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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le vogueur de l'éternel

Auteur Sujet: Le vogueur de l'éternel  (Lu 9972 fois)

Hors ligne ernya

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Le vogueur de l'éternel
« le: 26 Octobre 2009 à 22:02:12 »
Hop-là. Vous reconnaîtrez sûrement dans ce nouveau texte une influence hobbienne et une bonne influence assumée du Voyage de Chihiro, bien que le texte n'ait rien à voir avec l'univers de Miyazaki, ni avec ses personnages (autant préciser dès le début :mrgreen:).
(Relu et corrigé en juin 2016. )
Bonne lecture
^^








Il gisait là. A mes pieds. Gigantesque et pitoyable. Dieu déchu qui ne pouvait que vomir de flasques crachats de sang.
J’ai posé ma main sur son corps encore chaud. D’un soubresaut de dignité, sa queue fouetta l’air et m’envoya choir dans la boue. Les gens murmuraient, imploraient une aide céleste, mais les serpents avaient désolé le ciel.

Je m'approchai de nouveau vers le corps immense.  Il rua, je fus rejetée plus loin encore. Mon collier se brisa dans ma chute, les perles se perdirent dans la masse spongieuse. Pour la troisième fois, je touchai la fourrure immaculée. Je vis l'éclair de fureur dans ses yeux, je ne reculai pas, puis de la tristesse ; il se mourait. 



******



Mon grand-père m’avait choisie. Parmi tous ses petits-enfants, j’étais la seule à être assez digne à ses yeux. Moi, je ne voulais pas quitter cette misérable vie à traîner dans la boue. Je ne voulais pas servir les dieux ailés. Enfant, je les avais suppliés de me rendre ma mère. En vain.
Mais je n'avais pas mon mot à dire ; les préparatifs s'achevaient. On m’affubla d’un collier, de voilures et d’encens sacrés. On psalmodia autour de moi des paroles insensées avant de me laisser seule devant un étang bordé de sculptures effritées par le temps.
J’attendis longtemps, trompant l’ennui en troublant celui de l’étang.
Et il apparut, la voix dure et grossière. Son corps fumait d'orgueil. Il me demanda mon nom, je ne répondis pas ; il ne le sut jamais.

Mon grand-père comprit qu’il s’était trompé. Le lendemain, on me rendit mes vêtements, on m’arracha le collier et je rebroussai chemin. Derrière moi, les prêtres faisaient des offrandes, pour apaiser la colère divine. Et pourtant, c’est loin des encens et des suppliques, c'est dans la boue même, que tu m’es revenu. Je ne t’avais pas entendu approcher et lorsque nous nous fîmes face, je reculai, par prudence. Mais tu ne fis que poser tes yeux noirs sur moi. Un bref moment. Juste assez pour m’intriguer et te rassasier.

 Tu es revenu plusieurs fois auprès de moi sans jamais dire un mot, attendant des excuses peut-être. Je ne comptais pas t'en donner, je ne te devais rien. Un jour, tu me dis « viens »;  je ne bougeai pas. Tu partis et ne revins pas.

Il fallut seulement trois jours pour que je te cherche partout. Je ne cessai de penser à cette attente, à ce simple mot que tu avais comme murmuré. Et il y avait ces regards étranges que tu m'avais lancés ; personne ne m'avait jamais accordé autant d'attention. Autant de valeur dans le regard. La solitude qui avait vécu en voisine auprès de moi frappa à la porte. Je l’ouvris à toute volée et la tristesse s’engouffra en moi.

Je partis à ta recherche ; ce fut toi qui me retrouvas. L’œil rieur et la face dégoulinante de vanité. Lasse, je m’assis, collant mes jambes contre ma poitrine, étrangement apaisée.  D’un battement de queue, tu m’envoyas un fruit que je n'avais jamais goûté. Je sentis le sucre puis l’amer avant que les deux sensations ne se confondent. A jamais.

Le lendemain, je découvris, accroché à un de tes crocs, le collier des prêtres. Tu m'avais choisie comme héraut alors que je n’avais aucune idée de ce que tu attendais de moi. Pendant de longues semaines, je dus me contenter de te suivre ou de t'attendre, soumise à tes caprices et à tes bols d'éther.

Elle frissonnait. Recroquevillée dans un coin. Misérable petite chose qui se croyait forte avec ses pieds gelés. Généreux, je me couchai près d'elle pour la réchauffer. Elle hésita un instant avant de se pelotonner au creux de mes poils, soupirant doucement.

Tu me posais des questions que je ne comprenais pas. Que murmure la brise à ton oreille ? Vois-tu ce nuage allongé là-bas ? Qu’annonce-t-il comme heureuse nouvelle ? Devant mon air ahuri, ta queue fouettait l’air : tu n’as jamais eu de patience. Alors tu grondas, griffas, me poussas le nez dans la poussière pour que j’entende le cœur de la terre. Je ne comprenais pas pourquoi tu avais besoin de moi, je comprenais peu de choses en vérité.

Tu es impertinente comme beaucoup de ceux de ton espèce. Les dieux ailés n’ont jamais eu besoin de vous. C’est toi qui es venue la première. C’est toi qui priais et gémissais pour qu’on te rende ta mère.
Je ne sais pas pourquoi je restais auprès de toi ; chacune de tes paroles était une blessure. Mais tu étais un vogueur. Alors j’accusais chaque nouveau coup, les lèvres crispées, le teint blême.

Tu m’emmenas au cimetière des hérauts. Mes prédécesseurs. Ta figure souriait devant ma répulsion et ma peur. J’y voyais ma destinée et toi tu riais de me voir aussi chétive et malléable entre tes griffes et tes yeux de soie. Les hérauts passent et les serpents voguent. Et pourtant j’ai vogué moi aussi dans le ciel, agrippée à ton corps longiligne, les joues rouges et les yeux brillants. J’ai vogué dans le ciel. Défiant toutes les lois naturelles et ancestrales. J’ai vogué dans le ciel avant de retomber dans la boue.

J’ai fait saigner mes ongles sur la roche griffue, mais ce ne fut pas assez. Il fallait toujours se taire et écouter. Il fallait toujours faire ce que tu voulais que je fasse, être à l’endroit où tu voulais que je sois. J’en eus assez. Tu aurais dû le savoir. Toi qui savais tant de choses, toi qui croyais tout voir.

Partie. Elle avait osé partir, me tenir tête. Mes grondements firent se blottir les enfants dans les bras de leur mère. Il ne me fallut guère de temps pour la retrouver. Elle avait trouvé refuge dans le ventre béant d’un arbre mort depuis longtemps. Je dérivais ma course pour fondre sur elle, prêt à punir sévèrement son orgueil déplacé et sa faiblesse. Mais je ne le fis pas. Moi qui n’avais pas hésité à déchiqueter le bras de son prédécesseur, un sentiment me retint, et ce n’était pas la pitié. Je la laissai. Lorsque je la vis passer le seuil de mon repaire, la colère remonta en moi, et je découvris mes crocs. Tous se seraient jetés à terre, mais elle continua d’avancer. Je pouvais sentir les effluves de sa peur et l’acidité de sa rancœur.

Je suis partie, souvent. Saisie de fureur contre cette bassesse que tu cachais au fond de tes entrailles. Et je suis revenue près de ta couche. Je n'ai jamais mendié ton pardon. Quand je revenais, tes yeux étincelaient avant que ta voix ne tonne, avant que ta queue ne fouette la roche friable, avant que je ne me jette à ton cou par crainte que tu ne t’envoles sans moi. Combien de fois la terre a-t-elle tremblé sous tes coups pour un seul de mes regards ?

Un an passa. Je ne sus comment cela arriva, mais je m’attachai à elle. Lorsqu’elle montait sur mon dos et que nous voguions tous deux, unis corps et âme, lorsque j'entendais son rire lorsque nous dansions parmi les nuages, lorsque je voyais ses yeux chercher les miens, la voir comprendre ce monde qui était désormais aussi le sien... Tout ne fut pas tendre entre nous – je ne l’ai jamais été – mais ce fut parfois moi qui la recherchai le premier. Qui apportais dans un signe de repentir le premier fruit que je lui avais offert. 

Et pourtant il y eut ce fameux jour. La corde rêche dans laquelle elle m’avait enserré se déchira soudainement et je m’enfuis. Je partis le cœur pétri d’amertume contre elle, contre moi, contre la terre entière et le ciel ne fut pas assez grand pour ma colère.

Et une nuit, ta couche fut vide. Tremblante de froid et de terreur, j’ai hurlé ton nom dans le vent, étouffé par la pluie. Je t’ai cherché partout, j’ai fait mille et une promesses, moi qui ne t'en avais jamais faite, mais tu n’es pas revenu. J’entendais les murmures d’amour de la brise nocturne, les plaintes de la pluie, je maudissais ce don que tu m’avais accordé, cadeau empoissonné où l’amer rattrapait le sucré.

Tu es parti, Haku. Je n’ai jamais su pour quelle raison. Peut-être ne le savais-tu pas toi-même lorsque ton corps a fusé dans le ciel. Tu m’as laissée, les sens exacerbés, infime particule dans un monde devenu trop grand.
J'ai vu ton corps blanc sillonner le ciel, j’ai vu les nuages fuir ta colère en tous sens, j’ai vu mon peuple se jeter à genoux pour implorer ta clémence, j’ai vu dans le ciel la bataille de tes entrailles.


******


Et lorsque les feux d'artifice ont éclaté et que le monde a tremblé, j’ai couru, glissant et trébuchant, jusqu’à la plage. Et là, au milieu des infimes grains de sable, tu gisais, Haku, géant tombé du ciel, les yeux déments, la gueule écarlate.

Il y avait un trou, poisseux de sang sur ton flanc droit. Etait-ce les bâtons des hommes ou toi-même qui t’étais mutilé ? Haku, pourquoi avoir oublié le seul jour où tu ne devais point parcourir le ciel ?
Les flammes de ton bûcher montent haut dans le ciel désormais, mais elle n’iront jamais jusqu’où toi, tu te rendais. Je regarde leur danse, hébétée, croyant voir parmi leurs voilures ton corps s’envoler. Mais non, tu es bien mort. Les hérauts passent et les serpents voguent dans le ciel. Où es-tu donc vogueur de l’éternel ?

Je suis restée jusqu’à ce que la dernière flamme s’éteigne. J’aurais volontiers craché mes poumons que l’air vrillait, j’aurais volontiers craché ce cœur si lourd à porter désormais.
Sur la page déserte, les heures ont passé. Et dans le bûcher consumé il n’y avait rien. Tu ne m’as rien laissé, hormis une plaie béante que j’étais la seule à voir.

Je suis retournée au temple des prêtres, je me suis battue avec mon vieux grand-père, pour une raison futile, sa tête a heurté le marbre froid. Alors j’ai plongé dans l’eau que j’avais troublée. Je lui ai imposé mon corps gorgé de rancœur et lorsqu’elle m’a éructée, j’ai à nouveau vogué dans le ciel. Je m’attendais en ouvrant les yeux à me découvrir juchée sur ta fourrure, mais je ne voyais rien d’autre que les bois des ancêtres. Je voguais seule. Nouveau serpent de l’éternité.

La métamorphose n’avait point guéri ma blessure, elle n’avait fait qu’ajuster ma colère à ce nouveau corps. Décuplant de rage, j’appris aux humains ce qu’il en coûtait de vouloir égaler les dieux du ciel. Puis je suis partie loin de cette terre souillée de ton sang et de mon crime, défiant l’étendue même du monde pour te retrouver.
C’est alors qu’un éclair a surgi au loin. Dans un sursaut d’espoir, ma queue fouetta l’air avec violence, je me dégageai des nuages qui m’emprisonnaient et je bondis à la poursuite du scintillement furtif. Je hurlais d’un son rauque ton nom ; je te retrouvai enfin.

Tu fondis sur moi et plantas tes crocs sur ma gorge. Je rugis et j’agis de même. Le ciel put contempler notre enlacement enragé. Tous deux blessés et las d’une lutte qui n’avait que trop duré, nous lâchâmes prise. Tu n'avais rien perdu de ta majesté, j’en avais acquis une. Désormais rien ne justifiait la moindre soumission de ma part. Je vis tes yeux de soie sourire. Nous étions deux à nous partager le ciel.

Tu avais raison, Haku.
Les hérauts passent et les serpents voguent.
Vogueurs de l’éternel.



« Modifié: 22 Juin 2016 à 17:49:50 par ernya »
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Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #1 le: 26 Octobre 2009 à 22:16:11 »

... Woah. C'est beau. Un poème en forme de texte, un texte en forme de poème. Des mots si doux et qui écorchent autant, avec le doux et l'amer qui se battent en duel et s'aiment entre les lignes.
J'ai beaucoup aimé les références à Hobb et Miyazaki. C'est fin et ça coule comme de source, cette majesté et cette fureur caractéristique des dragons dépeints chez ces deux auteurs, que tu reprends si bien.

Citer
J’attendis longtemps, trompant l’ennui en troublant celle de l’étang.
Ce serait pas plutôt "celui" de l'étang ? D'ennui.

J'ai juste eu un peu de mal de temps en temps avec les changements de narrateurs. Mais une fois qu'on prend le rythme, ça donne un effet un peu curieux mais joli. Les deux personnages se fondent un peu mieux et leurs pensées se font écho. Il y a une belle similitude entre leur force et leurs faiblesses communes.

Ah oui, et aussi concernant la transformation... Je ne suis pas sûre d'avoir tout compris. C'est si rapide, si brusque. Mais en tant que lectrice ça ne me dérange pas tellement d'être secouée. Tant que l'ensemble reste cohérent et harmonieux.

Enfin. Tout ça pour dire que j'ai vraiment beaucoup aimé.
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne ernya

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Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #2 le: 26 Octobre 2009 à 22:26:38 »
déjà merci d'avoir commenté aussi rapidement :)


Citer
J’attendis longtemps, trompant l’ennui en troublant celle de l’étang.
Ce serait pas plutôt "celui" de l'étang ? D'ennui.
oups, ouip en effet, bug
je devais penser l'eau de l'étang c'est pour ça, je corrige avec "celui" même si ça sonne moins bien, lol

J'ai juste eu un peu de mal de temps en temps avec les changements de narrateurs. Mais une fois qu'on prend le rythme, ça donne un effet un peu curieux mais joli. Les deux personnages se fondent un peu mieux et leurs pensées se font écho. Il y a une belle similitude entre leur force et leurs faiblesses communes.
parfait, j'avais peur en effet que le changement passe mal

Ah oui, et aussi concernant la transformation... Je ne suis pas sûre d'avoir tout compris. C'est si rapide, si brusque. Mais en tant que lectrice ça ne me dérange pas tellement d'être secouée. Tant que l'ensemble reste cohérent et harmonieux.
hihihi, je fais toujours des fins rapides :mrgreen:
je pense que tu as compris ce qui se passait, après faut voir ça comme de la magie, il n'y a pas vraiment d'explication :mrgreen:


contente que tu aies aimé et merci pour ce commentaire, ça me fait vraiment plaisir :)
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Hors ligne Nienna

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Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #3 le: 01 Novembre 2009 à 15:26:44 »
Alors j'ai relevé à chaque micro phrase ce qui m'a gênée ou au contraire plu.  Du coup ça fait beaucoup de relevés mais c'est pas pour casser ton texte, parce que je l'ai bien aimé.
Je me suis aussi permise de faire des propositions/suggestions, t'en fais ce que tu veux, c'est parfois très subjectif et dit parfois de manière assez pointilleuse/directe mais ça n'a rien de méchant au contraire.  ^^
'oilu.


La terre trembla, les nuages s’écartèrent et dans un éclair de feu et de sang, le vogueur de l’éternel tomba dans l’abîme.
J'aime beaucoup cette première phrase.

Dieu déchu qui ne pouvait que vomir de flasques crachats de sang.
Celle-ci aussi.

Fange immonde où je suis née.
ça me fait penser à Victor Hugo...prends ça comme tu veux.   ><

Ce début m'a fait énormément pensé à Chihiro quand elle trouve Haku, blessé (chez le vieil-homme-araignée) en dragon...et comme j'admire Le voyage de Chihiro, j'aime ce passage.

Et il apparut. J’eus un mouvement de frayeur lorsque sa voix tonna.
Simple suggestion : j'aurais sauté une ligne après "apparut". Sinon on enchaîne direct avec la phrase suivante alors qu'un retour à la ligne pourrait mettre en valeur ce "apparut".

Je ne répondis pas. Et il ne put jamais savoir.
J'aurais écrit : "Je ne répondis pas. Il ne put jamais le savoir." (pour le "Je"/"Il")

Il rugit, cracha et partit comme il était venu.
J'aime moyen le "comme il était venu", ça casse le rythme ternaire du rugit/cracha/partit.

Et  c’est loin des encens et des suppliques, dans la boue même, que tu m’es revenu.
Un espace de trop, après le "Et".
J'aime pas trop "dans la boue même".

Tu es revenu plusieurs fois auprès de moi sans jamais dire un seul mot, attendant des excuses ou des mots peut-être.
Je trouverais le rythme plus mélodieux en enlevant le "seul". Et y a une légère répétition du mot "mot".  :mrgreen:

Je t’observais franchement, ne comprenant pas ton obstination.
Et un jour, tu me dis « viens ». Et je ne bougeai pas. Et tu partis et tu ne revins pas.
Vu la forme que tu proposes j'aurais sauté une ligne après "viens".

Je sentis le sucre puis l’amer avant que les deux sensations ne se confondent.  A jamais.
Espace de trop après "confondent."

Le lendemain, je découvris, accroché à un de tes crocs le collier des prêtres.
Une petite virgule après "crocs" non ?

Tu grondas, tu me griffas, tu me poussas le nez dans la poussière pour que j’entende le cœur de la terre.
Je trouve que ça sonnerait mieux : "Tu grondas, me griffas, me poussas (...)"

Tu m’as fait gravir des monts et des merveilles, mais tu restais toujours muet.
"mais toujours muet" ou "mais demeurais toujours muet". Enfin simples suggestions, pour alléger la phrase.

Je ne sais pourquoi je restais auprès de toi, chacune de tes paroles était une blessure.
J'aurais vu un point au lieu de la virgule...mais du coup faudrait peut-être changer le temps du verbe "être" (étant ?)...

J’y voyais ma destinée et toi tu riais de me voir aussi chétive et aussi malléable entre tes griffes et tes yeux de soie.
"aussi chétive et malléable" pour alléger...mais sinon j'aime bien la phrase.


Et pourtant j’ai vogué moi aussi dans le ciel, agrippé à ton corps longiligne, les joues rouges et les yeux brillants.
J’ai vogué dans le ciel. Défiant toutes les lois naturelles et ancestrales. J’ai vogué dans le ciel
avant de retomber dans la boue. Qui a dit que la majesté est éternelle ?
J'aurais sauté une ligne après "ancestrales" manière que toutes les phrases commencent par "j'ai vogué".

J’ai gravé pour toi les nuages du ciel. J’ai fait saigner mes ongles sur la roche griffue.
J''aime !

Il fallait toujours faire ce que tu voulais que je fasse, être à l’endroit où tu voulais que je sois.
une petite lourdeur dans cette phrase je trouve, sûrement à cause de tous les "qui"/"que".

Elle, moi. Je rugis et disparus dans le ciel, raconter ma fureur aux nuages les plus noirs.
La virgule ne semble pas servir à grand chose ou j'ai pas capté l'effet voulu. xD


Mes frétillements dans le ciel agité prenaient la forme d’éclairs et mes grondements firent se blottir les petits enfants dans les bras de leur mère.
"Enfants" pourrait suffire.

Un seul mot, et je perdais toute maîtrise de moi-même, j’aurais été prêt à ébranler la terre entière à cause d’elle.
Un mot, un seul, et(...)
ça pourrait accentuer le sentiment du serpent.


J’aimais voir ses yeux chercher les miens, la voir comprendre ce monde qui était aussi le sien.
"(...)qui était aussi sien" peut être mieux...quoique.

Tu m’as abandonné
ça serait pas : "tu m'as abandonée ?

Tu m’as laissé seule face aux moqueries
idem.

J’ai vu ton corps blanc sillonner le ciel, j’ai vu la pluie verser des larmes de douleur, les nuages fuir ta colère en tous sens, j’ai vu mon peuple se jeter à genoux pour implorer ta clémence, j’ai vu dans le ciel la bataille de tes entrailles.
Ben...joli !

Et là, au milieu des infimes grains de sable, tu gisais, Haku, géant tombé du ciel, les yeux déments, la gueule écarlate.
ça me fait penser à L'albatros de Baudelaire ^ ^

Mais non, tu es bien mort, mon doux ami. Les hérauts passent et les serpents voguent dans le ciel.
J'aurais sauté une ligne après "doux ami" manière de mettre en valeur l'autre phrase, vu que tu l'as déjà utilisée plus haut. D'ailleurs j'aime bien le fait de reprendre cette phrase.

Je suis restée jusqu’à ce que la dernière flamme s’éteigne, le cœur enfumé et toussant.
Je trouve ça un peu lourd. Pourquoi pas : "je suis restée jusqu'à l'ultime flamme, le cœur (...)" ?

J’aurais volontiers craché mes poumons que l’air vrillait, j’aurais volontiers craché ce cœur si lourd à porter désormais.
J'enlèverais le "désormais" qui casse le rythme de la phrase.

J'aime beaucoup aussi quand tu écris : "les yeux de soie".

.....

Alors, après ce relevé-chipotage-minutieux-et-vraiment-subjectif, dans la globalité :

J'ai aimé. C'est une belle histoire. J'ai pas pu m'empêcher d'y voir Haku et Chihiro. Tant mieux, tant pis, je ne sais pas. Y a de belles phrases et de belles images. Y a de belles envolées lyriques, parfois un peu lourdes mais ça se rectifie.
J'ai eu qques fois du mal avec les changements de narrateurs. Peut-être avec des alinéas en plus ça aiderait. On repérais/comprenais facilement avec les mots mais c'est plus dans la forme qu'on voyait pas trop. Mais sinon j'aime bien ces changements.
Après comme Menthe, j'ai trouvé la métamorphose à la fin un peu rapide.

Voilà, c'est agréable, limpide excepté les qques lourdeurs, joli quoi !
 ^^

 
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Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #4 le: 01 Novembre 2009 à 15:47:23 »
Wah. C'est du commentaire, ça ^^
merci beaucoup pour ce relevé aussi pointilleux, ça fait toujours plaisir :)

par contre, je ne vais pas te répondre point par point ( oui, j'exagère  :mrgreen:) parce que dans presque tous les cas, tes propositions me conviennent, donc à part répondre "oui en effet" à chaque fois... :mrgreen:
pour certains autres détails, je préfère attendre, voir si d'autres rejoignent ton avis, parce que ça me plaît tel quel :P

pour les auteurs, Hugo, oui, je pense, l'Albatros ça doit être plus inconscient ^^


quant au changement de narrateurs, faudra que j'y travaille en effet


encore une fois merci beaucoup pour ce long commentaire et contente que ça te plaise :)
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Re : Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #5 le: 01 Novembre 2009 à 21:01:31 »
merci beaucoup pour ce relevé aussi pointilleux, ça fait toujours plaisir :)
Avec plaisir ^^

pour certains autres détails, je préfère attendre, voir si d'autres rejoignent ton avis, parce que ça me plaît tel quel :P
Oui c'est sûrement mieux, parce que j'ai proposé des trucs mais c'est selon ma vision, ma manière d'écrire en qque sorte mais c'est toi qui sculpte le texte comme tu veux.
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Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #6 le: 08 Novembre 2009 à 15:55:57 »
Citer
Tu m’emmenas au cimetière des hérauts morts.
c'est un cimetière, ils sont forcément morts...


Citer
J’en ai eu  assez. Tu aurais dû le savoir.
une espace en trop avant "assez"


Citer
Et si je ne lui aies jamais demandé pardon, mes yeux le firent souvent pour moi et les siens me l’accordaient toujours.
ai ; la fin de la phrase est p't-être un peu lourde ?


Citer
et le ciel ne fut pas assez grand pour ma colère.
^^


Citer
alors que personne n’aurait osé ne serait-ce que m’effleurer d’un regard venimeux en ta présence.
"ne serait-ce que" j'trouve ça systématiquement lourd :mrgreen: c'est peut-être perso.


C'est intéressant d'entremêler (tels deux vogueurs :mrgreen:) comme ça Hobb et Miyazaki. J'ai plus senti l'influence du Voyage de Chihiro, mais je lisais parfois ça comme un texte sur l'évolution de Chihiro en Tintaglia, c'était étrange... peut-être que pour émanciper une fois pour toutes le texte de ses influences (chose pour l'essentiel déjà faite), il faudrait changer ce nom de Haku, même si j'comprends que l'idée ait besoin de cette dénomination pour prendre tout son sens, toute sa majesté et tout son... mythe, un peu. J'comprends, mais à mon avis elle n'en a pas besoin, il pourrait s'appeler autrement et comme ça on n'aurait plus dans un coin de la tête l'image d'un dragon blanc au-dessus du château de Yu-Baaba, mais... autre chose. Le nom, par des effets d'association d'idées etc., gagnerait une imagerie propre, ce serait encore mieux. Même, tu pourrais l'appeler d'un nom déjà existant, mais qui qualifiait jusqu'alors quelque chose de complètement différent, en allant chercher du côté de la mythologie ou d'autres domaines.

Bref, à part ça j'ai beaucoup aimé, le texte prend le temps de s'épanouir comme il faut, l'écriture est de plus en plus, heu, aboutie j'trouve. Et sinon, c'est cool de s'inspirer de Miyazaki, qui est franchement l'un des maîtres tout-puissants de la fantasy actuelle, et qu'on a tendance à oublier parce qu'il n'est pas écrivain... alors que toute son oeuvre est tellement, je sais pas, chargée de poésie, ouah. Bref, très bonne idée, très bien développée, très bien servie par l'écriture ^^ voilà.
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Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #7 le: 08 Novembre 2009 à 16:14:40 »
Citer
La solitude qui avait vécu en voisine auprès de moi frappa violemment à la porte. Je l’ouvris à toute volée et la tristesse s’engouffra en moi.
:coeur:

Citer
Et pourtant j’ai vogué moi aussi dans le ciel, agrippé à ton corps longiligne, les joues rouges et les yeux brillants.
agrippée ?

Citer
Je rugis et disparus dans le ciel raconter ma fureur aux nuages les plus noirs. Mes frétillements dans le ciel
Petite répétition, qui gène étant donné la fluidité du reste du texte.

Citer
Et si je ne lui aies jamais demandé pardon
ai

Citer
Tu m’as laissé, le cœur à vif
laissée


Ernya, c'est très beau, ce texte  :coeur: De toutes tes nouvelles sérieuses, c'est celle que je préfère ! Le début m'a enchantée. J'ai aimé la suite, aussi - à l'apparition du nom "Haku" j'ai eu un peu de mal à ne pas tout associer au Voyage de Chihiro, mais au final c'est ton univers qui l'a emporté, et je suis restée plongée dans ton histoire.
Bravo !  ;)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #8 le: 08 Novembre 2009 à 16:32:27 »
Lo'


Citer
Tu m’emmenas au cimetière des hérauts morts.
c'est un cimetière, ils sont forcément morts...
XD
certes.

Citer
Et si je ne lui aies jamais demandé pardon, mes yeux le firent souvent pour moi et les siens me l’accordaient toujours.
ai ; la fin de la phrase est p't-être un peu lourde ?
pas faux, je verrai


Citer
alors que personne n’aurait osé ne serait-ce que m’effleurer d’un regard venimeux en ta présence.
"ne serait-ce que" j'trouve ça systématiquement lourd :mrgreen: c'est peut-être perso.
lol. J'étais sûre que tu allais relever cette phrase. Ouais, je sais pas si c'est juste le "ne serait-ce que" qui fait lourd, pour moi, tout est lourd, elle m'énerve cette phrase

il faudrait changer ce nom de Haku, même si j'comprends que l'idée ait besoin de cette dénomination pour prendre tout son sens, toute sa majesté et tout son... mythe, un peu. J'comprends, mais à mon avis elle n'en a pas besoin, il pourrait s'appeler autrement et comme ça on n'aurait plus dans un coin de la tête l'image d'un dragon blanc au-dessus du château de Yu-Baaba, mais... autre chose. Le nom, par des effets d'association d'idées etc., gagnerait une imagerie propre, ce serait encore mieux. Même, tu pourrais l'appeler d'un nom déjà existant, mais qui qualifiait jusqu'alors quelque chose de complètement différent, en allant chercher du côté de la mythologie ou d'autres domaines.
oui, je suis parfaitement d'accord et je sais bien que reprendre Haku n'est pas la meilleure idée, à mes heures perdues, j'écumerai le net à la recherche d'un nom, même s'il n'est point sûr que je le trouve
si vous avez des propositions, je vous en prie ^^

sinon, merci, pour une fois que tu relèves pas de "é" ou de pseudo poésie foireuse, j'suis contente
et plus généralement merci pour le dernier paragraphe ^^

Mil'

(je rectifie fautes et répétitions  ;))

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Ernya, c'est très beau, ce texte  :coeur: De toutes tes nouvelles sérieuses, c'est celle que je préfère ! Le début m'a enchantée. J'ai aimé la suite, aussi - à l'apparition du nom "Haku" j'ai eu un peu de mal à ne pas tout associer au Voyage de Chihiro, mais au final c'est ton univers qui l'a emporté, et je suis restée plongée dans ton histoire.
Bravo !  ;)

je m'attendais pas à ça ! et bien ça va me mettre de bonne humeur pour le restant de la journée ^^
merci beaucoup
désolée je ne sais pas trop quoi dire d'autre :-[


merci beaucoup à tous :)
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Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #9 le: 11 Novembre 2009 à 17:24:07 »
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les serpents avaient désolé le ciel
Je peux me tromper, mais je comprenais cette phrase au sens "avaient déserté", sens que "désoler" en tant que verbe n'a pas. (Après j'ai vérifié sur internet, pas sur un vrai dico, donc je peux me planter.  ;D)

Je trouve que c'est dommage d'annoncer avant le texte les références. Elles m'auraient pas échappées, mais là c'est impossible de s'en détacher. x'D

Le texte est bien écrit, de toute manière on se refait pas et j'adore ton style.  :D
Mais je trouve qu'il manque un petit quelque chose (surtout qu'à la fin, je pensais même à Terremer de Miyasaki x'D) pour rehausser l'originalité du texte. Certes, j'ai apprécié que l'histoire aille au delà du raccord avec le début, mais elle ne réserve pas de réelle surprise.

Ca n'ôte pas leur force aux sentiments décrits, le texte est très beau, mais j''aurais aimé qu'il largue davantage ses amarres et se démarque davantage de ses influences.  ::)
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Re : Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #10 le: 11 Novembre 2009 à 19:22:41 »
( ça ne concerne pas mon texte, mais je voulais te faire part de mon émerveillement devant le nombre de textes que tu as commenté :o)


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les serpents avaient désolé le ciel
Je peux me tromper, mais je comprenais cette phrase au sens "avaient déserté", sens que "désoler" en tant que verbe n'a pas. (Après j'ai vérifié sur internet, pas sur un vrai dico, donc je peux me planter.  ;D)
ouaip tu as bien compris le sens, mais je pense que je vais le garder et que ça peut se défendre au niveau sémantique (les serpents ont ruiné le ciel, ça passe aussi :mrgreen:)

Le texte est bien écrit, de toute manière on se refait pas et j'adore ton style.  :D
Mais je trouve qu'il manque un petit quelque chose (surtout qu'à la fin, je pensais même à Terremer de Miyasaki x'D) pour rehausser l'originalité du texte.
pas vu Terremer, ce n'est pas une justification certes, mais je tiens à le préciser

en fait, je ne vois pas comment changer le texte comme tu le souhaites, pour moi, ça n'a rien à voir avec Miyazaki, ça s'inspire certes d'une même idée, mais vouloir faire plus original, c'est dans ce cas rompre avec l'idée de départ
je veux bien changer des phrases, le nom du vogueur mais l'histoire me plaît telle qu'elle est ^^


en tout cas, je suis contente que tu aies bien aimé le style, c'est à mes yeux le principal ^^
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Re : Re : Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #11 le: 11 Novembre 2009 à 19:38:41 »
(Si tu savais toutes les choses rébarbatives que j'ai à faire avant que cette journée ne s'achève, tu comprendrais.  :D
Et puis ça fait des semaines que je me disais "oh tous ces textes que j'ai pas lus!"...)


Je ne te demandais pas de le "changer", c'est juste que la ressemblance est trop frappante pour que j'arrive à regarder le texte d'un oeil neuf, comme si je n'avais ni vu Chihiro, ni lu Hobb, c'est tout.  ::)
Il y a des différences, mais elles ne sont pas suffisantes pour m'éloigner de Chihiro et de Haku, mais il faut dire que j'ai regardé ce dessin animé plus de fois qu'il n'est raisonnable.  :D
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Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #12 le: 12 Novembre 2009 à 18:34:11 »
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J’ai fait saigner mes ongles sur la roche griffue.

J'aime beaucoup l'image, et la phrase, jusqu'au dernier mot, parce que je trouve que c'est dommage d'attribuer "griffue" à la roche alors qu'on parle d'ongles juste avant. C'est un détail mais j'ai relevé parce que l'image du début était belle, alors j'étais un peu déçue du dernier mot, lol.

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infime particule dans un monde devenu trop grand.

J'aime beaucoup cette impression.

J'ai bien aimé le texte, surtout la fin ! Je le trouve assez équilibré, il n'est pas long à se mettre en marche ou à se conclure, il s'épanouit juste au bon rythme. Comme Nienna par contre j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas une plus grosse "séparation" entre les deux points de vue. Ça m'a absolument pas gênée à la compréhension mais je trouvais quand même ça bizarre (comme si à chaque changement je me disais "ouf, j'ai bien changé la voix dans ma tête, j'espère que je vais pas me planter quand ça va recommencer". Oui j'aime bien parler dans ma tête 8D). Enfin c'est tout ce que j'ai à dire, parce que le reste, c'est chouette (j'ai trouvé ça sympa aussi qu'elle n'interpelle Haku qu'à partir d'un certain moment du texte, ça rajoute une nouvelle intensité différente)

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Re : Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #13 le: 12 Novembre 2009 à 18:51:14 »
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J’ai fait saigner mes ongles sur la roche griffue.
J'aime beaucoup l'image, et la phrase, jusqu'au dernier mot, parce que je trouve que c'est dommage d'attribuer "griffue" à la roche alors qu'on parle d'ongles juste avant. C'est un détail mais j'ai relevé parce que l'image du début était belle, alors j'étais un peu déçue du dernier mot, lol.
hum... je crois que quand j'ai écris la phrase, je l'ai pensé en un seul bloc, du coup, j'ai du mal à voir moi-même si ça va ou pas, je comprends bien ce que tu dis ongles/ griffue ouais, je vais voir

Comme Nienna par contre j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas une plus grosse "séparation" entre les deux points de vue. Ça m'a absolument pas gênée à la compréhension mais je trouvais quand même ça bizarre (comme si à chaque changement je me disais "ouf, j'ai bien changé la voix dans ma tête, j'espère que je vais pas me planter quand ça va recommencer". Oui j'aime bien parler dans ma tête 8D).

XD. Il sont à peu près marqués typographiquement, j'ai sauté plein de lignes à chaque fois entre les deux points de vue, mais apparemment c'est pas si visible que ça :mrgreen:
si vous avez une meilleure idée... ^^

( je prends toutefois note dans un coin de ma tête que les changements de points de vue c'est pas encore ça :mrgreen:)

merki beaucoup ^^



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Re : Le vogueur de l'éternel
« Réponse #14 le: 12 Novembre 2009 à 22:28:27 »
Ouip, je trouvais la confirmation dans le fait que tu sautais plus de lignes aux changements de point de vue, mais comme tu en sautes quand même entre les paragraphes, ça fait pas si marqué que ça. Perso j'aurais vu soit l'un en italique et l'autre en normal (mais ça va pas parce que tu utilises déjà l'italique dans certains passages) ou une petite étoile entre chaque (et trouver autre chose pour délimiter les trois parties entre elles)

 


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