Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

04 Mai 2026 à 13:13:46
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Monsieur Kremer

Auteur Sujet: Monsieur Kremer  (Lu 1996 fois)

Hors ligne Nhil

  • Scribe
  • Messages: 83
Monsieur Kremer
« le: 19 Juin 2012 à 15:24:35 »
« Mais vous, vous me comprenez, non ?
 - Vous savez, mon rôle, à moi, c'est pas de vous juger. J'veux juste savoir, vraiment, ce qui s'est passé. Le reste, je m'en fous.
 - Non mais parce que votre collègue, là, tout à l'heure, hein, vous voyez, lui il comprenait rien et
 - Il est dix-huit heure trente, monsieur. Je finis à dix-neuf, et non, je fais pas de rab, alors à moins que vous ayez envie de recommencer tout ça demain, je vais vous demander d'en venir au fait. J'ai cru comprendre que vous étiez pressé.
 - Bon, bon, d'accord, je... je commence par quoi ?
 - Commencez par nous raconter votre journée de mardi, s'il-vous-plaît.
 - D'accord. D'accord. Je vois. Est-ce que... je pourrais avoir un café d'abord ?
 - Monsieur Kremer ! »
 
Cette fois-ci, le flic avait gueulé pour de bon, appuyant son geste d'une grande tape sur la table. Posé sur une chaise en métal qui lui faisait mal au cul, monsieur Kremer recula un peu plus contre son dossier, comme s'il voulait le faire céder. Au bout de ses bras, qu'il gardait collés à son corps, ses mains crispées se resserrèrent à en faire blanchir les jointures. Pour ne pas les faire trembler, il les avait fourrées entre ses cuisses.
Sa bouche s'entrouvrit et se referma plusieurs fois, comme une grosse carpe hors de l'eau, « ba, ba, ba, ba », puis il renonça pendant quelques secondes à parler, resta là le menton tremblant, les yeux brillants scrutant tous les recoins de la pièce comme s'il eut pu trouver un échappatoire, une cachette, un placard secret dans lequel, seul, il aurait pu se soustraire au jugement des autres.

Une personne l'ayant croisée dans la rue, dans un contexte plus favorable, lui aurait trouvé un air tout à fait commun. La quarantaine, affublé d'un de ces costumes beige légèrement vieillots, il tentait de gagner du terrain sur sa calvitie en rabattant ses cheveux encore noirs en une mèche clairsemée partant du côté gauche de son crâne.
Employé de banque, il avait l'habitude de tendre violemment la main vers ses collègues avec un sourire de circonstance, avant de détourner le regard et la retirer non moins vivement, comme si le contact humain le brûlait. Elle retournait alors au choix dans sa poche, triturer sa ceinture ou une gitane qu'il aurait gardée à la bouche. Lorsqu'on la lui serrait trop longtemps, son sourire se figeait, et il passait rapidement sa langue sur sa lèvre supérieure, avant de la mordiller, aux aguets.

Il déglutit et leva le regard vers le visage de l'inspecteur, qui attendait visiblement qu'il prenne la parole. Il se redressa, posa les coudes sur la table, et passa ses mains dans ses cheveux, sur sa nuque, avant de les joindre devant sa bouche, fixant un point vague.

« Je dois vous demander, d'abord, qu'est-ce que vous pensez du véritable amour ?

Son interlocuteur se contenta de vérifier l'heure sur sa montre, impatient.

 - Vous savez, je n'ai jamais été quelqu'un de très chanceux. Oh, bien sûr, je ne dis pas que mes parents ne se sont pas bien occupés de moi, au contraire, on peut dire que sur bien des points ils ont été exemplaires. Non, mon véritable problème est plus personnel. Vous comprenez, ça fait quinze ans maintenant que je travaille à la banque. On peut dire que je suis un employé exemplaire, jamais en retard, toujours de bons résultats, et la paie qui suit. Non, monsieur, j'ai pas honte de le dire.
Mais dans les réunions, à la pause café, je m'en rends bien compte, ce n'est pas moi le... meneur. Loin de là. Je ne fais pas de blagues, je me contente d'en rire. Je ne propose pas de resto, je me range à l'avis du plus grand nombre. Vous me demanderez, pourquoi, pourquoi je n'essaie pas de m'affirmer ? Mais vous savez, avec le temps, avec l'accumulation des échecs, on finit par en prendre son parti. Ça ne sert à rien de lutter contre sa nature.

 - Le rapport avec votre journée de mardi ?

 - J'y viens, monsieur l'inspecteur. J'y viens. Depuis longtemps, j'ai compris que puisque je ne suis qu'un poisson pilote, la seule chose qui reste en mon pouvoir est de miser sur le bon requin. C'est comme ça que j'ai eu ma place.
J'ai appris à vivre avec, mais il y a bien une chose, oui, une chose qui m'a toujours fait mal. C'est les femmes. Elles pourraient presque passer dans une pièce et me traverser au passage. Je dois me battre pour avoir les moches, les périmées, les anorexiques, les grosses et j'en passe ! Je me suis déjà pris un râteau par une clocharde ! Une clocharde ! Et je lui offrais cinquante euros ! »

Le policier lui mit la main sur l'épaule pour le rasseoir et lui fit deux petites tapes pour le calmer, bien que ce simple geste le dégoutât grandement, mais il voulait en finir le plus vite possible. 

« Oui, oui. Bien sûr, vous avez raison. Je me calme. Bon. Et donc, il y a deux mois de ça, j'enregistrais les dépôts de chèques de la journée, j'étais à mon bureau dont la vitre donne sur la rue, et c'est là que je l'ai vue passer. Je vous parlais de l'amour, tout à l'heure, inspecteur, de l'amour vrai. Je ne suis pourtant plus de première jeunesse, mais à sa vue, j'ai compris que ma vie jusqu'alors n'avait été qu'une entrée en matière, un prélude, l'amour, oui ! L'amour m'a saisi, emporté, le laissant seul désormais maître de ma vie, de mon destin.
Je sais, je sais bien que ce que nous avons fait, ce qu'elle m'a fait faire, ne peut pas être compris de tous, que la masse grouillante pourrait même y trouver un certain dégoût, mais peut-on en vouloir sincèrement à une âme damnée, possédée comme la mienne par la passion ?
Elle portait une robe bleue, et le vent, le vent frais de l'automne tentait de la soulever, lui collait ses cheveux blonds sur le visage et quand elle a repoussé sa mèche de ses yeux ! Elle m'a vu. Quelque chose, d'indescriptible, est passé à ce moment, et je le sais, elle aussi a compris à ce moment, elle a compris que nous étions faits l'un pour l'autre ! Puis elle est partie, elle a continué à avancer, et je suis resté là, prostré, déchiré entre le désir d'aller la retrouver dans la rue et la peur du ridicule. Puis, je suis devenu raisonnable : le destin ne fait pas se croiser deux êtres faits l'un pour l'autre sans jamais les réunir à nouveau . Vous êtes d'accord avec moi, n'est-ce pas ? »

Les rôles s'étaient presque inversés. Inconsciemment, le policier avait reculé sa chaise, prenait ses notes sur ses genoux, sur ses gardes, et Jacques Kremer, lui, s'était à nouveau relevé, penché vers son interlocuteur en prenant appui sur ses poignets, cherchant de son regard brûlant des traces d'approbation. Ce dernier finit par se racler la gorge, reprit une consistance, et continua son interrogatoire d'un ton neutre.

« Vous parlez bien de mademoiselle Clémentine Montaigre ?
 - Oui, c'est elle, mais à ce moment, je ne connaissais pas son nom.
Je l'ai attendue, vous savez. Ce soir-là, je suis rentré chez moi. J'ai pensé à elle toute la soirée, puis tout le week-end. Des fois, j'avais un peu peur, peur de ne plus la revoir, mais vous comprenez, non ? j'étais certain que nos chemins se croiseraient à nouveau.
J'ai attendu. Encore. Et encore.
Elle n'est revenue me voir que plusieurs semaines plus tard, toujours aussi belle. C'était mardi. Elle est passée devant mon bureau, elle faisait comme si elle ne me voyait pas. Je savais ce qu'elle attendait. Je suis sorti, cette fois-ci, j'ai tout laissé en plan.  Elle avait déjà passé le coin de la rue le temps que j'aille jusqu'à la porte d'entrée. Alors, j'ai couru. J'ai couru, et je l'ai rattrapée. Je l'ai reconnue, dans une petite ruelle, grâce à son sac, son énorme sac pesant sur ses frêles épaules. J'avais... vous savez, une boule dans la gorge, alors j'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai fait, comme ça : «Mademoiselle ! »
Elle s'est retournée. Elle avait encore ce regard-là, qui me pénétrait. Ça me faisait presque mal. Et puis, j'ai fait : « Vous avez laissé tomber ça ! » en lui présentant une broche que j'avais achetée quelques jours plus tôt. Vous savez ce qu'elle a fait ? Elle l'a regardée un instant, ses beaux yeux bleus se sont ouverts sous l'effet de la convoitise, sa petite lèvre a tremblé une fraction de seconde, et elle l'a prise. Elle l'a mise dans sa poche.
Vous savez ce que ça veut dire, non ?

 - Z'allez me l'expliquer, je crois. »

Monsieur Kremer leva un sourcil, et toisa le fonctionnaire comme s'il s'était agi du plus parfait crétin. Après tout, ce n'était sans doute même pas vraiment un responsable, juste un de ces quidams insignifiants qu'on trouve à la base de toute hiérarchie.

« Elle a accepté mon cadeau. Elle a accepté tout ce que j'avais à lui offrir, mon amour, ma passion... Quand sa main a frôlé la mienne pour saisir l'objet, j'ai... Je ne vous raconte pas ça.
 - 'Voulez mettre toutes les chances de vot' côté, non ? Racontez-moi.
 - C'est... Enfin, vous êtes un homme, vous aussi. Lorsque vous avez un contact physique avec une beauté, n'y a-t-il pas une réaction toute naturelle ?
 - Vous avez quoi ? Vous avez bandé ? »

Il s'était retenu d'ajouter « pauvre taré ! »,

«  Monsieur l'inspecteur ! Vous... vous... enfin... c'est pas... ce ne sont pas des termes acceptables. J'ai... enfin voilà. Vous m'avez compris. Quoi qu'il en soit, elle a accepté, et elle a levé ses yeux vers moi, pleins d'appréhension. Elle se demandait « Et maintenant ? », elle voulait qu'on aille plus loin. Elle le voulait, et elle savait ce que ça signifiait. J'étais comme vidé d'un poids, plein de reconnaissance.
Je l'ai frappée ! Mais ce n'était pas assez fort,elle avait eu le réflexe de reculer, et j'ai juste heurté sa mâchoire. Alors je l'ai ramenée à moi en la saisissant par le col, j'ai lâché, et de mon autre main je lui ai écrasé le poing dans la tempe ! La tête est partie, la tête ! est partie, et puis les cheveux, et bam ! sur le macadam ! Ah ah ! Vous auriez vu ça ! »


Derrière la vitre sans tain, on fit sortir la mère de la victime. Elle avait vu cet homme entrer, renfermé, archétype du pauvre type traînant son complexe d'infériorité, et se métamorphoser devant elle en quelque chose qu'elle n'aurait pu décrire, quelque chose d'ignoble, de puissant, un monstre qui se terrait dans les recoins sombres de sa conscience et sortait pour la première fois au grand jour. En confiance. Et selon lui, dans son bon droit.

« Je l'ai amenée dans notre nid d'amour. Tout était déjà prêt. Des fleurs, quelques petites figurines, des jouets. Des draps en satin. On a glissé dans le lit, et moi en elle. Notre première nuit d'amour. Et toutes celles qui suivirent.
Je peux partir, maintenant ? Vous savez tout. Quand je pense à elle, anxieuse, qui doit m'attendre, seule ! Je ne veux pas la laisser une minute de plus se morfondre de mon absence. »

Des vagues de haine parcouraient le corps du flic. Il redoublait d'efforts pour conserver son calme, pour résister à la pulsion de le tuer, là, maintenant, sur le champ. Les dents serrées, ses lèvres bougèrent à peine.

« Où ?
 - Je vous demande pardon ?
 - Dites-moi où est la gamine !
 - Jamais. »



   
« Modifié: 22 Juin 2012 à 16:54:03 par Nhil »
Parce que croire en quelqu'un c'est être naïf, s'enfiler sans préservatif
Qu'être naïf, c'est être faible
Et qu'être faible ou trop chétif dans une course déja lancée
C'est être mort

Romain Humeau - Je m'en irai toujours

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
  • Messages: 439
Re : Monsieur Kremer
« Réponse #1 le: 19 Juin 2012 à 16:16:07 »
Pourquoi avoir mi "contenu explicite" ? 
Je m'attendais à un récit de malade, mais en faite c'est une histoire plutôt lambda mais écrite de façon remarquable.

L'écriture est plutot fluide, la lecture silmple et rapide.
La seule chose critiquable à mon gout est tout simplement l'histoire. Trop de zones d'ombres.
La chute est plutot conventionnelle est attendue ( si tu enlèves "contenu explicite" , en lisant les premières lignes de ton récit je peux deviner la chute)
Ensuite la gamine à quelle age ? jusqu'à la fin de ton recit, je pensais que le banquier était un pédophile. Si ça avait été le cas cela ne m'aurai pas choqué plus que cela, mais j'aurais compris ton avertissement.
Après, dans une eventuelle suite ou decouvrira peut etre que la gamine a douze ans...

Le viole, la séquestration, la pédophilie ne sont pas des sujets simple à traiter.
Le truc le plus difficile c'est de les décrire de façon neutre. Et l'autre "problème" avec ton texte, c'est qu'il est trop subjectif.
On voit clairement que tu prends partie, que tu condamnes le viole et la violence faite au femme ( je pense comme toi  ;) )
Cependant des textes engagés dénonçant un comportement deviant, j'en ai lu des tas. J'aurais préféré un recit qui sort des sentiers battus, un recit qui arrive, pourquoi pas, à nous faire ressentir de l'empatie pour l'agresseur.

Bref c'était tout de même une lecture plaisante  :)

Au plaisir !
Choking On The Truth

Hors ligne Nhil

  • Scribe
  • Messages: 83
Re : Monsieur Kremer
« Réponse #2 le: 19 Juin 2012 à 17:52:17 »
Plus de "contenu explicite", et je t'explique pourquoi je l'avais mis après.

Je pensais pas, pour les zones d'ombre. Par exemple, le fait qu'il soit un pédophile est assez clair, justement je n'ai pas fait une chute "choc" en laissant plusieurs indices en ce sens, par exemple le gros cartable. Donc la gamine, elle a plus dans les 8/10 ans.
Voilà pourquoi j'avais mis le contenu explicite, j'avais un peu peur d'être mal reçu.

Je suis d'accord avec toi, il est trop subjectif. A la base, je ne voulais pas vraiment qu'il soit comme ça, puis je me suis vraiment dit "ça va mal passer, tu justifies des actes injustifiables". C'est vrai que j'ai un peu lâchement évité la critique.
Mais je voudrais quand même souligner un truc: ce n'est pas un texte engagé. Ce sont le genre de choses qui arrivent, un point c'est tout.

C'est vraiment pas un sujet facile à traiter, et j'avais à la base écrit jusqu'à
Citer
Les rôles s'étaient presque inversés.
puis j'ai repris une semaine plus tard. Je n'étais plus dans le personnage qui, vraiment, n'était taré que par sa vision biaisée de la réalité. A la base, il l'aime vraiment. Mais j'ai un peu perdu le perso, et j'avais du mal à me remettre dans sa tête.

Bref, merci pour la critique, au moins sur la forme ça a l'air de passer, mais à l'avenir j'essaierai de délayer un peu la sauce pour rendre le tout plus cohérent, moins cliché. J'ai déjà l'histoire de l'homme en tête, je vais essayer de l'étayer une fois que j'aurai fini un autre projet en cours.
Parce que croire en quelqu'un c'est être naïf, s'enfiler sans préservatif
Qu'être naïf, c'est être faible
Et qu'être faible ou trop chétif dans une course déja lancée
C'est être mort

Romain Humeau - Je m'en irai toujours

Hors ligne Jane

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Monsieur Kremer
« Réponse #3 le: 19 Juin 2012 à 20:41:23 »
Salut :D

Alors déjà moi j'ai vraiment beaucoup aimé :D J'adore ton style, c'était très facile et agréable à lire :) Et après pour le plot je pense que tout a été dit, moi personnellement peut-être que je ne suis pas assez critique (ce serait bien la première fois qu'on penserait ça de moi :noange:) ou peut-être que j'ai juste moins l'habitude de lire ce genre d'histoire ou que ce n'était pas du tout à ça que je m'attendais, mais la chute m'a légèrement surprise :P En relisant ça me paraît pourtant évident XD En lisant la première fois le discours m'a paru bizarre mais je ne m'attendais quand même pas à ça ^^

Enfin bref, j'aime vraiment beaucoup ton style, c'était très agréable à lire quoiqu'il arrive :) Hâte de te relire !
« Je te donne toutes mes differences, tous ces défauts qui sont autant de chance. » - JJG

Hors ligne Nhil

  • Scribe
  • Messages: 83
Re : Monsieur Kremer
« Réponse #4 le: 20 Juin 2012 à 22:11:16 »
Merci de ton commentaire, j'essaierai de poster un nouveau texte dès que possible!
Parce que croire en quelqu'un c'est être naïf, s'enfiler sans préservatif
Qu'être naïf, c'est être faible
Et qu'être faible ou trop chétif dans une course déja lancée
C'est être mort

Romain Humeau - Je m'en irai toujours

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Monsieur Kremer
« Réponse #5 le: 20 Juin 2012 à 22:43:09 »

Citer
- Non mais parce que votre collègue, là, tout à l'heure, hein, vous voyez, lui il comprenait rien et
des points de suspension pour montrer la coupure  ?

Citer
La quarantaine, affublé d'un de ces costumes beige légèrement vieillots, il tentait de gagner du terrain sur sa calvitie en rabattant ses cheveux encore noirs en un mèche clairsemée partant du côté gauche de son crâne.
une

Citer
Elle retournait alors au choix dans sa poche, triturer sa ceinture ou une gitane qu'il aurait gardé à la bouche.
gardée

Citer
- J'y viens monsieur l'inspecteur.
J'y viens, monsieur l'inspecteur

Citer
« Vous parlez bien de mademoiselle Clémentine Montaigre ?
 - Oui, c'est elle, mais à ce moment, je ne connaissais pas son nom.
 - Je l'ai attendue, vous savez. Ce soir-là, je suis rentré chez moi.
y a pas un bug entre les tirets ? les deux derniers tirets sont des répliques de Kremer, non ?

Alors moi je suis plus mitigée. Niveau écriture, j'ai rien à redire, ça se lit bien. Mais j'ai vraiment été déçue par la fin. Ok, je m'étais pas vraiment rendu compte qu'il était pédophile mais bon finir là-dessus, je pige pas. Je veux dire, tout se déroule bien, et puis bim "jamais" et hop fin du texte reprenez vos activités normales. C'est un peu comme si t'avais arrêté un film 20 min avant la fin, pour moi. Je comprends pas du tout pourquoi ça s'arrête ici, j'ai l'impression d'avoir loupé un épisode, je me sens hyper lésée en fait. |-|

Par contre, je comprends pas du tout le reproche de koutoumi comme quoi c'est trop subjectif.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Nhil

  • Scribe
  • Messages: 83
Re : Monsieur Kremer
« Réponse #6 le: 20 Juin 2012 à 23:44:22 »
Ah la la ça m'apprendra à poster ce genre de textes  ^^
Je crois que je vais arrêter de le commenter, j'ai un peu honte presque. C'est vrai, je l'avoue, ça m'a un peu dégoûté à la reprise du texte de me remettre dans ce genre d'ambiance, et je l'ai fini trop vite. Ca doit être pour ça que le fin ne convainc pas trop.
Si ça s'arrête là pourtant, c'est quand même voulu. Après tout, peu m'importait vraiment la suite des évènements, ce qui m'intéressait vraiment était le point de vue du personnage. Je comprends pour ma part qu'on m'ait reproché un peu trop de subjectivité, tout simplement parce que c'est facile de traiter ces gens comme des monstres. Cela dit, on pourrait argumenter sur la subjectivité nécessaire et inhérente à chaque texte mais je ne crois pas que ce soit le sujet.

Mais vraiment, lésée? Bon. Je prends note. En tout cas merci d'avoir corrigé mes fautes (pourtant, je me relis cinq fois au moins...), pour ce qui est des tirets oui j'ai un peu foiré, lors du copier/coller depuis open. Ah si, le dernier truc donc. Les points de suspension, je n'aime pas trop. On le lit comme si le perso baissait la voix, alors que non, il est juste coupé.

En tout cas merci de ta lecture!
Parce que croire en quelqu'un c'est être naïf, s'enfiler sans préservatif
Qu'être naïf, c'est être faible
Et qu'être faible ou trop chétif dans une course déja lancée
C'est être mort

Romain Humeau - Je m'en irai toujours

Hors ligne Piga

  • Aède
  • Messages: 235
  • Encre sympathique
    • C'est la rentrée!
Re : Monsieur Kremer
« Réponse #7 le: 21 Juin 2012 à 15:21:47 »
Citer
cul,
ce n'est pas trop dans le ton de la narration qui ne comporte pas de grossièreté

Citer
s'il eut
avait pu

Citer
tendre violemment la main
un peu violent pour une poignée de main

Citer
Elle retournait alors au choix dans sa poche, triturer sa ceinture ou une gitane qu'il aurait gardée à la bouche.
tu mets sur le même plan un lieu "poche", un verbe "triturer", un objet "gitane", il me semble qu'il faudrait revoir cette phrase



Citer
le dégouttât

dégoutât
tu es toujours la reine du subjonctif

Citer
reprit une consistance
je vois ce que tu veux dire, mais j'aurais employé un autre mot

Citer
ces factotums
le factotum n'est pas à la base de toute hiérarchie, c'est un ouvrier d'entretien


Citer
Des vagues de haine
Est ce de la haine ou du dégoût?

Après ces quelques détails sur la forme, complétés par les remarque des lecteurs précédents, le fond:

La chute est brutale comme l'acte lui même et s'inscrit bien dans l'histoire. C'est fluide, agréable à lire, largement meilleur que ton texte précédent.
"Le rire a été donné aux hommes par Dieu pour les consoler d'être intelligents."

Hors ligne Nhil

  • Scribe
  • Messages: 83
Re : Monsieur Kremer
« Réponse #8 le: 22 Juin 2012 à 16:57:57 »
J'ai modifié les fautes, par contre j'ai vérifié et s'il eut pu est possible ^^ (enfin... je crois...)

Si je reviens sur ce texte plus en détail je prendrai en compte toutes tes remarques, mais là je préfère m'en servir pour un nouveau, j'en ai fini avec lui pour l'instant. D'ailleurs, je ne le trouve franchement pas meilleur que celui de la dernière fois, au contraire, après j'avais fait une sorte de v2, je sais pas si tu l'as vue.

Je n'ai pas trouvé la même définition que toi pour factotum mais effectivement c'était inapproprié.

Citer
tu es toujours la reine du subjonctif
*le  roi ^^

De la haine ou du dégoût? Difficile à dire. Non, je dirais quand même de la haine.

Je suis quand même content de constater qu'on pense que je progresse, franchement tous les commentaires que j'ai eu ici m'ont beaucoup aidé. Notamment à garder le même style du début à la fin ^^
Parce que croire en quelqu'un c'est être naïf, s'enfiler sans préservatif
Qu'être naïf, c'est être faible
Et qu'être faible ou trop chétif dans une course déja lancée
C'est être mort

Romain Humeau - Je m'en irai toujours

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.013 secondes avec 16 requêtes.