Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

08 novembre 2026 à 13:07:15
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Les oiseaux deux par deux ne sont pas des 4L

Auteur Sujet: Les oiseaux deux par deux ne sont pas des 4L  (Lu 1385 fois)

Hors ligne HB

  • Prophète
  • Messages: 656
Les oiseaux deux par deux ne sont pas des 4L
« le: 30 juillet 2013 à 20:27:45 »
La vie courante au ralenti
L’occurrence en
L’image jusqu’à l’os
Lentille de full-contact
Lancelot dances a low slow
Lave lavée fumure organique pour toujours
L’orvet lové dans le creux de son lit
Le vit dérouille dans son con douillet
L’eau qui manquait à la nuit
L'eau qui mangeait la nuit
Les histoires que raconte l’oreiller à l’oreille
La mie de pain en boulettes crasseuses
Les bousiers de partout en partouzes
Le rosier grimpe d’ici vers le premier vers la vie
L’homme aussi dans l’autre sens sur la margelle du puits
Les bouts des ongles sur le bout de la langue le bout du tunnel connu sur le bout de la nuit
Limage jusqu’à l’os
La vie lente à se frayer un passage jusqu’au cœur Faible rayon Disque rayé
L’eau courante clandestinement à du quarante à l’heure hors du corps
L’affable à fable l’aimable et Mabel les meubles à sauver dans la foule en furie
L’anti-héro de pacotille
Le lancinant fumeur de contradictions
La pastille facho le caoutchouc séminal
Le prépuce blanc le reste pas très virginal
L’original Secousse oranginale
Le gland d’yeux d’gland d’yeux d’gland d’yeux !
Larves amères sous les dents Malheureusement
Larmes aimées dans les murs poux puces acariens poils de l’air
La harpe à respirer prises du ciel violons cithares
Les poumons russes ça monte doucement dedans le temps d’avoir peur
Les poumons russes ça ressort violemment le temps d’une chute
L’l l’elle l’aile laid le lait gelait je l’ai ?



Hors ligne Mooney

  • Tabellion
  • Messages: 21
  • En fait je suis une licorne qui aime les cookies.
Re : Les oiseaux deux par deux ne sont pas des 4L
« Réponse #1 le: 31 juillet 2013 à 12:30:25 »
Typiquement le genre de poème que je trouve très dur à commenter. Mais je me lance quand même à l'eau.

Je suis assez partagée. Une partie de moi n'accroche pas du tout, une autre partie trouve certains vers très beaux et d'autres plus médiocres, enfin un dernier tiers de moi a quand même insisté pour relire ce poème une dizaine de fois depuis hier soir. A la fois un peu de façon "expérimentale" ("Bon, cocotte, tu vas essayer de lire ce poème sans musique derrière pour voir ce que ça fait. [...] On va le lire à voix haute, ça changera peut-être un nouveau truc. [...] Allez, je le relis avec de l'électro derrière et en chuchotant.").
Parce que voilà, ton poème a ce quelque chose fascinant qu'ont les textes à clé que l'on met du temps à comprendre, ces œuvres qu'il faut parfois analyser durant des heures pour enfin sentir ce que voulait nous dire l'auteur. C'est assez mystérieux et intriguant, et c'est ce qui me pousse à vouloir relire régulièrement ce texte en espérant enfin le comprendre véritablement. En plus il a un très bon rythme je trouve qui nous plonge dans une atmosphère que je peine à décrire, mais l'atmosphère est là.

Faut être honnête, j'ai pas tout compris. Mais ça vient petit à petit je crois. Au départ, j'avais peur que ce ne soit qu'un ramassis de jeux sur les mots et les syllabes, sans sens quelconque, fait pour susciter le sourire (très bon titre, d'ailleurs), une façade creuse en somme, mais au fil des relectures, j'ai cru percevoir qu'il y a quelque chose de bien plus sérieux, de bien plus grave.  Et donc vient mon interrogation existentielle : par pitié, confirme-moi qu'il ne s'agit pas d'un simple travail sur les sonorités sans rien derrière.
Ce texte m'évoque pour l'instant des images d'actes sexuels, d'un anti-héros merdique qui essaie d'oublier sa médiocrité et d'une grande tristesse qui mène à la suffocation.

Et puis pour le plaisir des yeux, une sélection de vers que j'ai trouvé cools.
Citer
L’eau qui manquait à la nuit
L'eau qui mangeait la nuit
Les histoires que raconte l’oreiller à l’oreille
La mie de pain en boulettes crasseuses

Citer
La pastille facho le caoutchouc séminal
Le prépuce blanc le reste pas très virginal

Citer
La harpe à respirer prises du ciel violons cithares

Hors ligne HB

  • Prophète
  • Messages: 656
Re : Les oiseaux deux par deux ne sont pas des 4L
« Réponse #2 le: 31 juillet 2013 à 12:57:22 »
Salut !
Arf, non, je peux pas confirmer que ce soit très sérieux, Mooney, désolé.  :-[
J'ai bien essayé de construire un truc, avec la coupure du rosier au milieu, mais je pense franchement pas que ce soit réussi... Les images que ça t'évoque sont justes, je pense, et je suis content que ça t'ait touché, d'une façon ou d'une autre, mais si tu y vois de la profondeur, c'est qu'elle est plus en toi, ici en tant que lecteur, que dans cette poésie, qui ne fait pas partie de celles que je défendrais bec et ongles et que je me sentirais capable de mieux expliquer.
Il me semble qu'en la retravaillant, je pourrais ajouter le quelque chose qui manque, en faire une poésie cohérente dans le fond, mais c'est confus... tout comme moi, maintenant.  :mrgreen:
Merci pour le commentaire...


 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.012 secondes avec 16 requêtes.