Tiens, je viens de me rendre compte que je n'avais pas posté mon texte du dernier BT ???
Bref, voici Perfide coco, étant à la base une collaboration avec Lo, qui a en fait donné deux textes solos. La contrainte était d'écrire le texte en incluant 10 mots (malheureusement je ne me souviens plus lesquels

). Pas un texte très intéressant, il a été écrit le jour où il fallait envoyer les textes je crois

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Le perroquet volait. Il aimait narguer les perruches. Même si elles n'en avaient cure. Hector - c'était son nom - était de mauvais poil. Ou plutôt de mauvaise plume. Aujourd'hui, sa voix était criarde et ses remarques manquaient de piquant. La porte s'ouvrit, dévoilant un grand et gros bonhomme barbu à l'allure joviale. Le ténor était content. Il avait encore fait salle comble. La quatorzième représentation de la Tosca était un triomphe. Hector en avait marre. L'homme avait un timbre de voix magnifique, mais il avait la fâcheuse habitude de l'appeler "Coco l'oiseau".
- Je vais t'en foutre du coco, espèce de Kreutzer ! répétait inlassablement l'oiseau borné et dépravé.
Les perruches riaient - pour peu qu'elles en aient la faculté. Le gros joyeux fit le tour de la pièce. Hector se tenait sur son perchoir habituel : un grand miroir cerclé d'ampoules monostables, dans la loge du ténor. Il avait pour coutume d'y picorer ses repas. Au moins un million - sans exagération - de graines étaient réparties dans toute la pièce. Hector finissait son dernier repas, imaginant mille morts possibles pour l'homme s'il osait encore l'insulter. Et le drame arriva.
- Ho, Coco...
L'oiseau démoniaque ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase. En un battement d'ailes, il fondit sur l'homme, lui piquant le crane, tel un détartreur martelant un innocent tonneau de vin. Le gros ténor cria à l'aide mais personne ne vint à son secours. On le croyait répétant inlassablement la scène qu'il venait de jouer. Pauvre de lui. Dans un effort désespéré, il se traina jusqu'à la cage aux perruches et d'un mouvement fléchisseur, il libéra les oiseaux au coeur pur.
- Voleeeeez et venez à mon aaaaideeeuuuuh, chanta-t-il aux animaux.
Une perruche scintillante, telle Gwaihir le Sauveur percuta de plein fouet le vil perroquet dont l'âme noire était à présent au service du Mal ! Ou presque. Tout est relatif, bien sûr. Les deux oiseaux chutèrent ensemble, bousculant au passage l'ordinateur du ténor, qui travaillait depuis quelque temps sur plusieurs fichiers multimédias. La machine tomba, des étincelles en jaillirent. Et l’oiseau de malheur s’y précipita, en bonne torche vivante qu’il allait devenir. Le dernier vol du phénix improvisé finit dans la corbeille du bonhomme. Ainsi fut la triste fin du perfide Hector, dit "le coco".