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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » Salle de lecture » Romans, nouvelles » [Auteur] Cormac McCarthy

Auteur Sujet: [Auteur] Cormac McCarthy  (Lu 3981 fois)

Hors ligne Zacharielle

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[Auteur] Cormac McCarthy
« le: 02 Septembre 2012 à 11:49:46 »
Cormac McCarthy : un vieux monsieur (il est né en 33) américain, comparé d'après wiki à Faulkner et Melville. Il écrit principalement des romans dont les plus connus ont été adaptés au cinéma :
La Route (publié en 2006, prix Pulitzer, adapté en 2009)
No Country for Old Men (publié en 2005, adapté en 2007)

Pour l'instant je n'ai lu que La Route mais je suis très intéressée par la trilogie des confins dont les blogueurs et libraires disent beaucoup de bien. J'aimerais bien voir le film des frères Cohen aussi, à l'occasion.


Bref, présentation de La Route
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême.

mon avis :
Au bout de dix pages tu as compris le style (dépouillé effectivement, brut, qui en a rebuté plus d'un, faut accepter) et pourtant, des fulgurances (j'aurais dû prendre des notes pour citer précisément, mais ce sont de beaux passages qui font vraiment surgir le soleil au milieu de tout ce gris) te rappellent que ce n'est pas que du factuel égrainé sans tirets de dialogue. Beaucoup d'émotion derrière le froid la cendre le gris la désolation et le désespoir. Des scènes saisissantes d'horreur et de tristesse. Un grand bouquin je pense, mais qui te laisse un goût d'amer. Enchainer immédiatement après cette lecture, c'est être superman...



Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous lu d'autres livres de McCarthy ? (est-ce que la VO est difficile ?)
« Modifié: 08 Septembre 2015 à 19:41:52 par Zacharielle »

Hors ligne Kailiana

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Re : Cormac McCarthy
« Réponse #1 le: 02 Septembre 2012 à 13:27:40 »
J'étais certaine qu'on avait déjà un sujet sur ce livre o_O

J'avais lu ce livre il y a un moment, avant la sortie du film. C'est un livre... marquant.

Pour donner un ordre d'idée, quand j'ai refermé le livre parce que j'avais fini, j'ai cru pouvoir vaquer à d'autres occupations. Quelques minutes plus tard, je me suis arrêtée, et je me suis mise à pleurer  :mrgreen: c'était pas particulièrement à cause de la fin, mais plus parce que "j'avais terminé le livre". Comme si j'avais vécu tout une vie aux côtés de ses personnages, et le choc d'en avoir terminé avec eux, de ne plus jamais pouvoir refaire cette première lecture... ben, je me suis mise à pleurer  :mrgreen:

C'est vraiment un livre spécial. Au niveau du style d'abord (il faudrait poster des extraits, mais je n'ai pas le livre sur moi... ). Ensuite, parce qu'il ne se passe "rien" (c'est juste un père et son fils qui marchent vers le sud) et tout en même temps. Quand j'ai refeuilleté le livre plusieurs semaines/mois après l'avoir fini, je me suis aperçue que je pouvais ouvrir le livre presque n'importe où, il me suffisait de quelques phrases pour reconnaitre la scène et avoir de nouveau les images.

C'est vraiment à tester. C'est un livre fort, qui laisse un gout amer effectivement, pourtant il y a quantité de livres plus horribles - mais qui ont bcp moins d'impact.

(j'ai lu en français également, et j'admire le traducteur)
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Aube

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Re : Cormac McCarthy
« Réponse #2 le: 02 Septembre 2012 à 13:38:43 »
Le livre est sublime oui, le style qui te laisse un goût de cendre dans la bouche et le sentiment d'un intense vide au fil de la lecture. Tu te rends compte qu'il manque un truc mais tu sais pas trop quoi. Et à peu près au milieu tu percutes : ce livre est totalement dépourvu d'espoir. Il n'y a pas la moindre lumière distillée au cours des pages, et même lorsqu'on parle de feu cela sonne comme un mensonge. Et pourtant... pas de spoiler. Mais l'espoir est bien planqué.

Le film est assez fidèle, et certaines scènes sont vraiment (mais quand je dis vraiment c'est... argh) perturbantes. Je pense à la fameuse maison. La bande-son est aussi très bonne, tour à tour très émouvante et flippante.

http://www.youtube.com/watch?v=4gT6AnrDwew

http://www.youtube.com/watch?v=irx_QeW2EuY

Hors ligne Kailiana

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Re : Cormac McCarthy
« Réponse #3 le: 02 Septembre 2012 à 14:38:44 »
Je suis pas d'accord pour dire qu'il n'y a pas d'espoir. Enfin... l'univers est trop sombre pour qu'il y ait de l'espoir si on y réfléchit, et pourtant les personnages gardent espoir, et... je sais pas, y'a une étincelle de très belle humanité qui scintille dans toutes ces cendres et ce vide. Envers et contre tout, la vie tente de perdurer.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

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Einstein

Aube

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Re : Cormac McCarthy
« Réponse #4 le: 02 Septembre 2012 à 14:51:53 »
Alors c'est fort possible, ça fait pas mal de temps que je l'ai lu. Certes l'humanité (celle des personnages) est indubitablement la seule chose à laquelle on se raccroche (d'ailleurs la question morale ou survie est l'un des principaux enjeux du livre je crois). Mais dans mon souvenir (SPOILER léger) quand le Père parle de "carry on the fire" et tout ça, je crois me souvenir de quelques pensées internes assassines rapportées par la narration comme quoi il n'y croyait plus lui même.  Mais sinon je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est dans le souffle ténu et haletant des personnages que l'espoir réside.
En fait je voulais plus dire qu'en tant que lecteur, on ne voit pas vraiment comment ils pourraient s'en sortir malgré l'espoir qu'ils entretiennent envers et contre tout.

Quoiqu'il en soit, c'est un live à lire !  :)

EDIT : livre.... un livre
« Modifié: 02 Septembre 2012 à 15:09:40 par Aube »

Verasoie

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Re : Cormac McCarthy
« Réponse #5 le: 02 Septembre 2012 à 23:59:01 »
La Route c'est sûrement le truc le plus badant que j'aie lu (+ la circonstance qui en a rajouté une couche au moment-là, lol).

Ce qui m'avait vraiment minée c'était plutôt le dernier paragraphe, qui m'a fait penser à tout ce qu'on pouvait perdre. Brr.

Enfin il est vraiment cool, lisez-le au moment des fêtes de Noël, bien entouré, entre des gens que vous aimez bien, la dinde et le dessert, au coin du feu, tout ça. C'est un peu comme les chair-de-poule quand on est petit, ça fait bien flipper et on finit par passer à autre chose, en frissonnant quand on repense à la lecture ; c'est juste qu'on grandira plus et que pour ce bouquin on n'a pas l'argument "les fantômes n'existent pas". u_u


edit : par contre le style, je l'avais pris plus comme un défaut que du génie, lol. Tous ses bouquins sont écrits comme ça, ou c'est spécifique de la Route ?

Hors ligne Gros Lo

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Re : Cormac McCarthy
« Réponse #6 le: 03 Septembre 2012 à 00:25:48 »

J'aime bien le style mais c'est vrai que j'arrive pas trop à dire s'il a des défauts ou pas, disons qu'il fait brillamment état de ses défauts au fil de la lecture, et qu'il s'en sort au mieux.
En fait (bon je me lance) les recettes narratives sont souvent assez communes : des paragraphes courts aux conclusions incisives, des mini-chutes parfois, comme des épisodes de roman-feuilleton. Des réminiscences diluées, toujours emplies d'une résignation triste, dont la dose est toujours contrôlée : McCarthy veille à ce que chaque trait ne soit pas trop forcé, ces recettes narratives on glisse dessus, on ne s'y appesantit pas, on marche sur la glace assez légèrement pour qu'elle ne s'ouvre pas (superbe comparaison :-¬?).
Pareil pour les analogies ; quand le petit fait un cauchemar, celui de son pingouin à ressort qui avance sans que le ressort tourne, bien sûr on peut le rapprocher de leur marche chaotique et dénuée de sens, et par là effrayante, et bien sûr c'est un procédé franchement classique, qui ne brille pas par sa subtilité, mais voilà on ne s'y compromet pas trop, on visite le paragraphe comme les précédents et comme les suivants, et dans chacun des fragments d'autres tonalités, mineures, permettent d'adoucir encore la dominante de la narration (pour le cauchemar, par exemple, un peu de ton humoristique, parce que bon lol un pingouin à ressort quand même). Le bouquin s'écrit par une série de respirations calmes, tableaux flamands de plein hiver + vieux souvenirs qu'on n'ose pas mettre trop sur le devant + relation père/fils pudique etc.
Oui c'est assez pudique, ce qui est le plus présent c'est la description du paysage, mais les personnages qu'ils soient là ou ailleurs... eux aussi on pourrait les y diluer, les faire disparaitre à long terme de notre mémoire, comme leurs souvenirs. On n'ose pas parler trop haut, dans ce bouquin ; je pense que McCarthy ne veut pas qu'à cause de lui ses personnages se fassent repérer. Alors il ne hausse pas trop la voix, il estompe un peu le récit : ni trop fort ni trop vif. Juste ce qu'il faut pour perdurer. Bon il ne peut pas s'empêcher de bien décrire, la poésie ça ne fait pas de bruit. Et on ressent quand même. Les éclaboussures de la baignade on les a, le feu de forêt on le voit. On a des plans d'eau, enfin d'images, qui jalonnent le chemin.

Le style, c'est un peu la même chose. Y a pas d'innovation flagrante, mais une sorte d'optimisation de toutes les choses correctes que l'on peut trouver à un style. Et de correct en correct, avec un vocabulaire affuté et quelques vibrations poétiques çà et là, ça finit par prendre. Et voilà un livre qui s'est amassé une petite identité.

Ouais peut-être une faiblesse (des recettes trop marquées) dans les dialogues. De temps en temps les questions rhétoriques voudraient planer comme ça éternellement, en suspension, sorties de la bouche froide du père, alors que ok on comprend où tu veux en venir et c'est pas d'une subtilité folle. Au début, surtout dans les dialogues, McCarthy pense un peu être le roi de la suspension et sa recette fatigue un peu. Ses dialogues se concluent soit par une question rhétorique, soit par une répétition (« Le garder à l'œil, dit le petit. / C'est ça. Le garder à l'œil. »), c'est un peu lassant, c'est touchant la première fois, bien la deuxième, interprétable la troisième comme « tu vois ils ne vivent que l'un pour l'autre ils ont oublié ce que ça pouvait être un tiers, ils en arrivent à se répercuter les dialogues, tellement ils vivent en miroir » (mais attention parce que la narratologie c'est quand même un des domaines de l'humanité où on a le mieux scientifiquement appliqué la branlette), après c'est chiant.
Donc c'est de temps à autre un peu moins bon : les dialogues il ne maitrise pas toujours ; la fois où c'est la femme qui parle, c'est pas très bon, je trouve. Mais la narration est souvent simple et belle.

Pour finir comme la plupart héhé j'ai trouvé le bouquin profondément angoissant. C'est peut-être parce que le fait de devoir se démerder sur la route et de rester vigilant, ça a trouvé un peu trop de résonance en moi (hahaha tellement désolé de vous faire le coup de la résonance). A la fin j'étais assez traumatisé de l'expérience. Mais peut-être que ce livre, à sa manière (et à l'inverse des Clochards célestes, qui illumine, canonise la misère itinérante et tente de faire naitre l'enthousiasme à chaque sevrage de confort), guérit le mal par le mal ; peut-être que ces cendres, ces cannibales et ces angoisses perpétuelles liées à l'insécurité, l'inconfort, la faim et la maladie, d'une vie itinérante, nous font considérer notre sort de backpacker sous un jour plus ensoleillé, plus vivant ou pulsant.

Voilà j'ai conclu un avis de lecture avec la silhouette de Rando en fond, c'était le but.

Je conseillerais de le lire, parce que c'est un bon bouquin et que le fait qu'on entrevoie éventuellement quelques défauts de rédaction et la manière dont l'auteur s'en dépatouille franchement bien, c'est susceptible d'être très instructif.

dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne marie

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Re : Cormac McCarthy
« Réponse #7 le: 08 Décembre 2012 à 22:32:56 »
J'adore ce livre, le style est magnifique. Il représente bien l'atmosphère. Je crois que c'est le livre que j'ai le plus aimé pour le style. Tant d'écrivain délaisse le style pour l'histoire. Sacré livre! Par contre la fin est bof, je sais pas ce que vous en pensez?
Si tu as le temps: http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7149.0.html :) jette un coup d'oeil!

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : [Auteur] Cormac McCarthy
« Réponse #8 le: 16 Mai 2016 à 13:36:10 »
Terminé à l'instant (bien après avoir vu le film qui est extrêmement fidèle, au mot près dans la plupart des dialogues et des situations  :o ).

C'est un grand bouquin, c'est clair. Le post-apocalyptique dans toute sa splendeur si je puis dire. Bon, pour la suite je risque de spoiler, donc :

Spoiler :

Ce n'est pas du "simple" post-apo classique qui est bien souvent manichéen. Les deux héros se revendiquent gentils mais le sont-ils vraiment ? Du moins le père, qui punit un voleur en lui volant tout ce qu'il a. A tel point qu'il est certain que celui-ci crèvera dans les plus brefs délais. Il est prêt à laisser tout le monde crever de fin. Et c'est à chaque fois son gosse qui insiste pour aider les gens. D'ailleurs vous dites qu'il n'y a plus d'espoir. Mais c'est peut-être en lui qu'il faut en voir. La fin me paraît en fait bien plus optimiste qu'elle ne l'est puisque pour moi le gosse incarne un nouveau monde qui peut être bâti sur les cendres de l'ancien. Un monde où les gens s'entraident plutôt que de chercher à survivre au mépris des autres. Le père symboliserait l'ancien monde, définitivement terminé lors de sa mort. Et le gosse, le nouveau monde. En fait je perçois ce bouquin comme une immense métaphore. Mais bon, je vais peut-être chercher loin, je ne sais pas  :huhu:
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne Kwak'

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Re : [Auteur] Cormac McCarthy
« Réponse #9 le: 17 Mai 2016 à 00:11:06 »
Edit : bon vous m'avez tellement intrigué que je viens de regarder le film. J'ai déjà pas mal de mal avec le cinéma la plupart du temps, ici, bon, beh c'est walking dead en un peu moins pire (et encore, y'a débat). Apparemment, le bouquin possède un stylel particulier qui dresse la piste d'une allégorie de la condition humaine, donc j'irai essayer de le pécho demain. Je pense que certains passages  - très shorts et très épurés, dont les premières phrases du film et pas mal de "narration audio" doivent être issues - doivent beaucoup mieux passer en livre. En fait, je crois que j'ai fait une connerie en regardant le film avant :'(

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Bref, y'a des pistes intéressantes, mais cinématographiquement (à part une réalisation relativement bonne avec le coup des raccords bien travaillés avec le bonnet du gamin), c'était juste relou, sauf la scène de la cave 'mais elle arrive au début, après, c'est parti pour 1h de platitude.) J'ai relu Lo, maintenant que j'accroche un peu l'histoire, vu que Krap dit que le film est extrêmement fidèle, le bouquin a quand même l'air plus profond (ou marquant vu ce que vous en dites plus haut). On verra demain ou bientôt littérairement ^^
« Modifié: 17 Mai 2016 à 03:12:31 par Jef »

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : [Auteur] Cormac McCarthy
« Réponse #10 le: 17 Mai 2016 à 23:27:44 »
Oui, le livre est bien plus marquant. J'ai aussi vu le film avant (mais j'avais bien aimé). Le livre va bien plus loin dans la relation entre le père et le fils. Et la métaphore que j'évoque  m'est apparue à la lecture du livre et pas du tout après avoir vu le film. Mais il est néanmoins très fidèle au livre.

Après il ne faut pas vraiment y chercher d'action. C'est plus une très longue description, un livre à atmosphère dans lequel il ne se passe pas grand-chose (hormis de la survie).
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Aube

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Re : [Auteur] Cormac McCarthy
« Réponse #11 le: 06 Juin 2016 à 15:05:52 »
C'est drôle kwak. En décrivant comment tu percevais le père et son rapport au gosse, tu mets le doigt sur ce qui m'a énormément marqué (a remettre dans le contexte où j'avais 15 ans et où c'était mon premier post-apo).

En fait, avec le recul, je crois que je me suis fait un mythe de cette oeuvre, qui est peut-être bien plus modeste que ce que j'avais perçu alors, mais pour moi ça a été le trigger de toute une série de réflexions et d'ouvertures de perspectives :

La survie c'est l'objectif ultime ?
La protection d'un être dépendant ?
La parentalité implique de transmettre des valeurs, d'apprendre à survivre, d'empêcher de souffrir, de protéger à tout prix ?
L'humain en situation extrême devient-il le plus grand mal actuellement envisageable sur cette Terre ?

Ces séries de questions quasi-prophétiques m'ont vraiment secoué à l'époque. Le flingue avec les deux balles, les survivants de la maison, les réactions hostiles du père pourtant posé en protagoniste, la foule enragée et barbare
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
...

Bref, c'est le film qui m'a fait tombé amoureux du post-apo (ce qui ne serait pas arrivé si j'avais débuté par un The Book of Eli ou même un Mad Max, je pense) parce que le scénar remet l'humain et sa morale en perspective dans un contexte extrême, et ça m'a mis une grosse claque à l'époque.

Hors ligne david_hum

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Re : [Auteur] Cormac McCarthy
« Réponse #12 le: 31 Janvier 2018 à 21:51:09 »
J'aime beaucoup cet ecrivain, la route est vraiment extra, avec un style aussi délabré que le monde dans lequel il se déroule.
Mon favori de Cormac McCarthy reste Méridien de sang, une histoire d'indiens, de mexicains et de cow-boys avec unstyle different et 
une structure particulière. Tout ce que j'ai lu de lui m'a plus.
"Là où nous tenons, en cet instant précis, dans les ruines dans le noir, ce que nous bâtissons pourrait être n'importe quoi." Chuck Palahnuik - Choke

 


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