenchantement du monde[8].» La société du spectacle a favorisé la naissance d'un monde « imaginal » (images publicitaires, télévisuelles, virtuelles), onirique et ludique. Ainsi se profile un important parallèle : au moment même où l'on parle de pensée unique et de mondialisation économique, nous retrouvons la même conscience de l'intolérable réalité, fut-elle inconsciente.
L'esprit néo-romantique a son pendant théorique ; ici triomphent la tribu, le local, les microrécits, le relativisme, le populisme et une forme de rejet de la raison. La conquête de la liberté se présente encore comme une réaction devant le « projet » et la « culture » modernes. On s'intéresse au quotidien, au banal, à la télévision, aux comportements de nos pairs, à « nous autres » ; tout devient moment de culture, phénomène événementiel, sujet à l'étude. La réaction —et peut-être un certain sentiment de culpabilité vis-à-vis d'un passé de colonisateur —contre les misères de la modernité se profile en une idéologie épistémologique : l'éclectisme théorique du package deal postmoderne —au dire même de Boisvert —« a tous les ingrédients pour se constituer en idéologie[13]. » Quoi qu'il en soit, les « études culturelles » mises de l'avant dans nos universités préfèrent déjà Madonna, comme objet d'étude, à Arvo Pärt. Ce qui est consommé devient le signifiant par excellence. Les écrivains, par exemple, doivent adopter les canons de cette littérature que l'on a appelée « mineure » parce que la population s'y exprime. À leurs yeux, croire encore à la culture en tant que vie avec l'esprit ressort d'un pauvre réflexe « embourgeoisé ».
Dans cette perspective, le néo-romantisme repose sur une déviance de la notion de culture : à la culture en tant que vie avec l'esprit et comme tâche (Bildung), les fondateurs de l'Unesco et les postmodernistes substituent la culture comme origine. Contre l'universel, on défend la glorification du particulier. Maintenant, le concept d'identité culturelle a une version plus ouverte à toutes formes de tribus, de divertissements, de comportements, de banalités quotidiennes, d'attitudes, de modes, de bêtises, de loisirs, de produits, d'opinions, de pseudo-populisme, de zones d'éclectisme individuelle et sociale. Dans nos sociétés techno-bureaucratiques de consommation dirigée, triomphe le package deal, le self-service généralisé et les religiosités light. Le véritable romantisme avait ses raisons de s'opposer aux idéaux de l'Aufklärung, tandis qu'aujourd'hui, après Auschwitz et le communisme, personne ne peut sérieusement se prétendre romantique. Par ailleurs, a-t-on oublié que les philosophes modernes militaient pour étendre la culture à tout le monde afin de soustraire la sphère individuelle à l'emprise de l'État, de la religion, bref du pouvoir de la collectivité. Ils visaient à rendre l'individu autonome et à l'éclairer pour contrer les méfaits de la bêtise. De même, le romantisme combattaient la tyrannie de la raison instrumentale, de la pensée « calculante » ; tandis que — pour reprendre la phrase de Finkielkraut — « son extension postmoderne ne suscite pratiquement pas de protestations. »
Le mouvement romantique eut l'illusion de rejeter les conventions du classicisme, des philosophies positivistes, des idéaux rationnels et universels qui visaient une unification du genre humain ; maintenant, à l'ère du relativisme à outrance, nous retrouvons la même attitude devant la mondialisation et l'uniformisation des cultures. Small is beautiful scandent ceux qui, méfiants devant les pouvoirs centralisateurs, sont prêts à tout pour défendre leur culture, leurs vérités et leurs particularismes. Mais nos sociétés, en tant qu'elles sont engluées dans les rapports marchants, ne satisfont guère les désirs de reconnaissance des communautés identitaires. Sous le double jeu de la perte de soi dans l'autre et du narcissisme, l'individu postmoderne, lui, se nourrit d'un néo-romantisme qui n'est en rien équivalent au romantisme lui-même. La critique du progrès technique, des objectifs utilitaires de la raison instrumentale et la peur d'un assujettissement par une civilisation industrielle (avec ses rechutes dans le « barbarisme »), ramènent la jeunesse vers les aspirations de l'époque romantique. Le lien social se tisse des fibres de l'émotionnel et du fusionnel, et s'ébauche en modèle. Tandis que l'on constate la montée de la droite et du nationalisme en Europe comme en Amérique, parallèlement à l'extrême violence des fanatismes et du terrorisme au Moyen-Orient, la fuite dans un néo-romantisme primaire aux formes ludiques est une manifestation du malaise généralisé. D'un autre côté, l'idéal de l'authenticité moderne se défend peut-être encore et reste une alternative valable à la culture du tout relatif ; mais encore faut-il qu'il y ait un tel sujet autonome, en pleine possession de sa rationalité et capable de choix personnels. En ce sens, ne faudrait-il pas ajouter à la volonté d'autonomie des modernes (et à l'affirmation de la liberté de l'esprit) la position du sujet fragile et vulnérable ? Une telle morale est-elle humainement possible ? Encore faudrait-il que nous en ayons collectivement la volonté.

------------

Mon avis :
Ta description succinte correspond à la description du bobo.
La définition reprise par le dernier site internet cité est bien plus large :
Elle couvre les alter mondialistes, les réfractaires à la civilisation moderne.
On peut être écolo sans être néoromantique.
On peut-être niais face à l'amour sans être néoromantique.
Ect...

Ta description rejoint le bobo, ou le fumeur de joint baba cool et cette description du néoromantique
est restrictive.
Mais comme nous sommes dans une éépoque qui simplifie souvent les choses et parceque les jeunes
comme toi ont besoin de fabriquer du vocabulaire le terme neoromatique a été détourné per certains
blogs sur le net pour viser les bobos-baba cools aux cheveux longs.

Je sais, mon étude est complexe, mais à la lecture des différents documents, le néoromantisme touche
des domaines bien plus larges que ta description.
Mais peut-être estèce le pastiche qui veut cela ?

Bref si tu aimes analyser en long et travers les textes qui te sont soumis ici, et tu ne t'en prive pas avec
moi, je suis aussi un perfectoniste, et je sursaute quand on appelle un chat un lynx et l'inverse....

------------------------------------

Tu dis :
Alors que pour la plupart ils ne sont plus que des pseudo rebelles dépendants du RSA condamnés à errer dans les couloirs des Assedic par fainéantise...

Alors là c'est carrèment facho et con de ta part. Tu me surprends.
Je connais des tas de gars aux Assedics et at RSA, et j'ai dans ma vie travaillé 5 ans dans le social,
et je n'ai que très vrarement rencontré des baba ou néoromantique dans ces catégories.

Pour résumer c'est vraiment con de nos jours de vilipender les chomeurs.
Tout le monde peut se retrouver un jour au RSA ou chomeur.
ça m'est arrivé quand le hanicap m'a touché (maladie bipolaire).
Seul Sarkozy a été assez con pour vipender les gars du RSA et les chomdus. Il a été balayé aux élections.

Pour dire des conneries comme tu dis sur les chomeurs, c'est de la cocaine que tu snifes ?  :mrgreen:
Coome Sarko ?  :P



-------------------

Alors que pour la plupart ils ne sont plus que des pseudo rebelles dépendants du RSA condamnés à errer dans les couloirs des Assedic par fainéantise...
Qui vit sans folie n'est pas si sage que cela

Hors ligne pascal2

  • Scribe
  • Messages: 97
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #6 le: 24 Juin 2012 à 03:04:49 »
Je t'ai laissé quelques fautes d'ortographe au texte précédent car tu as l'air d'aimer corriger !  ;D
Qui vit sans folie n'est pas si sage que cela

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #7 le: 24 Juin 2012 à 11:04:39 »
On s'insulte pas, merci !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Jon Ho

  • Invité
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #8 le: 24 Juin 2012 à 11:13:59 »
Non mais c'est la technique de Pascale2, le dieu du savoir ( wikipédia est mon ami ) de traiter de cons et de fachos les personnes qui divergent de ses opinions...
Personnellement ça ne me touche pas du tout. Je crois avoir bien cerné le personnage.
Sujet clos

Hors ligne Nhil

  • Scribe
  • Messages: 83
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #9 le: 24 Juin 2012 à 11:26:08 »
Néoromantique, bobo, osef...
Si jon ho trouve que ça correspond mieux à sa pensée, tout ergotage me semble vraiment être de l'enc***** de mouches.
Donc le texte.
Bien mieux que la dernière fois sur le même sujet.

Citer
s d’un magasin d’instruments de musique pour acquérir
faire l'acquisition plutôt non?

Citer
Le weekend prochain j’y emmènerais
emmènerai

Citer
flottera au grès
au gré

Citer
Je lui conterais des vers
conterai

Citer
J’ai profité de cette après midi nonchalante pour relire les rêveries d’un promeneur solitaire.
Dans le mille  :D

Citer
l’année ou ma route incertaine


Citer
Sirène ennuyé
ennuyée

Citer
Le chant des fleurs me percent
perce

Citer
toutes les fleurs ont disparues
disparu

Citer
Je regrette juste chez certain
certains

Voilà, donc à part quelques fautes, assez sympa, j'ai souri à certains passages. Bon après je commente pas le cliché tu avais prévenu.
Cela dit, forcément, il n'y a pas grand chose d'inattendu à l'intérieur, j'ai trouvé ça plaisant mais je n'ai rien appris en le lisant. En fait c'est tellement généralisé, cliché, qu'il est impossible de s'identifier au personnage et de se remettre en question.

ps: je vois qu'il y a eu un message entre temps, mais franchement autant ne pas rentrer dans ce jeu-là, s'il y a un problème autant MP les modos que lancer une insurrection sur un topic de commentaire de texte qui n'a rien à voir.
Parce que croire en quelqu'un c'est être naïf, s'enfiler sans préservatif
Qu'être naïf, c'est être faible
Et qu'être faible ou trop chétif dans une course déja lancée
C'est être mort

Romain Humeau - Je m'en irai toujours

Jon Ho

  • Invité
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #10 le: 24 Juin 2012 à 13:32:41 »
Non je ne vais pas rentrer dans ce jeu puéril Nhil, j'ai franchement autre chose à foutre  :mrgreen:
Merci pour tes corrections, j'ai une foutue manie à mettre des S à la première personne du futur, c'est chiant
Après ce n'est pas un texte qui à la vocation de donner des leçons ou d'instruire sur un sujet. Juste s'amuser d'un comportement certes cliché mais pas irréel.
J'en ai croisé pas mal et ma description n'est parfois pas exagérée...Si certains passages t'ont fait sourire, le pari est gagné.

Bon dimanche Nhil

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
  • Messages: 439
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #11 le: 24 Juin 2012 à 14:54:11 »
J'ADORE !

Ce que j'aime c'est ta prose, ton écriture...
Je me laisse lentement bercer par la torpeur de ta plume.

Ton texte est mirifique et empreint de poésie.
Lorsque je lis les quelques vers de poésie present dans ton récit je me dis que tu es aussi bon
dans la masturbation poétique que dans la poésie à visé dénonciatrice.

Quand tu décris ton escapade romantique sur le lac, je ne cesse de penser aux nymphéas de Monet

Bref c'est très bien écris.

Au plaisir !
« Modifié: 24 Juin 2012 à 15:13:26 par koutoumi »
Choking On The Truth

Hors ligne Menthe

  • Prophète
  • Messages: 896
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #12 le: 24 Juin 2012 à 14:58:35 »
Ah ben ce texte m'a mieux plu que l'autre, c'est clair. Au moins, là on rigole  :mrgreen: J'adore la dernière phrase
Je pense que si tu l'écrivais au passé simple ça rendrait encore mieux, ça enfoncerait encore plus le côté mélancolicopoéticon
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Jon Ho

  • Invité
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #13 le: 24 Juin 2012 à 15:30:01 »
Lorsque je lis les quelques vers de poésie present dans ton récit je me dis que tu es aussi bon
dans la masturbation poétique que dans la poésie à visé dénonciatrice.
: Je suis pas mauvais dans la masturbation tout court aussi...  :mrgreen: ( perche tendue, perche tenue )

J'avais écris les 2 textes quasiment en même temps mais je me doutais bien que celui ci était meilleur.
Pas transcendant j'en ai conscience mais si ça vous a fait marrer, je prends

Merci pour vos lecture et bon dimanche

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Le néo-romanticon
« Réponse #14 le: 25 Juin 2012 à 20:45:35 »

Citer
J’ai profité qu’aujourd’hui offrait un climat mélancolique pour aller faire quelques emplettes en centre ville.
Chagrin de brises parfumées, mon cheval monté à cru, soufflait par ses naseaux dilatés sans ménager son galop pour autant.
La route de sable et de pierres était bordée de milles fleurs. Leurs exhalaisons délicieuses en cette belle saison pénétraient mon âme au plus profond.
J’ai freiné mon canasson aux abords d’un magasin d’instruments de musique pour acquérir une mandoline puis d’une friperie où j’ai dégoté pour trois
fois rien une magnifique chemise à jabot.
Pas convaincue par la forme qui fait une phrase= un paragraphe. Je comprends que t’as voulu imiter le vers pour te moquer des gens qui essayent de faire des vers, de poétiser toujours tout, mais du coup on a un effet hyper haché assez bof. Pour moi, ceux que tu critiques sont un peu tout feu tout flamme et du coup je verrai plus une sorte de bloc avec des points d’exclamation. Une sorte de fausse joie poétique éjaculée quoi.

Citer
Sur le chemin du retour, j’ai fais un petit lacet par le cabanon au bord du lac.
Fait
Mouais… on était au centre-ville avant, ça fait un sacré lacet nan ?

Citer
En échange d’un billet bleu j’ai eu droit à un bon pour 2 escapades romantiques sur les flots sans remous d'un lac.
Barque ou pédalo au choix, pour une heure et demi, à utiliser dans l’année. Le weekend prochain j’y emmènerais ma douce pour la Saint Valentin.
Emmènerai
Là par exemple, je verrai plus un paragraphe reprenant tout ça plutôt que séparer ainsi tes phrases.

Citer
Rien de particulier, juste fredonner des syllabes en yaourt peut être, mais  à la framboise avec de généreux morceaux dedans.
Attention, tu dérapes là.  :mrgreen:

Citer
J’ai profité de cette après midi nonchalante pour relire les rêveries d’un promeneur solitaire.
Le soleil s’est éteint au moment où une envie d’écrire m’a frôlé les doigts, je n’ai pu y résister.
Transitions en perdition….

Citer
Je me suis servi un verre de Corton Charlemagne, 1997, l’année ou ma route incertaine
a croisé celle de mon amoureuse, me promettant des années d’un bonheur exempt du moindre nuage.

« amoureuse », c’est quand on était en primaire :-¬?

Citer
Je n'ai rien contre la quête du bonheur et une certaine forme de béatitude quand on l'approche de très près.
Je regrette juste chez certain, l'expression que prend cette félicité. Cette image niaise d'un bien être forcé et surjoué à l’extrême.
Jusqu'à se demander si les joueurs de mandoline aux mèches vagabondes ne chient pas des paillettes.
Bof, j’aime pas cette fin. Tu justifies ton texte en fait, du coup il perd son impact, c’est dommage de nous donner la notice comme ça.

Je suis un peu comme Nhil, je regrette qu’on soit autant dans le cliché. J’aurais préféré des détails plus justes, plus ciblés pour qu’on puisse se remettre en question ou se dire « ah ouais… bien visé…bon ben ça c’est fait… », tu vois ? Là, bon, j’ai bien aimé le coup du yaourt mais parce qu’il est complètement parachuté de nulle part, pour le reste, j’ai trouvé ça de « trop ». Autant pour le coup des formulations débiles du début, j’ai trouvé ça juste, autant après, le coup du lac et de lire Rousseau, mouais, non. C’est plu crédible. Et puis j'ai lu tes réponses, je suis pas du tout d’accord avec toi. La mandoline, Baudelaire, Imagine, les écolos, tu mélanges tout là. Tu es capable d’être plus fin dans ta caricature, je pense. D'être plus proche de ces néo-romantiques et donc de mieux les mettre à nu. ;)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.018 secondes avec 16 requêtes.