Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Mon enfer

Auteur Sujet: Mon enfer  (Lu 3280 fois)

Hors ligne Mnemosyne

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Mon enfer
« le: 02 Mars 2013 à 23:20:46 »
J'ai écrit ce petit texte il y a longtemps, à une époque où je croyais vraiment que "l'enfer, c' était les autres". Non, l'enfer c'est soi.
   
         
Mon enfer. Je regardais devant moi, et mon enfer était là, face à moi. Il avait un regard où luisait une sensibilité azure. Mon enfer avait des cheveux châtains clairs, des traits fins et réguliers où on sentait pourtant le poids de toute une vie. Mon enfer que j’avais essayé de rattacher à la vie. Mon enfer qui ne me croyait jamais quand je dévoilais mes sentiments, et qui me serrait contre lui dans une possession douloureuse lorsqu’il avait envie de me croire. Y arrivait-il seulement ? J’étais coupable de je-ne-sais-quoi, coupable de ce que mes précédentes avaient fait surtout. Coupable qu’il ne s’entende avec sa famille, coupable qu’il n’aime personne d’autre que moi. Coupable de rester alors qu’il était parfois ignoble, et parfois si doux quand la culpabilité commençait à le tirailler. Il était beau mon enfer à moi, il avait une belle âme que les vers du mal avaient rongé jusqu’à ce qu’il ne distingue plus l’amour de la haine. Il était rongé, mais il demeurait récupérable pour moi, car je le comprenais même lorsqu’il ne se comprenait pas lui-même. Je comprenais sa blessure et essayais au mieux de combler le vide en lui. Mais comment combler un cratère déformant une plaie. Une plaie qu’un rien suffisait à ouvrir ? J’essayais, je ne sais d’où me venait cette force. Je ne m’étais même pas posé des questions : valait-il la peine ? L’aimais-je assez ? Je puisais en moi cette force et me disais qu’elle était là, et donc que je l’aimais. Il était le seul à en douter, visiblement. Mon enfer avait un beau sourire. Il s’étirait, large lorsqu’une phrase ironique franchissait mes lèvres. Il se félicitait de ce que mon cynisme perspicace soit toujours là, c’est ce qui l’avait attiré en premier chez moi. Mon cynisme n’était jamais dirigé contre lui. J’aurais pu le démolir d’une seule phrase, mais il avait déjà assez de fardeaux à porter. Même si lui, ne se privait jamais pour me lancer de ces phrases venimeuses qui me tiendraient éveillée toute une nuit... Je ripostais bien sure, car il n’était pas question que la soumission fasse partie de ce qu’on partageait. Mais, mes claques s’accompagnaient toujours d’une cuillerée de miel, car je savais sa vulnérabilité. Je l’épargnais, et ça le rendait encore plus fou. Et ainsi, quoi que je fasse, rien n’était assez bien. Nous étions déjà condamnés. Lui dans son attitude d’éternelle victime, et moi dans celui de la traitresse. Je l’épargnais, car je savais l’impact des mots, la morsure qu’ils peuvent laisser longtemps après, parce que, justement, la personne qui se rabaisse à cela est une personne chère. Il croyait que je pouvais tout endurer, ses bouderies, ses sarcasmes, ses mauvaises humeurs, ses doutes. Mais. L’amour n’est peut-être qu’un investissement ?  On n’endure les épreuves que si on sait que cela portera ses fruits. Or, avec lui, les tortures n’en finissaient plus. Et moi ? Moi, le masochisme ne m’a jamais emballée. Aussi, la peau de la victime-martyre ne me sied pas du tout. Ma patience a fini par se barrer, et avec elle tous les sentiments que je pouvais éprouver pour lui. J’en étais sûre à présent. Ça s’était confirmé en l’attendant à la gare et en le voyant débouler de nulle part. Il était là, devant moi, s’excusant de son retard…
Tout était en retard. Notre entente. La patience. Et l’amour. Je n’avais qu’une seule hâte : en finir. Je ne savais pas comment, mais une fois ma décision prise, rien ne pouvait me faire changer d’avis. Après ça ? Culpabilité sans nom. Délivrance sans nom.
« Modifié: 03 Mars 2013 à 00:19:03 par Mnemosyne »
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"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne azerta

  • Calliopéen
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Re : Enfer des autres
« Réponse #1 le: 02 Mars 2013 à 23:27:38 »
Rien que le préambule me donne envie de lire mais je me suis promis d'aller dormir dès que mon bébé s'endormirait et il ronfle depuis deux heures à coté de moi;

Je vais devoir m'arracher l'ordinateur des mains et monter me coucher.

Je lirais ça demain :mrgreen:

Bonne nuit ;)

Hors ligne Mnemosyne

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Re : Re : Enfer des autres
« Réponse #2 le: 02 Mars 2013 à 23:34:36 »
Rien que le préambule me donne envie de lire mais je me suis promis d'aller dormir dès que mon bébé s'endormirait et il ronfle depuis deux heures à coté de moi;

Je vais devoir m'arracher l'ordinateur des mains et monter me coucher.

Je lirais ça demain :mrgreen:

Bonne nuit ;)
Bonne nuit!
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World End Girlfriend

  • Invité
Re : Enfer des autres
« Réponse #3 le: 02 Mars 2013 à 23:46:59 »
Mais comment combler un cratère déformant une plaie qu’un rien suffisait à ouvrir ?
Trop lourd à mon humble avis.

en le voyant débouler de nul-part.
Nulle-part, non ?

Bon, c'est un secret pour personne, je ne verse pas dans les textes sentimentaux  :P
Mon jugement est donc biaisé, mais force est de reconnaitre que j'ai apprécié la lecture. Certains passages sont criants de vérité, on y est, on ressent le conflit de la narratrice. Peu de mièvre et de gnan gnan tout le monde est méchant bou hou hou (comme j'en lis trop souvent), donc bon point. Pas convaincu par son choix à la fin par contre, mais ça reste personnel.
Donc en résumé c'est cool.
Au plaisir.

Hors ligne Mnemosyne

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Re : Re : Enfer des autres
« Réponse #4 le: 02 Mars 2013 à 23:53:34 »
Mais comment combler un cratère déformant une plaie qu’un rien suffisait à ouvrir ?
Trop lourd à mon humble avis.

en le voyant débouler de nul-part.
Nulle-part, non ?

Bon, c'est un secret pour personne, je ne verse pas dans les textes sentimentaux  :P
Mon jugement est donc biaisé, mais force est de reconnaitre que j'ai apprécié la lecture. Certains passages sont criants de vérité, on y est, on ressent le conflit de la narratrice. Peu de mièvre et de gnan gnan tout le monde est méchant bou hou hou (comme j'en lis trop souvent), donc bon point. Pas convaincu par son choix à la fin par contre, mais ça reste personnel.
Donc en résumé c'est cool.
Au plaisir.

Je vois ce que tu veux dire, j'ai pensé la même chose en me relisant. La fin est trop précipitée, donc demeure peu crédible. Il faudrait peut-être que je rallonge un peu, j'vais voir.
Le gnagnagnisme n'est pas mon truc:)
Mais, bon, c'est intéressant de relire d'anciens textes pour voir sa propre évolution.

Merci WEG pour ta lecture.
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Hors ligne western

  • Aède
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Re : Enfer des autres
« Réponse #5 le: 03 Mars 2013 à 00:17:29 »
je n'ai réalisé que l'enfer, ou ce qui lui sert de support, était une personne physique que tout à la fin du texte  :o. je ne sais pas si cette ambiguité est voulue ou pas.

"Mon enfer" est bien trouvé, ça ferait un titre pas mal, plus en adéquation avec le texte, que Enfer des autres.

Hors ligne Mnemosyne

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Re : Re : Enfer des autres
« Réponse #6 le: 03 Mars 2013 à 00:20:45 »
je n'ai réalisé que l'enfer, ou ce qui lui sert de support, était une personne physique que tout à la fin du texte  :o. je ne sais pas si cette ambiguité est voulue ou pas.

"Mon enfer" est bien trouvé, ça ferait un titre pas mal, plus en adéquation avec le texte, que Enfer des autres.

Euh, j'ai expliqué dès le départ ce que j'entendais par "mon enfer".
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Hors ligne Viston

  • Plumelette
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Re : Mon enfer
« Réponse #7 le: 03 Mars 2013 à 13:44:48 »
J'aime vraiment bien ton texte ! Malgré un facteur destructeur que tu as mal mis en place : les paragraphes !! J'ai vraiment eu du mal à te lire, et c'était pas très encourageant de continuer à lire, même si ton texte est super :) C'est vrai que je le trouve très poétique, tes métaphores sont tout à fait le type de métaphores que j'adore et me plaît à mettre en scène dans mes propres testes : elles sont tellement ouvertes ! J'aurais vraiment bien aimé lire un texte qui indique ce que tu penses aujourd'hui !  Ton texte pourrait d'ailleurs très bien être illustré par la phrase "l'amour tue l'amour" si je comprends bien :) Je lirais ton prochain texte !
   
         
Mon enfer. Je regardais devant moi, et mon enfer était là, face à moi. Il avait un regard où luisait une sensibilité azure. Mon enfer avait des cheveux châtains clairs, des traits fins et réguliers où on sentait pourtant le poids de toute une vie. Mon enfer que j’avais essayé de rattacher à la vie. Mon enfer qui ne me croyait jamais quand je dévoilais mes sentiments, et qui me serrait contre lui dans une possession douloureuse lorsqu’il avait envie de me croire. Y arrivait-il seulement ? J’étais coupable de je-ne-sais-quoi, coupable de ce que mes précédentes avaient fait surtout. Coupable qu’il ne s’entende avec sa famille, coupable qu’il n’aime personne d’autre que moi. Coupable de rester alors qu’il était parfois ignoble, et parfois si doux quand la culpabilité commençait à le tirailler. Il était beau mon enfer à moi, il avait une belle âme que les vers du mal avaient rongé jusqu’à ce qu’il ne distingue plus l’amour de la haine. Il était rongé, mais il demeurait récupérable pour moi, car je le comprenais même lorsqu’il ne se comprenait pas lui-même. Je comprenais sa blessure et essayais au mieux de combler le vide en lui. Mais comment combler un cratère déformant une plaie. Une plaie qu’un rien suffisait à ouvrir ? J’essayais, je ne sais d’où me venait cette force. Je ne m’étais même pas posé des questions : valait-il la peine ? L’aimais-je assez ? Je puisais en moi cette force et me disais qu’elle était là, et donc que je l’aimais. Il était le seul à en douter, visiblement. Mon enfer avait un beau sourire. Il s’étirait, large lorsqu’une phrase ironique franchissait mes lèvres. Il se félicitait de ce que mon cynisme perspicace soit toujours là, c’est ce qui l’avait attiré en premier chez moi. Mon cynisme n’était jamais dirigé contre lui. J’aurais pu le démolir d’une seule phrase, mais il avait déjà assez de fardeaux à porter. Même si lui, ne se privait jamais pour me lancer de ces phrases venimeuses qui me tiendraient éveillée toute une nuit... Je ripostais bien sure, car il n’était pas question que la soumission fasse partie de ce qu’on partageait. Mais, mes claques s’accompagnaient toujours d’une cuillerée de miel, car je savais sa vulnérabilité. Je l’épargnais, et ça le rendait encore plus fou. Et ainsi, quoi que je fasse, rien n’était assez bien. Nous étions déjà condamnés. Lui dans son attitude d’éternelle victime, et moi dans celui de la traitresse. Je l’épargnais, car je savais l’impact des mots, la morsure qu’ils peuvent laisser longtemps après, parce que, justement, la personne qui se rabaisse à cela est une personne chère. Il croyait que je pouvais tout endurer, ses bouderies, ses sarcasmes, ses mauvaises humeurs, ses doutes. Mais. L’amour n’est peut-être qu’un investissement ?  On n’endure les épreuves que si on sait que cela portera ses fruits. Or, avec lui, les tortures n’en finissaient plus. Et moi ? Moi, le masochisme ne m’a jamais emballée. Aussi, la peau de la victime-martyre ne me sied pas du tout. Ma patience a fini par se barrer, et avec elle tous les sentiments que je pouvais éprouver pour lui. J’en étais sûre à présent. Ça s’était confirmé en l’attendant à la gare et en le voyant débouler de nulle part. Il était là, devant moi, s’excusant de son retard…
Tout était en retard. Notre entente. La patience. Et l’amour. Je n’avais qu’une seule hâte : en finir. Je ne savais pas comment, mais une fois ma décision prise, rien ne pouvait me faire changer d’avis. Après ça ? Culpabilité sans nom. Délivrance sans nom.

Hors ligne azerta

  • Calliopéen
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Re : Mon enfer
« Réponse #8 le: 03 Mars 2013 à 13:55:01 »
Comme je m'y attendais, je n'ai pas perdu mon temps en te lisant  :mrgreen:

Je viens de lire le com de Viston et effectivement je pense que le texte manque d'air.
En même temps le rendu asphyxiant est peut-être voulu.

Je ne dirais pas que la lecture est agréable. Les phrases longues sont nombreuses et du coup ça appelle plus la concentration que la lecture instinctive. J'ai un peu l'impression qu’il s’agit d'un texte réservé aux gens intelligents. Mais c'est subjectif! Clairement, ton texte me rappelle quelqu'un...

Et sur le fond, j'aime cette analyse des sentiments, très féminin pour le coup!  ;)

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
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Re : Re : Mon enfer
« Réponse #9 le: 03 Mars 2013 à 13:59:07 »
J'aime vraiment bien ton texte ! Malgré un facteur destructeur que tu as mal mis en place : les paragraphes !! J'ai vraiment eu du mal à te lire, et c'était pas très encourageant de continuer à lire, même si ton texte est super :) C'est vrai que je le trouve très poétique, tes métaphores sont tout à fait le type de métaphores que j'adore et me plaît à mettre en scène dans mes propres testes : elles sont tellement ouvertes ! J'aurais vraiment bien aimé lire un texte qui indique ce que tu penses aujourd'hui !  Ton texte pourrait d'ailleurs très bien être illustré par la phrase "l'amour tue l'amour" si je comprends bien :) Je lirais ton prochain texte !
   
         
Mon enfer. Je regardais devant moi, et mon enfer était là, face à moi. Il avait un regard où luisait une sensibilité azure. Mon enfer avait des cheveux châtains clairs, des traits fins et réguliers où on sentait pourtant le poids de toute une vie. Mon enfer que j’avais essayé de rattacher à la vie. Mon enfer qui ne me croyait jamais quand je dévoilais mes sentiments, et qui me serrait contre lui dans une possession douloureuse lorsqu’il avait envie de me croire. Y arrivait-il seulement ? J’étais coupable de je-ne-sais-quoi, coupable de ce que mes précédentes avaient fait surtout. Coupable qu’il ne s’entende avec sa famille, coupable qu’il n’aime personne d’autre que moi. Coupable de rester alors qu’il était parfois ignoble, et parfois si doux quand la culpabilité commençait à le tirailler. Il était beau mon enfer à moi, il avait une belle âme que les vers du mal avaient rongé jusqu’à ce qu’il ne distingue plus l’amour de la haine. Il était rongé, mais il demeurait récupérable pour moi, car je le comprenais même lorsqu’il ne se comprenait pas lui-même. Je comprenais sa blessure et essayais au mieux de combler le vide en lui. Mais comment combler un cratère déformant une plaie. Une plaie qu’un rien suffisait à ouvrir ? J’essayais, je ne sais d’où me venait cette force. Je ne m’étais même pas posé des questions : valait-il la peine ? L’aimais-je assez ? Je puisais en moi cette force et me disais qu’elle était là, et donc que je l’aimais. Il était le seul à en douter, visiblement. Mon enfer avait un beau sourire. Il s’étirait, large lorsqu’une phrase ironique franchissait mes lèvres. Il se félicitait de ce que mon cynisme perspicace soit toujours là, c’est ce qui l’avait attiré en premier chez moi. Mon cynisme n’était jamais dirigé contre lui. J’aurais pu le démolir d’une seule phrase, mais il avait déjà assez de fardeaux à porter. Même si lui, ne se privait jamais pour me lancer de ces phrases venimeuses qui me tiendraient éveillée toute une nuit... Je ripostais bien sure, car il n’était pas question que la soumission fasse partie de ce qu’on partageait. Mais, mes claques s’accompagnaient toujours d’une cuillerée de miel, car je savais sa vulnérabilité. Je l’épargnais, et ça le rendait encore plus fou. Et ainsi, quoi que je fasse, rien n’était assez bien. Nous étions déjà condamnés. Lui dans son attitude d’éternelle victime, et moi dans celui de la traitresse. Je l’épargnais, car je savais l’impact des mots, la morsure qu’ils peuvent laisser longtemps après, parce que, justement, la personne qui se rabaisse à cela est une personne chère. Il croyait que je pouvais tout endurer, ses bouderies, ses sarcasmes, ses mauvaises humeurs, ses doutes. Mais. L’amour n’est peut-être qu’un investissement ?  On n’endure les épreuves que si on sait que cela portera ses fruits. Or, avec lui, les tortures n’en finissaient plus. Et moi ? Moi, le masochisme ne m’a jamais emballée. Aussi, la peau de la victime-martyre ne me sied pas du tout. Ma patience a fini par se barrer, et avec elle tous les sentiments que je pouvais éprouver pour lui. J’en étais sûre à présent. Ça s’était confirmé en l’attendant à la gare et en le voyant débouler de nulle part. Il était là, devant moi, s’excusant de son retard…
Tout était en retard. Notre entente. La patience. Et l’amour. Je n’avais qu’une seule hâte : en finir. Je ne savais pas comment, mais une fois ma décision prise, rien ne pouvait me faire changer d’avis. Après ça ? Culpabilité sans nom. Délivrance sans nom.

J'ai toujours eu un soucis avec l'ossature de mes textes. J'en ai conscience.
@ Azerta: J'ai l'habitude de faire des phrases courtes, je voulais tenter autre chose.
« Modifié: 03 Mars 2013 à 14:27:26 par Mnemosyne »
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Hors ligne azerta

  • Calliopéen
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Re : Mon enfer
« Réponse #10 le: 03 Mars 2013 à 19:57:20 »
Je crois que la longueur des phrases c'est une question de goût. Suivant ce qu'on aime comme rythme. Et puis le texte s'y prête assez.

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
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Re : Mon enfer
« Réponse #11 le: 03 Mars 2013 à 20:05:02 »
Les phrases courtes donnent un effet cinglant.

Ici, "assommer" le lecteur n'est pas le but:)
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Hors ligne azerta

  • Calliopéen
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Re : Mon enfer
« Réponse #12 le: 03 Mars 2013 à 20:17:00 »
L'assommer, non. Mais l'épuiser...

Hors ligne Mnemosyne

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Re : Re : Mon enfer
« Réponse #13 le: 03 Mars 2013 à 20:26:42 »
L'assommer, non. Mais l'épuiser...
Hihihihi!!!

Pas faux.
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Hors ligne ElodieF17

  • Tabellion
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Re : Mon enfer
« Réponse #14 le: 03 Mars 2013 à 21:21:56 »
Bon mon commentaire va être un peu inutile... Enfin non, pas constructif. Parce que je n'ai qu'une chose à dire : J'ai aimé. Peut-être que j'ai plus aimé le début, mais la fin est bien aussi hein.
C'est vrai que c'est intéressant de relire un vieux texte avec tout le recul qui va avec.
"Past is a nice place to visit but not to stay "

"L'art est l'ennemie des barrières, l'art est l'alliée de la liberté." [M]

 


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