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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Les quais des adieux

Auteur Sujet: Les quais des adieux  (Lu 1814 fois)

James

  • Invité
Les quais des adieux
« le: 08 janvier 2013 à 11:40:30 »
À l'ombre des arbres, toi tu t'en vas;
Au gré des vents sur les boulevards,
Quand la fièvre monte, qu'on s'brûle les doigts
Au son des basses, toi tu t'en vas.

Ton visage sculpté à la cire,
Beauté diaphane à en pleurer;
me commande des pensées impies
que mon coeur ne peut dompter.

Et tes cheveux, d'un feu ardent
Brûlent les lilas sur ton chemin
De ceux qui donnent leur coeur errant
À ton sourire, au creux d'tes mains.

À ta silhouette comme un félin
qui se lance, s'élance et s'avance;
Contours exquis, vaguement taquins
comme si ils annonçaient ma fin.

Au son des basses, des marques aux bras;
Assis sur les quais des adieux
Quand la fièvre monte, qu'on s'brûle les doigts
Avec des regrets plein les yeux...

Hors ligne Jété

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  • Messages: 79
    • Litté-ratures
Re : Les quais des adieux
« Réponse #1 le: 08 janvier 2013 à 13:27:35 »
Yop !

J'ai bien aimé. C'est assez frais même si guère innovant, fluide et bien rythmé. Les images sont assez simples et ça mériterait une petite mélodie derrière  ;)
Je suis moins chaud quant au premier quatrain, notamment à cause de la reprise du "toi tu t'en vas" que j'aurais simplement gardé en fin de vers, histoire de ménager un peu le suspense.
Quant au quatrième quatrain, je trouve que la rime en [ance] manque pas mal à la musique. Cela ne m'a pas vraiment gêné à d'autres endroits, mais là ça m'a fait tiquer.

Et tes cheveux, d'un feu ardent
Brûlent les lilas sur ton chemin
De ceux qui donnent leur coeur errant
À ton sourire, au creux d'tes mains.

Au son des basses, des marques aux bras;
Assis sur les quais des adieux
Quand la fièvre monte, qu'on s'brûle les doigts
Avec des regrets plein les yeux...

Ces  deux strophes-là sont mes préférées ! De belles images, surtout la chevelure ardentes qui brûle les lilas !

Bien joué  :)
« [...] Et, se glissant sous les couvertures, il dormit d’un sommeil de plomb, comme, seuls, dorment les bienheureux qui ignorent les hémorroïdes, les puces et l’excès de facultés intellectuelles. » Gogol

Hors ligne Xeraphia

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  • Messages: 1 031
  • Rudetripping
Re : Les quais des adieux
« Réponse #2 le: 09 janvier 2013 à 06:03:38 »
Salut !

Le sujet n'est pas exactement original, mais j'ai beaucoup aime la facon dont tu l'as traite.
Contrairement a Jete, j'ai beaucoup aime le premier quatrain, avec le dernier. J'ai eu du mal avec les trois du milieu, je les ai trouves plus crus, realistes, terre-a-terre ; moins tristes, melancoliques et globalement moins 'poetiques'.

J'ai surtout aime

[...]
Quand la fièvre monte, qu'on s'brûle les doigts
Au son des basses, toi tu t'en vas.

[...]
Au son des basses, des marques aux bras;
[...]
Quand la fièvre monte, qu'on s'brûle les doigts
Avec des regrets plein les yeux...

Ce sont ces vers qui, pour moi, ont fait ton poeme. La basse, le quai et la fievre/brulure m'ont particulierement parle ;)

Au plaisir d'en lire d'autres !

Hors ligne Jété

  • Scribe
  • Messages: 79
    • Litté-ratures
Re : Les quais des adieux
« Réponse #3 le: 09 janvier 2013 à 08:48:11 »
Comme quoi tous les goûts sont dans la nature, ce qu'a aimé Xeraphia c'est ce que j'aime moins, et vice-versa...  :mrgreen:
« [...] Et, se glissant sous les couvertures, il dormit d’un sommeil de plomb, comme, seuls, dorment les bienheureux qui ignorent les hémorroïdes, les puces et l’excès de facultés intellectuelles. » Gogol

James

  • Invité
Re : Les quais des adieux
« Réponse #4 le: 09 janvier 2013 à 18:22:54 »
Merci pour vos commentaires!
Oui effectivement, c'est amusant de voir que ce qui plait à l'un ne plait pas à l'autre  :D
Je prends en note  ^^

Hors ligne ernya

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Re : Les quais des adieux
« Réponse #5 le: 10 janvier 2013 à 21:35:20 »
Citer

Ton visage sculpté à la cire,
Beauté diaphane à en pleurer;
me commande des pensées impies
que mon coeur ne peut dompter.
elle fait bizarre cette strophe après la première. La première, elle fait chanson, je trouve, elle balance gentiment, ici, le "beauté diaphane", j'ai pas compris d'où il sortait. Déjà la formule est limite clichée et puis même les "pensées impies", ils sont où les boulevards, où elles sont parties les basses ? pourquoi tu vires comme ça ?

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Et tes cheveux, d'un feu ardent
Brûlent les lilas sur ton chemin
De ceux qui donnent leur coeur errant
À ton sourire, au creux d'tes mains.
mouis, un peu complexe comme phrase, faut suivre en tous les compléments... le balancement eux/tu est très maladroit, j'trouve !

Citer
Contours exquis, vaguement taquins
comme si ils annonçaient ma fin.
s'ils

Y a de l'idée, y a quelque chose, mais l'ensemble me convainc pas encore. Disons que j'aime bien l'ambiance du début (ce dont parlait Xera en fait) et que je la retrouve pas après. Et puis aussi, tout ce TU qui est décrit, je le trouve cliché comme pas possible.  :-X
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


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