Le gone du Chaâba est un roman autobiographique qui raconte l'enfance d'Azouz Begag, fils d'immigrés algériens, dans un bidonville près de Lyon. On suit les bêtises du jeune garçon, sa vie difficile dans le bidonville et surtout ses efforts pour être le premier de sa classe afin de faire mieux que "les Français".
J'ai plutôt bien aimé. Le style n'étant pas très recherché, le roman se lit très facilement. Ca m'a fait penser à un mélange entre
le Petit Nicolas (pour les bêtises, les "crises familiales")
L'Enfant de Vallès (pour les multiples taloches et l'école) et les italiens de Fante (pour la peinture de cette famille immigrée).
Y a quelques facilités, langagières notamment (jurons/insultes) mais j'ai été prise par ce roman lu en deux jours.
J'ai toujours eu un faible pour les romans autobiographiques et là j'ai bien aimé la peinture de ce métissage culturel (le père qui veut inviter l'instit à manger le couscous et à boire le café parce qu'il a mis une bonne appréciation sur le bulletin de son fils) et langagier (on a l'argot lyonnais, l'arabe algérien, le "français bouzidien" du père etc).
Le roman a été adapté en film, je vais essayer de mettre la main dessus pour pouvoir comparer.
Sinon la page wiki de l'auteur m'intrigue pas mal (surtout son parcours politique qui est, pour le moins, hétéroclite !). J'aimerais bien trouver ses articles sociologiques sur la question de l'immigration.