Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 Mai 2026 à 06:08:57
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Chaos

Auteur Sujet: Le Chaos  (Lu 3119 fois)

Hors ligne Insoupçonné

  • Tabellion
  • Messages: 59
Le Chaos
« le: 30 Avril 2013 à 11:28:03 »
Le chaos, si je dois le raconter, ça m'évoque ça. Et ça, c'est ça :

" - Tu as de la chance petit homme.
- Qui me parle ?
- Moi.
- Hein ? Où êtes-vous ? Qui êtes-vous ?
- Je pourrais essayer de t'expliquer, mais c'est très complexe. Pour faire simple, je suis l'auteur de ta vie. Ça doit pas t'aider hein ?
- Non, pas du tout. Mais est-ce que vous auriez l'obligeance de vous montrer, car je crains sérieusement pour ma santé mentale, j'ai une impression de Jeanne d'Arc.
- Oui, tu n'as qu'à te retourner et tu me verras apparaître.
- Wow. Vous êtes un délire de mon inconscient ? Un esprit ? Dieu ?
- Dans ton panel de propositions, la plus proche de la vérité est "Dieu". En fait, c'est la manière la plus pratique d'introduire mon identité. Je suis celui qui décide de ton passé, de ton présent et de ton futur. Je décide de ce que tu penses, de ce que tu fais, de ce que tu dis. J'ai un contrôle absolu sur tout ce qui t'entoure et sur toi-même.
- Ça, je sais que c'est faux. Par exemple, là, je lève mon bras, et je le fais de moi-même. Vous n'avez aucune emprise dessus.
- On va faire un petit jeu, un pierre-feuille-ciseau. "
L'avatar et le petit homme jouent au pierre-feuille-ciseau. L'avatar emporte les trois premières manches. Le petit homme demande à en jouer dix. L'avatar les gagne toutes.
" - Peut-être que c'est dû au hasard, des parties de pierre-feuille-ciseau ne signifient rien.
- Il n'y a qu'une chance sur 3^10, une chance sur 60.000, rends-toi à l'évidence.
- Cette probabilité n'est pas si infime que ça. Faisons-en dix autres et l'on pourra envisager d'autres possibilités que le hasard. "
Ils recommencent. L'avatar les gagne toutes à nouveau.
" - On est passé à une chance sur 3,5 milliards. Si tous les humains faisaient vingt parties de pierre-feuille-ciseau à cet instant, statistiquement, on serait les seuls où un de nous deux les gagnerait toutes. Sacrée coïncidence, non ?
- Ou peut-être que vous avez cerné un schème dans mes actions, mes parties, que vous avez compris ma manière de penser. Il y a plein d'autres explications.
- Retrousse ta manche et regarde ton bras."
Le petit homme s'exécute et manque de tomber. Son monde confortable s'est écroulé. Sur son bras est écrit en lettres capitales 'TU ES EN FACE DE DIEU'. Cependant, plutôt que de céder à la panique, il préfère saisir sa chance.
" - Je trouve bizarre de nommer une figure humaine Dieu, tu n'aurais pas un autre nom ?
- Si, je suis l'Insoupçonné, car personne n'ose soupçonner rationnellement mon existence telle qu'elle est vraiment.
- Alors, Insoupçonné, si tu sais ce que je vais dire, ce que je vais faire, pourquoi me baigner dans l'illusion de la liberté en me rendant conscient de mon environnement ?
- En fait, tu es une partie de moi-même, j'avais juste envie de me parler. Plutôt que t'expliquer, c'est trop long, je vais te faire comprendre. "
Et le petit homme commence à comprendre. Dieu n'est qu'un homme comme lui. À une autre échelle. À un détail près, l'Insoupçonné ne sait pas de quelle manière il existe. Ce qui précède son existence. La cause à son existence. Le but de son existence. Alors qu'aussitôt que les questions se sont posées, le petit homme eut accès aux réponses, son créateur demeure dans un flou total. Il entrevoit le vide existentiel de son auteur, de celui qui tire les fils de son destin. Le néant lié à l'incertitude absolue. Son alter-égo supérieur n'avait eu aucune apparition divine, il demeurait seul et n'avait aucune clé d'explication à son environnement. Tout n'était qu'agitation. Il pouvait donner une représentation à ses perceptions, mais il n'avait aucune certitude associée. Que des croyances conscientes dans le meilleur des cas, et des illusions dans le pire.
" - Même si tu ne sais pas ce qu'il y avait avant ton univers, qu'y avait-il avant la naissance du mien ?
- Même si un simili savoir et les souvenirs de toute une vie t'accompagnent, ton existence n'a commencé qu'au moment où tu as entendu 'Bonjour petit homme' et finira en même temps que ce texte.
- Alors qu'étais-je il y a dix minutes ? Ou que serai-je dans dix minutes ?
- Le chaos.
- Et concrètement, c'est quoi, 'le chaos' ?
- Ce qu'il y a avant l'existence d'un univers, la décohérence totale. Dans ton cas, c'est une conjonction d’événements qui selon les points de vue, ne pouvaient que se produire de cette manière, ou alors qui avaient une chance infime d'arriver. Il y a le fait que je sois dans un univers qui me permettre d'écrire. Le fait que le forum d'écriture soit créé. Le fait que je me propose libre sur un défi portant sur le chaos. Le fait que quelqu'un me défie sur le chaos. Peut-être suis-je aussi l'oeuvre d'un écrivain cosmique.
- Tes souvenirs aussi font partie du chaos ?
- En effet, je n'ai conscience que de l'instant présent, peut-être que comme les tiens, mes souvenirs aussi sont totalement faux. Enfin, même pas faux, juste 'non-existants'.
- En fait, le chaos, c'est tout ce dont on n'a pas conscience ?
- Je me comprends."
Un silence passe. Les deux avatars de l'auteur se fixent intensément.
" - J'ai un cadeau à te faire.
- Je vais avoir le droit de connaître le moment de ma mort ?
- Non, plus sérieusement, je vais te confier la véritable liberté.
- Je sais que c'est impossible, tu ne m'auras pas.
- Pour quelle raison ?
-  Pour que je sois libre, il faut que j'existe, et pour que j'existe, il faut que tu écrives ce qui va m'arriver.
- La liberté aussi c'est le chaos. Tu es peut-être déterminé, mais si tu ne sais pas de quelle manière et que tu ne peux faire de prévisions basées sur ce fait, il n'y a aucune différence. Supposons que mes actions soient totalement déterminées elles-aussi, alors pour que j'aie l'impression d'être libre, et que tu le sois aussi, il suffit que j'écrive sans choisir ce que je vais écrire.
- Je ne vois pas comment tu pourrais écrire sans avoir conscience de la suite. Ca me paraît délirant.
- Les drogues. L'hypnose. L'écriture automatique. Ce ne sont que ceux qui me viennent immédiatement à l'esprit. Je compte utiliser l'écriture automatique, plus facile d'accès. "

À ce moment, le petit homme découvre des pouvoirs insoupçonnés cachés en lui. Il pouvait maîtriser ses perceptions. Etant donné que sa représentation du monde lui provenait de ses perceptions, il pouvait de facto contrôler le monde. Afin de prolonger au maximum cet état, avant que l'Auteur ne finisse son histoire, il ralentit au maximum sa perception du temps. C'est à dire que dans un intervalle de temps fini du le monde de l'auteur, il crée un univers s'étalant à l'infini dans le temps. Il pouvait laisser aller toutes ses lubies mégalomanes, il était Dieu. Il crée des univers avec des lois de la nature différentes de celles auxquelles il était habitué. Mais ce manège l'ennuie relativement rapidement. Finalement, il préfére recréer son univers d'origine. Celui qu'il avait pensé être réel. Il se sent seul. Il veut retourner chez lui. Sa quête de vérité et de pouvoir était achevée. Il n'avait plus rien à faire.

Le petit homme lut des pages qu'il avait écrites adolescent. Il avait alors une imagination débordante. Il l'a sûrement perdue avec l'âge, mais en échange, la vie lui avait laissé une haute position sociale, une famille qu'il aimait et qui l'aimait. Cependant, par plaisir narcissique et en dépit du fait qu'il ne puisse plus écrire, il aimait se lire.
Cette fois-ci, il décida de lire un passage de ce qu'il considérait comme ses "tentatives ratées". Maintenant qu'il avait réussi sa vie, il n'avait plus de problèmes d'égo et ses erreurs antérieures ne lui causait pas de tort. Les deux premières phrases du feuillet étaient les suivantes :
"Tu as oublié tout ce que tu savais, tu t'es réfugié dans l'illusion car tu ne pouvais supporter ta solitude. Tu es Dieu mais tu t'es volontairement perdu dans le chaos."
« Modifié: 01 Mai 2013 à 11:15:56 par Insoupçonné »

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
  • Messages: 784
Re : Le Chaos
« Réponse #1 le: 30 Avril 2013 à 12:03:52 »
Ton texte est prometteur, mais...
J'ai toujours cette impression d'inachèvement, et de superficialité. Comme si tu avais peur d'aller au bout des choses, ou que tu ne saisis pas totalement tes propres idées pour les coucher sur papier.

Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne Insoupçonné

  • Tabellion
  • Messages: 59
Re : Le Chaos
« Réponse #2 le: 30 Avril 2013 à 12:07:50 »
Plus je vois ce genre de commentaire, plus je saisis à quel point le travail d'un écrivain est fastidieux. Etant donné qu'il ne peut interagir avec l'autre, il est obligé de livrer sa réflexion dans son intégralité.

Mais je trouve bizarre de réfléchir à la place du lecteur.

Concrètement, tu as un passage que tu souhaiterais voir développé ?

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
  • Messages: 784
Re : Re : Le Chaos
« Réponse #3 le: 30 Avril 2013 à 12:11:15 »

1- Mais je trouve bizarre de réfléchir à la place du lecteur.

2- Concrètement, tu as un passage que tu souhaiterais voir développé ?
1- Ne réfléchis pas à la place du lecteur, il n'a pas qu'un seul visage.
2- Tout, car l'idée de base me parait rudimentaire. Ce n'est que mon avis après tout, peut-être que ce sera pas le cas pour les autres membres.
Attendons d'autres réactions.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne Insoupçonné

  • Tabellion
  • Messages: 59
Re : Le Chaos
« Réponse #4 le: 30 Avril 2013 à 12:13:59 »
"1- Ne réfléchis pas à la place du lecteur, il n'a pas qu'un seul visage."
Je ne vois pas le lien de causalité ^^'

Et quelle est l'idée de base que tu as perçue ?

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
  • Messages: 784
Re : Re : Le Chaos
« Réponse #5 le: 30 Avril 2013 à 12:17:23 »
"1- Ne réfléchis pas à la place du lecteur, il n'a pas qu'un seul visage."
Je ne vois pas le lien de causalité ^^'

Et quelle est l'idée de base que tu as perçue ?
Le dialogue que tu as élaboré est trop convenu. Il n'y a pas de surprise, et tu ne prends aucun risque.


(J'ai quand même aimé la chute)
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne Insoupçonné

  • Tabellion
  • Messages: 59
Re : Le Chaos
« Réponse #6 le: 30 Avril 2013 à 12:20:23 »
Je suis débutant, je ne connais pas la signification accordée aux termes "convenu" et "risque" dans ce cadre précis.
Mais à l'aide du reste, je pense que tu voulais me dire que le dialogue se suivait logiquement ? À la limite du 'prévisible' ?

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
  • Messages: 784
Re : Re : Le Chaos
« Réponse #7 le: 30 Avril 2013 à 12:26:31 »
Je suis débutant, je ne connais pas la signification accordée aux termes "convenu" et "risque" dans ce cadre précis.
Mais à l'aide du reste, je pense que tu voulais me dire que le dialogue se suivait logiquement ? À la limite du 'prévisible' ?
Je suis aussi une "débutante". Nous le sommes tous d'ailleurs.

Oui, l'échange se suit logiquement.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Le Chaos
« Réponse #8 le: 30 Avril 2013 à 14:16:29 »
Citer
la plus approchée à la vérité est "Dieu".
c'est franchement zarb comme tournure à l'oral : "la plus proche de la vérité" ?

Citer
En fait, c'est la manière la plus pratique de t'introduire mon identité.
hm, on va dire que je les idées mal placés mais introduire une identité...

Citer
L'avatar emporte les 3 premières manches. Le petit homme demande à en jouer 10. L'avatar les gagne toutes.
en lettres^^

Citer
- Oui, je suis l'Insoupçonné, car personne n'ose soupçonner rationnellement mon existence telle qu'elle est vraiment.
et bim, un peu de narcissisme  :mrgreen:

Citer
Dans ton cas, c'est une conjonction d’événements qui selon les points de vue, ne pouvaient que se produire de cette manière
qui, selon ton point de vue,

La réflexion sur l'écriture automatique, je la trouve de trop. Peut-être parce que justement tu as ici pour principaux lecteurs des gens qui écrivent et qui, sans avoir tenté l'écriture automatique, savent bien qu'on peut commencer à écrire sans connaître la suite.
Ensuite la réflexion sur la liberté, mouis, après Spinoza et Cie, sans parler de docteur Freud, difficile d'en parler sans faire déjà vu ou prémâché, je trouve. J'ai pas vu assez de chaos, moi. Alors que justement, avec tout ce côté "j'écris un texte qui parle de l'écriture d'un texte", y avait moyen d'introduire le chaos au sein même de la forme, de la mise en page ! Tu pourrais aller BEAUCOUP plus loin quoi. Là, tu abordes des choses qui ont déjà été abordées en plus approfondi, j'ai cité Spinoza et les autres, pour le côté métalittéraire, y a Unamuno (auteur espagnol si mes souvenirs sont bons) donc si t'as en face de toi un lecteur qui a déjà ces références, ben tu ne lui apportes pas grand-chose. Après reste à savoir si toi ça te suffit comme ça ou si tu veux aller plus loin comme te le suggérais déjà Mnémo.
Je veux dire : il y a déjà beaucoup de choses ton texte (la question de la liberté, la question de l'écriture, la question de schizophrénie, etc) mais justement ce sont des choses complexes qui nécessitent que tu y passes plus de temps car beaucoup de choses ont déjà été dites dessus. C'est pour ça que pour moi la fin manque de punch, manque de sentiments aussi. Crée-nous de l'angoisse, c'est HORRIBLE d'avoir l'impression d'être seul et que le monde n'est que création de toi-même, juste horrible.
En fait, c'est ça, y a les mots, mais il me manque de la chair, du vécu, du sentiment, du ressenti autour de ces mots. Tu mets trop les choses à distance avec "le petit homme", on sait d'emblée qu'on est dans du récit (à cause de cette 3e personne justement), si tu restes au dialogue, au Je/Tu, ça serait plus angoissant. Parce qu'au fond, il n'y a bien qu'un Je, non ? Belle incarnation du chaos par ailleurs !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Insoupçonné

  • Tabellion
  • Messages: 59
Re : Le Chaos
« Réponse #9 le: 30 Avril 2013 à 19:39:54 »
ernya, sur le narcissisme et l'introduction, tu m'as fait rire ^^
( Oui, il en faut peu, ET ALORS ? )

Sinon, par rapport à l'écriture, j'aurais du remplacer "savoir" par "choisir", c'est là où y'a le conflit.
( Je vais le faire )

Je connais Freud et Spinoza de nom, je ne connais pas Unamuno. J'ai du mal lorsque je ne peux pas interagir. J'écris ces textes car je sais notamment que j'aurai vos retours. Sinon, j'ai l'impression de parler au vent. De donner en laissant le hasard faire la suite. C'est pour ça que je souhaite améliorer mon niveau d'écriture au fait, pour réduire au maximum cette part de hasard.

Au fait, j'aime pas orienter la réflexion car j'ai l'impression de réfléchir à la place du lecteur justement. Mais bon, si c'est ce qu'il recherche, qu'il en soit fait ainsi 8D
Ce que j'aime bien, c'est quand c'est le lecteur qui se dit "y'a qu'un Je". Tu as des idées pour créer ce genre de pensée ?
Et sinon, je pense que je vais ré-écrire exactement la même histoire, mais avec le style que tu suggères. D'une part pour voir la différence de ressenti et d'autre part pour voir si j'y arrive tout simplement.

Bref, comme j'ai l'habitude de dire, merci !

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Re : Le Chaos
« Réponse #10 le: 30 Avril 2013 à 19:56:52 »
Citer
ernya, sur le narcissisme et l'introduction, tu m'as fait rire ^^
( Oui, il en faut peu, ET ALORS ? )
ben, c'est bien de rire donc tant mieux  ^^

Citer
Je connais Freud et Spinoza de nom, je ne connais pas Unamuno.
Oki, si ça t'intéresse, ils ont des développements pas mal intéressants, tous autant qu'ils sont ^^

Citer
Ce que j'aime bien, c'est quand c'est le lecteur qui se dit "y'a qu'un Je". Tu as des idées pour créer ce genre de pensée ?
des idées pour orienter vers cette idée que j'ai eue ? Ben moi, ce qui m'a particulièrement marquée, c'est le léger développement sur la schizophrénie (parce que la question de la liberté, perso, j'ai assez donné en cours), enfin sur l'idée que le mec s'est créé un interlocuteur pour être moins seul (pour oublier qu'il est seul ?). Pour ça, faudrait déjà que tu restes dans une narration à Je. Ou alors montrer que le Je est toujours derrière le Il, que les deux ne font qu'un. Que le IL n'est qu'un JE qui se dédouble, que le IL est un masque/voile pour le Je. Bref, ne jamais nous donner l'impression que derrière tes lignes, y a toi en tant qu'auteur qui maîtrise le tout. Faire confondre au maximum narrateur et auteur. Pour créer le chaos : qui est Je ? qui est IL? est-ce que l'auteur est fou ? Avec le TU, tu peux même prendre à partie le lecteur et l'intégrer dans l'histoire. Genre "toi, oui toi qui me lis". Ce TU pouvant être aussi bien le lecteur (c'est-à-dire nous) ou l'auteur se parlant à lui-même.

Si tu réussis ça, ça sera prodigieux comme texte o><o
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Insoupçonné

  • Tabellion
  • Messages: 59
Re : Le Chaos
« Réponse #11 le: 30 Avril 2013 à 20:00:15 »
Je cherchais des idées / techniques pour amener le lecteur à avoir une pensée, mais en induisant à partir de ton exemple, c'est tout pareil. :D

Sinon, pour créer le chaos chez le lecteur, j'ai d'autres idées, mais qui seront beaucoup plus adaptées au dialogue en effet. Car elles permettront d'embrouiller le lecteur tout en lui permettant de comprendre à un moment. Ou à la limite en relisant.

Hors ligne OliveDuWeb

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 665
  • Une tapenade de mots dans une mer d'huile d'idées
    • Page auteur
Re : Le Chaos
« Réponse #12 le: 30 Avril 2013 à 20:46:05 »
Moi, j'ai bien aimé !

Le style, s'il est parfois un peu terne, quand même, se laisse lire sans problème.
Les dialogues m'ont transporté.
Et petit à petit, lorsque les choses se dévoilent, on dévore pour connaître la fin.

Je trouve que c'est rondement mené.

Alors peut-être que les autres commentaires ne sont pas totalement faux, mais en l'état je trouve que c'est déjà très bien.

Bravo et merci.
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

Hors ligne Insoupçonné

  • Tabellion
  • Messages: 59
Re : Le Chaos
« Réponse #13 le: 30 Avril 2013 à 21:02:41 »
Merci Olive' ^^

Tu as un passage que tu as aimé en particulier ?

Aussi, qu'entends-tu par "terne" ?

Hors ligne OliveDuWeb

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 665
  • Une tapenade de mots dans une mer d'huile d'idées
    • Page auteur
Re : Re : Le Chaos
« Réponse #14 le: 30 Avril 2013 à 21:09:17 »
Non, pas de passage vraiment préféré, c'est le cheminement que j'aime bien.

Aussi, qu'entends-tu par "terne" ?
plat, neutre, sans réelle saveur.

Je ne dis pas que ça déssert vraiment le texte, mais avoir des réponses un peu cinglantes, un ignorant qui s'énerve presque un peu, ça rehausserait le texte. Au début, surtout, les deux protagonistes ont l'air un peu tout mous.

Mais ça n'enlève rien à mon impression d'ensemble très agréable. Ce serait plutôt une petite piste d'amélioration, s'il devait y en avoir une.
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.019 secondes avec 23 requêtes.