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Auteur Sujet: Le chien d'Occident  (Lu 23974 fois)

Verasoie

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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #15 le: 26 Décembre 2008 à 18:24:05 »
Quand tu écris quelque chose de long c'est bien plus fluide et plus facile à suivre, je trouve ^^
Plus en détail :

Ne nous refais JAMAIS le coup du "y'a un truc à décrypter derrière le titre mais surtout ne vous y essayez pas", par pitié. C'est horriblement torturant XD

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La nuit me tombait sur les épaules,
J'aime l'image ^^

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Je tentai par deux fois de s’en approcher
Ça peut être voulu comme ça peut être une erreur, donc je relève^^

Citer
Je n’avais pas retrouvé l’enthousiasme cependant : seule elle y parviendrait.
D'abord, je mettrais "elle seule", mais les deux passent (je pense). Après, pour le sujet de "parviendrait", c'est problématique niveau grammatical, parce que ça fait "elle seule parviendrait à retrouver l'enthousiasme" alors que ça devrait être "elle seule parviendrait à me le faire retrouver" (enfin, en moins mal dit). enfin, tu vois ce que je veux dire...? ^^

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Une vague de taciturnité m’emporta.
Ça fait bizarre, une vague qui emporte, je verrais plus ça avec une émotion comme la fureur... je trouve l'image inadaptée à "taciturne"

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je poursuivis son chemin.
Pareil que tout à l'heure

Voilà ^^ en tout cas ça m'intrigue, niveau rythme ça passe très bien, je trouve pas que ça traîne, et, comme dit, c'est assez 'étiré' dans la longueur pour laisser le temps de digérer ce qui se passe, et le langage soutenu ^^ (qui du coup relève le texte sans le plomber. J'aurai appris ce qu'est la canopée, mdr)

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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #16 le: 26 Décembre 2008 à 18:34:43 »


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Ne nous refais JAMAIS le coup du "y'a un truc à décrypter derrière le titre mais surtout ne vous y essayez pas", par pitié. C'est horriblement torturant XD
lol mais c'est pas un code en fait, c'est juste que si vous tapez "tépy-djouf" ou les suivants sur google, ça vous gâchera la lecture. Résistez xD


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Je tentai par deux fois de s’en approcher
Ça peut être voulu comme ça peut être une erreur, donc je relève^^
oups corrigé, pour la suivante aussi, en fait c'était pas prévu dès le départ c't'histoire de double narration. C'est pour ça.


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Je n’avais pas retrouvé l’enthousiasme cependant : seule elle y parviendrait.
D'abord, je mettrais "elle seule", mais les deux passent (je pense). Après, pour le sujet de "parviendrait", c'est problématique niveau grammatical, parce que ça fait "elle seule parviendrait à retrouver l'enthousiasme" alors que ça devrait être "elle seule parviendrait à me le faire retrouver" (enfin, en moins mal dit). enfin, tu vois ce que je veux dire...? ^^
oui ça je sais que la réflexion me pendait au nez :-¬? ah en+ oui "elle seule" est mieux. Bref je changerai.


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Une vague de taciturnité m’emporta.
Ça fait bizarre, une vague qui emporte, je verrais plus ça avec une émotion comme la fureur... je trouve l'image inadaptée à "taciturne"
oui c'est laid. Je changerai.



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Voilà ^^ en tout cas ça m'intrigue, niveau rythme ça passe très bien, je trouve pas que ça traîne, et, comme dit, c'est assez 'étiré' dans la longueur pour laisser le temps de digérer ce qui se passe, et le langage soutenu ^^ (qui du coup relève le texte sans le plomber. J'aurai appris ce qu'est la canopée, mdr)
cool ! =)


*ben en fait je vais pouvoir poster la suite... il manquerait que Spes, mais c'est peut-être mieux de lire tout à la suite donc...*
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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #17 le: 26 Décembre 2008 à 19:58:51 »
'oilà la suite, j'espère que ça éclaircira certains points... bonne lecture !




[Chapitre deux.]






Chapitre 3
Khenty-seh-netjer



Il contemplait les traces de sa blessure et, sans qu’il sût pourquoi, un sourire mince s’étira sur son visage. A l’endroit de la chair où les crocs s’étaient enfoncés, la peau s’était ornée de larges plaques brunes. Une peur larvée sommeillait en sa poitrine, les images médiévales de pestiférés agonisants. C’était une crainte chimérique et démente que sa jubilation incontrôlée maintenait enfouie. « La peste soit des chiens ! »… il gloussa en examinant les taches sombres qui s’épanouissaient sur son mollet. La forêt s’était refusée à lui ; la montagne lui offrait-elle le Verbe ? Qu’avait-il encore prononcé qui fût en passe d’advenir ? Les marques sombres et granuleuses qui parcheminaient sa peau faisaient tonner en son cœur une vertigineuse allégresse. Il commanderait le monde par la seule magie de ses mots. Les projets se bousculaient dans sa tête, sans qu’il parvînt à déterminer par quelle expression commencer, par quelle impression débuter ses longs discours : il remodèlerait la forêt au lieu de la décrire, retracerait le sillon rieur de ses rus clairs, soufflerait une brise nouvelle dans le peuple d’ajoncs et les lacs de fougères. L’humus s’imprègnerait de ses mots, les roseaux se plieraient à ses désirs, les chevreuils courberaient l’échine devant son tableau. « La forêt sera mienne », murmurait-il avec une lueur extatique dans le regard.

La nuit égrena ses songes de divin créateur. Peu à peu, il ne rêvait plus des adiantes dentelés et des rumeurs du feuillage. Il n’imaginait que des roches et du sable, ne pensait même plus au soleil rouge. Il ne voyait que ténèbres et montagne, or et lin, chiens et tombes. Bientôt, l’homme qui expirait ne songea plus qu’aux vastes étendues sablonneuses et s’accrochait à cette promesse d’un nouveau souffle : il se souvenait. Il avait été juché sur sa montagne. Lorsqu’il s’éveilla, il avait oublié la forêt.

Deux semaines passèrent. Il ne cherchait plus celle qui l’aiderait à revivre : la montagne était sa salvatrice. La pierre lui avait octroyé le pouvoir du Verbe, il l’avait senti grésiller sur son ventre. Chaque jour, il partait sur le coup des dix heures et revenait au crépuscule. Il communiait avec la roche, s’endormait tandis qu’elle lui contait de sa voix rocailleuse l’histoire des alentours. Il faisait sombre lorsqu’il refermait la grille. Il se mettait au travail après avoir expédié son souper et ne sortait plus de la bibliothèque avant l’aube. La montagne lui ouvrait sa mémoire. Lui écoutait et se souvenait.

Un jour, comme je redescendais de la colline pierreuse, j’aperçus en contrebas une roulotte dissimulée dans la végétation. Cette face de la montagne, je ne la connaissais guère. On y surplombait la ville ; une centaine de toits de chaume se serraient au bord d’une rivière sale, c’était tout. Je n’aimais pas les gens qui habitaient là. Ils étaient imbus et ne savaient concevoir de vie ailleurs que sur leurs rivages boueux. Ils avaient tous expiré. Mais il émanait de cette retraite nichée dans les arbustes une étrange fantaisie : elle n’était pas des leurs. « Qui es-tu, toi qui vis sur le flanc de ma dame ? » Telles étaient les étranges paroles qui me brûlaient les lèvres, tandis que je cheminais vers la roulotte.

« Je croyais vos cheveux plus foncés », articulai-je à la rousse pulpeuse qui se dressait devant moi, fière et réjouie. Elle eut une moue amusée. « Qui es-tu pour me jargonner de la sorte, petit grisonnant décharné ? » Elle avait la voix traînante et le ton heurté. Elle méritait sa place, ici, sur la montagne. J’avais écarquillé les yeux en la voyant sur le seuil, je m’étais persuadé que la montagne était celle qui me sauverait. Mais que penser devant cette fille de roche aux cheveux flamboyants ? « Je suis Pauline. C’est moi que tu cherches ? Mel n’est pas là. » Elle me fit signe d’entrer. Sa tunique était légère, on voyait pointer ses seins. Je ne pus retenir de m’exclamer : « Pauline ! c’est si proche de ton nom… c’est bien toi finalement ! »

Elle avait fait mine de ne pas comprendre, mais sa tenue la trahissait. Elle m’avait attendue, depuis tout ce temps que je venais me jucher sur ma montagne. Qui serait-elle sinon, pour accueillir les étrangers si dénudée ? « Tu n’as rien perdu de ta grâce, sous ton déguisement de putain », osai-je encore en pénétrant dans son logis. « Tout travail a son respect, le décharné. Remplume-toi et nous causerons, veux-tu ? En attendant, montre-moi ta menue monnaie, je ne me vends pas pour des sourires et du miel dans la voix.

— Allons, Pauline, c’est d’autres offrandes qui nous régalerons tous deux. Voilà le métal ! Nous n’en avons que faire, pouffai-je en lançant à travers la chambre les pièces de monnaie que je conservais dans la poche de son veston. Des semaines que je te cherche, que mes nuits se consument à ta pensée, que j’arpente les routes pour te trouver. » J’étais exalté.

Elle haussa le sourcil et mit les mains sur les hanches, me regardant de travers un instant. Je m’étais débarrassé de tout le contenu de mes poches. Elle ne perdait plus des yeux les bouts de métal qui roulaient sur le plancher. Elle poussait à la vulgarité chaque posture comme si elle assumait le carnaval jusqu’au bout. Je voulais qu’elle se dévoile, cesse de jouer la catin flapie ; qu’elle laisse s’effondrer les apparences pour enfin me rejoindre. Elle ramassait cependant les pièces une à une, exagérément consciencieuse. Je n’y tins plus et me précipitai à sa rencontre, voulus étreindre ce corps qui s’offrait à moi, ce corps dont je connaissais tout, présent à mes yeux du crépuscule à l’aurore, et encore dans mes effrayants rêves sur la montagne. Mais c’était bien elle. Son brin de singularité n’était cultivé que dans le but de me plaire davantage, rousse et non auburn, faussement catin, habitant juste à l’écart de la route, « Pauline » ; elle se laissait pourtant faire, un peu tendue sur l’instant, et si belle.

C’était une chienne qu’il croyait enlacer, une chienne sauvage qui courait à ses côtés dans le sable… et dans les dunes il n’y avait rien de vert, si ce n’était le lointain ruban fertile, dans les dunes tout était noir et brûlant. Il désirait se tapir en elle comme en un mausolée, y chercher fraîcheur et apaisement, et elle se fondrait en lui de même ; ils étaient pétris d’empressement l’un pour l’autre. « Souffle-moi des paroles enthousiasmantes », haletait-il alors qu’il la prenait comme un mâtin prend une racée au milieu d’une chiennerie surexcitée.

« J’en serais presque gênée. Reprends ces pièces, il y en a trop. Je ne suis pas une voleuse. On me lyncherait si on savait la somme que je t’ai extorquée. Allez, remballe ça. Va-t-en, il fait nuit. Les habitués vont arriver. »

Il n’aimait pas la manière qu’elle avait de renfiler son rôle en même temps que sa tunique. Un instant avant, elle était allongée sur la couche, impudente et lascive, la mine espiègle, embrasée par sa crinière, des flammèches lui léchant les seins. Le tissu qui la couvrait dorénavant semblait vouloir nier le moment d’intimité consommé – l’accouplement farouche et saugrenu.

« Viens, rentre avec moi. Le manoir est grand. Il y a une bibliothèque. Nous serons ensemble.

— Que racontes-tu ? Va-t-en, je te dis. Tu m’as fait mal avec tes morsures amoureuses. Reprends ton argent et pars.

— Ne fais pas comme si tu l’étais vraiment… suis-moi, la montagne ne me suffit pas, j’ai besoin de toi pour continuer. Sans moi, ton existence n’a pas de sens. Muse, qu’attends-tu ? Je suis là.

— Ils s’y croient tous. Tu n’es pas le seul à penser que ton étreinte me laissera un souvenir impérissable. Et à bon droit : regarde les rougeurs à l’endroit où tu m’as mordu. Allez, dégage, et par la porte de derrière. Je ne veux pas que les suivants te voient. Ils ne te connaissent pas, tu n’es pas d’ici, ils pourraient penser que tu m’as filé quelque chose de contagieux. »

Elle me faisait de la peine. Mais tout était dit, elle ne sortirait plus de son déguisement de putain pour la soirée. « Prends du repos, Muse, je te veux alerte. J’ai hâte de te sentir à mes côtés. » Puis, poursuivant le jeu d’apparences : « Je te laisse le métal, à titre d’acompte. Adieu, ma Muse, je reviendrai vite pour que tu m’accompagnes. »

Il resta sur la montagne, cette nuit-là. Il craignait de s’égarer dans les ténèbres, et le contact de la roche le rassérénait. En contrebas, à travers le feuillage, il y avait toujours de la lumière. Lorsque l’aube chassa l’obscurité froide, il partit. Il longea la forêt sans y prendre garde. Arrivé au manoir, il descendit promptement dans les caves, sans prendre le temps d’ôter son paletot. Comme dans la roulotte, une vague sauvage menaça à nouveau de le submerger. Il souhaitait du sable sous ses pieds, une course effrénée, silencieuse et sombre. Agenouillé, il traçait des mots sur le sol encore couvert du dépôt humide de cendre et de craie. Il invoquait le grand chien sauvage d’or et d’onyx, Khenty-seh-netjer.

Je passai le reste de la matinée dans la bibliothèque, lisant, recopiant, écrivant, comme si l’échec essuyé dans les cendres des caves m’avait rendu plus acharné encore. Je pensais à la montagne, à la forêt à nouveau, à la roche et aux troncs, aux orfèvreries cuivrées qui jonchaient les sous-bois. J’y parvins presque, jubilais en considérant ma plume nerveuse et assoiffée. Puis un faix me tomba sur les épaules, je cherchais mes mots, raturais, chiffonnais, et m’arrêtai tout à fait, exaspéré. Je projetais déjà un nouveau voyage derrière la montagne ; Muse me suivrait, de gré ou de force. « Khenty-seh-netjer, aide ton sujet », soufflai-je en contemplant ma plume. Mais était-ce moi qui pensais ainsi ? Déjà, je songeais à mes retrouvailles avec la Muse, sous le regard d’encre d’un grand chien sauvage.







CHAPITRE QUATRE
« Modifié: 01 Janvier 2009 à 19:27:01 par Loredan »
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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #18 le: 26 Décembre 2008 à 20:49:42 »
la peau s’était ornée de larges plaques brunes.
mouais, faudrait que tu trouves mieux que "plaque", parce que je suis pas sûre que ça aille pour une morsure et puis... c'est moche, ça jure trop avec la phrase suivante

Il avait tout pouvoir
idem, pas très très beau et ça fait un peu politique :mrgreen:

Qui es-tu pour me jargonner de la sorte,
idem, "jargonner", mouais, je sais pas

Je ne pus retenir de m’exclamer : « Pauline ! c’est si proche de ton nom… c’est bien toi finalement ! »
xD xD
ça me fait tellement penser à Ionesco " Élizabeth, je t'ai retrouvé", xD

C’était une chienne qu’il croyait enlacer,
yep! j'avais raison pour l'analogie, lol

ensuite la Muse, c'est top


je préfère largement ce passage-là^^
d'ailleurs, lol, on va se demander pourquoi :-¬? xD
oui donc bien mieux, même le "je" est bien passé


hum, le chien a un rapport avec la Muse, c'est ça, pas sûre d'avoir tout compris là.... ><
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Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Verasoie

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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #19 le: 26 Décembre 2008 à 20:57:03 »
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me regardant de travers un instant, déjà ne perdant plus des yeux les bouts de métal qui roulaient sur le plancher.
Arf, on a l'impression que les deux propositions sont simultanées alors que c'est pas possible. ^^
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« Tu n’as rien perdu de ta grâce, sous ton déguisement de putain », osai-je encore en pénétrant dans son logis.
Mdr, quel tact ^^ (je relève pas pour que tu changes quelque chose, c'est juste la pensée qui m'est venue en lisant la phrase XD)
Au niveau du ton, dans le reste du passage, c'est cru sans tomber dans le trop vulgaire, je le trouve bien dosé.

Moi j'aimais bien le "jargonner", ça fait vraiment décalage avec le reste. Elle a un parler auquel on s'attend pas pour le personnage qu'elle est, en fait. C'est comme "tes morsures amoureuses", j'aime bien l'expression ^^

Voilà voilà ^^ j'aime bien le personnage et son décalage muse-réalité (je dirais pas que je m'y identifie mais presque ^^). J'ai hâte de voir ce que ça va donner ensuite.


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Re : Re : Le chien d'Occident
« Réponse #20 le: 26 Décembre 2008 à 21:24:47 »
Citation de: ernya
la peau s’était ornée de larges plaques brunes.
mouais, faudrait que tu trouves mieux que "plaque", parce que je suis pas sûre que ça aille pour une morsure et puis... c'est moche, ça jure trop avec la phrase suivante
oui c'est normal que ça n'aille pas avec la morsure :P ce n'est pas normal qu'une morsure cause des plaques brunes, on est d'acc. Ah ça jure avec la heu... peur larvée c'est ça dont tu parles ?


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Il avait tout pouvoir
idem, pas très très beau et ça fait un peu politique :mrgreen:
ouais... tu mettrais quoi ?


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Qui es-tu pour me jargonner de la sorte,
idem, "jargonner", mouais, je sais pas
ça c'est Pauline qui parle, elle a une manière de s'exprimer assez extravagante.


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ensuite la Muse, c'est top
ça m'aurait étonné :mrgreen: j'avais peur que justement tu le grilles trop vite xD



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hum, le chien a un rapport avec la Muse, c'est ça, pas sûre d'avoir tout compris là.... ><
heum disons que... si c'est ça je n'ai encore donné aucune piste dans ce sens





Citation de: Verasoie
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me regardant de travers un instant, déjà ne perdant plus des yeux les bouts de métal qui roulaient sur le plancher.
Arf, on a l'impression que les deux propositions sont simultanées alors que c'est pas possible. ^^
oui et avant relecture c'était encore pire xD faut que je modifie... j'ai essayé de dissocier avec "un instant" et "déjà" mais c'est pas top.


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« Tu n’as rien perdu de ta grâce, sous ton déguisement de putain », osai-je encore en pénétrant dans son logis.
Mdr, quel tact ^^ (je relève pas pour que tu changes quelque chose, c'est juste la pensée qui m'est venue en lisant la phrase XD)
mdr :mrgreen: même Cyran n'aurait pas fait ce genre de bourde ::)


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Moi j'aimais bien le "jargonner", ça fait vraiment décalage avec le reste. Elle a un parler auquel on s'attend pas pour le personnage qu'elle est, en fait. C'est comme "tes morsures amoureuses", j'aime bien l'expression ^^
ok. Oui, ben, il est quand même probable que ce soit une pute :mrgreen: j'avais envie de la faire parler un peu comme Etta.

« Modifié: 26 Décembre 2008 à 21:52:07 par Loredan »
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Verasoie

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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #21 le: 26 Décembre 2008 à 21:34:06 »
Je voulais pas dire que sa façon de parler laissait présager qu'elle était quelqu'un d'autre :p juste que ça faisait décalé. Mais le décalage est appréciable, comme j'ai dit ^^ tant que sa façon de parler reste cohérente partout ;)

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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #22 le: 26 Décembre 2008 à 21:39:43 »
mouip, en fait, c'est le terme qui est horrible ( ça me rappelle mes crise d'eczéma :-¬?)
et ensuite, ben, ça va pas trop avce les mots un peu plus soutenus après, non ?
et puis pourquoi des plaques alors ? ( y aurait-il un truc que j'aurais loupé)

hum pour "tout pouvoir", je sais pas trop justement
je vois pas bien ce que cette phrase fiche ici en fait :mrgreen:

alors pour la fin, c'est quoi cette idée d'invoquer le chien ?
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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #23 le: 26 Décembre 2008 à 21:54:18 »

Pour la fin : eh bien... tu verras.

Pour les plaques... je sais pas si c'est vraiment fiché "familier"... si ? pour le "pourquoi", se référer à la ligne précédente lol

c'est ça qui est chiant quand on poste en plein de bouts ><
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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #24 le: 26 Décembre 2008 à 22:02:27 »

Tadam, me voici donc au chapitre 3, alors qu'ai-je donc relevé ?

Déjà le titre, je chmode dessus !  :D  (si tu me demandes d'où viens "chmode" l'histoire risque d'être très longue...)

Ensuite,

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la montagne lui offrait le Verbe.

J'ai loupé un chapitre ?  :o

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Il avait tout pouvoir.

Je dis pas que c'est faux, j'aime juste mieux "tous les pouvoirs".  :)

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La montagne lui ouvrait sa mémoire.

C'est assez étrange. Où est le médecin légiste ?  :)

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C’était une chienne qu’il croyait enlacer, une chienne sauvage qui courait à ses côtés dans le sable…

Il n'y a pas mieux que "Chienne" ? (de même avec "putain")  je sais que ce n'est qu'un texte mais c'est assez...hum, voilà quoi, surtout pour une femme et puis c'est peut-être aussi que ça vient de moi ! brrrr !!!

Bon je crois que j'ai tout dit !

Ah et aussi, j'aime assez bien les quelques images amusantes qu'il y a dans ton texte mais j'aimais mieux les deux autres parties. C'est pas facile à départager...

Bonne continuation !



Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #25 le: 26 Décembre 2008 à 22:12:30 »
chmode ?

Citation de: Matthieu
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la montagne lui offrait le Verbe.

J'ai loupé un chapitre ?  :o
non mais c'est vrai que c'est peut-être pas assez explicité. C'est juste en même temps. Il voit qu'il a des plaques brunes qui se développent sur sa morsure, alors que, revenant d'à côté de la montagne, il avait dit "la peste soit des chiens". Du coup, voilà.


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Il avait tout pouvoir.

Je dis pas que c'est faux, j'aime juste mieux "tous les pouvoirs".  :)
ouip pourquoi pas, mais ernya trouvera que ça fait encore + politique j'pense...


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C’était une chienne qu’il croyait enlacer, une chienne sauvage qui courait à ses côtés dans le sable…

Il n'y a pas mieux que "Chienne" ? (de même avec "putain")  je sais que ce n'est qu'un texte mais c'est assez...hum, voilà quoi, surtout pour une femme et puis c'est peut-être aussi que ça vient de moi ! brrrr !!!
c'est sûr que "chienne" s'appliquerait moins à un homme mdr, ben, tu préfères "prostituée" ? j'trouve que ça irait moins avec sa façon de parler un peu précieuse, il dit pas "pute", ça ne lui irait pas non plus, il parle de "putain" ou de "catin". J'sais pas si "prostituée" lui irait... et puis bon, la littérature doit parler de tout, hein. :mrgreen: lol, si ce genre de trucs t'embête, tu vas être servi dans le prochain chapitre ><


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Ah et aussi, j'aime assez bien les quelques images amusantes qu'il y a dans ton texte mais j'aimais mieux les deux autres parties. C'est pas facile à départager...
amusantes ? pourtant je pensais que ça deviendrait de plus en plus glauque... arf. Oui non, ne départage pas trop, dis-moi tes impressions à vif mais tu me diras à la fin du chapitre 6 ce que tu penseras du texte dans son ensemble ;)

merci !


« Modifié: 26 Décembre 2008 à 22:15:31 par Loredan »
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« Réponse #26 le: 27 Décembre 2008 à 14:42:37 »
Suite.




[Chapitre trois.]






Chapitre 4
Imy-out



Il était une heure de l’après-midi et le portail s’ébranlait. L’écrivain partait chercher sa Muse. Bien loin de la forêt, une ombre se mut dans la brume aux doigts gourds. Elle passa par le vallon, franchit le gué et emprunta la route qui commence au cimetière. L’air était humide, des gouttes de froid lui coulaient le long du dos. L’homme frissonna et rajusta machinalement le col de son pardessus. Les estafilades du vent ne lui importaient guère. « Muse, je viens te chercher, Muse nous partons en ma demeure et tu m’insuffleras ton verbe cajoleur, je cesserai d’expirer, Muse j’ai hâte de partager mes rêves de chiens », tel était le discours qui rebondissait contre les os de son crâne, au rythme de ses pas.

Il passa devant le cimetière abandonné ; le chien l’y attendait. Allongé sur le sol, il ne grognait plus. L’homme lut dans ses yeux et sa posture quelque bienveillance joyeuse. Il avait toujours su que le chien l’avait attaqué par méprise. Il s’était enfui et avait disparu pour afficher sa repentance. Et revenait maintenant, affable. Il continua sa route mais ses pensées ne le suivaient pas, elles s’étaient arrêtées à la hauteur de l’animal docile, il s’empêtrait dans ce souvenir et ne voyait plus que le pelage sombre et la laisse dorée attachée à son cou. Allongé sur le bitume. L’homme savait qu’il devait faire quelque chose de ce sol noir, mais n’était-il pas déjà trop tard ? Il ne sentait plus la fusion bouillonnante de la matière ; il n’y avait là que sécheresse et mort. Le chien le lui disait. « Ce bitume est perdu. Trouve m’en. »

La roulotte semblait vide. Il frappa trois coups. Au bout d’un moment, le plancher craqua et la porte s’entrouvrit. Ce n’était pas Pauline. « C’est Mel. Pauline n’est pas là. Ca vous va ? » Puis, remarquant l’attitude de son visiteur : « Ah, c’est vous ! Soyez fier, elle a attrapé votre sale infection. Qui sait quand elle pourra reprendre son travail ? Elle est toute noire là où vous l’avez mordue. Dégagez avant que j’envoie des hommes à vos trousses. Et ne me touchez pas ! Partez ! » Elle referma violemment la porte.

Il revint le soir, après s’être assoupi au sommet de la montagne. Il avait vu Mel quitter la roulotte aux bras d’un homme ; sans doute était-elle en ville. La porte n’était pas fermée. « Toi ! s’exclama furieusement Pauline. Qu’est-ce que tu viens encore chercher ? Reprends tes diaboliques plaques noires et va-t-en ! reprit-elle en désignant son cou assombri.

— Pauline, je viens te chercher, commença-t-il en souriant. Il faut que tu m’inspires, maintenant. Ramasse tes affaires. Je n’habite pas très loin. Demain, nous irons en forêt. »

La jeune femme voulut se débattre mais l’écrivain parut soudain doué d’une force considérable. Ceinturée, elle lui cracha au visage. Un coup partit ; il l’avait cognée à la tempe, elle s’évanouit dans ses bras. « Je te présente mes excuses, ô Muse indocile, dit-il dans un souffle. Je dois faire remonter les souvenirs. Tout te reviendra, tu verras. Tu es une Muse et nous sommes unis maintenant. »

L’écrivain tint parole. Le lendemain, il reprit le chemin de la forêt. Un mois et demi devaient être passés depuis sa dernière promenade sous les arbres. La muse était réticente. Il lui tenait la main et l’entraînait, content mais empressé. Des ébouriffures cuivrées, nulle trace : la forêt avait sorti son manteau d’hiver. Les branches noires et froides se tendaient désespérément vers le ciel luminescent ; les animaux se terraient, les ruisseaux se figeaient. Arrivés au cœur des sous-bois, l’homme et sa compagne restèrent un long moment à contempler les blessures du froid. « C’est là, dit-il finalement. Ca te plaît ? » Il eut pour réponse un regard las et incompréhensif. Pauline s’était laissé emporter par la vague depuis longtemps. Elle était malade, il payait bien et elle ne pouvait exercer que pour lui à présent. Elle effleurait avec écœurement les plaques noires qui marbraient sa gorge. Elle aussi rêvait de chiens.

Il la désarçonna tout à fait en l’étreignant soudain, amoureux et brutal, entre les piliers d’écorce et dans les fougères glacées de rosée. Elle ignorait que la forêt enthousiasmait l’homme à ce point. « Inspire-moi ! » gémissait-il en débouclant sa ceinture. Pauline avait toujours en tête le tintement des pièces sur le plancher. Elle le comblerait pour sa somme. Les maisons de passe, voilà le dernier bastion de l’honneur en ce monde déclinant. L’homme avait fait tomber ses chausses. Alors elle l’inspira du mieux qu’elle put.

Sur le chemin du retour, il s’interrogeait. Sa déception menaçait de l’étouffer tant il s’attendait à quelque chose de singulier. Il savait déjà qu’il ne trouverait rien à écrire. La nature ne l’avait pas même effleuré, elle qui le perforait naguère de son pieu luxuriant. L’automne l’inspirait-il plus que l’hiver ? qu’importe ; il avait sa muse à ses côtés. Les pentacles d’invocation avaient échoué, mais elle était là, resplendissante de vie, une moue ineffable collée aux lèvres. C’était un autre foyer qu’ils devaient découvrir, d’autres parages qui déchaîneraient la démence créatrice. Faire l’amour entre des troncs noirs ne délierait pas sa plume : ils iraient sur la roche et rêveraient de sable. Et l’inspiration jaillirait en grandes coulures incandescentes.

« Je t’emmènerai ailleurs, avait-il fini par dire. Ce n’est pas un endroit pour nous. Il y a trop de feuilles mortes et de fougères qui persistent. L’automne y était ouvragé ; l’hiver resplendit ailleurs. »

Elle l’avait dévisagé comme s’il parlait pour la première fois, et avait lancé, agacée, de sa voix traînante : « Je n’ai pas envie d’hiver. J’aimerais que ma gorge blanchisse à nouveau. Et pourtant j’ai des crocs qui poussent dans ma poitrine. Je rêve d’un désert… tes vilaines morsures empoisonnent mes rêves.

— Je rêve d’obscurité, avait-il poursuivi. L’eau, le vent et le désert : c’est son nom. Son nom, et il vit à travers moi. Grâce au chien du cimetière. Je dois te protéger, tu le sais ? Je dois te trouver une peau morte pour te cuirasser contre la mort. Je dois t’accompagner par-delà. Je ne sais pas vraiment pourquoi ; sans doute est-ce ma tâche, tandis que tu m’inspires. Veiller sur toi pendant la grande traversée… je ne sais. Les deux désirs s’entrelacent… suis-je le grand chien ou l’écrivain ? Es-tu ma Muse ou… » Il se tut. La lisière était là.

Ce soir-là, le craquement des bûches fut la seule réponse à ses interrogations inquiètes. Les violents sentiments qui s’emparaient de lui n’étaient pas naturels. Il se sentait devenir double ; pire, ses désirs contradictoires commençaient à se confondre et s’allier. La forêt ne l’avait rassasié d’aucune façon. Le tracé de sa plume était morne et gauche, l’étreinte avait été brutale et dénuée d’amour. Il avait déchiré les feuilles de papier, triste et résigné, mais il ne pourrait se contenter d’embrassades gourdes au détour d’un frêne. Elle, se réchauffait devant l’âtre. « Allons dans la chambre. » Elle profita un dernier instant de la chaleur du foyer puis lui emboîta le pas, maussade, se persuadant que sa situation ne pouvait être meilleure. Les plaques noires s’étaient encore étendues.

Il se réveilla au cœur de la nuit, encore brûlant de l’étreinte inachevée. Elle avait le sommeil profond après l’amour, ronronnait sous les couvertures. Il sortit silencieusement du lit et quitta la chambre. La lune vint se cacher derrière les nuages, le manoir sombra dans un noir d’encre. Lui descendait dans les caves, embrouillé par la fièvre. L’obscurité lui plaisait ; renaissance et fertilité, c’était ça, le noir. C’était le grand fleuve charrieur de vie. Il se souvenait du Nil.

Il balaya d’un geste la fine couche de cendre crayeuse, il avait mal à la tête, il remonta chercher les cendres de l’âtre, le seau à la main. L’escalier qui menait aux caves craquait à chaque marche. Mais la muse dormait à l’écart et il l’avait épuisée. « Cette infidélité conspire à m’inspirer », se répétait-il en dessinant dans la cendre étalée. C’était si simple ; il avait échoué la première fois parce qu’il avait écrit en sa langue. Il était nu mais transpirait beaucoup ; le sol fut vite couvert de dessins anciens, de vagues et de roseaux, de dunes rondes. « Inpou, je t’invoque, mon seigneur et frère… » psalmodia-t-il enfin, et les murs happaient ses chants.

Lorsque le silence revint, la cendre avait creusé les images, l’air et les ténèbres lui devinrent étouffants. Des pensées contradictoires aboyaient dans sa tête. Il revit le chien du cimetière et sa laisse d’or, il se souvint des foulées silencieuses et des crocs foncés qui pénétraient dans les chairs. Dans l’obscurité, les plaques noires qui assombrissaient sa jambe paraissaient avoir gagné tout le corps. Il gravit les marches quatre à quatre, trébuchant plusieurs fois, se meurtrissant les orteils contre le bois. Lorsqu’il eut rejoint sa couche, la muse dormait toujours. Il ne retrouva pas le sommeil, repensant, tourmenté, aux dessins dans la cendre qu’il avait, dans sa précipitation, oublié d’effacer.








CHAPITRE CINQ
« Modifié: 01 Janvier 2009 à 19:28:37 par Loredan »
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Hors ligne ernya

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Re : Le chien d'Occident
« Réponse #27 le: 27 Décembre 2008 à 15:09:27 »
Il était une heure de l’après-midi et le portail s’ébranlait. L’écrivain partait chercher sa Muse.
j'aime bien ce début, ça se veut anodin et à la fois non, ça rappelle l'idée de la proie
c'est parfait

Muse j’ai hâte de partager mes rêves de chiens »
lol
(en fait, c'est l'éventuel double sens, cf le  "chienne "de  la dernière fois, bref,)
même si c'est pas ça l'idée


Je dois te trouver une peau morte pour te cuirasser contre la mort.

lol, Lo' et son glauque reviennent :mrgreen:

Cette infidélité conspire à nous inspirer
joli, dommage que ça fasse pas un alexandrin :noange:


bon, j'aime mieux ce passage, comme le troisième en fait
la "capture" de la Muse tout ça, son échec et puis, ctte histoire de chien est intéressante
et le truc avec les plaque aussi ( Versasoie et ses poisons t'aurait-elle inspirer ? :noange:)
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Re : Re : Le chien d'Occident
« Réponse #28 le: 27 Décembre 2008 à 16:25:45 »
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, il déjeunait à la va-vite, frugalement,

Y'a pas d'erreur, mais je m'aperçois à ce moment qu'il n'y a nulle part des saveurs ainsi que peu d'odeurs, du moins selon mon ressenti. D'ailleurs, tu loupes de belles occasions.. tu as déjà goûté de la sève pure ?
jamais non, c'est bon ? xD ouip, il faudra que j'ajoute des sensations. Méthode hobbienne, en plus.

Disons que ça t'enflamme la bouche voire le nez - plus ou moins selon les sèves, le pin, c'est pas mal - , que ça colle au palais de telle façon qu'il faut y aller avec l'ongle pour l'ôter.. Et puis après, tu as en plein les doigts.

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, et son bas-ventre redoublait de vigueur.

Certes, on comprend qu'il la croie vraiment réelle et palpable, mais je n'ai pas trouvé ça très bien amené
arf... tu verrais quoi ?

J'aurais plutôt mis quelque chose comme ça:
Il se raidissait à chaque chuintement du vent, sentant une haleine sur sa nuque, puis était parcouru de violents frissons. La soif s'emparait de lui, de son corps qui se mouvait alors sans contraintes dans l'obscurité, tout contre celui de la femme.
On peut faire mieux, bien sûr ^^

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Sinon, n'y aurait-il pas moyen de mettre un passage qui intrigue, révolte, enfin, implique le lecteur, avant ce texte ? On y rencontrerai deux ou trois personnages, qu'on désirerait retrouver par la suite pour régler nos comptes avec eux, peut-être, et l'on saurait que c'est celui du manoir qui va nous permettre de les revoir, donc on s'attacherait davantage à lui..
Je l'avoue, je voudrais de l'action partout x]
ouais mais en fait y a vraiment très peu de personnages et pas beaucoup d'action... j'ai essayé de faire pour une fois une sorte d'évolution psychologique plus qu'autre chose... mais bon je pense que le chapitre 1 est celui où il se passe le moins d'choses, donc peut-être que le rythme va arriver...
Je pense que ça va mieux dans le chapitre 3, en effet. Mais peut-être est-ce dû aussi à l'excès d'imparfait ?

***

ses yeux brillaient d’une fulgurance inquiète : alors il partait s’affairer à travers le manoir, cherchant de l’ocre et du carmin pour ses esquisses, ouvrait les fenêtres, humait l’air froid, contemplait l’orée de la forêt qui verdissait son horizon et s’en retournait l’air grave.

J'ai dû relire, sûrement trop habitué à fulgurante inquiétude.. Ceci à part, tu n'as pas oublié des virgules ? Aussi, pourquoi "son" horizon ?

quand le ciel violaçait

Pas très joli, à mon avis

de chair et d’encre et de sous-bois qui me dressait sur son séant et me creusait des cernes.

J'aurais bien vu une virgule à la place du second "et". Pourquoi "son" séant ?

Il n’y avait pourtant que les mâtins pour attendre que la haute grille s’entrouvre.

Il m'a fallu du temps pour comprendre que tu suggères qu'il y aurait pu y avoir la femme

Dix jours eurent bientôt passé depuis sa dernière promenade.

Je n'aime pas trop cette phrase...

qui ne passait pas.

A mon avis, ça dénote.. Aussi, on retrouve passa en fin de paragraphe

et laissaient les feuilles mortes s’empaler sur les herbes tranchantes.

Ça me semble un peu excessif

Elle avait le museau allongé

Cela est important ? o_O Peut-être devrais-tu lui accorder carrément une phrase de description

Je n’avais pas retrouvé l’enthousiasme cependant : seule elle y parviendrait.

Il me semble que quelqu'un l'a déjà signalée

mais elle avait vraisemblablement dérapé : mon mollet était rouge mais

Répétition (je remarque au passage que tu  n'utilises pas "toutefois")

A peine eut-il franchi la grille que le chien venait à sa rencontre

L'imparfait me gêne.. Aussi, je me demande s'il ne contribue pas à ralentir le rythme, comme je le disais plus  haut

« La peste soit des chiens ! » éructa-t-il en cadenassant la grille et en boitillant vers le manoir.

Ça dénote avec l'image du personnage que je me suis faite. Il parait violent et d'un sale caractère, tout d'un coup

Je lui offrirais des vêtements, des étoffes légères qui la protègeraient du froid et qui la conserveraient du vif.


Conserver me semble un peu étrange.. Quant au vif, tu parles du vent ? On dirait un peu un lapsus

allongé sur le ventre au sommet d’un monticule rocheux

Pourquoi pas étendu ou simplement allongé ? Il y aurait une allusion quelconque ?

En ce qui concerne ce second chapitre, dans l'ensemble il a le même rythme que le premier, quoique bien sûr l'histoire évolue. Mais je trouve qu'il n'y a pas assez d'accroche, de suspense.
Aussi, encore quelque chose qui m'a gêné ; on dirait que le manoir est désert.. Si c'est le cas, ou au contraire, il faudrait le préciser quelque part.
Bien sûr, il y a beaucoup de points positifs, comme tes images, souvent très réussies

***

, la peau s’était ornée de larges plaques brunes

Pourquoi ne pas parler de croûtes, puisque tu évoques après une texture granuleuse ? Au début, j'imaginais un simple changement de couleur de la peau

 
La forêt s’était refusée à lui ; la montagne lui offrait le Verbe.

Tu veux parler de sa capacité à s'exprimer ?

faisaient tonner en son cœur une vertigineuse allégresse.

Cette allégresse qui tonne me gêne un peu

, les chevreuils courberaient l’échine devant son tableau.

J'ai trouvé ça un peu bizarre, outre le fait que ce soit dur à imaginer ; les chevreuils n'étant pas humains, ils n'ont pas les même codes. Peut-être demeureraient la queue basse ou baisseraient la tête.. Aussi, tableau me coupe soudain du texte pour m'imposer une scène de chasse mal peinte.. mais c'est personnel, je suppose xD

La nuit égrena ses songes de divin créateur.

Un peu dur à comprendre

Deux semaines passèrent. Il ne cherchait plus celle qui saurait le sauver : la rencontre avait enfin eu lieu.

Mmm, la nouvelle version de cette phrase est mieux, mais c'est un peu frustrant pour le lecteur, je pense. Il n'y aurait alors plus rien à chercher ? Tout est fini, résolu ?

, il l’avait senti grésiller sur son ventre.

Ah ! C'est en lien avec le moment où il avait dormi sur le ventre ?

On y surplombait la ville ; une centaine de toits de chaume se serraient au bord d’une rivière sale, c’était tout.

Qui se serraient ?

 
elle n’était pas des leurs.

Je ne trouve pas ce "elle" très clair

Qui serait-elle sinon, pour accueillir les étrangers si dénudée ?

La tournure de la phrase est un peu étrange, à mon avis

Le personnage principal gagne en personnalité au cours de ce troisième chapitre, quoiqu'il ne soit guère sympathique.. J'ai hâte de retrouver le chien éponyme

J'attaque le chapitre 4 plus tard =)
« Modifié: 27 Décembre 2008 à 16:37:03 par Spes »

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Le chien d'Occident
« Réponse #29 le: 27 Décembre 2008 à 18:19:23 »

Bonsoir,

Je ne sais pas si je vais être d'une grande aide car déjà nombreux ont répondu à cette dernière partie. Mais bon je le fais tout de même.  :)

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Citer
des gouttes de froid lui coulaient le long du dos.

Il est mieux de dire "des gouttes froides".

Citer
Muse j’ai hâte de partager mes rêves de chiens »,

Quelle est donc cette obsession avec les chiens ?

Citer
ils iraient sur la roche et rêveraient de sable.

Tu ne pourrais pas développer cette partie ?

Et pour finir, je ne comprends toujours pas les titres.   ><

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Comme tu peux le constater, je n'ai pas relevé beaucoup de passages et c'est peut-être parceque je trouve ce chapitre plus élaboré et plus constructif. En gros c'est celui que je préfère pour le moment, donc j'espère que la suite sera ainsi.
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

 


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