Un poème qui m'est venu comme ça, d'un coup, entre deux pensées scolaires. Du coup c'est un write&go, pas de préparation préalable, un premier jet.
Une fourmis, qui fut plus maline que ses congénères, décida un jour de s’en aller.
Elle quitta ses camarades et sa fourmilière, et par les routes et les chemins,
Se retrouva, perdue un soir d’automne tout en haut d’une vallée,
La peur l’habita, elle frémit, fit des pieds et des mains,
Notre insecte, ouvrez les yeux, était perdu.
Elle tenta de sauter dans un ruisseau
Pensant qu’il valait mieux se tuer.
Mais elle vit un vermisseau,
Et voila ce que lui dit ce dernier :
Ma belle dame, vous êtes-vous égarée ?
Des lieux je suis maitre, la terre m’appartient,
Vous m’avez l’air si maigre, voulez-vous vous nourrir ?
La belle fourmis répondit qu’elle préférait mieux mourir.
Le vermisseau s’en voulut pensant qu’il n’avait été point assez galant
Se jura solennellement que des fourmis trop fière ; plus jamais il ne serait l’amant.