Réponse au défi de Mil...
Désolée, sans humour, je peux pas. Classique peut être mais au moins, j'en suis débarrassée 
- Brandon !
Les cheveux blonds virevoltants, le bas de la robe rose tourbillonnant au gré du vent, la belle et jeune femme répétait le nom de son amour. Elle voulait imprimer sur chaque atome, chaque mouette, sur tout ce bord de mer où il s’étaient donnés rendez-vous, son image et le son de son prénom si délicat à ses oreilles. Par mégarde, la demoiselle laissa s’échapper son mouchoir blanc en même temps qu’un « Brandon ! ». Trois petits pirouettes plus tard et le fuyard était attrapée par la main gantée du preux Brandon. Il le lui rendit, un sourire élégant sur les lèvres. Il lui prit audacieusement les mains pour lui dire en face ces délicieuses paroles qui restèrent à jamais gravées dans la mémoire de la belle :
- Oh, ma douce Cindy ! Je me languis de vous depuis que l’on s’est vu la dernière fois, c’était au bord d’un lac, tu t’es fait mordre par un moustique avant que je ne l’écrase, laissant sur ta peau une trainée de sang, tu te souviens ?
- Je me souviens, Brandon ! C’était si romantique…
- Oh oui, Cindy ! Après avoir mangé une glace italienne, qui m’a quand même coûté trois dollars, nous sommes allés nous baigner !
- Les algues et la boue noirâtre dans nos cheveux ! Brandon, vous vous souvenez de tout… C’était merveilleux !
La pluie commença à tomber par petite gouttelettes.
- Tenez, mettez ceci sur votre dos !
Brandon tendit son pardessus à la pauvre Cindy qui craignait que la pluie ne la fasse fondre.
- Mais je dois partir, vous le savez… commença Brandon.
Cindy éclata alors en sanglots.
- Allons, allons… Que diriez-vous de venir avec moi en France ?
- Avec vous ? A Paris ? Oh Brandon, si je pouvais… ! Mais mon mari est ici, et je ne peux me résoudre à l’abandonner. Pourquoi êtes-vous entré dans ma vie ? Pourquoi fallait-il compliquer les choses ?
- Je vous rendrai heureuse Cindy ! Je vous en prie, une nouvelle vie vous attend.
Brandon sortit de derrière son dos une magnifique rose dont les pétales brillaient au soleil. Au soleil ? Oui, car les nuages s’étaient dissipés lorsqu’il avait sorti son précieux présent, comme par magie.
- Elle est magnifique !
- Autant que vous, répliqua Brandon avec sérieux.
Les yeux de Cindy étaient encore humides de larmes, mais ses pupilles exprimaient toute sa joie intérieure et l’éclat de la résolution brillait autant sur son regard que son visage. Elle avait prit sa décision. « Je pars avec vous », confia-t-elle et une chanson commença à s’élever « Amouuuur, Gloire et Beautéééé… »