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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le crématoire (version 2)

Auteur Sujet: Le crématoire (version 2)  (Lu 3720 fois)

Hors ligne Krokomec

  • Tabellion
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Le crématoire (version 2)
« le: 19 Mai 2009 à 02:37:33 »
   Mai tremblait encore d’avril quand Heinrich Müller arriva à Sainte-Marguerite. C’était un printemps frileux, un printemps de bourrasques et de pluies frissonnantes, que Gabriel Kunze observait tristement, jour après jour, depuis la fenêtre de sa chambre. Il avait obtenu en septembre dernier un poste d’enseignant en histoire de la deuxième guerre mondiale à l’Université de Saint-Exupéry, mais les cours s’étaient terminés la semaine dernière et il s’affairait désormais à corriger les examens finaux. Là où il était installé, Kunze surplombait du regard la maison voisine qui accueillait ce matin-là son nouveau propriétaire. C’était un homme court et chétif, excessivement voûté, appuyé à deux mains sur une canne tremblotante et le regard fixé en permanence sur le bout de ses chaussures. Curieux, Kunze abandonna ses corrections et ouvrit la fenêtre.
   Le vieillard était accompagné d’un autre homme, d’au moins deux décennies son cadet, haut et droit, plutôt maigre, avec des bras longs et rigides dont les mouvements oscillatoires rappelaient ceux d’un pendule. Il portait le prénom de Conrad : c’était, en tout cas, ce prénom que beuglait régulièrement Müller. Kunze comprit qu’il s’agissait de son fils. À ces cris, Conrad s’empressait toujours de répondre, en allemand, avec une attitude qui ressemblait moins à la docilité d’un fils devant son père qu’à une forme de soumission inconditionnelle, comme celle d’un soldat à la merci de ses supérieurs.
   Kunze ne parvenait plus à détourner les yeux. Sainte-Marguerite comptait à peine six cents habitants et l’homme les connaissait tous de vue et de nom. La majorité d’entre eux avaient moins de quarante ans et avaient immigré d’Allemagne au Canada, se retrouvant ici, un peu par hasard, un peu par la force des choses, et avaient formé avec les années une petite communauté très serrée. Müller appartenait à une autre génération, celle de leurs grands-parents ou de leurs arrière-grands-parents, celle qui avait connu la deuxième guerre, celle que la deuxième guerre avait fini par transformer. Kunze l’écoutait parler et c’était comme s’il débarquait d’une autre époque. Comme s’il débarquait d’une autre Allemagne. Cette Allemagne même que Kunze enseignait à l’université.
   Oui, il en était persuadé, Heinrich Müller avait fait la deuxième guerre. Kunze ignorait toutefois le rôle qu’il y avait joué, mais il planifiait un jour questionner le vieil homme sur le sujet. Il pourrait raconter ses discussions à ses étudiants l’automne prochain. Ne trouvant donc rien de mieux à faire, ses corrections terminées, il se mit à observer Müller, pudiquement d’abord, puis sans discrétion aucune, derrière des jumelles. L’homme était très vieux et sortait peu : il passait ses journées assis sur un fauteuil de style victorien à regarder la télé, fumait cigarette après cigarette et ne dérogeait jamais à sa routine. Tous les jours, Conrad arrivait très tôt pour préparer le déjeuner et ne repartait en général qu’après le souper. Il ne semblait avoir d’autre famille que lui.
   Les semaines passèrent et ce ne fut qu’en août que Kunze décida d’aller frapper chez Müller. Il avait préparé mentalement son introduction, mot pour mot, cherchant la manière la plus appropriée de se présenter au vieil homme. C’était le soir, mais le soleil brillait encore. Conrad était absent depuis quelques minutes ; Kunze avait attendu patiemment son départ. Avec Conrad dans les pattes, il n’aurait pas pu questionner Müller librement sur la deuxième guerre et sur son implication dans celle-ci. Il lui fallait être seul avec lui.
   Posté à présent devant la porte, il attendait qu’on lui ouvre. La voix de Müller se fit entendre : il ordonnait au visiteur de partir. Kunze insista.
   - Laissez-moi entrer, Monsieur Müller! S’il vous plaît!
   Après quelques secondes, la porte s’entrouvrit et un visage contrarié apparut dans l’embrasure.
   - Que voulez-vous? demanda Müller.
   Il prononça « Que foulez-fous? ».
   - Je suis Gabriel Kunze. J’habite à côté et je...
   - Kunze?
   - Oui et je suis venu vous demander si...
   - J’ai connu un Kunze, autrefois, pendant la deuxième guerre...
   Gabriel sourit. Les vieillards sont si faciles à faire parler.
   - Ah oui?
   - Il avait aidé deux de mes prisonniers à s’échapper d’Auschwitz. Alors j’ai pris ma carabine et je lui ai fait sauter la cervelle.
   Müller ouvrit plus grand la porte et montra l’arme sur laquelle il était appuyé.
   - Et je vais te faire sauter la tienne si tu ne rentres pas chez toi tout de suite.
   - Monsieur Müller, je crois que vous vous trompez sur mes intentions...
   - Je t’ai vu à ta fenêtre, Kunze...


*


   Les jours s’écoulèrent, l’été muta en automne, l’automne en hiver, et Kunze passa la majeure partie de ses journées à fuir le regard de Müller. Il avait fermé tous les stores de la maison et ne sortait que pour se rendre à l’université et en revenir. Toutes ses pensées se tournaient vers Auschwitz. Il revit, comme s’il s’agissait de ses propres souvenirs, les prisonniers que l’on conduisait au camp, en train, pour les tuer; il revit ceux que l’on abattait, ceux que l’on gazait. Il revit ceux qui mouraient de faim ou de soif. Il revit les expériences médicales ratées, les maladies, la souffrance.
   Il revit les crématoires.
   Müller était positionné à Auschwitz. Il avait, selon toute probabilité, tué beaucoup d’innocents. Avec la froideur d’un soldat accomplissant son devoir. L’indifférence militaire. Comme si à force de faire la guerre, comme si à force de voir la mort, on finissait par devenir de glace. Comme si les convictions d’un autre, d’un dictateur, parvenaient à se substituer aux nôtres.
   Au fil du temps, Kunze conclut qu’il devait tuer Müller. Qu’il devait le faire même si le geste allait à l’encontre de ses valeurs. Symboliquement. Il avait vu l’horreur dans les yeux du vieillard. Il avait vu un coeur transi par la guerre. Müller ne regrettait rien. Müller était devenu incapable de regretter.
   Müller devait mourir. Et sa maison serait son crématoire.
   Tard un soir en février, Kunze enfila une cagoule, s’équipa d’un pied-de-biche, d’un bidon d’essence et d’une boîte d’allumettes qu’il enfonça dans la poche intérieure de son manteau, puis sortit par la porte arrière. Il marcha dans la haute neige et enjamba la clôture entre son terrain et celui de Müller. Il atteignit une fenêtre qui donnait sur le sous-sol. Coup d’oeil à l’intérieur. Toutes les lumières étaient éteintes. Il s’accroupit et se concentra sur sa respiration. Il n’aurait qu’une chance, une seule, de réussir. La moindre erreur, le moindre faux-pas et c’était foutu.
   Deuxième coup d’oeil à l’intérieur. Personne en vue. Conrad était parti depuis longtemps et Müller devait dormir à l’étage. Il était temps d’entrer en action. Déterminé, Kunze se redressa d’un bond et fit éclater la fenêtre. Puis, il attendit quelques secondes, s’assurant que personne n’avait entendu. Les lumières restèrent éteintes à l’étage. Sans plus attendre, Kunze s’engagea dans la maison. Il traversa rapidement le sous-sol et atteignit le rez-de-chaussée où il déposa le bidon d’essence. Il n’en aurait besoin que plus tard.
   Kunze gravit ensuite les escaliers menant à l’étage. Il sonda l’obscurité à la recherche de la chambre de Müller et finit par apercevoir la faible lueur des lampadaires sous une porte. Kunze avait longuement étudié la configuration des pièces de la maison avec ses jumelles. Il avait déterminé que la chambre de Müller faisait face à la rue d’où les lampadaires éclairaient. Aucun doute : celui qu’il cherchait se trouvait de l’autre côté de cette porte. Un frisson d’excitation lui traversa le dos.
   Il fonça droit devant et s’engouffra dans la pièce. Müller se réveilla et aperçut immédiatement le pied-de-biche que tenait Kunze. Un gémissement s’échappa de sa bouche. Son bras chercha quelque chose à droite. C’est alors que Kunze aperçut la carabine appuyée contre le mur. Il ne lui laissa pas le temps de l’atteindre. En un mouvement, il s’élança sur Müller, éleva le pied-de-biche au-dessus de la tête et l’abattit. Une fois. Deux fois. Trois fois. Autant de fois qu’il fut nécessaire pour faire taire les cris. Quand Kunze eut terminé, il ne restait du visage de Müller qu’un amas de chair et de sang.
   
   
*
   
   Tout le village était rassemblé devant la maison et observait les pompiers faire leur travail. Gabriel était parmi la foule. Il s’imagina qu’on le dévisageait, qu’on le pointait du doigt, que l’on scandait furieusement son nom. Il s’imagina menotté, assis sur la banquette arrière d’une voiture de police, s’imagina devant le juge qui lui demandait : « Pourquoi l’avez-vous tué? » et lui qui répondait : « Conflit de générations, Monsieur le juge! » Il s’imagina derrière les barreaux, seul et...
   Mais personne ne se préoccupait de lui. Ils n’avaient d’yeux que pour les flammes. Ils pensaient à Heinrich Müller qui n’avait pu être sauvé et se comptaient peut-être chanceux d’être vivants. D’être ici. Mais Kunze savait que personne n’était ici vraiment. Ils n’avaient jamais été ici. Ils brûlaient tous depuis leur naissance dans les crématoires d’Auschwitz.
« Modifié: 24 Mai 2009 à 21:30:57 par Krokomec »

Hors ligne galolet13

  • Tabellion
  • Messages: 50
Re : Le crématoire
« Réponse #1 le: 19 Mai 2009 à 16:49:30 »
J'aime bien ton style d'écriture et, bien que le sujet ne m'attire pas énormément, j'ai aimé ton texte.
Juste deux petites critiques:

Je trouve la première partie trop courte. Deux personnes arrivent et il se met à les espionner, sans explications claires. J'ai l'impression que ses émotions sont absentes, qu'il ne fait qu'énoncer quelques faits sans s'expliquer (je sais pas si ce que je raconte est très compréhensible  ^^ )

Ensuite, j'ai pas compris la fin, à partir du 'Ou est Gabriel'...

Par contre j'ai adoré l'excuse de 'conflit de génération', je sais pas trop pourquoi...  :)

Hors ligne Pierrot Larchet

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Le crématoire
« Réponse #2 le: 21 Mai 2009 à 13:32:35 »
Salut
Première lecture de la première partie (jusqu'à *).
J'aime bien les descriptions, personnages, environnement. La situation est vraiment bien posée au départ et on accroche. La mayo prend.
La rue des Cerisiers, sur laquelle habitait Kunze : Nous on dit plutôt la rue dans laquelle on habite.
Le dernier paragraphe arrive un peu rapidement.
Sa haine à l’égard de Müller atteignit son paroxysme en février. On ne voit pas assez comment cette haine est montée. Et on est tout surpris d'entendre qu'il veut les tuer.
A plus tard, c'est l'heure du repas.

Hors ligne Salamandre

  • Calliopéen
  • Messages: 427
  • Simon le démon
Re : Le crématoire
« Réponse #3 le: 21 Mai 2009 à 17:57:27 »
assez d'accord avec les autres commentaires : C'est prenant, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi cette haine ? Et puis la fin, tout comme galolet, je n'ai strictement rien compris...
Enfin voila, c'est peut-être parce que c'est un peu rapide... Mais ça n'empêche que le style reste plaisant.

[Et au passage, bienvenue]
Le langage n'est pas la vérité. Il est notre manière d'exister au monde.

Hors ligne Pierrot Larchet

  • Tabellion
  • Messages: 45
Re : Le crématoire
« Réponse #4 le: 21 Mai 2009 à 18:15:51 »
Lu deuxième partie.
Si on considère que c'est un récit, difficile de comprendre la haine de Kunze. Elle ne monte pas assez progressivement.
Si on considère, comme le suggère la fin, que c'est un récit intérieur, imaginé soit par un narrateur extérieur, soit par le narrateur qui pourrait en même temps être Kunze, ça devient plausible. La haine serait là dès le premier mot.

Difficile de faire une bonne fin.
Le scripteur est trop dans les affects de la dernière phrase. Un peu comme dans mon texte "Concerto de nuit" que tu as lu. Et merci pour les commentaires.

Hors ligne Krokomec

  • Tabellion
  • Messages: 22
Re : Le crématoire
« Réponse #5 le: 21 Mai 2009 à 18:21:14 »
Les gens qui vivent sur (ou dans) la rue des Cerisiers font partie des générations qui ont suivi celle(s) de la 2e guerre mondiale. Les dernières lignes disent que leurs coeurs à tous brûlent encore et depuis toujours dans les crématoires d'Auschwitz. Tout ça est une espèce d'allégorie. Je voulais parler du poids que les générations précédentes nous a laissé, de l'héritage que nous devons porter sur nos épaules dès notre naissance. Pas seulement les Allemands et la deuxième guerre, mais tout le monde sur la planète : nous transportons tous le passé sur nos épaules même si nous n'y avons jamais participé.

Kunze (symbole de la génération moderne) est en guerre contre Müller (symbole de la génération passée). Il est en guerre contre le Müller d'autrefois, qu'il ait fait ou non la guerre lui importe peu : il était là à ce moment-là, et c'est le poids de sa génération que Kunze porte sur ses épaules.

Sais pas si mes explications sont plus claires que mon texte.  ;D

Hors ligne Salamandre

  • Calliopéen
  • Messages: 427
  • Simon le démon
Re : Le crématoire
« Réponse #6 le: 22 Mai 2009 à 16:28:40 »
si si, ça va, je crois que je vois ce que tu veux dire, même si effectivement je trouve que la "montée de haine" n'est pas assez graduelle...
Le langage n'est pas la vérité. Il est notre manière d'exister au monde.

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
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Re : Le crématoire
« Réponse #7 le: 23 Mai 2009 à 22:31:11 »
Le passage que j'ai préféré c'est celui où il tente de tuer Conrad. J'ai trouvé ça réaliste et bien décrit.

Toutefois, je trouve que cette phrase passe moins bien:
Il cracha un mélange de salive et de sang ; à la vue de ce dernier, sa colère sembla s’enflammer.
généralement je trouve que les périphrases "ce dernier" marchent pas trop, pareil pour ici
disons que ça gêne à la lecture parce que ça accroche au niveau narratif, on est dans le feu de l'action et "ce dernier" ça fait trop littéraire (trop texte, quoi), XD
et en plus j'avoue que du coup, je sais même plus trop qui est qui :mrgreen:

pour la fin, j'ai pas trop saisi, non plus
Gabriel, c'est une allusion biblique ?
en fait je vois pas ce que Gabriel vient faire ici :noange:

pour le débat sur la haine, j'avais lu les commentaires avant le texte et j'ai pas trouvé que la haine surgissait trop vite
je trouve que ça passe parce que c'est quelque chose qu'il n'explique pas après tout
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Krokomec

  • Tabellion
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Re : Le crématoire (version 2)
« Réponse #8 le: 24 Mai 2009 à 04:14:45 »
Je viens d'écrire une deuxième version. Qu'en pensez-vous?

Hors ligne Kailiana

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  • Lial' | Calamar placide
Re : Le crématoire (version 2)
« Réponse #9 le: 27 Mai 2009 à 19:49:49 »
Citer
Il portait le prénom de Conrad : c’était, en tout cas, ce prénom
répétition
Citer
Kunze comprit qu’il s’agissait de son fils. À ces cris, Conrad s’empressait toujours de répondre, en allemand, avec une attitude qui ressemblait moins à la docilité d’un fils devant son père qu’à une forme de soumission inconditionnelle, comme celle d’un soldat à la merci de ses supérieurs.
dans ce cas comment Kunse comprend la relation père/fils ?
Citer
mais il planifiait un jour questionner
pas sûre que ce soit très français (ou alors c'est moi qui me plante)
Citer
Il ne semblait avoir d’autre famille que lui.
d'abord j'ai eu l'impression que "il" et "lui" renvoyaient à la même personne
Citer
   Les jours s’écoulèrent, l’été muta en automne, l’automne en hiver, et Kunze passa la majeure partie de ses journées à fuir le regard de Müller. Il avait fermé tous les stores de la maison et ne sortait que pour se rendre à l’université et en revenir. Toutes ses pensées se tournaient vers Auschwitz. Il revit, comme s’il s’agissait de ses propres souvenirs, les prisonniers que l’on conduisait au camp, en train, pour les tuer; il revit ceux que l’on abattait, ceux que l’on gazait. Il revit ceux qui mouraient de faim ou de soif. Il revit les expériences médicales ratées, les maladies, la souffrance.
c'est qui qui a fermé les stores et revoit ce qui se passait à Auschwist ? tel que c'est tourné, j'ai l'impression qu'il s'agit de Kunze. Mais jusqu'à présent je comprenais qu'il n'avait pas vécu la guerre... (rapport à son âge)
Citer
   Au fil du temps, Kunze conclut qu’il devait tuer Müller.
un peu rapide
Citer
Gabriel était parmi la foule.
?? pourquoi Gabriel ?


Au final, j'ai trouvé ton texte vivant, on a l'impression de voir les personnages, de ce point de vue là c'est sympa. Par contre je trouve que la psychologie des perso n'est qu'effleurée, j'ai trouvé bizarre que Kunze se décide tout d'un coup à tuer l'autre. A mon avis le texte n'en sortirait que meilleur si tu insistais sur "Je voulais parler du poids que les générations précédentes nous a laissé, de l'héritage que nous devons porter sur nos épaules dès notre naissance."
Ou alors l'autre solution c'est de ne changer que le dernier paragraphe : tu laisses le lecteur avoir l'impression que Kunze décide le meurtre "comme ça", mais ensuite dans le dernier paragraphe tu développes plus/fait mieux comprendre l'idée du poids des générations ^^ Enfin c'est toi qui vois :)

Mais sinon, le texte était vivant ^^
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Hors ligne Krokomec

  • Tabellion
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Re : Le crématoire (version 2)
« Réponse #10 le: 27 Mai 2009 à 23:42:16 »
Gabriel Kunze. C'est le nom du personnage principal. Je le mentionne dans les premières lignes et dans le dialogue avec Müller.  :)

Je crois que cette histoire est trop grosse pour être une nouvelle. Elle est davantage du type "roman", question de prendre le temps pour la psycho des personnages comme tu dis.

Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
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  • Lial' | Calamar placide
Re : Le crématoire (version 2)
« Réponse #11 le: 28 Mai 2009 à 00:07:51 »
Citer
Gabriel Kunze. C'est le nom du personnage principal. Je le mentionne dans les premières lignes et dans le dialogue avec Müller.
Exact. Sauf que j'ai juste retenu le nom de Kunze et que les autres lecteurs ont l'air d'être dans le même cas, donc un rappel ne ferait pas de mal  ;)

Citer
Je crois que cette histoire est trop grosse pour être une nouvelle. Elle est davantage du type "roman", question de prendre le temps pour la psycho des personnages comme tu dis.
pas forcément ! enfin, je pense pas. Pour l'instant le texte est encore court. Il suffit parfois de pas grand chose pour donner l'impression au lecteur que l'ensemble est plus progressif, sans allonger énormément. Reste à réussir à faire ce qu'on veut - et ça, ce n'est pas toujours évident.
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