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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Verdi (fantastique)

Auteur Sujet: Verdi (fantastique)  (Lu 3149 fois)

Hors ligne DinaEgg

  • Tabellion
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Verdi (fantastique)
« le: 11 février 2023 à 19:58:03 »
Hello tout le monde,
je m'étais dit qu'avant de poster un texte il fallait déjà que j'ai repris totalement la nouvelle que j'ai soumise ici.
Mais devant mon manque de temps (les commentaires que je fais ici n'étant, je le crains, qu'une forme nouvelles de procrastination) je me permets de poster une deuxième nouvelle mi-longue. Elle aussi est un peu fantastique. Et j'aimerais beaucoup avoir vos avis de lecteurs (et relecteurs) s'il y a des choses qui vous choquent. Je ne suis pas une spécialiste de musique classique, je suis d'autant plus preneuse de tout avis sur les passages qui y sont consacrés (en deuxième partie plutôt). Merci par avance!
Voici la première partie. Je posterai la deuxième plus tard.


Verdi


J’ai rencontré Max pour la première fois au Tabac Saint Christophe et je ne le vois jamais ailleurs.

Quand je pousse la porte du bar, il a toujours l’air absent. Vautré sur le zinc, blanchi sous les néons, il sirote invariablement une Suze citron-menthe. Un truc infect dont je soupçonne le barman d’être l’unique fournisseur pour un usage unique, celui de Max.

La plupart du temps, tous les deux, nous restons collés au comptoir. Nous débitons des insanités sur les politiques incapables et les impôts trop élevés ; sur le maire et les difficultés à se garer ; sur le temps qu’il fait, celui qui passe ; parfois même nous nous permettons quelques incursions en littérature - Baudelaire, Houellebecq - voire en musique (Max possède une culture encyclopédique sur le jazz, je n’y connais rien). Nous enfilons les perles avec une parfaite constance en évitant les sujets qui fâchent ou qui touchent d’un peu trop près à nos pâles existences.

Certains soirs de profonde solitude, nous échouons sur les banquettes de la salle du fond. Là, épaule contre épaule et le nez dans nos verres, nous déballons nos défaites, forcément cuisantes, notre médiocrité, quotidienne, les abandons successifs de nos femmes, nos enfants, nos amis. Max a divorcé il y a dix ans, après avoir été licencié. Il n’a plus de contact avec ses gosses. Quant à moi, je n’ai jamais réussi à retenir une nana bien longtemps et mon ambition se limite à attendre la retraite. J’oubliais : j’ai un fils. Il vit en Bretagne, du côté de Paimpol. Je ne le vois jamais.

Quelquefois, avec Max, nous nous échauffons. Nous imaginons remonter dans le train du destin, nous élaborons des scénarios de succès aussi compliqués qu’improbables – chance, célébrité, fortune inouïe. Tout ça à plus de soixante ans. En général, nous n’essayons même pas de faire semblant. Nous tenons simplement les comptes du naufrage.

Ce soir-là, nous avons gagné notre coin. Max sort un prospectus de sa poche. Le teint violacé, l’œil gauche à demi fermé, il semble déjà bien imbibé.

- Tiens regarde, une de mes vieilles connaissances. Il m’agite son papier sous le nez. Pierre Vassilevsky le pianiste. Ça te dit quelque chose ?

Pierre Vassilevsky, évidemment. Même celui qui n’entend rien à la musique, même le plus ignorant, le dernier des incultes, a déjà rencontré, sur la couverture d’un magazine ou un plateau télé, ce patronyme synonyme de glamour, d’élégance et de salles de concert pleines à craquer.

Dès sa première apparition à Pleyel, vers la fin des années 1980, quand il a surgi de nulle part et ensorcelé le public, le prodige Vassilevsky a conquis une place à part dans le monde de la musique classique. Selon les spécialistes, il renouvelle l’interprétation du répertoire à chacune de ses prestations mais, à vrai dire, son charisme lui assure la ferveur populaire au-delà d’une question de talent. Ses frasques font régulièrement la couverture des magazines people. Il collectionne les plus belles filles du pays avec la constance d’un entomologiste épinglant sur son tableau les espèces rares d’insectes– tel bombyx de l’ailante déniché en Inde, telle cétoine arc-en-ciel à pointes jaunes. Après sa liaison tapageuse avec la fille d’un président américain, on le disait, depuis peu, lié à une présentatrice télé.

Que Max me parle ainsi de Pierre Vassilevsky ne peut que m’étonner, considérant ce que je sais de lui, dans ce bar, tenant sa place au milieu d'ivrognes peu glorieux et autres paumés patentés au plumage piteux. J’en conclus qu’il a dû croiser par hasard la route de l’artiste et je m’attends à un témoignage assommant sur l’inoubliable rencontre. « Vassilevsky ? Il m’est rentré dedans en voiture. On a discuté. » ; ou bien: « J’ai un ami qui s’est trouvé dans son compartiment en prenant le train. Ils ont sympathisé le temps du voyage. » ; ou encore: « Nous sommes voisins depuis peu. En vrai il fait plus gros. »

- J’ai été son agent à ses débuts, me dit Max. Il me doit tout. Son talent et sa gloire.

#

Max esquisse un geste, baisse les yeux vers son pantalon taché.

«  A cette époque-là, je gravitais dans le monde des virtuoses. Je te passe les détails. Disons que j’étais l’agent des jeunes stars de la musique classique. J’avais été présenté aux parents de Pierre quand je m’occupais d’un de leurs amis. Ils m’avaient parlé de leur môme, qu’ils considéraient comme un génie contrarié. A 16 ans, Pierre achevait le Conservatoire supérieur de Paris. Le hic, c’est que la plupart des musiciens de cet âge collectionnent déjà les médailles. Lui n’avait jamais remporté un seul premier prix dans un concours prestigieux. Il se contentait souvent du cinquième ou sixième rang en compétition solo et il désespérait déjà de percer.

Ses parents voulaient mon avis. Ils m’avaient fait comprendre qu’avec moi, Pierre consentirait peut-être à abandonner ses rêves de gloire pour une carrière tout à fait honorable, mais plus discrète, de pianiste accompagnateur, par exemple. Vassilevsky n’était alors qu’un adolescent trop gâté qui rencontrait pour la première fois ses limites. Il avait dû être un gamin gentil, il en gardait encore les traces, le visage rond et les joues rosées. A part moi, je le surnommais le Poupon.

J’ai promis de m’en occuper et j’ai rapidement cerné le problème. Certes, le garçon se montrait assez brillant sur le plan technique mais il lui manquait un truc. Peut-être était-ce un défaut de maturité. Ou bien, plus grave, un manque de sensibilité artistique. En tout cas, malgré ses efforts, il ne parvenait à être qu’un bon interprète. Pas plus.

Il avait beau singer les grands et balancer ses accords proprement, pour les connaisseurs il restait en deçà de ce qu’on attend d’un soliste. Quelqu’un comme toi n’aurait sans doute rien remarqué parce qu’aucune fausse note ne naissait sous ses doigts. Son jeu n’éveillait aucune émotion non plus.

Il avait les mains épaisses d’un blanc laiteux, un toucher mou, comme engourdi. Il en tirait des accords prévisibles qui assommaient. Il aurait été difficile de le lui faire admettre, plus encore de le corriger sur ce point. Lui, d’un autre côté, ne comprenait pas ses échecs. Il rongeait son frein, virait à l’aigri. Il s’est montré agressif plus d’une fois. M’a reproché - à moi ! - de ne pas le conseiller assez bien, et, même, de l’égarer dans des voies sans issues. Nous avons eu des engueulades mémorables. Pour parler franchement, j’avais décidé de le lâcher.

Cependant, juste avant, j’ai réussi à l’introduire comme accompagnateur auprès d’une chanteuse lyrique pour une petite tournée en Afrique - Sénégal, Côte d’Ivoire et Congo-, dans trois salles qui voulaient se donner une dimension internationale. Je crois que cette opportunité l’a soulagé. Le voyage lui permettait de sauver la face. Il est parti et au retour, il m’a invité à dîner dans son studio.
Je me souviendrai toujours de l’odeur lorsqu’il m’a ouvert. Ce mélange de musc et d’acidité qui m’a pris à la gorge. Je suffoquais, mais Pierre, lui, ne semblait pas incommodé. Il m’a fait les honneurs de son « salon », s’est arrêté devant une cage où dormait un singe.

Recroquevillé sur le sol au milieu de bouts de papier, de peaux de fruits, de déchets en tout genre, l’animal paraissait au bord de la mort. Les traits jaunâtres, le poil plaqué au corps, les yeux fermés. Seules ses arcades sourcilières dessinaient sur son visage un masque mobile, étonné et triste. Ses paupières tressautaient comme s’il rêvait. C’est alors que j’ai noté le léger mouvement de ses mains fines et longues, dévorées de poils, étrangement semblables à celles d’un homme, palpitant au rythme de sa respiration.

Autour de lui flottait ce parfum puissant, âcre et terreux. A cet instant j’ignorais qu’il n’était pas signe de pourrissement, mais d’un excès de vie, d’un débordement de sève.

- Voilà Verdi, c’est un chimpanzé, m’a annoncé Pierre. Un bonobo du Congo.

Tu connais sans doute les bonobos, aussi appelés chimpanzés nains ou chimpanzé Pygmée. Ce sont les seuls animaux de la création qui, comme l’homme, font l’amour face à face et pour la seule jouissance. A part ça, peu de points communs avec nous. Les savants les considèrent comme les primates doués d’intelligence par excellence.

Pierre m’a raconté l’histoire de son protégé. Le père biologique de « Verdi » avait été tué par des braconniers quand il était tout petit. Seul dans la jungle, l’orphelin n’aurait pas survécu trois jours. Il avait dû la vie à un marabout d’un village voisin qui l’avait recueilli et élevé. Les gens de la communauté racontaient que le vieux avait transmis son savoir au singe et, qu’à sa mort, l’esprit du sorcier fuyant sa dépouille s’était glissé dans le corps de l’animal.
Quelques mois plus tard, incapable de retourner à la vie sauvage, Verdi avait atterri au zoo de Brazzaville. Le directeur de l’établissement l’avait offert aux artistes français au cours d’un dîner de gala et cet idiot de Pierre avait décidé de le ramener en France. La cantatrice avait choisi son nom. Ils l’avaient baptisé au champagne à la fin de la soirée.

J’observais la bête quand Verdi a ouvert les yeux et les a braqués sur moi. Au fond de ses prunelles, j’ai aperçu des traînées d’ambre mêlées de sang. Le vertige m’a saisi. J’ai senti une pression sur mes tempes, une chaleur à mes oreilles. Les paupières du singe se sont abaissées, mettant fin à mon trouble.

Pendant ce temps Pierre pérorait, m’expliquant qu’il avait décidé de confier Verdi dès la semaine suivante à un dresseur pour l’aider à s’adapter à sa nouvelle vie. D’ailleurs, il en avait déjà contacté un, dont il s’est mis à me vanter les mérites. Ces efforts m’ont paru inutiles tant le chimpanzé avait l’air à l’agonie mais j’ai préféré me taire plutôt que de jouer les rabat-joie. Pierre se montrait si heureux, c’était la première fois que je le voyais témoigner un peu d’enthousiasme. J’ai espéré que tout ça profiterait à son jeu.

Quelques semaines après, Pierre a suivi un groupe de musiciens, en tournée en Europe de l’Est. Comme ses parents n’en voulaient pas, j’ai accepté Verdi et promis de l’emmener moi aussi chez le fameux dresseur pour respecter le rythme des rendez-vous. En fait, le singe me mettait mal à l’aise. C’était surtout la femme de ménage qui le nourrissait et s’en occupait.

Il avait repris consistance depuis son arrivée chez Pierre. Il se tenait désormais droit sur ses pattes, buste dressé et tête fière. Et cependant, lorsque nous étions dans la même pièce, j’avais la désagréable impression qu’il m’épiait, son étrange regard se posant sur ma nuque dès que je tournais le dos. Mais, à part ce léger malaise, je n’y prêtais pas attention. Le soir, quand je rentrais, je le trouvais qui se balançait dans sa cage en émettant une sorte de sifflement. Nos relations s’arrêtaient là. A cette époque je croulais sous le travail.

Une nuit, pourtant, impossible de dormir. Après m’être tourné et retourné dans mon lit, j’ai fini par descendre au salon.

C’est difficile à croire quand on me voit aujourd’hui, mais je menais grand train à l’époque. Belles filles, belle voiture, bel appart à Paris. J’avais tout.

En descendant les escaliers face à l’immense verrière de la pièce, je me suis arrêté un instant, saisi par la beauté du tableau. Une lune scintillante enveloppait de sa lumière bleutée mon piano immaculé. Le ciel lui servait d’écrin. Pris d’inspiration - et esprit d’à propos oblige -, je me suis assis au clavier et j’ai entamé le « Clair de lune » de Debussy.

J’ai entendu comme un feulement derrière moi. Je venais de réveiller le singe. Il avait l’air fou, il couinait, se balançait d’avant en arrière en s’accrochant aux barreaux de sa cage, roulant des yeux. Je me suis accroupi près de lui pour le caresser et fredonner à son oreille, j’espérai qu’il se rendorme. Rien à faire. Il s’agitait dans tous les sens, poussait de petits cris, tournait sur lui-même et revenait saisir les barreaux. Dans l’affolement, je ne sais ce qui m’a pris, je lui ai ouvert la cage.

Il s’est précipité dehors, a grimpé sur mon tabouret. Puis il a posé ses mains sur le clavier et joué le début du morceau.
Je me suis levé lentement –je ne voulais pas l’effrayer - et me suis approché de lui. Le singe s’est tourné d’un geste vif avant de faire jaillir à nouveau la musique. Me penchant sur les touches j’ai esquissé les premières mesures d’un prélude de Bach. Il les a reproduites.

Non, pas tout à fait. Il les a jouées bien mieux que je n’aurais su le faire moi-même. Avec une passion, une âme, une finesse digne des plus grands, qui m’a tiré des larmes.

Bon Dieu, ce singe avait l’oreille absolue ! Et il jouait prodigieusement ! Ou bien était-ce juste un effet de mon imagination ? Verdi avait-il reçu une quelconque « éducation musicale » ? Était-il dressé ? Pierre ne m’en avait jamais parlé, il ne m’avait pas non plus signalé un don. Pourtant impossible de passer à côté.

Nous avons passé la nuit qui a suivi sur le piano. Moi à lire des partitions. Lui à interpréter ce que je venais de produire, à le réinventer, à créer, vraiment, de la musique. Encore aujourd’hui j’en garde un souvenir ému, comme une ivresse jamais égalée. Une première cuite.

Dès que Pierre vint récupérer son animal, je lui sautai dessus pour obtenir des explications.

-C’est vrai, reconnut-il avec le sourire, j’avais remarqué qu’il s’intéressait au clavier. Peut-être que son marabout l’a initié, c’est marrant non ? Il est sensible…Quand je travaille, il vient souvent à côté de moi. Je l’ai même déjà entendu taper quelques notes.

-Sensible ? Tu plaisantes ? Ce singe est surdoué !  Il parvient à reproduire n’importe quel morceau! Ses interprétations sont sublimes ! Il a joué le plus éculé des airs, « la Lettre à Elise » comme je ne l’avais jamais entendu, comme s’il naissait au monde pour la première fois. Verdi est extraordinaire, il faut absolument aller plus loin.

Pierre s’est raidi, j’ai insisté.

-Il faut lui donner des cours, voir jusqu’où il peut progresser ! Je sais que tu es très pris. Si tu veux je m’en charge.
Il a haussé les épaules. »

« Modifié: 15 février 2023 à 09:31:58 par DinaEgg »

Hors ligne Basic

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 428
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #1 le: 12 février 2023 à 06:33:00 »
Bonjour DinaEgg

un peu de musique alors.

B

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne Mic Ester

  • Troubadour
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Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #2 le: 12 février 2023 à 11:00:10 »
Salut Dina,
Un peu frustrant non, un titre qui m’interpelle, un début un peu classique (deux pochtrons qui ressassent leurs échecs), un singe mélomane (plus inattendu) et puis, grrr … ,
la suite au prochain numéro …
je plaisante évidemment, l’attente est salutaire.
Sur la forme, j’ai bien vu deux trois bricoles, mais vu le boulot de Basic, ça n‘apporterait rien.
Rien à dire, l’histoire est bien menée, le sujet original.
Soigne bien ta chute !

Hors ligne BeeHa

  • Prophète
  • Messages: 932
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #3 le: 12 février 2023 à 11:07:59 »
Bonjour DinaEgg,

Quelques broutilles au fil du texte.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Sur la musique classique, je ne sais pas trop ce qu'il y aurait à dire ici (Quand tu dis deuxième partie, c'était deuxième partie de la nouvelle, que tu vas poster, ou deuxième partie de la première partie ?) Bon, comme toi, j'suis pas un spécialiste, mais suivant ce que ça touche, sait-on jamais ? (J'ai eu quelques années de solfège malgré tout ^^)

Sinon, comme Basic, j'ai trouvé que la partie racontée par Max ne se détachait que peu de celle racontée par le narrateur avant la bascule. Un peu comme si rien ne les démarquait.
Et peut-être "ralentir" la découverte des talents du singe ? Même avec l'oreille absolue, réussir à amener des sentiments dans une interprétation en n'imaginant que les notes n'est pas aussi simple que ça. L'oreille absolue, ça implique de pouvoir reconnaître une note sans référence, pas d'être capable de la reproduire sur un piano. (Évidemment, ça peut être là le "second côté" fantastique de la nouvelle.)

A bientôt pour la suite ~

“A faint clap of thunder;
Clouded skies;
Perhaps rain comes – if so, will you stay here with me?”

“A faint clap of thunder;
Even if rain comes not;
I’ll stay here, together with you…”

Hors ligne Michael Sherwood

  • Prophète
  • Messages: 996
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #4 le: 12 février 2023 à 11:52:06 »
Bonjour DinaEgg,

Après cet excellent début, on est impatient de voir comment tu vas t'en sortir dans la suite !
Le récit dans le récit (le double "Je") n'est pas gênant, c'est un moyen classique d'introduire un récit fantastique, Maupassant l'a abondamment utilisé dans ses nouvelles.

Bonne journée  8) !
It's not because you're paranoid that they aren't after you.

Hors ligne DinaEgg

  • Tabellion
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Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #5 le: 12 février 2023 à 12:20:53 »
Hello tout le monde
je m'apprêtais à répondre quand j'ai vu que j'avais déjà trois commentaires. Un grand merci à vous. Pour les commentaires de fond, de même que pour mon autre texte, je pense les copier-coller et y réfléchir tranquillement quand je ne serai pas dérangée toutes les deux minutes.
Basic, merci de ta lecture détaillée. Les points que tu soulèves me semblent tout à fait pertinents, développer le début et le premier personnage apporterait de la profondeur. Pour tout dire je suis fan des nouvelles "à l'ancienne" où on a un début, disons différents protagonistes autour d'un feu de camp ou dans un dîner, et soudain, l'un d'eux se met à parler et on est parti. Mon début est peu-être un peu trop rapide en effet.
Pareil je suis partante pour développer rapidement le passé de Max, ça peu apporter quelque chose. Pour la révélation musical du singe, il faut que je vois. Je vois bien ce que tu me dis mais il faut que je me l'approprie.
En revanche j'ai un problème sur les et: je ne comprends même pas ta remarque! J'en mets trop, c'est ça? Je n'arrive même pas à voir où ça pèche...
Mic, merci même si "soigne bien ta chute" ça met la pression. J'ai écrit ce texte il y a longtemps, j'ai eu quelques avis globaux positifs mais je pense qu'il peut être amélioré. Je mets la suite derrière le rideau comme on dit.
BeeHa merci pour les remarques de forme, les plus faciles à corriger rapidement! Pour la Suze j'ai essayé de penser au truc le plus dégueu possible mais il doit y avoir bien d'autres possibilités. Je note tes remarques sur le fond.


La suite ci-après
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

« Modifié: 13 février 2023 à 10:59:17 par DinaEgg »

Hors ligne Basic

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 428
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #6 le: 12 février 2023 à 12:26:59 »
Juste pour les et. J en mets moi même des tonnes. Parfois, ça pèse, surtout dans les accumulations d actions. Essaie, d en enlever... Ça permet de donner une sorte de rythme, de vivacité. Parfois c est bien
B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne DinaEgg

  • Tabellion
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Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #7 le: 12 février 2023 à 19:35:38 »
Basic, j'ai eu beaucoup de mal à voir ce que tu voulais dire, j'avais même oublié ta remarque en entrant les premières modifications formelles (le déni) suite à vos commentaires.
Et puis... j'ai lu ton message, relu cette première partie et ok, là je crois que j'ai vu. J'ai enlevé quelques "et". Enfin je crois. Je ne sais pas si cette manie est curable.

Merci, Michael Sh. pour tes encouragements, en effet le récit dans le récit est un classique. La deuxième partie de Verdi est en ligne dans mon message précédent.

A une prochaine

Hors ligne Basic

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 428
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #8 le: 13 février 2023 à 07:26:18 »
Bonjour Dina,

alors le traitement de la maladie du et... Bon, tu gardes ou tu ne gardes pas. Mais c'est vrai que ça retend un peu les phrases parfois. En anglais, ça passe mieux.

B

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne DinaEgg

  • Tabellion
  • Messages: 39
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #9 le: 13 février 2023 à 09:51:55 »
Hello Basic,
merci pour ton commentaire, il me fait comprendre ce que je peux sans doute retravailler.
Pour répondre rapidement: le "bien que" n'était pas compréhensible car j'avais oublié une virgule, je pense. Je l'ai rajoutée.
Les italiques sont là pour dire qu'on est dans sa tête, ce ne sont pas des propos qu'il formule à voix haute.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je crois que c'était ma première nouvelle aussi longue. En la relisant je lui trouve un petit air surrané mais je l'aime bien malgré tout, c'est pour ça que j'ai envie de la retravailler, alors merci!
Bonne journée, à une prochaine
« Modifié: 13 février 2023 à 11:38:48 par DinaEgg »

Hors ligne BeeHa

  • Prophète
  • Messages: 932
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #10 le: 13 février 2023 à 10:32:47 »
Bonjour DinaEgg,

Me voilà pour la seconde partie.

Deux petites coquilles :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Pour le fond, il faut dire que Listz, c'est compliqué je crois. :)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Pour l'incise en italique, je l'ai trouvée peut-être un peu maladroite, dans le sens où pourquoi raconter tout sauf cette partie de l'histoire au personnage "principal", en émettant ses doutes par exemple ? Ça crée une sorte de rupture dans la narration.

Finalement, peut-être aurais-je aimé avoir un indice sur le "pourquoi" de la chute de Max, la lier à cet évènement par exemple ?
Le directeur de Pleyel aurait pu croire qu'il s'était moqué de lui avec le singe en lui présentant ?

En tout cas, une idée sympa. (Comme pour Lascaux) :)
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Hors ligne DinaEgg

  • Tabellion
  • Messages: 39
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #11 le: 13 février 2023 à 11:02:44 »
Hello BeeHa,
merci de tes remarques.

En effet, l'incapacité à jouer la rhapsodie hongroise est un gros indice.

En revanche, désolée je n'ai rien compris à la deuxième partie de ta phrase (dans ta remarque sur la partie en italique) :
Pour l'incise en italique, je l'ai trouvée peut-être un peu maladroite, dans le sens où pourquoi raconter tout sauf cette partie de l'histoire au personnage "principal", en émettant ses doutes par exemple?
A bientôt

Hors ligne BeeHa

  • Prophète
  • Messages: 932
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #12 le: 13 février 2023 à 11:45:03 »
Coucou,

Désolé, je peux parfois être un peu pas clair dans ce que je raconte, j'vais essayer de clarifier, n'hésite pas si c'est toujours trop obscur. :)

Citer
En revanche, désolée je n'ai rien compris à la deuxième partie de ta phrase (dans ta remarque sur la partie en italique) :
Pour l'incise en italique, je l'ai trouvée peut-être un peu maladroite, dans le sens où pourquoi raconter tout sauf cette partie de l'histoire au personnage "principal", en émettant ses doutes par exemple?
Ce que je voulais dire, c'est que ça fait très "hors texte".
Pourquoi Max ne raconte-t-il pas ses doutes et impressions au narrateur sur le revirement de Pierre ? Il lui raconte tout sauf ce petit passage.
Ça fait un peu comme si tu nous donnait des clefs que le narrateur n'aura jamais.

Après, c'est l'impression que j'ai eu à la lecture, donc subjective, et ça peut tout à fait être le choix que tu as fait. :)
“A faint clap of thunder;
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Hors ligne DinaEgg

  • Tabellion
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Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #13 le: 13 février 2023 à 12:07:04 »
Si si c'est très clair maintenant, merci!
Oui j'ai rédigé ce passage comme une parenthèse, de façon spontanée pour entrer dans la tête de Max et montrer qu'il éprouve du regret d'avoir été naïf vis à vis de Pierre. L'occasion manquée d'avoir fait éclore un vrai génie (le singe) est le regret de sa vie. La rupture dans l'histoire est donc plus ou moins voulue : pendant que Max raconte son histoire au premier narrateur, ce sont les pensées-regrets qui lui viennent.

Hors ligne Mic Ester

  • Troubadour
  • Messages: 380
Re : Verdi (fantastique)
« Réponse #14 le: 13 février 2023 à 19:36:44 »
Dina,
Suite et fin, rien à dire, c’est fluide, on accroche sans problèmes.
Y a-t-il quelque chose que je n’ai pas compris entre le singe et Pierre, je pense qu’il tue l’animal mais tu ne le dis pas, ou alors il y a un mimétisme qui s’installe entre eux ce qui explique la rapsodie, il faudrait peut-être semer quelques indices par ci par là.
La bête !!! ça fait froid dans le dos et pour moi ça colle pas avec le singe virtuose.
Bon, c’est des bricoles, le fait d’amener cette histoire loufoque par une conversation banale de bistrot me semble bien trouvée, surprenante, on se laisse prendre au jeu.
Bien écrit !

 


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