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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'innocence des cicadas (revu et corrigé)

Auteur Sujet: L'innocence des cicadas (revu et corrigé)  (Lu 1756 fois)

World End Girlfriend

  • Invité
L'innocence des cicadas (revu et corrigé)
« le: 22 Décembre 2012 à 13:26:33 »
Ceci est l'ancienne version, donc ne perdez pas trop de temps avec elle sauf si vous voulez comparer, elle ne vaut pas le coup croyez moi  ::)



Tout était noir.
Aussi loin que je m'en souvienne, mon monde se résumait à la page blanche d'une histoire qui ne fut jamais commencée, avec pour seul compagnon le néant, horriblement muet.
Et puis un jour, sans prévenir, la lumière fut.
Ce fut un indicible torrent de vie, une omnipotente chaleur qui m’enlaça sans prévenir en son sein, aussi délicieuse qu’une étreinte maternelle. Je fus au départ trop impressionné pour esquisser la moindre pensée, et puis, m’habituant peu à peu à ce nouvel état qu’était le mien, je me résolu à m’y abandonner sans crainte.
Pour la première fois j'existais, et ce n’était ni le fruit d’une vaine rêverie ou d’une énième illusion, car je pouvais désormais sentir la douceâtre caresse d’un vent sur mon visage, je pouvais désormais sentir mon dos épouser la surface froide sur laquelle j’étais étendu. J’existais, enfin.
Je ne pus réprimer un sourire enchanté, puis frissonnant à l’idée de découvrir ce nouvel univers qui s’offrait à moi, m’empressais d’ouvrir les yeux…   
J'étais allongé sur une plaine aussi blanche qu’un linceul immaculé, tandis que de minces flocons de neige, particules cristallines d’une rare pureté, valsaient tout autour de moi au rythme d’une silencieuse symphonie, pour rejoindre finalement le flegmatique désert où je gisais. 
Ainsi c’était cela que d’exister.
Je dois avouer que cette monochromatique estampe ne m’émouvait guère, la vie n’était-elle pas censée être une enivrante féerie de couleurs ? Une muse d’une inénarrable magnificence ? Pourquoi le ciel est-il aussi morne ? Pourquoi le monde n’est-il plus qu’une blanche et inexpressive plaine ? Pourquoi suis-je si seul ?   
Cet incoercible torrent de questions fit germer en moi des graines d’amertume, qui donnèrent assez vite fruit à une déchirante affliction. J’avais rêvé de cet instant durant toute une éternité, et voilà que mon utopie amendée par le néant s’oblitérait, aussi fragile que les fugaces flocons m’entourant.
Ruminer l’immuable n’allait rien m’apporter, je rassemblais mes forces et me relevais, puis plissais les yeux et scrutais l’horizon, à l’affût d’un quelconque signe de vie.
Ce fut alors que je vis une saillie au milieu du linceul blanc, cela ressemblait à un bras… Un bras humain !
Transi par cette découverte inespérée, je me lançai, tel un pêcheur ayant éperonné un légendaire butin, en direction de l’objet de tous mes fantasmes. Arrivé finalement à son niveau, mon ardeur fut accoisée de la plus brutale des manières, puisque devant moi se tenait le cadavre glacé d’une jeune fille.
Son teint était aussi pâle que la plaine où elle était à jamais endormie, et même ses cheveux et la nuisette qu’elle portait semblaient tissés de la plus pure des porcelaines, un véritable ange, tout en grâce et en élégance, mais un ange mort.
Ce cruel faux espoir raviva en moi d’impétueux sentiments, et ma tristesse n’avait d’égal qu’une implacable détresse. J’en avais déjà assez de vivre, à quoi bon exister, si ce n’est que pour plier sous les torrentielles affres de la solitude ? 
Je m’apprêtais à en finir quand soudain, sans prévenir, des yeux d’un hypnotique bleu azuréen me dévisagèrent avec surprise. La jeune fille n’était pas morte, et elle me fixait désormais de ce qui semblait être une crainte bien farouche, des larmes se dessinèrent alors sur les contours de ses cils, puis elle m’étreignit dans ses bras avec une hargne désespérée.
Je m’étais trompé sur la situation, je ne lui faisais aucunement peur, bien au contraire, elle s’accrochait à moi comme à son dernier rai de lumière, son dernier rai d’espoir.
« Je… Ne suis plus seule… » Fit-elle en hoquetant.
Ainsi c’était cela que d’exister, de sentir en son sein la radiance non éthérée de la chaleur humaine. En cet instant-là, mes sentiments paraissaient indicibles… Je vivais, enfin.     




Ps: La suite est assez longue, je ne la posterais donc pas. Aussi, récit à la première personne = plein de fautes de conjugaison, je m'excuse d'avance s'il y en a trop.
« Modifié: 28 Décembre 2012 à 23:49:31 par World End Girlfriend »

adrien709

  • Invité
Re : L'innocence des cicadas
« Réponse #1 le: 22 Décembre 2012 à 13:50:36 »
Réecriture de mon tout premier texte: Requiem pour un hiver.

 car je pouvais désormais sentir la douceâtre caresse d’un vent sur mon visage, je pouvais désormais sentir mon dos épouser la surface froide sur laquelle j’étais étendu.

[/justify]


Répétition de je pouvais désormais qui alourdi le texte.

Sinon, je n'ai vraiment accroché car je trouve qu'on ne sait rien de l'environnement à part dans le désert. Puis quand il voit le bras, on sent pas ses émotions.
Au plaisir de te lire.

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Re : L'innocence des cicadas
« Réponse #2 le: 22 Décembre 2012 à 19:39:26 »
Perso, pas accroché sur ce texte, WEG… J'ai trouvé que tu comptais trop sur les adjectifs pour essayer de décrire et de faire passer les sentiments, et que les enchaînements (bras, réveil de la jeune fille) étaient trop rapides. Je ne le trouve pas abouti du tout…
Et alors ?

Jon Ho

  • Invité
Re : L'innocence des cicadas
« Réponse #3 le: 23 Décembre 2012 à 10:38:18 »
Hello WEG

Pour la première fois j'existais, et ce n’était ni le fruit d’une vaine rêverie ou d’une énième illusion : En général quand t'as un "ni", t'en a un autre qui suit un peu plus loin. Là j'ai cherché et pas trouvé.

Quel bonheur un texte sans fautes ^^
J'ai trouvé ça fluide et bien écrit. L'utilisation abusive d'adjectif ne m'a pas dérangée plus que ça. Je trouve juste que parfois tu te lances dans des formules un peu tirées par les cheveux. On sent une volonté de bien faire mais c'est parfois un peu bancal.
L'histoire que tu racontes est assez prenante et pas mal angoissante aussi. Cet espèce de monde sans couleurs, froid et plein de solitude.
C'est dommage, j'aurais bien lu la suite.

Enfin, c'est toi qui décide ;)

Au plaisir.

World End Girlfriend

  • Invité
Re : L'innocence des cicadas
« Réponse #4 le: 23 Décembre 2012 à 12:43:57 »
Merci pour les remarques  :D
Donc si je résume bien: je dois moins en faire(adjectifs), plus décrire(sentiments), aller moins vite par moment(rythme).
Bon, finalement c'est pas si catastrophique que ça, même s'il y a du boulot ><
Elaguer le surplus d'adjectifs devrait être simple, quant aux deux derniers points ils vont de pair, je vais plus insister sur ses sentiments pour aller moins vite.
Je pense aussi à le faire passer à la troisième personne, autant rester sur mes standards.
Normalement je poste une version - je l'espère - améliorée dans les jours qui viennent, histoire de pas rester sur un mauvais texte  :P

Sinon, je n'ai vraiment accroché car je trouve qu'on ne sait rien de l'environnement à part dans le désert.
Ben le texte ne se passe que dans le désert, du coup je ne vois vraiment pas le soucis là  ???
Et c'est juste ce point qui t'as fait décrocher (mis à part le bras) ? Car pour moi quand on décroche c'est qu'il y a carrément une accumulation de mauvais point tout au long du texte. Donc s'il y a autre chose je voudrais bien savoir.

Merci tout le monde.

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
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Re : L'innocence des cicadas
« Réponse #5 le: 23 Décembre 2012 à 14:01:42 »

Citer
Ce fut un indicible torrent de vie, une omnipotente chaleur
là, par exemple, c'est méga lourd, je te conseille d'enlever le "omnipotente" qui en plus n'a pas grand sens pour caractériser une chaleur

Citer
je me résolu à m’y abandonner sans crainte.
résolus

Citer
Pour la première fois j'existais, et ce n’était ni le fruit d’une vaine rêverie ou d’une énième illusion, car je pouvais désormais sentir la douceâtre caresse d’un vent sur mon visage, je pouvais désormais sentir mon dos épouser la surface froide sur laquelle j’étais étendu.
"douceâtre", hormis le fait que perso, ça me ferait pas envie une caresse "douceâtre" (-âtre, c'est quand même pas mal péjoratif, hein...), jtrouve ça lourd
Sinon réf à Descartes, j'imagine ? Sauf que je vois pas très bien le rapport (le "je pense donc je suis", il sort pas de nulle part non, y a toute une démonstration qui le précède) et là je vois pas trop le rapport logique entre le fait d'exister et la vaine rêverie

Citer
Je ne pus réprimer un sourire enchanté, puis frissonnant à l’idée de découvrir ce nouvel univers qui s’offrait à moi, m’empressais d’ouvrir les yeux…   
c'est quoi un sourire enchanté ? par rapport à un sourire, jveux dire

Citer
J'étais allongé sur une plaine aussi blanche qu’un linceul immaculé, tandis que de minces flocons de neige, particules cristallines d’une rare pureté, valsaient tout autour de moi au rythme d’une silencieuse symphonie, pour rejoindre finalement le flegmatique désert où je gisais. 
promo sur les adjectifs !
allège, allège, il neige quoi ? bon ben il neige.

 
Citer
Une muse d’une inénarrable magnificence ?

louuuuuuuurd
c'est quoi la magnificence de nos jours ?

Citer
Cet incoercible torrent de questions fit germer en moi des graines d’amertume, qui donnèrent assez vite fruit à une déchirante affliction.
enlève un des deux adjectifs, "déchirante affliction", c'ets bif bof

Citer
et voilà que mon utopie amendée par le néant s’oblitérait
ah ouais quand même... même en dissert, je parle pas comme ça  ::)

Citer
Transi par cette découverte inespérée, je me lançai, tel un pêcheur ayant éperonné un légendaire butin, en direction de l’objet de tous mes fantasmes.

bof
t'en fais dix fois trop dans cette phrase, allège, on peut sûrement se passer du "légendaire"...

Citer
Arrivé finalement à son niveau
allège, on imagine bien le mouvement tout seul

Citer
mon ardeur fut accoisée de la plus brutale des manières,

mdr
accrue

Citer
Ce cruel faux espoir raviva en moi d’impétueux sentiments, et ma tristesse n’avait d’égal qu’une implacable détresse.

idem lourd, et trop de mots bateau "tristesse" "détresse"

Citer
J’en avais déjà assez de vivre, à quoi bon exister, si ce n’est que pour plier sous les torrentielles affres de la solitude ? 
louuuuuurd

Je suis d'acc avec les autres, il faudrait plus de sentiments. Plus de sentiments et moins d'images, moins de mots bateau. Montrer la tristesse plutôt que nous dire qu'elle est triste et nous la montrer vraiment triste. Etre plus sincère aussi, la multiplication des adjectifs, ça n'est pas de la sincérité. On ne pense et on ressent encore moins par métaphores donc allège tous les groupes nominaux méga lourds et qui n'ont pas grand sens. Reste simple !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Étincelle

  • Invité
Re : L'innocence des cicadas
« Réponse #6 le: 25 Décembre 2012 à 12:35:52 »
Coucou!
Moi j'aimais bien la façon dont tu décortiquais tes descriptions, on sentait vraiment cet espèce de combat intérieur dans ton personnage:)
Par contre, je trouve aussi que les éléments à la fin s'enchaîne un peu vite.
Personnellement moi je veux bien une suite :)

World End Girlfriend

  • Invité
Re : L'innocence des cicadas (revu et corrigé)
« Réponse #7 le: 28 Décembre 2012 à 23:49:04 »
J'ai essayé d'équilibrer au max, même si je sais que parfois j'en fait encore et toujours un poil trop (que ce soit dans la vie réelle ou lorsque j'écris, disons que la surenchère fait partie de moi).
J'ai aussi fait plein de modifs scénaristiques sans importance pour l'histoire en elle même, à vous de voir ce que ça donne





Tout était noir...
Aussi loin qu’il s’en souvienne, son monde se résumait à une page vierge de toute encre, où seul un néant bien trop silencieux daignait lui tenir compagnie.
Et puis un jour, sans prévenir, la lumière fut.
Cette soudaine radiation de vie avait un goût d’étreinte maternelle, telle une délicieuse invitation qui ne pouvait se refuser, même s’il fut au départ trop impressionné pour esquisser la moindre pensée. Ainsi, lors de ses premières secondes, il se débattait tant qu’on aurait cru un nouveau-né sortant d’une abyssale apnée, et puis s’habituant peu à peu à son nouvel état, il se résolu enfin à s’y abandonner sans crainte.
Il existait pour la première fois, et ce n’était ni le fruit d’une vaine rêverie ni celui d’une énième illusion, car il pouvait désormais sentir non seulement la caresse du vent sur son visage, mais aussi la surface froide où il était étendu. Cela ne faisait donc aucun doute, il existait réellement.
Un sourire enchanté se dessina sur son visage, puis frissonnant à l’idée de découvrir ce tout nouvel univers qui s’offrait à lui, s’empressa d’ouvrir finalement les yeux…   
Il était allongé sur une plaine aussi blanche qu’un linceul immaculé. Tout autour de lui, de minces flocons de neige valsaient au rythme d’une silencieuse symphonie, pour aller ensuite se déposer dans le flegmatique désert où il gisait. 
Ainsi c’était cela son nouveau monde, une estampe froide et sans couleur, inexpressive…
Balayant de son esprit ces premières pensées négatives, il se releva au prix d’efforts herculéens, puis batailla encore de longues secondes pour rester sur pied, le temps de maîtriser son corps pour de bon. Il plongea alors ses yeux vers le ciel morne au-dessus de sa tête, scrutant les nuages qui se déployaient en un plafond gris et hideux.
Que s’est-il passé ? Pourquoi suis-je tout seul ?
Il examina l’horizon à la recherche du moindre signe de vie, mais l’étendue monochromatique semblait sans fin.
Un sentiment d’amertume commença alors à germer en lui, lui qui avait pourtant attendu ce moment depuis une éternité, qui avait trouvé la force de survivre à sa prison en s’imaginant un nombre incalculable de paysages féeriques et colorés. Se retrouver finalement dans cet endroit d’une absolu tristesse fut pour ainsi dire une terrible désillusion.   
Cependant, ruminer sa peine n’allait rien lui apporter, alors il rassembla tout son courage et effectua un premier pas, puis un autre, et un autre, et un autre. Il marchait désormais vers l’infini lui faisant face, à la seule sonorité de ses pieds s’enfonçant profondément dans la neige.


Les flocons ne s’arrêtaient plus de tomber, et troublé par ces mystérieuses particules, il étendit sa main et en agrippa une. Hélas, cette dernière fondit en un instant, ne laissant dans sa paume que de maigres gouttelettes d’eau froides.
Il leva de nouveau son regard vers le ciel, en se demandant cette fois si cet amas de nuages difformes pouvait représenter une quelconque naissance, si la gravité n’était en fait que le cruel flot du temps, et si la plaine où il marchait rien d’autre que mort et indifférence.
Peut-être… Que les vies humaines sont aussi frêles et fugaces que ces flocons.
Plongé dans ces sombres métaphores, il ne remarqua point que le ciel s’éclaircissait peu à peu, ce n’est qu’au moment où un rai de lumière l’aveugla qu’il s’en rendit finalement compte.
Le soleil se dévoilait, porteur d’une chaleur bienvenue qui réchauffa en quelques secondes seulement la froide atmosphère. Pour la première fois il sentait la douce caresse de l’astre doré sur sa peau, et cela lui fit un bien incommensurable.
C’est alors qu’il la remarqua, scintillante de milles couleurs dans le désert ensoleillé, une sculpture de glace représentant un ange prenant son envol.
Excité par cette insolite découverte, il courra aussi vite qu’il le pu en direction de la statue, et quand il arriva assez près, c’est avec des yeux ébahis qu’il découvrit l’œuvre plus en détail. Les traits de son corps féminin étaient si fin qu’on l’aurait juré réelle, et son visage arborait une profonde expression de mélancolie, aux limites du palpable...
Soudain, et sa plus grande surprise, le corps de la jeune fille commença à s’évaporer. Il crut tout d’abord qu’elle fondait, mais l’absence de liquide témoignait bel et bien d’une sublimation. Cet  étonnant et surtout inattendu spectacle le fit reculer de quelque pas, et au bout de quelques secondes le processus s’arrêta aussi net qu’il avait commencé.
Ce n’est pas une statue, mais bel et bien une personne vivante…
 La jeune fille se tenait désormais devant lui, blanche et pure de la tête aux pieds, à l’exception de ses iris d’un bleu azuréen. Ses ailes de glaces, rongées par les rayons du soleil, fondaient à vue d’œil, mais elle ne semblait nullement s’en soucier, car toute son attention était portée vers lui.
Les traits de son visage passèrent alors de mélancolie à félicité, et elle déclara d’une voix douce et angélique :
« J-je… Ne suis plus seule ? »

« Modifié: 29 Décembre 2012 à 00:04:21 par World End Girlfriend »

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
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Re : L'innocence des cicadas (revu et corrigé)
« Réponse #8 le: 16 Février 2013 à 11:43:18 »
Ah mais t'as eu aucune réponse sur ta version 2 !
Je m'y attèle. En espérant découvrir des indices pour le Blind Texte  :huhu:

Citer
Tout était noir...
Aussi loin qu’il s’en souvienne, son monde se résumait à une page vierge de toute encre,
ça fait bizarre comme attaque je trouve, parce qu'une page vierge de toute encre, ça m'évoque quelque chose de tout blanc, alors que tu viens de commencer par "tout était noir"...  :-X

Citer
même s’il fut au départ trop impressionné pour esquisser la moindre pensée.
Je chipote mais je trouve pas la phrase très logique : trop impressionné pour esquisser une pensée (déjà esquisser une pensée ça me paraît bizarre, esquisser c'est plutôt visuel comme image, alors qu'une pensée ça se voit pas), on dirait qu'il a le choix, qu'il reste tétanisé et ne pense pas. Alors que les pensées ça se contrôle pas, d'autant qu'être impressionné, c'est déjà une forme de pensée (enfin c'est un sentiment, mais... Je sais pas, ça me fait bizarre...)

Citer
il se résolu enfin
résolut

Citer
puis frissonnant à l’idée de découvrir ce tout nouvel univers qui s’offrait à lui, s’empressa d’ouvrir finalement les yeux…   
il manque un "il" avant s'empressa, non ?

Citer
se déposer dans le flegmatique désert où il gisait. 
c'est peut-être juste moi qui ne connais pas tous les sens du mots, mais un flegmatique désert, je vois pas trop ce que ça veut dire =/

Citer
dans cet endroit d’une absolu tristesse
absolue

Citer
à la seule sonorité de ses pieds s’enfonçant profondément dans la neige.
j'ai l'impression que "sonorité" n'a pas le sens que tu lui prêtes, en tous cas ça ne colle pas trop, là

Citer
si la gravité n’était en fait que le cruel flot du temps, et si la plaine où il marchait rien d’autre que mort et indifférence.
soit c'est : si la gravité n'était..., et la plaine où il marchait rien d'autre... ; soit c'est : si la gravité n'était..., et si la plaine où il marchait n'était rien d'autre...

Citer
Que les vies humaines sont aussi frêles et fugaces que ces flocons.
Plongé dans ces sombres métaphores
Techniquement c'est une comparaison  :mrgreen:
Citer
il courra aussi vite qu’il le pu en direction de la statue,
courut, put

Citer
Les traits de son corps féminin étaient si fin
fins

Citer
et son visage arborait une profonde expression de mélancolie, aux limites du palpable...
je comprends que c'est une métaphore, mais une mélancolie palpable, je vois pas trop ce que ça peut donner en fait, du coup je trouve l'image un peu bancale...

Citer
le fit reculer de quelque pas, et au bout de quelques secondes
quelques x2


Dans l'ensemble, j'ai trouvé ça un peu trop court pour accrocher. Court n'est pas le bon mot - ou disons que c'est pas vraiment une question de longueur. Mais j'ai eu l'impression de lire un extrait, un fragment de quelque chose de plus long, auquel il manquait un contexte pour en comprendre bien le sens et pour avoir l'impression que le texte est finalisé.
Du coup ça se lit plutôt bien malgré les petites maladresses, mais je suis restée sur ma faim (fin?) !
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


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