Sans aucune férocité ni rage dans la voix
comment exprimer ma colère avec sincérité
beaucoup adoptent la posture du chien qui aboie
et crachent avec aisance leur animosité
d'autres crient mais ça sonne faux et pour eux rien ne change
pendant que rumine la horde des insatisfaits
certains n'ont d'autre idées que de s'étouffer dans leur fange
avalant l'eau croupie d'un marécage de déchets
je verrais bien du slam pour cette strophe, je trouve qu'elle sonne pas mal à l'oreille
J'aurais aimé vous hurler de ma grave et rocailleuse
voix qui se manifeste lors de rares épisodes
où ma colère s'abat écrasante et tempétueuse
saisissant mes extrémités comme des électrodes
par contre, là, ton poème devient super lourd. Déjà "qui se manifeste lors de rares épisodes" fait un peu trop "narré"/"écrit", je vois plus du tout un chanteur dire ça. Après l'image des électrodes est pas forcément mauvaise mais la formulation est assez lourdingue. Peut-être à cause du terme d'extrémités. Et puis ça fait quand même beaucoup de subordonnées...
Mais cet état psychique ne peut pas se déclencher
et bouillonne en mon sein entre des parois hermétiques
autre exemple de lourdeurs : "en" + "entre"
sans aucune porté et que ma propre déception
portée
reçoit comme un aveu d'impuissance et de frustration
dans un élan poussif et boiteux où ma voix s’éteint
sans qu'une force ne l'emporte avec tout son entrain
idem, c'est hyper lourd, j'ai un peu l'impression de voir suivre le rythme de
cette chanson 
Je rejoins Mnemosyne sur les phrases alambiquées qui gênent. Pourtant, la première strophe m'a semblé plutôt bien partie et pas mal rythmée ! Peut-être que si tu essayais de retrouver le souffle de la première strophe, tu pourrais améliorer les suivantes ? Je crois aussi que dans la première strophe, tu étais plus dans une logique d'adresse, logique que tu me sembles perdre par la suite.
Enfin, voilà, pour moi, y a quand même du bon quoi.