Hommage à la cuisinière, ou comment boire le vin du coq...
Ce dont je rêvais?
Une charlotte au fraise dans un Paris-brest… Train de nuit où les financiers sortent millefeuilles, voiture maudite où les consciences s’endeuillent… J’étais la crème des avocats, avocat du diable, un diable au thym! Je soja à mon entre tartare, soufflant les fleurs de sels par mes lances roquettes d’un soir.
Paradis culinaire, vois-tu comme j’assaisonne la terre?
Pain perdu, j’ai beau te cuisiner, tu restes cru!
Et puis, descendant du wagon, voguant, coulant vers une Julienne de carotte, je croisai Anne-Charlotte… Sésame ouvre toi, je veux passer sous ses mains, devenir sa popote! Filet mignon, lancé sous ce nom, je lui fis les yeux doux…
Sur son flan, les senteurs macarons me framboisaient les ailes, celles qui venaient de me pousser, je ne voyais dès lors plus qu‘elle, et la parure de son tablier.
La préparation, la préparation, à trop vouloir mijoter, je me fis trop cuire…
C’était râpé, elle prenait correspondance pour Parme… Mais que nenni, s’il fallait soulever tout Parmentier, s’il fallait devenir parmesan pour la retrouver… Je partais quitte à me faire jambon!
Persil, priez pour moi, vous qui savez que les Hommes se mentent, vous qui savez que « la menthe se thé », à moins que le thé ne se menthe?
Je suis à l’amande, praliné par un coulis, recouvert par une pomme d’amour, à peine sucrée! Epluché par les souvenirs, aveugle, suivant le son d’Avoine, celui qui transpose la cuisson de ses plats, je ne sais plus quel ingrédient être, être une galette ou bien un roi?
Sachez donc, tout ce que je veux… C’est être dans votre recette et tant pis si vous vous en mordrez les doigts…
En vin, je finirai! Bouillonnant avec les bœufs bourguignons, cuvant à la bordelaise dans son « Juppé » de fricassé, ou à Pamplemousse en Espagne, défendant les frères citrons trop souvent « limonés » …
A regret des cépages, du blanc et du rosé, mon amertume témoignage, à jamais… Vous me manquerez!