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Auteur Sujet: The Hunger Games (Suzanne Collins)  (Lu 11358 fois)

Hors ligne Kerena

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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #15 le: 11 Juillet 2015 à 09:22:35 »
Je ne suis pas franchement d'accord avec toi exta. D'ailleurs ton message laisse penser que tu n'as pas lu le bouquin (premier indice : la fille de glace c'est l'un des surnoms de Kat, et c'est pour briser ça que Haymitch conseille à Peeta de déclarer son amour en public.

Moi j'avais bien aimé le premier et adoré le deuxième (cette arène de malade :coeur: ) Par contre pour le 3 passez votre chemin : c'est une merde intersidérale. Rien n'y est crédible, et la OUI pour le coup les personnages sont tous exaspérants, sans exception.
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


milena-owein

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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #16 le: 11 Juillet 2015 à 11:39:53 »
Je n'ai pas du tout aimé le premier tome et n'ai donc jamais lu la suite.

J'entend souvent venté la créativité de cette auteur alors qu'elle ne fait qu'une réécriture d'ancien rituelle de la fertilité. On retrouve le principe du Hunger Games dans de nombreuses légendes indienne (notamment dans la série de BD intitulée Wendigo, qui est inspirée de ces légendes) ainsi que dans le rituelle du roi Minos de Crête pour appaiser le minotaure. C'est aussi une pratique qui fut employé par des écoles japonaise et oriental d'art martiaux au moyen age pour sélélectionner l'apprenti le plus prometeur.

Bref je trouve l'univers de base pas du tout creusée ni crédible et le traitement psychologique du personnage dans le tome 1 manquait cruellement de profondeur. Ne traiter la psyché des personnages qu'en surface ne permet pas de lui donner une véritable profondeur, mais c'est un trait classique des théories américaines de la psychologie qui nient l'existence de l'inconscient (donc sur ça au moins le texte est éclairant).

Après il ne s'agit que de mon avis  :huhu: fan de Hunger Games continué d'apréciez votre lecture :D pour ma par j'ai trouver ce roman bien pauvre sur tous les plans.

Hors ligne Loïc

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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #17 le: 11 Juillet 2015 à 16:31:24 »
Les gens je crois que va falloir que vous m'expliquiez le sens que vous donnez à commercial.
Que vous n'aimiez pas, pas de souci. Moi-même je trouve que le bouquin a plein de défaut.

Mais on parle d'une oeuvre de SF à une période où la SF a clairement pas le vent en poupe dans les littératures de l'imaginaire, globalement dominé par l'urban fantasy et la bit-lit.
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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #18 le: 11 Juillet 2015 à 17:11:08 »
@Kerena : ben j'ai juste oublié et en fait j'ai lu le 1 le 2 et un bout de 3 ( indice : le geai moqueur) mais là c'était plus possible.
@ Loïc : je n'oserais certainement pas m'aventurer dans ces contrées-là. Trop compliqué pour moi de donner une définition à un truc pareil. Disons que pour moi, commercial ici est associé à quelque chose basé sur le visuel, sans message profond derrière.
@milena :  ben dis-donc j'en ai appris des trucs dans ton commentaire :)

Edit : je suis pas vraiment sûr que la SF n'ait pas trop le vent en poupe. Il y a aussi Divergente qui a été un franc succès récemment, puis la Stratégie Ender (quoique ancienne) mais qui vient d'être adapté au cinéma, et qui a j'imagine donné envie d'aller le lire (c'est ce que j'ai fait personnellement). Après j'avoue que je suis très loin d'être un connaisseur (je ne sais même pas ce qu'est un bit-lit) mais je pense pas que la SF  soit si souffrante après tout si ?
 
« Modifié: 11 Juillet 2015 à 17:17:14 par extasy »

Hors ligne Loïc

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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #19 le: 13 Juillet 2015 à 13:44:58 »
L’embrasement m’a paru plus abouti que le premier tome. L’écriture  y est (un peu) mieux maîtrisée, Katniss plus intéressante et le triangle amoureux, plus complexe qu’il en a l’air (on le verra dans le 3e tome) se met en place.
Les questions posées par la trilogie en général commencent également à apparaître. Même si de loin, même si Katniss n’est toujours pas très futée.
L’arène est intéressante. Le fait d’y trouver d’autres personnages que le couple Katniss/Peeta, de s’intéresser à ces autres personnages, surtout quand on va les croiser plus tard (Johanna un peu, celui au nom irlandais dont j’arrive pas à me souvenir, etc.) les rend plus proches. Sachant que les morts, justement, me semblent bien rendues, avec ce qu’il faut de pudeur et de sentiments, selon les cas.

La révolte m’a semblé être le meilleur des trois. D’abord, il ne reprend pas les ingrédients des deux précédents, notamment l’arène. Même si on suggère que le capitole en est une, ça n’a rien à voir. Les questions apparaissent dans toute leur splendeur : la rébellion, la lutte pour le pouvoir, les morts nécessaires. Katniss est plus que jamais froide et calculatrice, comme le dit si bien Gale. L’horreur des morts monte de plus en plus. Ce n’est pas du Martin – les personnages restent moins fouillés – mais il y a un peu de ça.
La fin est réussie – même l’épilogue – et c’était pas gagné.




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@ Loïc : je n'oserais certainement pas m'aventurer dans ces contrées-là. Trop compliqué pour moi de donner une définition à un truc pareil. Disons que pour moi, commercial ici est associé à quelque chose basé sur le visuel, sans message profond derrière.

Je sais pas ce que tu appelles messages profonds mais y doit pas y avoir beaucoup de bouquins que tu trouves pas commerciaux ^^
Kerena je suis pas d'accord avec toi sur le 3 xD Je vois pas ce que tu y vois de non crédible et c'est le moment où j'ai le plus aimé les persos ^^
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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #20 le: 13 Juillet 2015 à 20:09:14 »
Oui c'est vrai que c'était chelou comme réponse de ma part hahaha. Je sais pas je pense que 1984 par exemple, y a vraiment un putin de message dedans, alors que le côté visuel n'est pas forcément ce qu'il y a de plus palpitant : il ne se passe pas grand chose durant une bonne partie du roman. Par contre, HG je peux pas m'empêcher de penser que c'est plus divertissant qu'autre chose. Mais bon c'est pas le même trip aussi. Je vois pas ça comme une critique de la société du tout, mais tu as relevé pas mal de bons points, et je pense comprendre que ca puisse plaire dans un autre registre :)

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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #21 le: 16 Juillet 2015 à 10:47:44 »
J'ai adoré la toute fin, émotionnellement parlant c'est fort.
L'histoire reste assez caricaturale de notre société, c'est divertissent, le style est correcte.
J'ai moins aimé le tome 2 que j'ai trouvé très répétitif par rapport au premier.
Voilà pour mon avis !
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #22 le: 04 Août 2015 à 15:37:00 »
J'ai dévoré le tome 1, plutôt aimé le 2, néanmoins le 3 m'a passablement ennuyé... Je ne l'ai terminé que pour connaitre la fin de cette saga ! Cette révolution menée par une fillette au geai moqueur est légèrement too much...

Au temps, la partie jeux d’arènes était exaltante, au temps le retour à la réalité avec l'attaque des méchants du Capitole l'est beaucoup moins (de mon humble point de vue).

Enfin, bref, ces bouquins demeurent d'excellents divertissements (très en dessous de la saga Harry Potter, pour rester dans le même genre de saga, cela dit).
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Re : Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #23 le: 04 Août 2015 à 15:57:43 »
J'ai vu les films que j'apprécie. Je n’ai pas lu les bouquins.
J’ai fait confiance à un collègue qui m’a signalé l’avoir commencé et abandonné car trop orienté ado.

Oui c'est vrai que c'était chelou comme réponse de ma part hahaha. Je sais pas je pense que 1984 par exemple, y a vraiment un putin de message dedans, alors que le côté visuel n'est pas forcément ce qu'il y a de plus palpitant : il ne se passe pas grand chose durant une bonne partie du roman. Par contre, HG je peux pas m'empêcher de penser que c'est plus divertissant qu'autre chose. Mais bon c'est pas le même trip aussi. Je vois pas ça comme une critique de la société du tout, mais tu as relevé pas mal de bons points, et je pense comprendre que ca puisse plaire dans un autre registre :)
1984 est à la fois un livre de SF, mais aussi une œuvre politique pour informer le lecteur des méfaits du communisme.

Je ne pense pas qu’on puisse comparer les deux types SF.
En espérant n’être pas trop hors sujet.



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Hors ligne T.A.Kerallan

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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #24 le: 04 Août 2015 à 16:21:48 »
1984 tient du chef d’œuvre ; Hunger Games est plutôt une saga pour adolescents.
J'aurai tendance à éviter de comparer les deux   :)
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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #25 le: 04 Août 2015 à 16:57:46 »
(j'ai pas lu les bouquins juste vu les films, donc je m'abstiendrai de faire un commentaire détaillé  ^^)

Juste, sur la comparaison HG/1984 : ce n'est pas comparable selon moi. Le premier est un roman pour adolescent, avant tout destiné à divertir (et pour que les jeunes accrochent, le rythme en particulier doit être très soutenu, il faut tout le temps qu'il se passe un truc ; il y a bien moins de descriptions dans les livres destinés aux jeunes) alors que le second est un livre pour adulte, qui cherche (selon moi) à faire réfléchir.

HG a l'avantage pas rapport à d'autres bouquins jeunesses, selon moi, de ne pas être vide de sens et de partager des idées que j'apprécie. Ca peut paraitre simpliste d'un point de vu "adulte", mais je pense qu'un gamin qui a grandit avec Harry Potter ou Hunger Games n'aura pas forcément les mêmes idéaux, ne verra pas le monde, de la même manière d'un jeune qui a grandit avec Twilight.
Alors ok, y'a d'autres livres jeunesses qui font davantage réfléchir ; mais ils sont moins accessibles, et je pense malgré tout que les livres plus "simplistes" du style HP ou HG (ça me fait mal de dire que HP est simpliste xD), où on a un jeune héros qui se bat pour ses idéaux et améliorer le monde, donnent des leçons toutes aussi importantes que les livres qui critiquent la société de consommation, etc.

(pour le petit débat sur la SF qui a le vent en poupe ou pas, je ne suis vraiment pas sûre que les films "divergente" ou "la stratégie ender" puissent être considérés comme des succès. Game of Thrones, oui, mais je pense que ça a justement autant fonctionné parce que la dose de fantasy est très faible au départ. Mais c'est un autre débat)
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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #26 le: 15 Janvier 2016 à 19:57:43 »
Eh ben dites donc, je découvre avec stupéfaction vos avis super opposés sur plein de points, alors que le roman me semblait relativement "simple" et pas vraiment sujet à des controverses autres que "j'ai aimé"/"j'ai pas aimé" :D

J'avoue que de mon côté, pour moi qui partais plutôt réticente, c'était une agréable surprise. J'ai lu le tome 1, surtout par curiosité, parce que le principe me déplaisait beaucoup : je pensais que ça allait être un prétexte pour de la baston et des morts gratuites (un peu l'image que j'ai de Battle Royal, j'avoue). Mais à force que des gens dont j'estime l'avis me disent que contrairement aux apparences, ce n'était pas ça, j'ai été tentée de voir ce qu'il en était par moi-même.

Je l'ai lu en 3 jours  :D

Ce qui est très rare chez moi, pour un livre de cette taille qui me dure généralement un petit mois.
C'est vraiment addictif et le rythme est haletant.  On m'avait raconté la fin mais ça ne m'a pas gênée, et Peeta restait difficile à cerner même si je connaissais la scène finale.

Je dirais pas que c'est un coup de coeur, parce que plusieurs trucs m'ont gênée. Bon, au début : le style. J'avais du mal à entrer dedans parce que j'avais l'impression que c'était écrit pour des débiles, en prenant bien soin de faire sujet-verbe-complément sans variation et sans le moindre effet de style, et surtout pas de mot compliqué ou de passé-simple   ::)  Mais on s'y fait et le style se fait oublier après quelques chapitres.
Je mets l'absence de description (ce qui est un peu gênant : j'arrive pas à me figurer l'arène ou les hovercrafts ou même la disposition des divers lieux traversés, à part dans la forêt) et les petits tics de l'auteur (on s'en fiche de savoir comment sont habillés chacun des personnages...) sur le compte du fait que c'est du YA. Même si bon, c'est un peu frustrant je trouve   :-¬?
Mais au-delà de ces détails, un truc que chafouine. Et vos posts ne me rassurent pas à ce sujet, vu que vous avez l'air d'avoir des avis tout à fait contraires pour les tomes 2 et 3, du coup, je réserve mon jugement...  Ce qui me chafouine c'est que j'ai trouvé ce tome 1 mi-figue mi-raisin. J'ai du mal à percevoir si les péripéties et les "ingrédients" (morts violentes, situations forçant la romance, etc.) sont vraiment là pour servir l'intrigue ou si l'intrigue est un prétexte pour ces ingrédients. Mon avis n'arrêtait pas d'osciller de l'une à l'autre de ces conclusions pendant la lecture. Je pense que le tome suivant m'apportera la réponse. C'est sans doute dû au fait que c'est à la première personne, et que si Katniss a un sens pratique qui lui donne une certaine intelligence tactique, elle n'est pas non plus hyper observatrice ou intelligente, et n'a pas beaucoup de recul sur les choses. Du coup, des passages m'ont gênée : le fait que l'idée d'oppression du Capitole et de volonté frustrée de révolte soit présente mais finalement très peu, Katniss n'y pense pas vraiment, ne le ressent pas vraiment. De même, le problème éthique ou juste émotionnel de tuer ses concurrents, ça la chafouine un paragraphe puis on passe à autre chose (et on n'est pas dans la tête de Peeta mais j'ai eu la même impression). Du coup j'avais du mal à savoir si c'était une volonté de réalisme pour montrer la dureté des personnages, ou si c'était plus genre "on met un petit état d'âme pour pas trop choquer le lecteur et on passe à autre chose, parce que ce qui compte c'est de les faire se tuer". Je demande pas des monologues introspectifs à la Fitz, mais un petit quelque chose qui montre de quel côté est le livre, en quelque sorte.
Et en lisant vos posts, je m'aperçois que ce petit quelque chose c'est justement de déterminer s'il y a critique sociale ou pas derrière. Parce que c'est ce qui fera basculer le livre soit du côté "grande aventure, sauvons le monde", soit du côté "c'est prétexte à baston et à amourettes".

Exta, j'avoue que je vois pas trop comment on peut comparer Hunger Games à 1984, parce que c'est pas du tout le même but (en fait je rejoins totalement le post de Kail). C'est même pas vraiment le même sous-genre je dirais. 1984 dépeint une société dictatoriale oppressante. Hunger Games dépeint une histoire d'aventure où les méchants sont des oppresseurs. HG me fait beaucoup plus penser à un schéma comme Le Vent de Feu ou Harry Potter qu'à 1984 ou au Meilleur des mondes.

Bref, à part ça, j'ai bien aimé et j'ai été très prise par ma lecture, au point d'en oublier mon tupperware dans le frigo avant de partir bosser  :mrgreen: Le personnage de Katniss porte vraiment le livre sur ses épaules. Personnellement, je l'ai vraiment appréciée. Oui, elle est froide, mais c'est parce qu'elle est bourrue, un peu sauvage, et jeune. Sa naïveté ne m'a pas agacée : elle n'a que 16 ans, elle n'a fait que chasser dans sa vie, sans vraiment avoir le temps de réfléchir ou de connaître les autres humains, et puis même moi, lectrice qui vois tout ça de dehors, j'étais pas trop sûre de ce qu'il fallait penser des stratégies du Capitole ou de Peeta, Haymitch ou Rue. Je trouve que la force de caractère de Katniss et ses faiblesses (incompréhension des autres, notamment) lui donnent tout son relief, d'autant qu'elle n'est ni arrogante ni en train de se dire qu'elle n'est pas à la hauteur, comme la plupart des héros ados de ce type de romans, *tousse* Harry Potter * tousse *). Bref, je l'ai bien aimée !
Et j'ai bien aimé aussi Peeta parce qu'il est sympathique, mais aussi pour le jeu trouble que donne son ambiguïté tout au long du tome.

Bref, pour l'instant, une assez chouette découverte ! J'attends que la copine qui m'a prêté le 1 me prête le 2 et le 3, et je reviens par ici  :noange:


Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #27 le: 15 Janvier 2016 à 20:39:20 »
En fait si j'ai donné l'exemple de 1984, c'est pour essayer de répondre (grossièrement, j'en conviens ^^), au même genre de question que tu as posé : l'ambigüité intrigue/spectacle. Et pour moi la réponse est claire et nette : ce n'est que du spectacle. Les exemples que tu donnes, pour moi c'est la preuve que oui, c'est juste de la baston et des amourettes ce bouquin ; et justement quand tu demandes s'il y a critique sociale ou un truc dans le genre je réponds non, prenez 1984 par exemple, ça c'est de la critique et de l'engagement. Je ne vois perso pas en quoi HG est une critique de quelque chose ; je trouve que c'est du simple divertissement spectaculaire ; c'est peut-être pour ça que l'apparence des personnages et si minutieux comme tu dis (réaction inconsciente de l'auteur ?). Et j'aimerais vraiment savoir ce que ce livre peut nous apprendre ou nous transmettre comme message.
Donc voilà, 1984 c'est juste pour dire euh, critique sociale je crois pas. En fait je pense que je ne fais que répéter ce que j'ai dit avant, du coup je ne fais pas particulièrement avancer le débat, mais je sais pas comment le dire autrement.

Enfin voilà, moi perso j'ai eu énormément de mal avec HG, quoi ^^

Édit : comme avec Divergente, le truc du labyrinthe, l'autre avec les gens qui ne voient qu'en noir et blanc et n'ont pas d'émotions (dommage il commençait bien celui-là), et j'en passe. Tous ces machins pseudo-dystopiques quoi.
Oui, j'ai des préjugés :huhu:
(Freud disait que c'est bien parfois :huhu:)

Re-édit : J'ai envie de dire un truc, mais me détestez pas s'il vous plaît  :noange:
Je pense que HG... C'est... Enfin il y a des exceptions bien sûr, mais... En fait je pense que... C'est un livre... pour filles puisque ce sont uniquement les filles qui ont dit adorer le livre ici:putainlafaute:

En guise d'épitaphe, je voudrais qu'on inscrive sur ma tombe :
Ci-gît un homme qui s'est extasié une fois de trop  :huhu: (oui gravez le smiley aussi, et en jaune :huhu: ).
« Modifié: 16 Janvier 2016 à 02:06:56 par extasy »

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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #28 le: 16 Janvier 2016 à 14:09:08 »
En fait si j'ai donné l'exemple de 1984, c'est pour essayer de répondre (grossièrement, j'en conviens ^^), au même genre de question que tu as posé : l'ambigüité intrigue/spectacle. Et pour moi la réponse est claire et nette : ce n'est que du spectacle. Les exemples que tu donnes, pour moi c'est la preuve que oui, c'est juste de la baston et des amourettes ce bouquin ; et justement quand tu demandes s'il y a critique sociale ou un truc dans le genre je réponds non, prenez 1984 par exemple, ça c'est de la critique et de l'engagement. Je ne vois perso pas en quoi HG est une critique de quelque chose ; je trouve que c'est du simple divertissement spectaculaire ; c'est peut-être pour ça que l'apparence des personnages et si minutieux comme tu dis (réaction inconsciente de l'auteur ?). Et j'aimerais vraiment savoir ce que ce livre peut nous apprendre ou nous transmettre comme message.
Donc voilà, 1984 c'est juste pour dire euh, critique sociale je crois pas. En fait je pense que je ne fais que répéter ce que j'ai dit avant, du coup je ne fais pas particulièrement avancer le débat, mais je sais pas comment le dire autrement.

Enfin voilà, moi perso j'ai eu énormément de mal avec HG, quoi ^^
J'avoue que je peux pas m'empêcher de penser que c'est parce que le mot "dystopie" te fait attendre de ces livres ce qu'ils ne sont pas  :/ Je ne crois sincèrement pas que HG ou les autres soient faits pour dénoncer notre monde. Ils ont le schéma classique de l'univers inventé qui a de gros travers et que le personnage principal découvre dans toute leur ampleur et, si ça finit bien, renverse pour ramener un monde plus heureux. Au travers de ça, y a toujours des éléments de critique, mais c'est pas une transposition de notre société pour la critiquer... Du coup c'est normal de ne pas trouver ces livres subversifs.

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l'autre avec les gens qui ne voient qu'en noir et blanc et n'ont pas d'émotions (dommage il commençait bien celui-là)
Tu as lu La Tyrannie de l'arc-en-ciel de Jasper Fforde ? On s'éloigne du sujet de HG, là, mais c'est un roman très chouette ^^
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Re : The Hunger Games (Suzanne Collins)
« Réponse #29 le: 16 Janvier 2016 à 16:12:00 »
Ce qui est intéressant, déjà, c'est de venir sur ce fil et d'en lire tous les commentaires.
C'est très curieux de se rendre compte que les différents tomes ne plaisent pas aux uns ou aux autres, que ceux-ci préfèrent le deux et ceux-là justement le un etc...
C'est très révélateur, mais de je ne sais pas quoi, enfin si : de nos attentes très différentes et que chaque tome tranche pas mal sur les  autres.

Ici on peut lire des critiques sur le style, d'autres sur les personnages et leur rendu, d'autres sur le sens à donner au texte : pamphlet ou pas pamphlet...dénonciation ?

Si on ne cherche qu'à y voir ce à quoi beaucoup de livres servent malgré tout : un moment de détente, c'est assez réussi, et je dois avouer que j'ai "dévoré" les trois.
Mais cela pêche malgré tout beaucoup côté style comme l'explique très bien Milora, et c'est ce qui m'a principalement gêné et fait entrevoir que je n'étais pas forcément la cible de ce livre.
Je me suis beaucoup demandé aussi si ce genre de récits, écrits  de nos jours, ne vise pas à séduire non seulement un lectorat ado, mais aussi de potentiels cinéastes pour ado. Cela peut expliquer que tout soit si visuel et cinégénique...

Plus qu'une critique de la société j'y ai vu, personnellement une critique grossière de notre société de l'image, et tardive de la télé-réalité.
Mais c'est pas très nouveau : je vous renvoie à un film de 1983 "Le salaire de la peur" de Yves Boisset qui dénonçait déjà les dérives de la télé-spectacle-prête-à tout-pour-avoir-de-l'audimat, à travers un jeu télévisé fatal aux concurrents.

En résumé :
j'ai trouvé le 1 fade et lent (mais on va dire que c'est l'exposition.)
j'ai trouvé le deuxième plus haletant et riche
j'ai trouvé que le troisième était décevant.

Et symptôme ultime et révélateur : je suis en train de tout oublier très vite.
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

 


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