Peut-être que tu pourrais préciser que tu reprends le titre d'un film ? Rendons à César ce qui appartient à César

Chambre close
Doigt vermeil
A ton cœur triomphant
Es-tu amoureuse ?
Doigt vermeil : doigt ensanglanté ?
Vachement lourd comme formule "à ton coeur triomphant", non ?
Un truc me chiffonne aussi. On est dans le cadre d'un bordel du coup jpige pas bien ce que les sentiments viennent faire là-dedans. Enfin, c'est ta 2e strophe, y a un TU qui apparaît ainsi que des sentiments alors qu'on ne sait quasiment rien de la situation à part qu'on est dans un bordel. Perso, jsuis perdue. Y a des mots mais pas d'images, je vois rien, je sens rien et j'entends rien.

Lèvres roses
Le condamné picore
Lampé après lampé
Un torrent de rosé
d'ou qu'il sort le condamné ?
Humide baisé
baiser
Une faim obsédante
Se répand dans la geôle
Des mille catins.
étrange cette soudaine ponctuation
La moral retrouvée
Un doux rêve vespéral
Macule le corps l'enfant
morale
J'ai pas réussi à accrocher. Déjà pour une raison complètement subjective : j'ai du mal avec les vers aussi courts et ce rythme haché. Ensuite, et c'est déjà moins subjectif, parce que je ne pige absolument pas de quoi tu parles avec ces histoires de condamné et cet enfant qui apparaît à la fin. Je précise que j'ai pas eu l'occasion de voir le film donc peut-être est-ce une référence directe qui me manque. Quoi qu'il en soit, perso, je suis complètement perdue en lisant ton poème : je n'arrive pas du tout à me représenter la situation. Ok, je vois bien que tu parles de bordel, de vagin et tutti quanti mais ça s'arrête là quoi. Je les vois pas du tout ces prostituées, je sais pas qui parle, qui est ce TU, bref, c'est ça qui me gêne le plus dans ton texte. Avec un tel thème, y a moyen de mettre des couleurs, des images, une situation et des sensations et j'ai, pour ma part, pas du tout réussi à trouver ça dans ton poème, je l'ai trouvé étrangement hermétique. Et je trouve ça dommage vu le thème choisi.