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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Défi] Requiem post-mortem

Auteur Sujet: [Défi] Requiem post-mortem  (Lu 2640 fois)

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[Défi] Requiem post-mortem
« le: 02 Décembre 2012 à 19:10:01 »



______________REQUIEM POST-MORTEM_________
     



Le lin n'était décidément pas très recommandé. Trop fin. Trop léger. Certes, il était très agréable à porter mais, présentement, Sara le haïssait. Elle rêvait au rugueux de sa grosse écharpe en laine, bien rangée au fond du tiroir de son lit une place. Au lieu de quoi, elle devait se satisfaire de ce ridicule châle fermement enroulé autour de son cou, qu'elle coinçait fébrilement sous le col de son pull à col roulé.

_ Merci, répondit-elle au cliquetis métallique de la pièce de deux euros, jetée par la petite mamie courbée, qui l'avait prise pour une mendiante.

Sara poussa un soupir. Son regard s'attarda sur le long escalier grisâtre qui reliait les rails du métro à l'avenue Montaigne, l'étage au dessus. Elle devinait la lumière froide de l'hiver et la pâle chaleur du soleil. Mais tout ce qu'elle sentait, c'était ce vent glacial, implacable, qui frappait son visage rougi, et s'engouffrait dans la moindre interstice de ses vêtements. Elle resserra l'extrémité de ses doigts froids, jaillissant de mitaines trouées, sur le manche de sa guitare. Jouer la réchaufferait.
L'idée était plaisante. Mais utopique. Faire glisser ses doigts contre les cordes la faisait souffrir. Les notes de musique ne suffisaient plus à la réchauffer. Elle se sentait invisible, esseulée, parmi le brouhaha ambiant. Même l'homme au Golden Retriever manquait à l'appel ; lui qui gisait contre vents et risées, sur le banc au bord du quai.
Un wagon s'arrêta sur le quai et déchargea sa cargaison d'âmes mécaniques, instrumentalisées. Le regard vide, lobotomisées par un quotidien rasoir ; que Sara leur enviait presque.

_ Fais chier, râla-t-elle.

Elle laissa une note aiguë exploser dans ses doigts et lâcha la guitare. Elle ramassa le cendrier qui contenait trois malheureuses pièces et vida le contenu dans son sac en bandoulière. Elle se releva et tomba nez à nez avec un jeune homme au visage encapuchonné. Son premier réflexe fût de cacher son sac derrière elle. Une petite voix la railla ; sa vie valait-elle quatre euros ? Elle le dévisagea et devina des boutons d'acné qui vallonnaient son front et un regard fuyant, qui n'osait la regarder en face.

_ Vous êtes Sara ?
_ Euh... Ca dépend...

Il fourra une enveloppe dans les bras de Sara et s'enfuit avant qu'elle eût le temps de l'interpeler. Il s'était déjà évaporé dans la foule dense qui s'entrechoquait aux abords du wagon aux aguets. Abasourdie, Sara ouvrit l'enveloppe : elle ne comportait ni expéditeur, ni destinataire. Elle découvrit un plan de Paris. Un trajet était tracé au surligneur, depuis la station de métro dans laquelle elle se trouvait, jusqu'à une adresse dans le 9e arrondissement. Elle retourna la carte et découvrit une seule note, manuscrite : « Mme Lawry Susan. Seulement si tu veux vraiment savoir ».

*
*     *

_ Vous êtes certaine que c'est ici ?

Les longs cheveux gris ternes de Mme Lawry avaient frémi, de bas en haut ; Sara prit cela pour un hochement de tête. Mais après tout, peut-être était-elle juste atteinte de Parkinson. Elle semblait complètement détachée de la réalité, évoluant dans les rues, dans un univers auquel elle n'appartenait pas réellement. Un cliquetis métallique répondit aux gestes tremblotants de la vieille femme, quand elle approcha la clé cuivrée de la serrure. Elle dut s'y reprendre à plusieurs fois pour venir à bout de la rouille accumulée. Le portillon s'ouvrit tout seul, dans un grincement sinistre. Mme Lawry pénétra dans l'allée envahie de mauvaises herbes. Sara hésita un instant. Que faisait-elle là ? Sa clairvoyance la poussait à rebrousser chemin et à placer le plus de distance possible entre cette maison délabrée et elle. Rien de bon ne pouvait en émaner. Mais, il y avait cette petite voix également. Celle qu'elle n'écoutait jamais, car trop discrète. Etouffée par les cris du raisonnement, de la lucidité.
Sara fit un pas en avant et passa le seuil du portillon. Le jardin d'immondices. Il était étriqué, très étroitement serré entre les deux immeubles voisins, juxtaposés, qui déportaient leur ombre fantômatique sur les hautes herbes qui s'entremêlaient amoureusement. Le chemin de dalles était cahoteux, ses pierres soulevées par des racines naissantes qui jaillissaient du sol. Sara rejoignit Mme Lawry, arrêtée devant la petite maison. Grisâtre. Sinistre. Ses murs étaient envahis de lierre, ses fenêtres devenues opaques par la présence de la poussière accumulée et la vitre de la porte d'entrée était brisée. Mme Lawry prit la peine d'introduire une autre clé dans la serrure, pour ouvrir la porte alors que toutes deux auraient très bien pu entrer dans la maison en se faufilant par la vitre brisée ; même l'arthrose de Mme Lawry n'aurait pu l'empêcher. L'application de la vieille femme était à décorer. Ou sa sénilité.
Elle ouvrit la porte et entra dans le corridor. Elles furent accueillies par des aboiements rauques, jaillissant d'une tornade de poils blonds. Un chien. Un gros chien, suffisamment menaçant pour que Sara eût envie de rebrousser chemin. L'animal était dardé d'affection, pourtant ; toute léchouille dehors, debout contre Mme Lawry, il tentait d'atteindre son vieux visage. Mais l'octogénaire ne réagissait pas. Elle se contenta de pousser le chien, agacée, pour qu'il cessât de manifester une telle marque de tendresse. Mal placée. Il remarqua Sara. Elle évita soigneusement son regard, comme si l'attitude eût été utile. Il s'approcha d'elle et tenta le même manège, mais elle s'esquiva.

_ Ouais, c'est ça... Bonjour à toi aussi.

Sara suivit une nouvelle fois Mme Lawry et manqua vomir en pénétrant dans le corridor. Il y avait une odeur écoeurante. Mélange âcre de sueur et de pourriture. Elle porta sa main à son nez, pour ne plus inhaler cette puanteur infernale. Son regard se porta sur la droite et le salon qui s'ouvrait. Ici et là étaient amassés des vêtements si sales qu'elle eût la brève vision des années s'écoulant autour des vêtements, immuables. Sara préféra effacer de sa mémoire cette vision apocalyptique et aperçut un cadre photo, posé sur un guérillon, près de la porte. Le visage de l'homme lui était familier. Un visage juvénile, malgré les rides qui striaient sa peau blanchâtre. Ses yeux brillaient comme deux billes d'un vert tirant sur le bleu au milieu de ce teint de craie. Ils étaient vides. Fuits de toute jovialité. Morts. Sara établit la connexion entre le chien, qu'elle avait reconnu et ce visage, soustrait du poids de quelques années.
L'homme au Golden Retriever.
Un bruit de déglutition écoeurant rappela à Sara qu'elle était accompagnée.

_ Il habitait ici ?
_ Oui.

Le regard ahuri de Sara passa de l'escalier en bois, dont quelques marches manquaient à l'appel, à la cuisine, sur la gauche, où s'entassaient des journaux jaunis et des détritus. Elle sentit la froideur d'une main ridée sur la sienne ; Mme Lawry lui mit de force le trousseau de clé dans la main et referma les phalanges de la jeune femme.

_ C'est à vous, maintenant.

Et la vieille femme poussa un très long soupir. Le devoir accompli. Avant de tourner les talons vers la sortie de la maison.

_ Qu... Quoi ? Attendez ! Je ne comprends pas...

Elle s'arrêta. Et se retourna vers la jeune femme interloquée.

_ C'était la seule volonté de Derek. Que sa maison vous revienne.
_ Non. Il ne faut pas. Je ne le connaissais même pas !
_ J'en suis consciente. Et croyez bien que je regrette son choix.

La détresse d'une mère devant l'impensable obstination de son fils. Elle jeta un dernier regard sur l'intérieur de la maison, sur le capharnaüm ambiant et inspira cette odeur caractéristique. Avant de tourner les talons une dernière fois, à contre-coeur. A contre-courant. Croulant sous des larmes muettes.
Sara se retrouva seule. Une main sur la bouche, inhumant la moiteur de son stress, l'autre étreignant les clés de sa nouvelle propriété. Celle d'un parfait inconnu. Sa première réaction fut la plus raisonnée ; elle se pinça. Mais la douleur ne faisant pas partie des pires cauchemars, elle se rendit à la fatale évidence qu'elle ne rêvait pas. L'absurdité de cette situation était bien réelle.

*       *
*

Les notes vrillèrent l'air. Elles furent couvertes par les aboiements profonds du Golden Retriever qui se dirigea au pas de course vers le fond du couloir. Sara le vit disparaître derrière l'escalier et l'entendit descendre des marches. Elle se figea, l'oreille aux aguets. Par delà le bruit en provenance de la rue, mélange de moteurs et d'éclats de voix étouffées, elle parvenait à entendre des sonorités douces et mélancoliques. Des notes somptueuses qui évoquaient une sensibilité exacerbée. Toute volonté propre oubliée, elle se laissa guider. Et s'approcha de l'escalier en bois. Elle leva les yeux vers les marches couvertes de poussière. Le dépassa et s'arrêta à proximité d'une porte en bois, entrouverte. Une brise d'un vent frais, boisé, s'en échappait. Sara ouvrit doucement la porte, grimaçant au son du grincement des charnières rouillées. Les notes provenaient du sous-sol.
Elle s'engagea dans les marches étroites. L'obscurité était totale. Elle joua de toute sa dextérité pour deviner le relief des marches de pierre et laissa glisser ses mains sur la pierre rugueuse des murs humides. Jusqu'à ce qu'enfin, le sol redevînt plat. Sa main heurta un interrupteur, qu'elle s'empressa d'abaisser. Une lumière timide éclaira la pièce ; une simple ampoule, couverte de poussière, qui pendait du plafond bas. Elle suffisait à peine à dévoiler tous les recoins de la pièce, laissant part belle au mystère de certains  détails. Sara porta son regard vers le fond de la pièce. Une simple planche de bois formait un long établi, sur lequel reposaient de nombreux outils et des éclats de bois travaillé. Une boîte apparaissait en évidence. Les notes paraissaient en émaner.
Le chien s'était arrêté, fièrement assis sur son derrière, la langue ballante, son regard obnubilé par la vision de la boîte en bois.
Sara hésita. La raison lui rappelait de quitter ce lieu inquiétant au plus vite ; la curiosité, vile et convaincante, guidait ses pas. Elle se retrouva bien malgré elle devant l'établi, le coeur battant. Fébrile. Elle amena sa main libre vers la boîte de bois blanc, peut-être du bouleau. Et l'ouvrit.
Les notes s'interrompirent.
La boîte contenait un objet particulier. Personne n'en avait jamais vu de semblable ; Sara pensa à une petite harpe. Pourtant, l'objet était aussi éloigné de cet instrument de musique que d'un stéthoscope. Une armature ovale était striée de fines cordes qui s'entrelaçaient vers l'épicentre. Des centaines, peut-être des milliers de cordes si fines qu'il eût été bien difficile d'en discerner le nombre exact. A nouveau une note jaillit ; aiguë, unique. Nouvelle.
Sara fronça les sourcils. Elle sentit le trousseau de clés vibrer dans sa main, à l'unisson de la fugacité de la note. Les yeux de la jeune femme s'attardèrent sur la troisième clé, la seule que Mme Lawry n'avait pas utilisée. Elle n'était pas en métal. Mais d'un bois parfait. Lisse. Doux et rugueux à la fois. Du même bois blanc que la boîte. Sara aperçut alors une aspérité dans la paroi ; elle y introduisit la clé et la tourna. Aucun déclic ne se fit entendre.
Une nouvelle note s'éleva. La même que la précédente. Elle résonna dans la tête de Sara avec un écho nouveau ; celui de la perception.

_ Sara ?

Elle écarquilla les yeux. Cette sensation était indescriptible et comprendre qu'elle était peut-être la première personne au monde à la ressentir accentuait le sentiment. Evoluait-elle au travers d'un rêve étrange ? Sorte d'excursion Alicéenne ?

_ Me comprends-tu ?
_ Oui, répondit-elle sur un ton interrogatif.

Sara observa l'objet. Une centaine de cordes avait vibré pour formuler la dernière phrase. Le tout était d'une complexité effarante, Sara peinait à croire que cet instrument effectuait ces valses musicales de lui-même.

_ J'en reviens pas ! Il a réussi !
_ Qui a réussi... Quoi ? Demanda Sara, la voix traînant en longueur comme si elle n'était pas certaine de vouloir connaître la réponse à cette question.
_ Derek. Il a réussi à rendre ma musique compréhensible.

Sara ne répondit rien. Que pouvait-elle répondre après tout ? Elle était en train de converser avec un instrument de musique passablement euphorique. Bien sûr ! Et la marmotte...

_ Je suis un Ovalien. Tu sais ce que sont les Ovaliens ?!
_ Si je vous réponds non, je risque quoi ?
_ Derek non plus ne savait pas, comment est-ce possible ?
_ Peut-être parce que...
_ Ce qui m'étonne, parce que c'était un musicien incroyable. Il m'a tout de suite comprise...
_ Ok, je suis chez les fous, déclara Sara d'une voix basse, pour elle-même.
_ … Il pensait qu'il était fou. Lui, fou ? Non, un véritable génie. Une oreille absolue. Capable de trouver la note la plus improbable, celle qui déverse les larmes. Je me rappelle les premières notes qu'il a jouées devant moi. Il prétendait pouvoir jouer au luth les Notes Pures Ovaliennes. Une hérésie ! Et le pire, c'est qu'il n'en était pas si loin.

Le regard de Sara s'était reportée sur la clé de bois blanc. Il lui suffirait de tourner la clé, de reprendre le trousseau et courir pour s'éloigner le plus possible de cette maison. D'oublier ce moment d'égarement passager. Elle amena sa main vers la clé, s'apercevant que les notes s'étaient interrompues.

_ C'est la boîte, c'est ça ?
_ Quoi ?
_ Il a fabriqué cette boîte. Pendant des mois, il n'a eu que ça en tête. Confectionner cette boîte avec ses aspérités particulières qui transformeraient mes notes. Un génie, voilà tout.

Sara regarda longuement l'instrument.

_ Vous connaissez mon nom.
_ Bien sûr. Derek m'a tellement parlé de toi.
_ Je ne le connais même pas !
_ Non, mais lui te connaissais ! Il venait te voir tous les jours, dans le métro. Il aimait t'entendre jouer de la guitare. Il disait que tu avais des doigts qui permettaient d'atteindre des notes divines. Il n'a jamais osé t'approcher à moins de deux mètres. Mais le simple fait de te voir, de t'observer. De contempler ta grâce lui suffisaient. Quelques secondes embellissaient ses journées.
_ Pourquoi faisait-il ça ?

Elle se rappelait les regards furtifs qu'il lui adressait. Il l'attendrissait ; il paraissait tellement perdu, appartenir à un autre monde et que la proximité de celui des Hommes le blessait. Chaque fois que leurs regards s'entrechoquaient, il baissait les yeux. Comme s'il n'eût pas mérité de l'observer.

_ Il t'aimait.Plus que tout être au monde. 

Un pincement aigu étreignit le ventre de Sara ; Derek Lawry était un fantôme sans existence réelle, pour elle. Quelqu'un dont seul le visage évoquait quelque chose. Savoir qu'il avait vécu une passion dévorante pour elle, sans jamais risquer de la dévoiler l'emplissait d'une peine effroyable. Peine qu'elle ne comprenait pas.

_ Pourquoi ne m'a-t-il jamais rien dit ?
_ Derek était quelqu'un de secret. Il est des personnes dont la passion, l'amour sont si purs, si célestes qu'ils préfèrent les préserver dans leur jardin secret, de peur de les voir pâlir, s'éroder au contact de l'impureté. Derek faisait partie de ces personnes. Il t'aimait d'une passion inextinguible mais la dévoiler risquait de la modifier. De l'altérer. Et puis il était tenu par un secret. Celui de sa vie. Et de sa mort aussi.

L'Ovalien se tut un instant. Théâtralement. Comme s'il préparait son auditorat à la suite de son requiem.

_ Il avait fait serment de ne rien te dire.
_ Auprès de qui ?
_ Elena Sorek. Pour ton bien, soi-disant.
_ Mère ? Mais pourquoi ?
_ Pour ton bien, soi-disant, répéta-t-il. « Parce qu'il n'est pas bon de ressasser le passé ».

Sara sentit son coeur faire une violente embardée, comme s'il rêvait de traverser sa poitrine et de risquer une envolée folle vers l'ampoule blafarde. Elle avait reconnu la phrase fétiche de sa mère.

_ Le mensonge, la perfidie, la vénalité. Ces mots caractérisent la noirceur de l'être qui t'a donné la vie. Elle l'a privé de sa passion juste pour garantir son propre bonheur.
_ Tais-toi !
_ Oh que non ! Derek l'a trop fait ! Et il en est mort ! Il a emporté avec lui le secret qui a rongé son âme, meurtri son être ! Il t'aimait plus que la vie et a sombré le coeur détruit à cause d'elle !
_ Mais cela n'a aucun sens ! Pourquoi ma mère aurait empêcher qu'un homme me déclare son amour ?
_ Parce que cet amour au grand jour détruisait son bonheur ! Elle ne pouvait accepter de voir son monde minutieusement contrôlé, exploser en éclats.

Sara fronça à nouveau les sourcils. Les notes de l'Ovalien, si elle les comprenait, n'avaient aucun sens. Sa mère, si matérialiste fût-elle, n'aurait jamais empêché un homme de lui déclarer son amour. Elle le savait.

_ Car alors, le visage de l'adultère strierait son visage de femme parfaite, poursuivit l'Ovalien.

La stridence de la réalité se faisait. Les précédentes paroles de l'Ovalien prenaient tout leur sens, ainsi que certaines des attitudes particulières de sa mère. Notamment le jour de l'enterrement de Derek Lawry.

_ Derek était mon frère ?

_____________________

Citation de: Linu
Si ça te tente, j'aimerais que tu nous contes la vie d'un musicien (existant ou non) à travers le point de vue de... son instrument fétiche.
« Modifié: 13 Décembre 2012 à 22:11:51 par Aphone »
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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #1 le: 03 Décembre 2012 à 10:11:49 »
Coucou !
Merci pour ce texte, sortant du nano j'avais besoin de lire quelque chose de différent  :-[
J'avoue que j'avais plutôt imaginé une histoire contée de A à Z par l'instrument (donc avec une narration placée au niveau de l'instrument), mais je n'avais peut être pas été très précise et pour le coup, j'ai été agréablement surprise par ce que tu en as fait. J'aime beaucoup tes descriptions, notamment celle du fonctionnement du dispositif permettant la traduction de la musique... C'est très bien trouvé et joué :) Par contre, la conclusion est un peu abrupte pour moi  ^^ Je ne serais pas contre une suite !

***

Les ptites coquilles d'orthographe que j'ai aperçues :

"Elle resserra l'extrémité de ses doigts froids..."
"Un cliquetis métallique répondit aux gestes tremblotants de la vieille femme."
"Elles furent accueillies par des aboiements rauques"
"L'animal était dardé d'affection "
 "Quelques secondes embellissaient ses journées."

La ponctuation à modifier, selon moi, pour fluidifier la lecture :

"Même l'homme au Golden Retriever manquait à l'appel, lui qui gisait, contre vents et risées, sur le banc, au bord du quai."
"Un wagon s'arrêta sur le quai et déchargea sa cargaison d'âmes mécaniques, instrumentalisées. Le regard vide, lobotomisées par un quotidien rasoir ; que Sara leur enviait presque."
"Elle le dévisagea et devina des boutons d'acné qui vallonnaient son front et un regard fuyant, qui n'osait la regarder en face. "
"... se contenta de pousser le chien, agacée, pour qu'il cessât de manifester une telle marque de tendresse. Mal placée. "
"Mais le simple fait de te voir, de t'observer. De contempler ta grâce lui suffisaient."

Et puis...

"Mme Lawry prit la peine d'introduire une autre clé dans la serrure, pour ouvrir la porte alors que toutes deux auraient très bien pu entrer dans la maison en se faufilant par la vitre brisée ; même l'arthrose de Mme Lawry n'aurait pu l'empêcher. L'application de la vieille femme était à décorer. Ou sa sénilité." >> tant de sévérité pour cette pauvre dame ! après tout c'est toujours sécurisant de passer par une porte plutôt que par une fenêtre...

"_ Derek. Il a réussi à rendre ma musique audible." >> on est au delà du simple "audible", là !  ^^
« Modifié: 03 Décembre 2012 à 10:15:30 par Linu »
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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #2 le: 03 Décembre 2012 à 12:42:38 »
Je tenais d'abord à dire que je n'étais vraiment pas satisfait de ce texte. Mais j'ai pour habitude de ne pas donner mon avis pour laisser les lecteurs donner leur point de vue, sans être influencé. Il aurait besoin d'être remanié, retravaillé mais je n'en ai ni le temps (un swap de Noël à écrire rapidement) ni l'envie.

Citer
J'avoue que j'avais plutôt imaginé une histoire contée de A à Z par l'instrument
Je me disais bien que tu t'attendais à ce genre de choses. J'ai préféré contourner ; je me voyais mal surprendre le lecteur avec une narration aussi basique.

Citer
Par contre, la conclusion est un peu abrupte pour moi   Je ne serais pas contre une suite !
Elle se veut abrupte. Je voulais que le lien entre Sara et Derek n'apparaisse qu'en tout dernier. Comme une chute. Et pour répondre à ta question, il n'y aura pas de suite. Parce que tout est dit. Et qu'à dire vrai, je me suis lassé du sujet.

Concernant les coquilles, je ne les comprends pas toutes :

"Elle resserra l'extrémité de ses doigts froids..."
"Elles furent accueillies par des aboiements rauques"
"L'animal était dardé d'affection "
 "Quelques secondes embellissaient ses journées."
"[...]Le regard vide, lobotomisées par un quotidien rasoir[...]"
"[...]des boutons d'acné qui vallonnaient son front[...]"

Pour la ponctuation, je tâcherai d'y prêter plus attention la prochaine fois.  ^^

"_ Derek. Il a réussi à rendre ma musique audible."
Compréhensible eût été mieux choisi.

En tous cas merci pour ta lecture et ta critique détaillée. Riche en enseignements.
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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #3 le: 03 Décembre 2012 à 13:13:21 »
en fait, la version en gras est déjà corrigée, j'ai remplacé la coquille  :-[
Oui, j'avais vaguement vu au fil des messages sur l'autre forum que le sujet t'avait un peu essoufflé, mais embourbée dans mon nano je n'ai pas eu le réflexe de réagir. J'en suis vraiment désolée ! Ce n'est pas amusant d'écrire lorsqu'on n'en ressent pas l'envie. Pour le coup j'aurais tout à fait compris si tu m'avais dit que, finalement, tu ne souhaitais pas le remplir ; je peux me tromper mais je ne crois pas que l'objectif des défis soit de se forcer coute que coute. On est là pour prendre du plaisir à l'écriture.

En tous cas sache que, malgré tout, j'ai bien apprécié ce texte   ^^
Au plaisir de te relire une autre fois!
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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #4 le: 03 Décembre 2012 à 19:02:22 »
J'aimerais juste corriger un détail : je ne suis pas inspiré pour retravailler ce texte ou lui trouver une suite. Mais le sujet en lui-même m'intéressait, sinon je ne me serais pas lancé dedans. Non, j'ai beaucoup aimé triturer mes méninges pour sortir quelque chose d'original, cadré dans ta proposition. Simplement, avec les menus projets que j'ai en tête, je t'avouerai que je l'ai un peu bâclé sur la fin. A aucun moment je n'ai eu à me forcer. Loin de là.

Nous sommes d'accord sur le plaisir qui doit accompagner l'écriture.

Merci encore, Linu.
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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #5 le: 09 Décembre 2012 à 14:53:27 »
Coucou  ;D

Alors tout d'abord, je te conseillerais d'enlever le sujet du défi, d'enlever le défi tout court. Ton texte est bon, très bon même, je l'ai beaucoup apprécié mais j'ai passé un long moment à me dire "mais où est l'instrument de musique?" "quand va t-on se plonger dans l'instrument de musique" du coup, j'ai eu du mal à rentrer dans le texte à cause de ça et c'est bien dommage. Pour moi, le défi n'est pas respecté mais ton texte est intéressant (donc, on s'en fout). Je supprimerais totalement  :huhu: c'est plus perturbant qu'autre chose. D'autant que ton texte est long donc il me parait très important de capter le lecteur tout de suite si tu ne veux pas qu'il passe à autre chose. Ton titre  :\?, je l'aime bien mais je ne suis pas sure qu'il donne non plus envie de lire. Il m'a suggéré que nous allions parler de la mort... Et ce n'est pas vraiment le cas. A voir donc.

Citer
Le lin n'était décidément pas très recommandé. Trop fin. Trop léger. Certes, il était très agréable à porter mais, présentement, Sara le haïssait.
D'où il sort ce lin? Que vient-il faire là?

Citer
Un wagon s'arrêta sur le quai et déchargea sa cargaison d'âmes mécaniques, instrumentalisées.
:coeur: je kiffe cette image!

Citer
très étroitement serré entre les deux immeubles voisins, juxtaposés, qui déportaient leur ombre fantomatique sur les hautes herbes qui s'entremêlaient amoureusement
je ne vais pas toutes les relever mais j'aime beuacoup tes descriptions en général. C'est très fluide, très beau. Je suis admirative (parce que je suis trop nulle en description  :huhu:)

Citer
L'application de la vieille femme était à décorer.
Pas compris cette phrase

Citer
Un visage juvénile, malgré les rides qui striaient sa peau blanchâtre. Ses yeux brillaient comme deux billes d'un vert tirant sur le bleu au milieu de ce teint de craie. Ils étaient vides. Fuits de toute jovialité. Morts
je kiffe  :coeur:

Un petit truc bizarre : il faudrait que la vieille dame lui dise qu'elle va devoir signer des papiers, qu'elle a rendez-vous chez le notaire. Juste un truc un peu plus réaliste car on ne lègue pas une maison juste en donnant des clefs.  ;x

Citer
Pourtant, l'objet était aussi éloigné de cet instrument de musique que d'un stétoscope
je kiffe  :coeur:

Citer
Bien sûr ! Et la marmotte...
MDR!  ;D

Citer
Car alors, le visage de l'adultère strierait son visage de femme parfaite, poursuivit l'Ovalien.
Grosse faute de sens : l'adultère est le fait de tromper son conjoint en couchant avec une autre personne. Dans ce cas là, il ne s'agit pas d'adultère mais d'inceste!

Citer
Notamment le jour de l'enterrement de Derek Lawry.
Ca tombe comme un cheveux sur la soupe, ça ne va pas. Elle ne connait pas cet homme, elle ne connait pas son nom et elle est allé à son enterrement? Ca ne colle pas.

J'ia vraiment vraiment apprécié ton texte. Il est fluide, et j'aime beaucoup ta chute. L'histoire de ce jeune homme amoureux  au coeur si pur qu'il ne veut pas salir son amour en le plongeant dans la réalité, ça me plait. Je me demande comment il est mort d'ailleurs? Est-ce un suicide?

J'aime aussi l'idée de l'inceste, cette mère qui semble parfaitement immonde, sa fille qui est à la rue d'après ce qu'on comprend. C'est très bien mené, d'excellentes descriptions et une bonne psychologie des personnages.
Je ne changerais rien si ce n'est les petits détails que j'ai souligné.

Très agréable lecture,

Au plaisir,

 :mafio:

Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #6 le: 09 Décembre 2012 à 15:51:08 »
Je n'ai pas trop lu les précédents commentaires, alors je ne vais pas revenir sur les quelques fautes.
Pour l'écriture en elle même, elle est vraiment très bien, très pesée et mesurée. Il n'y a rien de trop, mais tout y est, l'émotion, les descriptions sont correctes, peut être un peu légères à mon goût, mais elles sont poétiques et évocatrices, ce qui marche tout aussi bien.
L'histoire est très belle, étrange mais prenante, on dirait un peu un songe, un rêve qu'on ne saurai qualifier, juste en dehors de l'ordinaire, ça fait du bien à lire !
Quant au défi, je ne l'ai lu qu'après avoir lu le texte, histoire de voir après...je ne le trouve pas particulièrement respecté, car l'instrument parle peu et raconte son musicien, mais pas vraiment le musicien en lui même, la personne. Je ne sais pas si c'est très clair tout ça, mais bon... En même temps, vu la qualité du texte, on s'en fiche un peu du défi... Ton écrit se suffit à lui même.

Au plaisir :)
Chuis censé signer là ? Mais j'ai même pas eu le temps de lire le contrat !

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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #7 le: 09 Décembre 2012 à 21:15:50 »
Eh bien, eh bien...  :-[

@ Elhora
Citer
Pour moi, le défi n'est pas respecté
Tout à fait d'accord. Et c'est peut-être ce qui a fait que j'ai mis beaucoup de temps à me décider pour le mettre en ligne. Je me suis laissé aspirer par l'idée de ce texte en sachant que je m'éloignais de plus en plus du défi. C'est aussi cette raison qui m'a forcé à abandonner les concours de nouvelles ; marre des hors-sujets. J'ai plus ou moins suivi ton conseil ; j'ai mis la citation de Linu à la fin du texte.

Citer
Ton titre  , je l'aime bien mais je ne suis pas sure qu'il donne non plus envie de lire
Je m'en vais en trouver un autre sur tes bons conseils.

Citer
D'où il sort ce lin? Que vient-il faire là?
Elle porte un châle en lin. Mais ce n'est pas très explicite, je le reconnais.

Citer
L'application de la vieille femme était à décorer.
Pas compris cette phrase
La vitre de la porte d'entrée étant brisée, il n'était pas nécessaire d'utiliser la clé. Elles pouvaient passer à travers l'ouverture. D'où cette phrase. Pas très clair en fait.  ><

Citer
Un petit truc bizarre : il faudrait que la vieille dame lui dise qu'elle va devoir signer des papiers, qu'elle a rendez-vous chez le notaire
C'est marrant, parce que c'est la première idée que j'avais eu pour débuter le texte. Au départ, Sara devait arriver avec le notaire. Mais je trouvais plus personnel que Derek demande à sa mère de le faire. Elle qui n'approuvait pas son choix.

Citer
Grosse faute de sens : l'adultère est le fait de tromper son conjoint en couchant avec une autre personne. Dans ce cas là, il ne s'agit pas d'adultère mais d'inceste!
Non, nous sommes bien dans l'adultère. La mère de Sara a trompé son mari avec un autre homme, Derek est né de cette union. Il s'agit donc d'adultère et non d'inceste.

Je tiens à te dire que ta critique m'a fait chaud au coeur, Elhora. Notamment ton avis sur mes descriptions. J'ai longtemps eu un style trop lourd, trop alambiqué et je ne sais jamais comment ce style va être reçu. Merci, merci, merci  ;)

@Penruet
Un grand merci également à toi ; pour la lecture d'une part, et pour le commentaire. Comme dit plus haut, je plussoie ton sentiment sur le non-respect du défi. J'essaierai de mieux faire la prochaine fois. En tous cas, ravi que le texte t'ait plu.
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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #8 le: 09 Décembre 2012 à 23:02:48 »
Citer
_ Merci, répondit-elle au cliquetis métallique de la pièce de deux euros, jetée par la petite mamie courbée, qui l'avait prise pour une mendiante.
Ah ah! C'était peut-être pas le but, mais marrante la situation et la manière (blasée?) de réagir de la fille.

Citer
et s'engouffrait dans la moindre interstice de ses vêtements.
Ch'tite faute de frappe.

Citer
jaillissant de mitaines trouée
Je trouve ça un peu trop vif comme participe pour des doigts engourdis par le froid.

Citer
Un wagon s'arrêta sur le quai et déchargea sa cargaison d'âmes mécaniques, instrumentalisées
Mwêê, les robots du métro… pas fan de ce genre de visions.

Citer
Elle laissa une note aiguë exploser dans ses doigts et lâcha la guitare.
Ça j'aime bien, hmmm miam!

Citer
Elle se releva et tomba nez à nez avec un jeune homme au visage encapuchonné. Son premier réflexe fût de cacher son sac derrière elle.
Han! Mais lol les préjugés! Bien réaliste cependant…

Citer
Le jardin d'immondices. Il était étriqué
Un jardin étriqué? Je trouve ça bizarre, dans ma tête, ce sont plutôt les vêtements qui le sont.

Citer
qui déportaient leur ombre fantomatique sur les hautes herbes qui s'entremêlaient amoureusement. Le chemin de dalle
fantômatique.
Je dirais dalles (plusieurs dalles, mais un chemin en ciment, béton…)?

Citer
L'animal était dardé d'affection, pourtant
J'aurais pas mis de virgule.

Citer
Sara suivit une nouvelle fois Mme Lawryet manqua vômir
Chez les gens distingués, on ne vomit pas, on vômit, oui ma chère.

Citer
Fuits de toute jovialité.
Fuits? Du verbe fuire? Bizarre…

Citer
Un bruit de déglutition écoeurant rappela à Sara qu'elle était accompagnée.
Cool! J'aime, ça colle bien  l'atmosphère.

Citer
l'autre étreignant les clés de sa nouvelle propriété.
Je sais que la situation est inattendue, mais y'a un truc dans "sa nouvelle propriété" qui me tilte, comme si en utilisant ces termes, elle avait déjà accepté le fait d'en être propriétaire.

Citer
Elle se figea, l'oreille aux aguets.
En fait, c'est elle le Golden Retriever :p

Citer
Et s'approcha de l'escalier en bois. Elle leva les yeux vers les marches couvertes de poussière. Le dépassa et s'arrêta à proximité
Le problème que j'ai, c'est avec le dépassa (l'escalier), sauf qu'entre les deux, on a eu "les marches".

Citer
Une brise d'un vent frais, boisé, s'en échappait.
Une brise d'un vent frais? Too much IMHO.

Citer
laissant part belle au mystère de certains  détails.
la part belle

Citer
un stétoscope
Y'a un H quelque part

Citer
sur la troisième clé, la seule que Mme Lawry n'eût pas utilisée.
Je trouve l'emploi du passé simple un peu trop… trop. Ça n'irait pas avec un imparfait?

Citer
Je me rappelle les premières notes qu'il a joué devant moi
jouées

Citer
_ Pourquoi faisait-il cela ?
La gonzesse est dans le parlé depuis un moment, elle se fait des petites remarques 2nd degré, et v'là t'y pas qu'elle vous sort un "cela" bien propre de derrière les fagots. Ça?

Citer
Pourquoi ma mère aurait empêcher qu'un homme me déclare son amour ?
empêché

Citer
Elle ne pouvait accepter de voir son monde minutieusement contrôlé, exploser en éclats.
Pas sûr que la virgule soit nécessaire.

***
Bon, pas mal l'atmosphère délabrée/effrayante de la maison. Au début, ça s'enchaînait pas mal, à la fin, j'ai trouvé que les révélations de l'Ovalien / sentiments se succédaient un peu trop rapidement.
Je crois que j'aurais un peu plus aimé entendre l'Ovalien chanter plutôt qu'être juste un révélateur.
Et j'aurais aimé en entendre plus sur ton personnage principal, peut-être avoir un peu plus ses points de vue, un truc comme ça.
Enfin, l'Homme au Golden Retriever, l'Ovalien, j'aime bien, peut-être aussi un peu plus de développement sur le rapport musicien créateur/objet poétique magico-légendaire que :
L'ovalien: l'Homme au Golden Retriever? c'était un génie.
Ok.
Sais pas, on aurait pu se faire bien plaisir je pense sur la construction de l'objet, la fluidité de sa voix, sa magie, ses pouvoir sur le quotidien, j'en sais rien, plein d'autre choses, diantre!

Voilà, au final, je trouve qu'il y a du potentiel, et encore plein de choses à développer si tu te sens motivé pour.
++
Et alors ?

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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #9 le: 10 Décembre 2012 à 08:05:33 »
J'ai corrigé les quelques fautes que tu as retrouvé (entre tous vos commentaires, je suis sidéré du nombre de fautes que j'ai pu laisser passer !). Pour ce qui est des changements de mots/verbes proposés, je t'avouerais que je préfère laisser comme ça. Si je prends l'exemple d'étriqué, l'image de cet adjectif correspond bien à l'idée que je me faisais du jardin, bien serré entre deux immeubles. Pareil pour "sa nouvelle propriété". Bien sûr elle n'est pas obligée de l'accepter, mais naturellement elle ne la refuse pas. Et je me voyais mal tirer en longueur sur un menu détail comme celui-ci.

Citer
Sais pas, on aurait pu se faire bien plaisir je pense sur la construction de l'objet, la fluidité de sa voix, sa magie, ses pouvoir sur le quotidien, j'en sais rien, plein d'autre choses, diantre!

Les pistes que tu me donnes sont très intéressantes. Et je pense qu'en effet, il y a lieu de l'améliorer. Je pense que je le ferai. Ce n'est pas vraiment le moment (j'ai un swap sur le feu et un roman sur lequel je veux absolument avancer) mais ce texte, avec le recul, est peut-être pas si mal. Avec quelques améliorations il pourrait me plaire.

En tous cas merci pour ta lecture, Le Bossu, et surtout pour ta critique. Constructive à souhaits. Exactement pour ce genre de réactions que je me suis inscrit au MDE.  ^^
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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #10 le: 10 Décembre 2012 à 09:45:16 »
Au plaisir!  ;)
Et alors ?

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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #11 le: 10 Décembre 2012 à 18:43:24 »
Juste un petit mot pour te faire mes excuses  :-[ pour ma mauvaise compréhension de "l'adultère"! Je suis désolée, je suis désolée, j'ai honte d'avoir écrit ça  (il est évident que tu n'aurais pas confondu les deux! -réfléchis ma fille avant d'écrire  :vaurien:-) Sorry donc!

Sinon tu n'as pas répondu à ma question sur :

Citer
Notamment le jour de l'enterrement de Derek Lawry.
Comment Sara a-t-elle pu aller à l'enterrement de cet homme dont elle ne connaissait même pas le nom?

Et enfin du coup : il l'aimait d'un amour d'amour ou d'un amour tout fraternel?

Voilà juste des petites questions pour savoir.

Je suis contente que tu trouves que ton texte a de la valeur, parce qu'il en a  ;D.

Planche sur ton roman et mets le vite en ligne!

 :oxo:


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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #12 le: 10 Décembre 2012 à 19:16:50 »
Tu es toute pardonnée  ^^

Citer
Comment Sara a-t-elle pu aller à l'enterrement de cet homme dont elle ne connaissait même pas le nom?
Il y a méprise sur ma formulation, je pense. Je faisais référence à la mère de Sara. Dans cette phrase, je voulais évoquer les agissements étranges de sa mère et, notamment, le jour de l'enterrement de Derek Lawry. Sara n'y a pas assisté, bien entendu. Mais, à dire vrai, ta remarque vaut également pour cette situation. Sara ne pouvait pas non plus connaître la date de l'enterrement. A revoir.

Citer
Et enfin du coup : il l'aimait d'un amour d'amour ou d'un amour tout fraternel?
Fraternel. Sinon quoi la chute n'en serait pas une finalement.

Citer
Planche sur ton roman et mets le vite en ligne!
Ne sois pas trop pressé pour ça ! Je posterais des bouts de ce charabia courant 2013, mais certainement pas avant le mois de mars. Je peux en tous cas t'en donner le sujet : Une quête d'identité, au milieu de Séraphins et Nephilims revisités. Patience donc  :-¬?
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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #13 le: 12 Décembre 2012 à 14:00:17 »
Hello,

8e com du gibet !

Hoplà ! 7e texte de mon gibet !


Citer
L'application de la vieille femme était à décorer.

J'ai pas compris la phrase

Citer
et manqua vômir

vomir

Citer
Une nouvelle note jaillit ; aiguë, unique. Nouvelle.

Je comprends bien la différence de sens entre les deux "nouvelle", mais pour le coup ça fait quand même répétition. Peut-être remplacer le premier par quelque chose du genre "à nouveau, une note retentit", ou quelque chose comme ça ?



Bon, ben moi j'ai été surprise de voir la mention "défi" dans le titre, au début de ma lecture. Parce que je n'ai pas eu l'impression de lire un défi, mais bien un texte "à part entière". L'histoire est intrigante, on se pose plein de questions, et en plus j'ai beaucoup aimé la forme de l'instrument de musique :coeur: même si j'ai pas compris comment il peut fonctionner tout seul Oo

Mais... Mais au fait, ça veut dire que la vieille madame au début c'est la mère de la fille en fait ? :o
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


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Re : [Défi] Requiem post-mortem
« Réponse #14 le: 13 Décembre 2012 à 22:15:36 »
Citer
J'ai pas compris la phrase
Visiblement, tu n'étais pas la seule. Il s'agissait de mettre en relief, avec humour, le fait que la vieille dame préférait ouvrir la porte plutôt que de passer par la vitre de celle-ci brisée. Mais il faudrait que je l'enlève, ce n'est ni assez compréhensible ni indispensable.

Citer
ça veut dire que la vieille madame au début c'est la mère de la fille en fait ?
Non  :D C'est celle de Derek. Sara et Derek ont en commun le même père. C'est tout.

Kerena, merci pour ta lecture. Ta critique apporte quelques nouveaux points d'amélioration qui feront bientôt de ce texte quelque chose de presque abouti. Ravi que tu ais aimé.
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