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07 novembre 2026 à 22:05:33
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Paris Noir (titre provisoire).

Auteur Sujet: Paris Noir (titre provisoire).  (Lu 1650 fois)

Hasting

  • Invité
Paris Noir (titre provisoire).
« le: 28 octobre 2011 à 09:55:15 »
Bonjour les gens !! Je vous présente ma dernière prose poétique sur Paris qui est ma plus grande source d'inspiration.

J'ai écrit ce texte avec cette musique là dans les oreilles : http://www.youtube.com/watch?v=Z0kGAz6HYM8&hd=1 et je trouve qu'elle lui colle assez bien. ^^

Bonne lecture ! :)


O Ville Lumière ! Laisse-moi donc diluer tes frontières pour que je puisse m’échapper.
Je te rendrai tes réalités fragmentées et les innocentes libertés que je t’ai un jour volées, ne t’en fais pas.
Mais je partirai, il n’y a plus de doute, sans oublier d’essuyer tes larmes cathédrales.
Oh j’agripperai ta taille ferrée et sa rivière qui la ceinture pour ne pas trop m’éloigner.
Je sombrerai au plus profond de tes vitraux salés par cette eau grasse qui baigne tes pieds, pour ne pas pleurer.
Je garderai dans mon être, imprimés dans ma peau, la chaleur de ton goudron, tes chants de joie et les complaintes de tes âmes esseulées.
J’embrasserai encore et encore à pleine bouche les scarabées mordorées qui pavent tes mollets.
Je graverai dans mes oreilles le son de ton piano et le clapotis de tes vagues sous un soleil brumeux.
Je laisserai pendre des lambeaux de chair à tes églises, j’abandonnerai des ongles à tes rats, des yeux à ton métro pour que tu gardes une trace de moi.
Et je hurlerai au vent combien je t’aime pour que ma voix puisse te hanter à tout jamais.
Je me droguerai à ta chair souillée, à tes prunelles cramoisies, à tes relents d’essence ambrés, à tes ombres fanées, à ton gasoil sucré pour ne pas t’oublier.
Je te volerai tes églises et tes peintures, je te volerai ton charme et ta candeur, ta noirceur et ton bonheur pour te garder auprès de moi.
Je repousserai les exhalaisons de tes chapelles pour ne plus croire en personne d’autre que toi.
Je te chanterai ma poésie pour qu’elle s’évanouisse aussitôt dans tes entrailles étroites. Peu importe.
Je filerai le ruban de tes vignes pour n’en garder qu’un fil ; je m’en transpercerai la peau afin de nous lier pour l’éternité.
Je fracasserai tes rêves comme tu as fracassé les miens !
Je te cracherai au visage avant de me blottir contre tes brouillards.
Tu me dégoûtes et tu me hais ! Je t’adore et je t’abhorre, toi, ville de mes rêves ! Renie-moi, exile-moi, vomis-moi ! Je m’accrocherai à toi, à tes entrailles, à ta langue pour que tu expies ta beauté, que je l’avale et la dégorge encore, encore et encore !
Je presserai contre ton sein des pétales de fleur pour que sa douceur reste au creux de ma paume ; oh j’y planterai les épines de mes roses, l’épieu de ma colère ! Je te torturerai comme tu m’as torturée, toi, capitale de mes rêves, mère de tous les poètes.

C’est bien dans tes cheveux de métal que je saisis le vent et le bonheur, au creux de tes courbes que je reçois le sable noir de ta folie, au fond de tes yeux que je comprends la beauté du monde. Car ici, à Paris, vous ne vivrez que de poésie et d’absconses mutations, d’illusions acidulées et de réalités dissoutes par la suie des grands boulevards.

Eveil

  • Invité
Re : Paris Noir (titre provisoire).
« Réponse #1 le: 28 octobre 2011 à 11:50:35 »
Salut !

 J'aime ton idée de mettre une musique sur un écrit..., d'autant plus que j'adore Time,  je la joue même au piano ! :D
Je trouve la prose assez fluide même si j'ai pas tout compris, mais j'ai bien ressenti que tu portais à Paris un amour...viscéral^^
Et je trouve le mot "cramoisies" pas beau du tout à l'oreille^^

J'aime bien la fin où tu lui cries ton amour/passion/haine. Je l'ai lu avec la musique en même temps, et c'est vrai qu'elle se combine bien avec la prose, la musique apporte une intensité au poème. Mais sans la musique, à part la fin,  je n'ai pas ressenti avec la même force cet amour...comme quoi une belle musique peut changer la façon de voir un poème.

Je suis loin d'être un spécialiste, hein. Ca n'était qu'un humble avis ;)


Hors ligne ernya

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Re : Paris Noir (titre provisoire).
« Réponse #2 le: 28 octobre 2011 à 12:44:14 »
Je lis sans la musique parce que sinon c'est de la triche. :mrgreen:


Déjà, c'est personnel, mais j'aime pas du tout la forme. Je comprends pas trop ce qu'est censée rendre cette forme bâtarde entre le vers et la prose avec que des phrases-paragraphes. Mais c'est vraiment personnel pour le coup mais j'aimerais bien qu'on m'explique parce qu'il ne suffit pas de faire des phrases-paragraphes pour dire que c'est de la prose poétique ::)

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Oh j’agripperai ta taille ferrée et sa rivière qui la ceinture pour ne pas trop m’éloigner.
c'est pas très naturel comme façon de dire les choses, du coup, je trouve que ça nuit un peu à la fluidité. Sinon, niveau fond, je saisis pas trop, un coup il fallait diluer les frontières et s'échapper, un coup il ne faut pas s'éloigner et mettre des frontières (taille ferrée, ceinture etc)

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Je sombrerai au plus profond de tes vitraux salés par cette eau grasse qui baigne tes pieds, pour ne pas pleurer.
ta phrase s'essouffle un peu, je trouve. C'est quoi les "vitraux salés" ? ???

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J’embrasserai encore et encore à pleine bouche les scarabées mordorées qui pavent tes mollets.
idem, c'est quoi ces scarabées ?

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Je graverai dans mes oreilles le son de ton piano et le clapotis de tes vagues sous un soleil brumeux.
le clapotis des vagues à Paris ? :o
Des vagues humaines à la limite je veux bien....

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Je laisserai pendre des lambeaux de chair à tes églises, j’abandonnerai des ongles à tes rats, des yeux à ton métro pour que tu gardes une trace de moi.
ça devient gore...

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Et je hurlerai au vent combien je t’aime pour que ma voix puisse te hanter à tout jamais.
un peu trop cliché, déjà vu ?

Xd, je préfère quand la poète pète les plombs et nous refait un odi et amo moderne.
 Dans l'ensemble, j'ai bof accroché, à cause de la forme qui me convainc pas, aussi à cause de tout le début que je trouve un peu fade, avec plein de grands mots toujours qualifiés et des images que je comprends vraiment pas (les vignes, les vagues, es-tu sûre de parler de Paris ? :mrgreen:). Enfin, je sais pas, pour tout le début, j'ai l'impression que t'as fait un pot-pourri de "ce qui fait poétique" (les grands termes, les images à tout va, le lyrisme avec répétition à tout bout de champ de toi + moi, la dialectique amour/haine) et du coup ben ça me convainc pas vraiment, enfin je vois pas trop de ressentis bizarrement là-dedans. :-[  Je vois de grands mots mais qui cachent, je trouve, ce que tu penses vraiment. Je trouve qu'on ressent beaucoup plus ce que ressent l'auteur quand ce dernier reste simple.
Après, quand tu pètes un peu les plombs, je trouve ça mieux, moins "faussement poétique", plus viscéral en fait. Je trouvais ça mieux au sens où on se dit "ça y est on vient de perdre le poète" et cette folie me plaisait bien. Parce que je trouvais qu'elle rattrapait le début en s'en moquant un peu, enfin disons que j'aurais bien aimé que le poète prenne plus de recul par rapport à ce qu'il disait et qu'il se moque un peu de lui. Mais je crois que c'est pas du tout ce que t'as voulu faire en fait, XD.
Tant pis, j'attendrai le prochain !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


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