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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Valkyrja

Auteur Sujet: Valkyrja  (Lu 9627 fois)

Hors ligne Rain

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Valkyrja
« le: 05 Janvier 2008 à 15:14:31 »
Ce texte possède à présent une Version 2, remaniée, et donc, en théorie, mieux.


Valkyrja




En Islande existait autrefois dans les campagnes une coutume bien établie : le soir de Noël, on mettait ses meilleurs habits et on se rendait tous ensemble, à pied, à la messe de minuit. Tous, sauf une personne qui restait pour garder la maison, veiller sur le bétail et préparer le bon repas que l'on ferait en rentrant.

Mais la ferme du vieux Jon, nichée au fond d’un fjord de la côte ouest, loin de tout, semblait être l’objet d’une malédiction. Depuis deux ans, l’homme qui gardait la ferme rencontrait la mort. Et c’était chaque fois la même désolation : la table brisée, le repas saccagé, les meubles renversés, la cheminée éteinte et le malheureux couché dans la neige devant la porte ouverte, sans vie.

Le brave Jon en était si affligé qu’au début du troisième hiver il prit sa décision. Il réunit tous ses gens et leur dit :

« Cette année, je garderai moi-même la maison. C’est la mienne, après tout. »

La même année arriva pour travailler dans la ferme une jeune fille du nom de Lineik. Personne ne la connaissait ni ne savait d’où elle venait. Comme les fêtes approchaient, elle alla trouver le vieux Jon et lui demanda :

« Êtes-vous content de moi ?
- Oui. Tout à fait content.
- Eh bien je resterai à une condition : laissez-moi garder la ferme le soir de Noël. »

Jon la regarda dans les yeux, interloqué. Il s'agissait d'habitude d'une fille plutôt froide, qui ne souriait que lorsqu'elle se croyait seule, et uniquement d'un sourire triste. Elle ne parlait presque à personne. En réfléchissant, il se dit qu'elle préférerait sans doute rester seule plutôt que d'aller dans une église remplie de monde. Néanmoins, il refusa.

« Tu sais pourtant ce qui arrive aux personnes qui la gardent, non ? Je ne peux pas te laisser seule ici, surtout ce jour-là. Je garderai la maison moi-même.
- Eh bien, ce n'est pas un problème. Je resterai avec vous. »

Le vieil homme resta un moment sans voix.

« Mais... Et que fais-tu de la messe ? »

Elle ne répondit pas, se contentant de le fixer de ses yeux d'un bleu céleste. Dans ce regard, le vieux Jon sentait quelque chose d'inhabituel, une force de volonté impressionnante. Elle était sérieuse. Et il avait peur de ce qu'il verrait, ce jour-là. Étrangement, il sentait qu'il n'aurait pas à s'inquiéter si elle restait. Il soupira. Conscient qu'il mettait la vie de Lineik en jeu, et honteux de le faire, il accepta.

*
*  *

La veille de Noël, une violente tempête de neige éclata. Elle semblait vouloir durer plusieurs jours, et tous pensèrent que Lineik ne reviendrait pas. Jon lui avait permis, une semaine plutôt, d'aller rendre visite à ses sœurs. Leurs parents étaient morts. Elles habitaient, avait-elle dit, à plus d'une journée de cheval, avec une escale dans une auberge pour la nuit ; mais avec la tempête, ce serait du suicide que de s'aventurer sur les routes. Pourtant, dans la soirée, le temps se calma et le soleil couchant fit scintiller la neige sous un ciel qui virait à l'orange. Au loin, le vieux Jon put apercevoir la silhouette de Lineik, qui marchait tranquillement à côté de sa monture. Alors qu'elle se rapprochait, il s'aperçut qu'elle transportait deux sacs : un long paquet, presque aussi grand qu'elle, dans le dos, et un autre, qui semblait plus gros et plus lourd, que le cheval, Norroen, transportait. Il crut remarquer une troisième forme derrière eux, mais l'ombre se volatilisa. Comme la jeune fille arrivait devant lui, il eut un instant l'impression qu'une brillante aura dorée l'enveloppait et que ses yeux avaient pris la teinte orangée du ciel. Puis cette impression disparut, et il se retrouva simplement devant une jeune fille aux yeux bleus envoûtants. La faisant entrer, le vieux fermier prit les sacs de Lineik, bien qu'elle insistât pour les garder. Il dut les lâcher aussitôt : ils pesaient bien plus qu'il ne l'avait pensé au premier abord. Comment pouvait elle transporter un seul de ces sacs, elle qui paraissait si frêle ? La force de volonté était une chose, mais de là à permettre à une jeune fille de transporter de si lourdes charges... Et elle ne semblait même pas fatiguée ! Il regarda le cheval, derrière, que quelqu'un amenait vers l'écurie. Il hennit doucement, mais ne parut nullement indisposé par le voyage qu'il venait de faire. Vraiment, ils formaient une paire bien étrange...

Plus tard, alors que tous s'étaient réunis pour le repas, Jon demanda à la jeune fille ce que contenait son sac.

« Vous le saurez demain, répondit-elle. Ou bien jamais. Je prie pour que vous n'ayez jamais à le voir. »

Le vieil homme frissonna et, après le dîner, partit se coucher.

*
*  *

Le lendemain, tous les ouvriers partirent très tôt afin d'atteindre le village avant midi et profiter de leur journée de repos. Lineik et Jon passèrent une partie de leur matinée à soigner les bêtes. La jeune fille se débrouillait aussi bien que si elle avait fait cela toute sa vie et elle semblait aimer les animaux, mais ceux-ci étaient étrangement nerveux. Les chevaux autres que Norroen, avec lequel elle était arrivée la première fois, renâclaient. Les vaches semblaient vouloir s'enfuir à son approche. Et Goliath, le vieux chien de Jon, se tenait aussi loin que possible et grognait en la regardant passer. À ces marques de méfiance, Lineik répondait par un sourire triste. En une occasion, Jon lui avait demandé si c'était ainsi avec tous les animaux.

« Oui, avait-elle répondu. Je crois qu'ils n'aiment pas mon odeur. Et je dois porter celle d'un compagnon qu'ils n'apprécient certainement pas. Il m'a suivie jusqu'ici et il n'est jamais très loin, même s'il sait se cacher et se fondre dans le décor. Je ne pense pas que vous le rencontrerez, ni que vous l'apprécieriez si vous le voyiez. »

Et, alors qu'elle s'éloignait, le vieil homme avait surpris un sourire qui reflétait une tristesse certaine.

Midi sonna alors qu'ils commençaient à préparer le repas pour le retour des autres. Ils s'attablèrent et mangèrent rapidement avant de se remettre au travail. Le vieux fermier se sentait de plus en plus nerveux tandis que l'heure de vérité approchait. Il allait enfin savoir ce qu'il se passait, ici, tous les ans... Dehors, les animaux s'agitaient également. L'atmosphère se faisait de plus en plus pesante à mesure que le soleil continuait sa course dans le ciel. Vers minuit, alors que Jon finissait de disposer les plats sur la table pour le retour des ouvrierset qu'il dansait presque sur place à cause de la nervosité, Lineik revint de sa chambre avec ses deux paquets. Elle chantait un air qu'il ne reconnaissait pas. Il ne comprenait pas les paroles qui semblaient dans un vieil islandais, mais le chant apaisa grandement sa tension et le calma. La jeune fille se contenta d'attendre là, fixant un point dans l'air, près de la table, et de chanter. Enfin, la dernière note résonna. Elle tourna vers Jon son regard étrange, ses yeux qui semblaient maintenant aussi sombres et profonds que le ciel nocturne, et prononça deux mots, annonçant l'inéluctable.

« Ça commence. »

En effet, un vent glacial commença à souffler dans la maison. Le feu de la cheminée s'éteignit. Près de la table, une sorte de trou apparut dans l'air. De l'autre côté, Jon vit un paysage enneigé où une puissante bise sévissait. Elle s'engouffrait de plus en plus dans le trou.

« On ferait mieux de sortir ! »

Elle devait crier pour se faire entendre. Elle attrapa deux manteaux non loin, en lança un au vieil homme et lui saisit la main tandis qu'elle tenait ses deux paquets dans l'autre. Jon se demanda rapidement, alors qu'il se faisait entraîner dehors, comment elle pouvait les tenir. Il eut le temps de voir une main géante, aussi grande que lui et dont le dos était recouvert d'immenses poils blancs, se glisser dans le trou d'air et tenter de l'élargir. Une fois dehors, il reprit son souffle. Ce n'était pas fait pour son grand âge.

« Mais que se passe-t-il, à la fin ? »

Lineik ignora sa question.

« Allez vous cacher dans la forêt, vous devriez y être en sécurité. Je m'occupe de protéger le bétail. »

Le vieux Jon se releva. Cette fois, il soutint le regard de la jeune fille.

« Petite, cet endroit est mon seul et unique foyer. Je suis né ici. Même si j'ai voyagé, je suis toujours revenu ici. Je me suis marié ici, j'ai vu mes deux fils naître ici. Plusieurs hommes que j'estimais sont morts ici, ces deux dernières années. Je ne quitterai pas cet endroit, ne serait-ce que pour payer ma dette envers ces personnes. »

Le vieil homme ne fléchit pas face à la jeune fille. Les mêmes flammes brillaient dans leurs yeux. Lineik soupira. Puis elle détourna le regard vers la maison, d'où s'éleva un puissant hurlement. Un fracas énorme se fit entendre. Lineik ouvrit rapidement un de ses sacs, le gros, et en sortit ce qu'il contenait. Jon ne vit pas très bien ce que c'était, jusqu'à ce qu'elle s'en pare. Une armure ! Et qui semblait solide.

Le toit de la maison vola en éclat après un nouveau rugissement, tandis qu'un homme, recouvert de longs poils blancs, se redressait. Un homme deux fois plus grand que la maison. Un géant. Il regarda autour de lui et posa les yeux sur les deux humains. Jon se croyait dans un cauchemar. Il connaissait tous les mythes nordiques, Yggdrasil l'arbre-monde, et toutes les histoires de géants des glaces vivant dans l'un des neuf mondes, Jötunheim, mais de là à y croire...

« Alors c'est là que venait mon fils, ces dernières années ? Midgard, le monde des humains... Cela fait bien longtemps que je ne suis pas venu par ici. »

Il avait une voix extrêmement grave et profonde, et il parlait lentement. Sa voix portait naturellement par dessus les bourrasques du vent. Il posa soudain son regard sur Lineik. Son visage refléta un étonnement sincère.

« Tiens, on dirait que je ne suis pas le seul à ne pas être d'ici. Que fais-tu là, petite Valkyrie ?
- On m'a envoyée pour refermer le passage ! » cria la jeune fille pour que le géant l'entende.

Le géant éclata de rire. Jon n'en revenait toujours pas. Il ne comprenait pas tout, même s'il sentait qu'il se passait quelque chose de très grave et de très dangereux. En revanche, il comprenait très bien le mot « Valkyrie ». Des femmes venues d'Ásgard, la demeure des dieux, qu'on envoyait sur les champs de bataille pour ramener les âmes des héros morts au combat, afin qu'ils se préparent pour Ragnarök, la bataille des dieux et des géants. Pour leurs ennemis, elles avaient la réputation de tueuses sanguinaires.

Lineik défit le second paquet pour en sortir une large épée, presque aussi grande qu'elle, et couverte de runes. Elle la brandit devant elle de la main gauche, et Jon ne put qu'admirer la facilité avec laquelle elle maniait un objet de cette taille et de ce poids. Le géant, quant à lui, ne riait plus. Il observait l'épée avec une méfiance teintée de peur.

« Cette arme, c'est...
- C'est Gram, oui, l'épée de Sigfried de Xanten, feu mon père. Une épée qui a vaincu un dragon, et qui a été trempée dans son sang. Avant que tu partes, ou que tu meures, je voudrais te demander quelque chose. Pourquoi des passages apparaissent-ils de plus en plus souvent ? Depuis une décennie, on retrouve des populations décimées, des paysages réduits en cendres par les géants de Muspellheim, des endroits hantés par les morts de Nibelheim... »

Le géant sourit, d'un sourire mauvais.

« Je te le dirai à une condition. Prouve-moi que ton cœur est pur, contrairement à celui de tes sœurs. Montre-moi que tu ne te complais pas dans le sang. Montre-moi que tu es capable d'aimer alors que ta condition te l'interdit. Montre-moi que tu n'es Valkyrie que de nom et non dans l'âme, et je te le dirai ! »

Le géant enjamba le mur de la maison et frappa. Lineik recula d'un bond. L'immense poing s'abattit lourdement sur la neige, à l'endroit où la jeune fille s'était trouvée une seconde plus tôt. Celle-ci contourna la main et se dirigea vers une jambe, épée levée. L'attaque suivante arriva de l'autre main. Elle para de justesse et glissa dans la neige sur plusieurs mètres. Le colosse était rapide, beaucoup plus que son poids et sa taille impressionnante ne le suggéraient. Elle se redressa rapidement et repartit à l'attaque. L'échange continua pendant longtemps. Une valse au clair de lune, entre un géant et une jeune fille. Jon, lui, restait paralysé, ébahi. La chose paraissait tellement irréelle qu'il en oubliait d'avoir peur.

« Jon ! Allez ouvrir l'étable ! Faites sortir les animaux, faites-les fuir ! Bon sang, Jon, réagissez ! »

La voix de la jeune fille le tira de sa rêverie. Elle avait raison, un coup du géant avait manqué le bâtiment de peu. Sans aucun doute, il aurait volé en éclat s'il avait été touché. Il courut vers l'étable aussi vite qu'il put.

Lineik n'avait pas attendu de voir sa réaction et avait à nouveau foncé sur la créature, espérant l'éloigner pour que Jon puisse libérer les animaux sans danger. Elle n'y parvint que quelques secondes, mais cela suffit au vieil homme pour permettre aux chevaux de s'enfuir. Seul Norroen, nullement impressionné par le colosse, était resté et mangeait tranquillement son avoine. Lineik continua d'attaquer et d'esquiver, de parer quand elle n'avait pas le choix, mais ils se rapprochaient trop de Jon à son goût. La Valkyrie s'apprêtait à éviter un nouveau coup lorsqu'elle vit le vieil homme juste derrière elle. Si elle ne prenait pas le coup, Jon serait touché. Elle hésita une fraction de seconde. Son âme était bien, après tout, celle d'une servante des Ases, les dieux qui vivaient en Ásgard, celle d'une tueuse sanguinaire, celle d'une Valkyrie... Et pourtant, lors de ces derniers jours, Jon avait était gentil avec elle. C'était nouveau pour elle, envers un humain, mais elle appréciait le vieil homme. Alors elle leva son arme, elle saisit la lame avec sa main droite, et elle para le coup.

Elle continua d'encaisser ainsi. Ses bras s'engourdissaient, du sang commençait à ruisseler de ses mains, et elle dut poser un genou à terre. Mais elle tint bon. Elle tourna légèrement la tête vers Jon et lui fit un petit sourire triste. Le vieil homme s'aperçut qu'il n'avait pas bougé alors qu'il aurait dû. Aussi vite qu'il le put, il s'éloigna. Lineik s'apprêta à esquiver le coup suivant mais elle n'eut pas le temps et le prit de plein fouet. Péniblement, elle se releva en s'aidant de son épée. Elle n'y arriverait pas ainsi, il lui fallait de l'aide.

Elle siffla de toutes ses forces.

Le géant s'arrêta et ne remarqua qu'à cet instant que quelque chose manquait. Une Valkyrie était toujours accompagnée de sa véritable monture. Pas un vulgaire cheval : celle avec laquelle elle partait en guerre et semait la panique chez ses ennemis. Alors, où était celle de cette guerrière ?
Derrière lui, une ombre apparut, vision fugace d'un être trop rapide pour qu'on le suive des yeux qui, d'un bond, atterrit sur le dos du colosse. Jon contempla l'animal bouche-bée. Il s'agissait d'un loup. Un beau loup, blanc, aux yeux dorés. Mais ce loup avait la taille d'un cheval. Il mordait avec fureur le bas de la nuque du géant, qui saignait abondamment. Celui-ci s'agita, se secoua, tenta de l'attraper, mais rien n'y fit : le loup tenait bon, enfonçant de plus en plus profondément ses crocs monstrueux et lacérant de ses griffes le dos du géant. Celui-ci finit par trébucher et tomba lourdement au sol. Lineik profita de l'occasion et posa le tranchant de son arme sur la gorge de son adversaire. Il s'immobilisa.

« Fais un seul mouvement et Gram se fera un plaisir de se nourrir de ton sang. Je préférerai ne pas le verser, je n'aime pas cela. Maintenant, réponds à ma question puis repars par où tu es arrivé, ou meurs !
- On ne change pas une Valkyrie, cracha-t-il avec mépris. Tu as peut-être sauvé la vie d'un vieillard alors que tu aurais pu y laisser la tienne. Tu l'as peut-être laissé sauver des animaux. Mais bientôt l'appel du sang se fera sentir ! Ha ! Tu veux tant savoir ce qui se passe ? Très bien, je vais te le dire. Et même mieux, transmets ceci à Odin, servante des Ases : Ragnarök est en marche ! Oui, tu as bien compris, Ragnarök, la guerre qui opposera les dieux et leurs serviteurs aux géants et leurs alliés ! Celle qui détruira le monde ! Les passages en sont les signes ! Et maintenant achève-moi ! » Comme la Valkyrie ne bougeait pas, il reprit : « Que se passe-t-il, servante des Ases ? Tu aurais peur d'avoir plus de sang sur les mains ? Ton séjour chez les hommes t'aurait-il insufflé des sentiments ? Je connais cette tradition que vous essayez de garder secrète. Vous ne vous battez de la main gauche que lorsque que vous ne voulez pas tuer. Ne fais pas preuve de pitié. Nous sommes ennemis. Si tu ne m'achèves pas maintenant, tu devras le faire lors de Ragnarök. As-tu oublié le devoir qui est tien ? Servir les Ases ! Tue-moi ! Je n'ai pas envie de voir cette guerre ! »

Lineik hésitait. Après tout, il disait vrai. Et il connaissait le secret des Valkyries. À contrecœur, elle changea son épée de main et l'enfonça dans le cou du géant.

Elle mit quelques minutes à se remettre des émotions que les paroles du colosse avait suscitées. Puis elle se dirigea vers le passage et elle se remit à chanter dans la langue étrange que Jon avait entendue à peine une heure plus tôt. Lentement, le trou se referma. Plus aucun géant ne le franchirait, désormais.

Elle s'approcha du loup et enfonça sa main dans son pelage.

« Rentrons, Kyrr. »

Ils s'éloignèrent, la main de Lineik toujours posée sur l'épaule de Kyrr. Norroen la rattrapa au trot. Le vieux Jon la regarda partir, puis il leva les yeux et contempla l'Aurore, ces grandes lignes vertes qui parcourent le ciel nocturne. Quand il baissa son regard, la jeune fille avait disparu.




By Rain
« Modifié: 03 Octobre 2010 à 00:45:32 par Rain »
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Re : La Guerre est proche
« Réponse #1 le: 05 Janvier 2008 à 15:44:37 »
Quelques remarques ^^

[...]
Elle ne parlait pratiquement("presque" mais je chipote) à personne. En réfléchissant, il se dit qu'elle préférait(préférerait (?)) sans doute rester seule, plutôt que d'aller dans une église remplie de monde. Néanmoins, il refusa.
« Tu sais pourtant ce qui arrive aux personnes qui la gardent, non ? Je ne peux pas te laisser seule ici, surtout ce jour là.

Citation de: Rain
Dans ce regard, le vieux Jon sentant (sentit ou sentait) quelque chose d'inhabituel, une force de volonté impressionnante. Et une froideur à faire geler un pingouin sur place. (MDR ! c'est peut être déplacé !) Elle était sérieuse.

Citer
*
*  *
[...]
 Ils habitaient, avait-elle dit, à plus d'une journée à cheval, avec une escale dans une auberge pour la nuit, mais avec la tempête, ce serait du suicide que de s'aventurer sur les routes. Pourtant, dans la soirée, le temps se calma, et le soleil couchant fit scintiller la neige sous un ciel qui virait à l'orange. Au loin, le vieux Jon put apercevoir la silhouette de Lineik, qui marchait tranquillement à côté de sa monture. Alors qu'elle se rapprocher (rapprochait), il s'aperçut qu'elle transportait deux sacs : un long paquet, presque aussi grand qu'elle, dans le dos, et un autre, qui semblait plus gros et plus lourd, que le cheval, nommé Ásgard (Thor mon amour !), comme la cité des dieux nordiques, transportait.

Citer
La faisant rentrer (entrer), le vieux fermier pris les sacs de Lineik, bien qu'elle insistât pour les garder. Il dut les lâcher aussitôt : ils pesaient bien plus qu'il ne l'avait pensé au premier abord. Comment pouvait elle transposter un seul de ces sacs, elle qui paraissait si frêle ? La force de volonté c'était quelque chose, mais de là à permettre à une jeune fille de transporter de si lourde charge (au pluriel non ?)... Et elle semblait à peine épuisée (comment fait-elle ?) ! Il regarda le cheval, derrière, que quelqu'un amenait vers l'écurie. Il hennit doucement, mais ne parut nullement indisposé par le voyage qu'il venait de faire. Vraiment, ils faisaient (formaient) une paire bien étrange...

Citer
*
*   *
Le lendemain, tous les ouvriers partirent très tôt afin d'atteindre le village avant midi, pour pouvoir profiter la journée de repos qu'ils avaient. Lineik et Jon passèrent une partie de leur matinée à soigner les bêtes. La jeune fille se débrouillait aussi bien que quelqu'un qui aurait fait cela toute sa vie, et semblait aimer les animaux, mais étrangement ceux-ci semblaient nerveux. Les chevaux autres que Ásgard, avec lequel elle était arrivée pour la première fois, renâclaient. Les vaches semblaient vouloir s'enfuir à son approche. Et Goliath, le chien, se tenait aussi loin que possible, et grognait en la regardant passer. A ces marques de méfiance, Lineik répondait par un sourire triste. En une occasion, Jon lui avait demandé si c'était comme cela avec tous les animaux.
« Oui, avait-elle répondu. Je crois qu'ils n'aiment pas mon odeur. Et je dois porter celle d'un compagnon qu'ils n'apprécient certainement pas. Il m'a suivit jusqu'ici, et n'est jamais très loin de moi, même s'il sait se cacher et se fondre dans le décor. Je ne pense pas que vous le rencontrerez, ni que vous l'apprécieriez si vous le voyiez. »
Et, alors qu'elle s'éloignait, le vieil homme avait surpris un sourire qui reflétait une tristesse certaine.
Well done !  ;D

Citer
La jeune fille se contenta d'attendre là, fixant un point dans l'air, près de la table, et de chanter. Enfin, la dernière note résonna dans l'air.
[...]
 « Petite, cet endroit est mon seul et unique foyer. Je suis né ici. Même si j'ai voyagé, je suis toujours revenu ici de temps en temps. Je me suis marié ici, j'ai vu mes deux fils naître ici. Plusieurs hommes que j'estimais sont mort ici, ces six dernières années. Je ne quitterai pas cet endroit, ne serait-ce que pour payer une dette envers ces hommes qui sont morts. »
Le vieil homme ne fléchis (t)pas face à la jeune fille. Les mêmes flammes brillaient dans leurs yeux. Lineik soupira.

Yaaaaaaaaaah, c'est bien ! fichtrement bien. Bien mené, alternance des dialogues, descriptions, flash backs, surprises, péripéties tout est très bien.  J'attends la fin avec impatience !

(je pense que les Valkyrie n'ont pas d'ailes mais je ne suis pas certaine).

Hors ligne Rain

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Re : La Guerre est proche
« Réponse #2 le: 05 Janvier 2008 à 15:52:45 »
Thank you, j'ai essayé de m'appliquer. ^^

Moins de fautes que d'habitudes, dis donc...

Et merci pour la précision. Ca m'obligerait à le mettre quelque part, et je sais pas vraiment comment. Comme j'ai vu quelque part qu'elles survolaient les champs de bataille, et que les représentations de pégases sont extrêmement récentes (à l'origine, leurs compagnons sont des loups) je me demandais ce à quoi c'était dû.
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Hors ligne Gros Lo

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Re : La Guerre est proche
« Réponse #3 le: 05 Janvier 2008 à 16:07:31 »
Voilà donc le fameux texte ;)

Citation de: Rain
En Islande, existait autrefois dans les campagnes une coutume bien établie
La virgule est inutile.


Citer
on retrouvait mort celui qui s’était dévoué.
j'aime pas trop cette formulation, surtout le verbe en fait. Mais je sais pas quoi te proposer pour y pallier^^


Citer
« Tu sais pourtant ce qui arrive aux personnes qui la garde, non ?
gardent

Citer
Je ne peux pas te laisser seule ici, surtout ce jour là.
ce jour-là.

Elle ne va pas à la messe ! Gardes ! Hérésie, hérésie ! xD

Citer
Et une froideur à faire geler un pingouin sur place.
C'est marrant et ça dépend p't-être un rien l'atmosphère, mais j'trouve que ça ne va vraiment pas avec le ton adopté jusque là ;) Encore, s'il y avait des pingouins en Islande... mais définitivement, ça colle pas ::)

Citer
Et il avait peur de ce qu'il verrait, ce jour-là.
Ouaaais :P


Citer
La force de volonté c'était quelque chose
mal dit :P j'aime pas le "c'était". Si tu tiens à ce genre de formulation, peut-être quelque chose comme "La force de volonté était une chose, permettre à [...] en était une autre" ?

Citer
Le lendemain, tous les ouvriers partirent très tôt afin d'atteindre le village avant midi, pour pouvoir profiter la journée de repos qu'ils avaient.
Le "qu'ils avaient" est inutile... non ? "pour pouvoir profiter de leur journée de repos. " ?

Citer
Et Goliath, le chien, se tenait aussi loin que possible, et grognait en la regardant passer.
Là c'est plus un problème de cohérence... Asgard fait référence à la mythologie scandinave, tu le soulignes, et là, voici une référence chrétienne... c'est pas super crédible, surtout en Islande à cette époque. Si tu veux garder le côté géant, appelle-le Odin ou Thor :D

Citer
Il m'a suivit jusqu'ici
suivi !

Citer
- Ça commence.
J'aime bien le soudain changement de rythme, il est bien rendu ;)

Citer
Près de la table, une sorte de... trou dans l'air s'élargit.
C'est pas un dialogue. Donc tu n'es pas censé hésiter pour la description ;)

Citer
en lança un au vieil homme, lui saisi la main
saisit *regard noir*

Citer
Il eut le temps de voir une main géante aussi grande que lui, couverte sur le dos par d'immenses poils blancs, se glisser par le trou d'air, et tenter de l'élargir.
Iorek Byrnison ! Notre sauveur !! ;D

Citer
« Allez vous cacher, je m'occupe de protéger le bétail. Il y a une forêt pas loin, vous devriez y être en sécurité. »
Moui... enfin Jon est c<ensé être au courant, c'est la région dans laquelle il a passé toute sa vie ;)


Citer
Le vieil homme ne fléchis pas face à la jeune fille.
Grrr. fléchit

Citer
Une armure ! Et qui semblait solide.
Qu'est-ce que j'avais dit ! Iorek, notre sauveur !

Citer
Yggdrasil l'arbre monde,
je mettrais un trait d'union, perso

Citer
Ragnarök, la battaille des dieux et des géants.
bataille, scrogneugneu^^

Citer
une large épée, presque aussi grande qu'elle, et couverte de rune.
Il devrait y avoir plusieurs runes, non ? :P

Citer
« Je te le dirais à une condition. Prouve moi que ton coeur est pur,
dirai et prouve-moi, montre-moi un peu plus loin et une 2e fois dirai à la fin



____________________

Je sais pas si elles ont des ailes^^

J'aime bien le parfum de conte qui s'dégage de ton texte :)
Il est réussi, on sent le blizzard dès le début... mais il faudrait la fin pourq ue j'aie un avis définitif ;) Pour l'instant c'est pas mal, et c'est vachement fluide, les jurys éliminent souvent d'entrée de jeu les textes trop surchargés.
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Rain

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Re : La Guerre est proche
« Réponse #4 le: 06 Janvier 2008 à 10:33:09 »
Pour les deux premières, Lo', ça fait partie du sujet imposé, je sais pas si j'ai le droit de le modifier...
Et quand je disais qu'on fait plus de phôtte sur PC qu'en manuscrit... Vive l'inattention ^^


Citation de: Lo'
Citation
Et Goliath, le chien, se tenait aussi loin que possible, et grognait en la regardant passer.
Là c'est plus un problème de cohérence... Asgard fait référence à la mythologie scandinave, tu le soulignes, et là, voici une référence chrétienne... c'est pas super crédible, surtout en Islande à cette époque. Si tu veux garder le côté géant, appelle-le Odin ou Thor 

Je me suis mal fait comprendre, je vais reformuler le passage.
En fait, Asgard est le cheval de Lineik. Goliath, c'est le chien de Jon. Comme on parle de messe, j'en déduis que l'Islande est déjà christiannisée. Donc en toute évidence, Jon doit être chrétien. Alors que pour Lineik, c'est différent.


________

Pour la fin, je compte bien l'avoir aujourd'hui. La prof veut mon texte demain, pour le relire et me le rendre jeudi, pour que le lundi d'après, elle puisse l'envoyer.

Et... J'ai un numéro de candidat rond pour le concour (1700). Ca porte chance ?
Perdu

Hors ligne Rain

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Re : La Guerre est proche
« Réponse #5 le: 06 Janvier 2008 à 13:36:45 »
Bon, j'fais un double poste juste pour dire que je l'ai enfin finie.
4 pages avec des marges de 1,5 cm alors qu'avec les marges normales (2 cm) elle en fait un peu plus.
Perdu

Hors ligne Zacharielle

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Re : La Guerre est proche
« Réponse #6 le: 06 Janvier 2008 à 14:50:55 »
Okaaay.

Alors, j'ai trouvé que dans le deuxième passage, il y avait plus de maladresses, surtout au niveau des répétitions. Pas lourdes, pas très graves, mais des répétitions quand même. Il y a "autres" qui est répété au début de la deuxième partie et d'autres aussi que je n'ai pas relevé.  Le combat est parfois un peu confus et j'ai pas saisi la fin  :o j'ai pas compris pourquoi il y avait une guerre, pourquoi elle était nécessairement vouée à la destruction de tous. C'est dommage, si ça pouvait se terminer comme un conte (pas forcément "il furent heureux jusqu'à crever dans leur clairière") se serait mieux. Là, on reste sur notre faim. "Ca ne fait que commencer" fait malheureusement penser à une parodie de fantasy et je trouve ça assez lourd.

En conclusion, la narration est bonne mais la fin est décevante. Qu'en pensent les autres ?

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Re : La Guerre est proche
« Réponse #7 le: 06 Janvier 2008 à 15:02:10 »
En effet, je n'aime pas la fin non plus. C'est pourquoi je laisse reposer un peu, et quand j'aurais l'esprit un poil plus clair, je vais essayer d'arranger ca. En effet, je pourrais essayer de modifier tout ca pour qu'on reste dans un esprit de onte. Pour le combat, j'ai jamais vraiment été doué, mais je vais faire de mon mieux. En fait, je crois que je vais tout réécrire, carrément, pask'elle me plaît pas du tout.
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Re : La Guerre est proche
« Réponse #8 le: 06 Janvier 2008 à 15:41:54 »
D'après ce que je sais des Valkyries, il me semble qu'elles n'ont pas d'ailes. Ce sont les loups (ou chevaux, selon les versions...ah, la légendaire imprécision mythologique! :D) qui leur servent de monture qui volent -sans ailes non plus.

Personnellement, la fin ne me pose pas de problème en ce sens que, dans la mythologie scandinave, rien ne finit bien. C'est un système de mythes extrèmement pessimiste, qui se conclut sur la grande bataille que tu annonces dans ta nouvelle, Ragnarok. Ceci dit, j'ai sans doute pensé cela en raison de ma familiarité avec ces récits, donc je comprends aussi la réaction de Zach'. ;)

Effectivement, le combat est un peu difficile à suivre. Peut-être devrais-tu annoncer un peu plus les enjeux de ladite guerre, en te basant sur le mythe: le géant est un adversaire des Ases, or la Valkyrie les représente... Quelque chose de ce style. Ainsi, l'histoire deviendra moins "stéréotypée", on verra que la guerre a un sens réel et que ce n'est pas qu'un ornement narratif.

Pour le titre, je suis d'accord pour que tu le changes. "Valkyrja", c'est plus joli et puis cela incite le lecteur à deviner où se cache la Valkyrie en Lineik. Alors que "La Guerre est proche" donne un effet un peu redondant par rapport à la fin.

Voilà... Bon courage pour ta reprise du texte! ;)
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : La Guerre est proche
« Réponse #9 le: 06 Janvier 2008 à 18:43:26 »
Thank you, c'est une bonne idée aussi. Va falloir que je réfléchisse... Dur dur, ça...

Pour le combat, finalement, j'avais même plus le décor en tête. J'vais refaire tout ça plus consciencieusement.

Pour le titre, c'est noté. J'trouve aussi qu'il fait mieux, à vrai dire. Mais j'trouvais qu'il en disait trop sur Lineik.
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Re : Valkyrja
« Réponse #10 le: 06 Janvier 2008 à 21:18:40 »
Ayé, j'ai essayé de me débrouiller. C'est mieux ?

Pour le nom du loup, je fais juste remarqué que je ne me suis pas inspiré de Iorek, mais de lofor = la promesse. J'arrive pas à savoir ce qu'était la dernière lettre donc j'ai mis un a.

Tout fini. Et en fait, en vrai islandais, c'est un d. Mais bon, j'vaislaisser Iofora, j'aime bien.
« Modifié: 07 Janvier 2008 à 21:37:49 par Rain »
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Re : Valkyrja
« Réponse #11 le: 07 Janvier 2008 à 23:42:13 »
Moi je préfère de beaucoup cette version. :D

Pour commencer, le combat est plus net, on se le représente mieux. Et puis les enjeux sont un peu plus explicites -mais là, il faudrait aussi l'avis de quelqu'un qui ne connaît pas bien les mythes nordiques pour avoir un avis vraiment neutre.

J'aime bien la fin, aussi. En voyant, l'Aurore, j'ai d'abord pensé à Pullman, et puis je me suis souvenue que les aurores boréales sont considérées dans la mythologie comme les voiles des Valkyries, comme l'est l'arc-en-ciel pour Iris... Donc là, bravo! ;)

Voilà. Je n'ai pas repéré de problème majeur dans la construction. Je crois que c'est tout...
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Re : Valkyrja
« Réponse #12 le: 08 Janvier 2008 à 14:08:55 »
Je viens de lire, et j'ai beaucoup aimé. C'est fluide, bien rythmé, y a du suspense...
Et toutes les références, à la mytholgie scandinave, à Hobb, à Pullman...  :P

Et je n'ai vu qu'une seule petite faute:
Citer
Mais bientôt l'appelle du sang se fera sentir !
L'appel...  ^^
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
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Re : Valkyrja
« Réponse #13 le: 28 Novembre 2008 à 23:04:43 »
lu!
j'aime moi aussi beaucoup!
au début je trouavis ça un peu long et puis j'ai été prise peu à peu dans ton histoire^^
c'est juste la première partie qui garde encore quelques lourdeurs, je trouve
 par exemple:

Or, une malédiction semblait frapper la ferme du vieux Jon, nichée au fond d’un fjord de la côte ouest, loin de tout.
c'est le "or" que j'aime pas trop
je trouve qu'il fait un peu artificiel, en gros la transition est archi visible, c'est pas top-top :-¬?


Il réunit tous ses employés et leur dit :
le terme d'"employés" dans un tel cadre, je trouve que ça colle pas du tout
à la limite "ses gens", c'est pas génial, mais ça ira mieux avec le contexte , je pense


Le vieil homme, pour la deuxième fois, était surpris par la jeune fille.

idem, elle est plutôt lourde et maladroite, cette phrase
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Valkyrja
« Réponse #14 le: 28 Novembre 2008 à 23:38:04 »
Citation de: Ernya
Or, une malédiction semblait frapper la ferme du vieux Jon, nichée au fond d’un fjord de la côte ouest, loin de tout.
c'est le "or" que j'aime pas trop
je trouve qu'il fait un peu artificiel, en gros la transition est archi visible, c'est pas top-top siffle
et
Citation de: Ernya
Il réunit tous ses employés et leur dit :
le terme d'"employés" dans un tel cadre, je trouve que ça colle pas du tout
à la limite "ses gens", c'est pas génial, mais ça ira mieux avec le contexte , je pense
XD C'est les phrases qui sont pas de moi qui vous gênent le plus  :mrgreen: Bref, maintenant que mon concours est fini, j'vais revoir un peu le début.
Perdu

 


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