Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

11 Juillet 2026 à 14:58:58
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » L'antichambre de l'édition » Questions "piège" aux futurs édités

Auteur Sujet: Questions "piège" aux futurs édités  (Lu 16023 fois)

Hors ligne OliveDuWeb

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 665
  • Une tapenade de mots dans une mer d'huile d'idées
    • Page auteur
Re : Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #30 le: 12 Septembre 2013 à 10:13:30 »
Pour moi, la question ne me choque pas dans la mesure où on fait appel à un éditeur ou un agent littéraire. C'est, comme cela a été dit, passer d'un "loisir" à un projet professionnel qui demande de la rigueur... et je crois que le fait de se poser ses questions nous aide à y voir plus clair...
Si tu veux publier un témoignage, un essai, une réflexion sur la société, alors oui c'est important de savoir qui tu es pour dire ça.
Quand c'est un roman, une nouvelle, que tout est fictif, quelle importance ? ? ? Si ce n'est pour faire une sélection tout à fait arbitraire sur l'auteur sans même regarder son oeuvre.

Et ce n'est pas parce qu'on cherche à être publié qu'il s'agit immédiatement d'un "projet professionnel". Je ne vais pas démissionner le jour où mon premier livre va paraître, et il y a de très fortes chances pour que je ne puisse jamais en vivre, donc je devrai garder mon boulot, quelles que soient les questions que je me poserai. Ça restera donc définitivement un "loisir".
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

Hors ligne Ned Leztneik

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 942
  • Ressentir ou jouer ? C'est vous qui voyez !
    • La page de Ned
Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #31 le: 12 Septembre 2013 à 10:22:19 »
Tu sais, j'ai entendu de temps à autre ce type d'argumentaire, Olive. Il me gêne un peu dans la mesure ou tu emploies le mot "loisir". En effet, lorsque je travaillais encore, j'avais un loisir (pendant plus de quarante ans tout de même) ... qui en fait n'en était pas un. Je veux dire par là que l'aspect passion -ou si tu préfères l'engagement-l'emportait de loin devant l'aspect loisir -ou si tu préfères simple occupation pour passer le temps-. En fait j'ai toujours eu du mal à associer ces deux concepts.
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
----------
http://www.facebook.com/NedLeztneik

Hors ligne neimheadh

  • Aède
  • Messages: 171
  • Even deads can walk
Re : Re : Re : Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #32 le: 12 Septembre 2013 à 10:29:25 »
jsuis pas sûre qu'ils se fendraient la poire. Avant la censure faisait dire n'imp aux textes pour empêcher les auteurs de publier. Alors la recherche actuelle qui essaye de comprendre les influences, la portée d'une phrase et ce genre de chose serait plus vue d'un bon oeil, je pense.
Je ne parlais pas des textes qui étaient justement sous le joug de censure, justement  :noange:. Le smiley est excessif, mais c'est le seul qu'il y ai.
Je trouve juste que la recherche littéraire va parfois (souvent) bien trop loin. Quand tu écris avec tes tripes, c'est tes tripes qui parlent, pas ta tête  ;). Enfin, pour ma part, c'est comme ça.

Mais je crois qu'on s'éloigne du sujet  :-¬?

Hors ligne Kanimp

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 907
  • mangeur de pop corn
    • page perso
Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #33 le: 12 Septembre 2013 à 11:35:25 »
La démarche de demander pourquoi l’ouvrage a été écrit, ne me choque pas.

L’art au sens large peut-être créé juste pour lui-même. L’artiste veut simplement le créer et le partager. Toutefois, cet artiste doit être connu ou reconnu pour que l’on s’intéresse à cette œuvre. Le créateur, à ce moment-là, n’a plus besoin de se justifier.

Un artiste ou ici un auteur doit choquer, uppercut dans le visage, ou provoquer, coup de pied bien placé entre les jambes, son public.
Afin que ses lecteurs mémorisent son œuvre et se rappellent de son nom. L’art subtil consiste à ne pas taper trop fort pour ne pas être pris en grippe.

L’utilisation des méthodes précitées  est sciemment réalisée et l’auteur n’aura aucun mal à se justifier. De son côté, l’éditeur ou l’agent sait que l’ouvrage peut attirer les foules. Réussir les ventes de l’ouvrage et préparer le terrain pour les suivants.

Dans notre monde mercantile, il ne sert à rien de faire de l’art insipide qui s’oublie après 30 secondes. Où l’auteur restera un sinistre inconnu.

Intéressé par Star Citizen. Utilisez le code STAR-6JJV-BSWP pour obtenir 5000 UEC.

Hors ligne Krapoutchniek

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 939
  • Génération de l'univers en cours, patientez svp...
Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #34 le: 12 Septembre 2013 à 11:51:40 »
"un auteur doit"


Il faut arrêter avec ça. Un auteur ne DOIT rien faire de particulier. Un artiste non plus d'ailleurs. L'art, c'est justement la liberté de concevoir et de créer, sans contrainte (ou très peu). Je ne comprendrai jamais pourquoi on enferme toujours les artistes dans des sphères de dénonciation, pourquoi on les associe toujours à des gens censés choquer, etc. Pourquoi un roman ne peut jamais être pris tel qu'il est : un bouquin qui raconte une histoire et c'est tout. Pourquoi il faut toujours voire des interprétations soi-disant cachées là où il n'y en a pas ?

Bref, je rejoins tout à fait Olive. Et si un jour un éditeur en vient à me poser la question du pourquoi et du comment, je risque de ne pas répondre grand-chose. A part "parce que j'aime écrire", "parce que cette idée s'est imposée", ce genre de trucs inintéressants qui n'apprendront rien sur mon oeuvre ni sur moi-même. Et je maintiens, cette question n'a aucun intérêt (du moins dans le cas de romans).
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Re : Re : Re : Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #35 le: 12 Septembre 2013 à 11:52:22 »
jsuis pas sûre qu'ils se fendraient la poire. Avant la censure faisait dire n'imp aux textes pour empêcher les auteurs de publier. Alors la recherche actuelle qui essaye de comprendre les influences, la portée d'une phrase et ce genre de chose serait plus vue d'un bon oeil, je pense.
Je ne parlais pas des textes qui étaient justement sous le joug de censure, justement  :noange:. Le smiley est excessif, mais c'est le seul qu'il y ai.
Je trouve juste que la recherche littéraire va parfois (souvent) bien trop loin. Quand tu écris avec tes tripes, c'est tes tripes qui parlent, pas ta tête  ;). Enfin, pour ma part, c'est comme ça.

Mais je crois qu'on s'éloigne du sujet  :-¬?
oui on s'éloigne un peu, c'est vrai.  Comme je le disais, y a différentes écoles, différents travaux. La recherche littéraire n'est pas une. Certes, ça reste de la recherche, des thèses donc. Encore plus difficilement réfutables qu'en science mais qui s'appuient sur des documents, des connaissances.
Mais sinon t'as lu quoi en matière de recherche littéraire ? Parce que moi je mettrais plus "parfois" que "souvent".

Ensuite, tu le dis toi-même "quand tu écris avec tes tripes", oui, le "quand" est important. Il y a peut-être, pas forcément, mais ça peut arriver, un moment où tu écris avec tes tripes. Et puis, presque tout le temps quand même, il y a la phrase relecture, retravail. Je n'appelle plus ça "écrire avec ses tripes". Suffit de regarder les ratures, les rajouts des manuscrits qu'on a conservés pour se rendre compte que y a aussi une part cérébrale dans l'écriture et une part non négligeable.

Et c'est là que je vais rejoindre le débat initial : c'est pas le travail brut d'écriture, le premier jet, qui intéresse un éditeur. Parce qu'un livre publié ne sera presque jamais un premier jet (ou alors faut VRAIMENT que ce soit du très très bon). C'est bien au contraire le travail de relecture, les changements, pourquoi avoir changé de route, avoir modifié ce nom-là, avoir enlevé ou ajouté tel ou tel passage.  [travail qui intéresse grandement la critique, cf toutes les études de génétique des manuscrits] qui vont les intéresser et je trouve ça personnellement rassurant.

Et sinon question, si vous voulez pas parler des phases d'écriture de votre livre, vous voulez dire quoi à l'éditeur ?
« Modifié: 12 Septembre 2013 à 11:55:44 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Re : Re : Re : Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #36 le: 12 Septembre 2013 à 11:58:57 »
jsuis pas sûre qu'ils se fendraient la poire. Avant la censure faisait dire n'imp aux textes pour empêcher les auteurs de publier. Alors la recherche actuelle qui essaye de comprendre les influences, la portée d'une phrase et ce genre de chose serait plus vue d'un bon oeil, je pense.
Je ne parlais pas des textes qui étaient justement sous le joug de censure, justement  :noange:. Le smiley est excessif, mais c'est le seul qu'il y ai.
Je trouve juste que la recherche littéraire va parfois (souvent) bien trop loin. Quand tu écris avec tes tripes, c'est tes tripes qui parlent, pas ta tête  ;). Enfin, pour ma part, c'est comme ça.

Mais je crois qu'on s'éloigne du sujet  :-¬?
Mais tu te réfères à quoi, comme recherche littéraire ?
Le peu que j'en ai vu c'était en prépa littéraire. Y avait certains critiques qui devaient se prendre pour des écrivains eux-mêmes et sortaient des trucs aberrants dans un langage snob et incompréhensible genre "son corps est une Egypte"  :D
Mais y avait aussi des analyses super intéressantes, sur un texte particulier ou sur des aspects plus transversaux. Analyser un texte, ce n'est pas essayer de trouver ce que l'auteur a voulu dire : on n'est pas dans sa tête, et quelque part, si son oeuvre a fait école, c'est en un sens que son oeuvre le dépasse, c'est elle qu'on étudie, pas l'intention que l'auteur aurait pu mettre dedans. Ce qu'on étudie c'est : ce texte produit tel effet, voyons pourquoi. Peu importe si l'auteur a fait exprès d'y mettre une allitération ou pas. Et dans cette optique, je trouve ça très intéressant l'analyse de textes et l'analyse de comment fonctionne la littérature. A fortiori quand on écrit soi-même, je rejoins un peu ernya dans l'idée que c'est dommage de déprécier ces analyses-là...

Mais on s'éloigne du sujet, autant ouvrir un nouveau fil à ce propos, non ?



Sinon, que personne ne le prenne mal mais j'ai l'impression qu'on tourne un peu en rond concernant la question de départ. En venir à des considérations générales sur l'art mercantiliste alors que la question de base est beaucoup plus concrète...
Comme dit ernya, si on veut être publié, c'est qu'on veut rentrer dans ce système. Ça veut pas dire qu'on l'aime tel qu'il est, mais ça suppose d'accepter le principe de base : il s'agit de signer un contrat avec une sorte d'employeur (l'éditeur) qui se chargera de l'aspect commercial de la publication.
Après, personnellement, je déteste tout ce qui est "se vendre", et je pense que comme beaucoup de gens ici - à la différence de ce que disait ernya, par contre - l'idée de publier ce serait pas pour gagner de l'argent, mais pour permettre au texte d'être lu par plus de monde.
Mais dès lors qu'on envisage de passer par un éditeur, il ne faut pas prendre l'attitude de l'Artiste qui ne vit que par sa pure oeuvre : l'éditeur n'a pas les mêmes intérêts que l'auteur, et monter un projet avec lui, c'est aussi accepter ses impératifs...
...ce qui n'empêche pas, évidemment, de pester contre l'idée qu'il faut du piston pour être édité et tout ça. Mais là j'ai l'impression que la discussion ne critique pas cette déviance mais le principe même que l'éditeur soit un vendeur de livres qui cherche à savoir avec qui il va travailler...
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Krapoutchniek

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 939
  • Génération de l'univers en cours, patientez svp...
Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #37 le: 12 Septembre 2013 à 12:57:30 »
Bah, à ce compte-là il invite l'auteur à se faire une bouffe, ils discutent politique, actualités et autres oeuvres littéraires si ça le chante. Mais on n'apprend pas à connaître quelqu'un avec des questions creuses  :-¬?
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #38 le: 12 Septembre 2013 à 13:00:09 »
Si c'est creux de parler d'écriture, je me demande bien ce qu'on fiche tous ici.  |-|
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Krapoutchniek

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 939
  • Génération de l'univers en cours, patientez svp...
Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #39 le: 12 Septembre 2013 à 13:05:19 »
Heu, ce n'est pas du tout ce que j'ai dit. Je dis juste que des questions comme "pourquoi vous écrivez ?", c'est creux. C'est tout.
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #40 le: 12 Septembre 2013 à 13:17:57 »
Comme notre section des questions existentielles quoi (le sujet y existe).

Quand c'est entre nous qu'on se la pose, ça va mais quand c'est un éditeur, ça va plus. Ouais, logique.

Mais c'est cool, l'autodédition a un grand avenir devant elle.  ::)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

World End Girlfriend

  • Invité
Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #41 le: 12 Septembre 2013 à 14:10:42 »
 :cendrillon: *passe par-là*  :cendrillon:

Hors ligne Krapoutchniek

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 939
  • Génération de l'univers en cours, patientez svp...
Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #42 le: 12 Septembre 2013 à 15:07:56 »
On n'a plus le droit de penser ce qu'on veut ? Hé ben...  :o

Et je ne vois pas le rapport avec la section des questions existentielles. Pour moi, demander à un auteur pourquoi il écrit revient à demander à un fonctionnaire pourquoi il travaille, ou à un tennisman pourquoi il joue au tennis. Je trouverais ça nettement plus pertinent qu'un éditeur demande si on a établi un plan ou non, quelles sont nos sources d'inspiration, ce genre de trucs qui permettent de cerner plus facilement la personnalité de l'auteur.
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #43 le: 12 Septembre 2013 à 15:31:26 »
On n'a plus le droit de penser ce qu'on veut ? Hé ben...  :o

Et je ne vois pas le rapport avec la section des questions existentielles. Pour moi, demander à un auteur pourquoi il écrit revient à demander à un fonctionnaire pourquoi il travaille, ou à un tennisman pourquoi il joue au tennis. Je trouverais ça nettement plus pertinent qu'un éditeur demande si on a établi un plan ou non, quelles sont nos sources d'inspiration, ce genre de trucs qui permettent de cerner plus facilement la personnalité de l'auteur.
le rapport c'est que nous-mêmes on se la pose cette question, Krap ^^ Dans la section des questions existentielles justement. Et que si nous-mêmes, on se la pose cette question, je vois pas en quoi on peut taxer un éditeur/agent littéraire de débile de poser cette même question.
Justement je trouve pas ça débile de demander à quelqu'un pourquoi il a choisi tel ou tel métier ou comment il en est venu à telle ou telle passion. Enfin je vois pas en quoi c'est creux quoi. C'est quand même ce qui fait une bonne partie sinon de sa vie du moins de ses journées de boulot.

Mais après, c'est sûr que c'est pas avec cette seule question qu'on peut cerner la personnalité de quelqu'un. Encore heureux  :P

Mais sinon, je pense qu'on a souci entre la question de départ et l'interview. Parce que dans cette interview, on retrouve ce que tu dis :
Citer
et surtout ce que j’appelle une note d’intention (pourquoi avoir écrit ce texte ? quelles sont les influences ?…) -
.

Après, plus que "pourquoi écrire", la question pertinente à poser, ça serait peut-être "pourquoi publier ?" mais si les gens ont juste comme réponse "pour pouvoir être lu", ben ça donne pas envie d'éditer une oeuvre, je trouve.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 818
  • Pouponnière de Posts
Re : Re : Questions "piège" aux futurs édités
« Réponse #44 le: 12 Septembre 2013 à 15:37:59 »
On n'a plus le droit de penser ce qu'on veut ? Hé ben...  :o

Et je ne vois pas le rapport avec la section des questions existentielles. Pour moi, demander à un auteur pourquoi il écrit revient à demander à un fonctionnaire pourquoi il travaille, ou à un tennisman pourquoi il joue au tennis. Je trouverais ça nettement plus pertinent qu'un éditeur demande si on a établi un plan ou non, quelles sont nos sources d'inspiration, ce genre de trucs qui permettent de cerner plus facilement la personnalité de l'auteur.
Je pense que, dans le contexte présenté, cette question n'est pas aussi philosophique que ça. Cette femme exerce une profession agent littéraire. Je pense que dans un soucis d'harmonisation de son travail, elle a décidé de travailler avec des gens qui ont intégré cette question/philosophie dans leur profil/façon d'écrire. Cela doit lui permettre de faciliter son argumentation et d'avoir une "marque de fabrique" auprès des éditeurs qu'elle démarche. Ça reste son point de vue professionnel, et je ne pense pas que ceux qui ne peuvent pas répondre à cette question soient des sous-auteurs ou des écrivains hors-normes. Simplement, elle ne travaillera pas avec eux pour ne pas avoir, soit trop d'auteurs à gérer, soit modifier son argumentation selon chaque auteur. Selon moi, il s'agit plus là d'une stratégie/politique d'entreprise, qu'une véritable loi incontournable pour les futurs édités.
Je pense que Ned a fait un peu de "pub"/"titre de journal" en parlant de "question piège", ce qui détourne un peu la discussion par rapport à de ce je que pressens dans l'intention initial de cet agent littéraire (cibler un type d'auteur qui correspond à sa philosophie et sa façon de travailler). ;)
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.014 secondes avec 15 requêtes.