Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

04 Mai 2026 à 13:11:49
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Orage

Auteur Sujet: Orage  (Lu 2212 fois)

Hors ligne Äthan

  • Tabellion
  • Messages: 51
  • Sawdust's alright actually
Orage
« le: 16 Juin 2012 à 19:38:10 »
Yo!
Voilà un nouveau texte. Je reprends les persos du Mélange des genres, qui a moyennement convaincu. Donc j'ai tenté de développer l'histoire. C'est devenu presque tout à fait autre-chose au fur et à mesure, alors j'ouvre un nouveau fil, en espérant ne pas me gourer.

Ah oui. Il sera en quatre parties, plus un petit "prologue" en italique. Je mets d'abord les deux première parties et les dernières viendront ensuite.

Enjoy  ^^

______________________________________________________


Orage


On était mardi. Mardi soir. Elle était sur sa couverture, roulée en boule pour ne pas avoir froid. La nuit venait à peine de tomber sans qu'elle pense à tirer les rideaux ni même à allumer la lumière. L'obscurité se mouvait pas à pas contre la peinture ocre des murs et le plafond blanc, descendait sur elle comme un cocon.
Elle ferma les yeux pour mieux savourer les flots de musique que déversait sa chaîne hi-fi. Ce n'était pas franchement de la bonne musique, plutôt du genre consommée directement sous cellophane, parce que c'est toujours meilleur avec l'emballage. Mais c'était un détail. L'essentiel était de se remplir la tête jusqu'à ras-bord.
Trois coups vigoureux ébranlèrent la cloison la plus proche du lit.
- Alice ! Ca suffit cette musique !
Une voix d'homme chargée d'agressivité, mêlée au tintamarre d'une gourmette virevoltant bien malgré elle autour de son poignet en colère. Elle soupira. Elle se redressa après un long moment et s'en alla baisser sensiblement le volume, à contrecœur.

Elle passa devant la fenêtre. Elle ne fit qu'effleurer le dehors des yeux, pourtant un détail retint son attention. Un point. Un point rouge dont la clarté faiblissait et se renforçait tour à tour, suspendu à mi-chemin entre le trottoir et le mur de crépi de son vis-à-vis. L'endroit était noyé de pénombre et éloigné de tout éclairage public.
 
Elle eut un mouvement de recul. Elle entendait les bourrasques de vent qui jouaient dans la tuyauterie et secouaient ses vieux volets. Bientôt une langue d'électricité courut contre la masse de grisaille du crépuscule, parallèle au sol. Les murs s'imprimèrent de lumière bleue l'espace d'une demi-seconde.
Les yeux toujours rivés au dehors, Alice sursauta violemment et poussa un cri.











I



Mardi matin. Aujourd'hui le ciel est gris. Une chape de nuages inextricable. Et ce n'est pas de la pluie qui tombe, ce sont des ampoules. De bonnes grosses ampoules qui viennent se perdre dans les poussées de vent colérique et se briser en mille morceaux à quelques centimètres de mes pupilles, séparées de moi par la vitre, membrane invisible. Leurs ombres déformées se peignent sur le dos de ma main quand je tends les doigts vers elles. Elles, et les stries qu'elles croisent en entrecroisent à la manière d'un mini-réseau autoroutier.
J'ai rabattu ma capuche sur mes cheveux comme si j'espérais m'endormir. Je n'ai pas franchement bien dormi cette nuit. Pourtant c'est con de ma part de vouloir pioncer un petit coup, un tout petit, ne serait-ce que deux minutes avant de débarquer au lycée. Ça ne marche jamais.
Une autre salve de drache s'aplatit contre mon tympan, posé en auscultation sur l'aération. Je m'assieds toujours comme ça dans le bus. Je fiche mon lobe sur les grilles de métal.
Ca m'apaise.


- Hé ! Hého ! Rose!
Je sors soudainement de ma rêverie. Une main me tire la veste par petits coups secs et répétés. Je lève les yeux, l'air passablement ahuri, j'imagine.
Je me suis peut-être endormie finalement ? Un étirement phénoménal et ma vision retrouve toute sa clarté d'antan. C'est mon meilleur ami Samuel que je vois, campé dans le couloir, les mains sur les hanches et la tête penchée sur l'épaule droite.
- Tu dormais ?
- Mais non, t'es con.
Il s'esclaffe devant ma mauvaise humeur, signe de faiblesse et preuve accablante, à n'en pas douter.
- Bon c'est pas tout ça, on est arrivés, dit-il en s'écartant légèrement pour laisser passer une grosse à l'air furax.
- Quoi ! Tu pouvais pas le dire plus tôt …
Je me lève d'un bond et attrape mon sac, ployant sous son poids. Sam le remarque aussi.
- Bon sang mais qu'est-ce que t'as mis dans ton sac ? Des briques ou quoi ?
- Très drôle.
On se joint à la foule hétéroclite, bientôt les pieds sur le trottoir dégueulassé de vieux mégots et de chewing-gums d'un autre âge, respirant à pleins poumons cette fraîche odeur de fumée et de macadam, noyé de pluie urbaine. Enfin j'entends l'inspiration décontractée de Sam. La mienne s'est perdue dès que j'ai ouvert les lèvres, gorge obstruée. Ca m'a fait tousser comme les allergiques.

En franchissant le portail, je me dis que l'envie de sécher n'a jamais été aussi forte. Faire demi-tour et me casser. Cet après-midi peut-être. Là ce matin, impossible. Interro de maths. Mes parents m'ont suffisamment fait comprendre que je ne pouvais pas continuer comme ça. Il devra y avoir du changement. Très prochainement. Et du changement dans le bon sens. Ca ne me laisse pas trop le choix.

Cet après-midi, ouais.
Un coup de vent s'engouffre entre les pans de ma chemise et je frissonne sous sa morsure glacée, tentant de me mesurer au pas rapide de Samuel.








II



Le prof de maths est un petit homme sec, limite cassant. Une grosse branche de bois raide en somme,  mais l'aspect crissant en plus, comme la mauvaise surprise des cailloux qui sont restés coincées dans les plis d'une feuille de salade. L'ensemble donne un peu envie de dégobiller.
A son arrivée les autres élèves ont tout de suite su que ça se passerait très mal, à en croire les vagues de murmures qui se sont déclenchés comme une traînée de poudre, et ce dès qu'il a mis le pied dans la frontière entre le lino bleu du couloir et le parquet délabré de la salle de classe. Il avait son petit air satisfait et son nez pointé vers le plafond, un conquérant qui marchait sur le pays ravagé de ses ennemis et esclaves, une petite liasse de feuilles imprimées sous le bras. D'ordinaire j'aurais retenu mon souffle, quasi-religieusement. J'aurais tremblé sur ma chaise, agrippé les rebords de la table à m'en faire sauter les ongles comme des dominos.
Mais rien de tout cela. La pluie tombait encore et j'observais les milliers de petits cristaux qui venaient finir leur vie contre ma vitre. 

Je crois que j'ai passé la majeure partie de l'épreuve, comme ça, à regarder le rectangle de la cour déserte. Immobile. Si ç'avait été un cours comme les autres le petit teigneux m'aurait très certainement aboyé après pour me faire redescendre sur terre. Je savais qu'il m'observait en fait, et aussi qu'il ne lèverait pas le petit doigt pour me faire retourner à mon travail. Il devait exulter à l'idée de me coller un zéro.

Le premier éclair zèbre le ciel, déchire les restes de pluie, les emporte loin au-dessus des toits. La sonnerie retentit à ce moment. Je sursaute malgré moi, violemment ; ça en fait rire certains, d'autant plus que j'ai écrasé la mine de mon stylo-plume contre la copie. Encre en perdition.
- Merde.
- Un problème quelconque, Rose ?
- Non, monsieur, tout va bien.
Sourire timide et réservé de la petite fille sage. La tête ovoïde se détourne dédaigneusement.
Les taches disparates s'impriment sur mes doigts alors que j'essaie maladroitement de limiter l'hécatombe.
Je tremble. J'essaie de l'oublier, de m'en défaire, mais rien n'y fait, je tremble ; je balance la boulette de papier dans la poubelle et je cours chercher mon sac, avant de m'enfuir.

 Après les deux heures de maths Sam a cours de latin au troisième étage. Il croit que je vais en permanence pendant ce temps-là.
C'est ce que tout élève sérieux est censé faire.
 
Mes paumes sont moites quand je m'engage dans le couloir, traînant sous le poids de mon chargement. Le mur de vitres lavées d'eau et de grisaille, tout au bout, là-bas, me renvoie l'image de quatre filles qui s'avancent dans ma direction. Je m'arrête près de la porte des toilettes et fais mine d'avoir quelque-chose à prendre dans la poche de mon pantalon. Le temps qu'elles s'en aillent.
Des filles de terminale. Deux d'entre elles sont en short. Certainement de bons jeans bien longs dans une autre vie, mais aussitôt lacérés à coups de machette par leur indigne propriétaire. Pour la bonne cause, hein, pour donner cet air excellemment filandreux et décontracté.
Très court, surtout.

Même sans les regarder je sais qu'elles m'adressent de petits coups d’œil évocateurs. Moqueurs, peut-être un peu. Je déglutis nerveusement en farfouillant tout à fait sans but dans ma poche, que je sais vide, immensément vide. Le niveau de leurs voix et de leurs rires ravis dégringole régulièrement. Je m'autorise à souffler et à refermer la fermeture éclair de cette satanée poche. Me voilà hors de danger.


Je n'ai pas le temps de me retourner complètement qu'une main m'agrippe l'épaule. Je lève les yeux.
- T'es déjà là … je lâche dans un souffle.
D'habitude elle arrive toujours dernière à notre rendez-vous. Elle me fait taire en posant un index dans le creux de ses lèvres, étirées en demi-sourire.
Elle m'entraîne et pousse la porte des toilettes. Aussitôt celle-ci refermée elle passe une main derrière ma nuque et m'attire à elle pour m'embrasser. Je n'ai pas le temps de réagir. Un geyser de chaleur me bouffe les joues tout d'un coup, mais pas celle des autres fois, celle que j'aime, et qu'elle aime aussi. C'est autre-chose. Les sangles de mon sac m'entament les épaules, me scient la peau, presque à m'en faire crier. Je me dégage de son étreinte et titube contre le mur. Le sac glisse le long de mes bras et s'affale par terre avec un bruit compact, qui la prend par surprise. Elle baisse vaguement les yeux vers lui. Puis revient vers moi.
-  Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Il y a un soupçon de colère et de vexation dans sa voix. Elle fait encore un pas et prend mon menton entre ses doigts, comme à l'intérieur d'une cage.

- Qu'est-ce que t'as Rose?
- Alice ... arrête ...
J'essaie de me détourner, mais je n'y arrive pas. Ses ongles percent mes os, se fichent à moi. Je suis dégoulinante de sueur tout à coup. Ses pupilles bleu délavé, toutes cernées d'un mascara noir corbeau qui tranche avec son teint trop blanc, ses taches de rousseur sur le haut des pommettes et cette petite marque dans le cou, tous ces détails d'imperfection qui me font la trouver si belle se changent en cruauté intransigeante, envahissent mon champ de vision, me font prisonnière,  J'essaie une nouvelle fois de me libérer. Peine perdue, elle est plus forte que moi. Elle l'a toujours été.
C'est elle qui décide de lâcher ma mâchoire et de se reculer. Elle croise les bras sur sa poitrine. Toujours en me fixant. Son expression est indéchiffrable, un peu comme un paysage de montagne obstrué par des avalanches de nuages, pas tout à fait opaques ni tout à fait légers, pas assez pour faire passer ne serait-ce qu'un rayon de soleil entre leurs mailles. Un peu comme la naissance de l'orage. Là, tout près, mais inaccessible.
 
j'éponge la sueur de mon front sur un pan de chemise. Elle aussi respire plus rapidement.

Plus forte que moi, ouais. C'est moi qui viens vers elle. Je pose mes lèvres dans son cou. Doucement.
Je sais qu'elle sourit à présent, même sans la voir. Sa main droite se délie me prend par les poignets. L'autre descend vers les boutons de ma chemise. Puis nos lèvres se rencontrent une nouvelle fois, pour ne plus se lâcher.



« Modifié: 16 Juin 2012 à 20:57:39 par Äthan »
"shaming men [...] not by laughing at but by lashing them"
J.Swift

Tally

  • Invité
Re : Orage
« Réponse #1 le: 17 Juin 2012 à 15:35:11 »
Hey!
Je sais pas trop quoi te dire, mis à part deux ou trois remarques :
Déjà, j'aime beaucoup, mais il y a un problème dans les temps, ce qui rend la lecture moins agréable, parfois, tu racontes au passé, d'autres, au présent, et ça fait bizarre. Ensuite, j'ai pas trop compris ce qui se passe dans la tête de Rose, elle semble virer de bord (mentalement, je veux dire), changer d'avis trop vite, ou alors c'est moi qui n'ai pas bien compris.
Bref, la suite s'il te plait, que je me fasse une idée plus précise.
Bonne continuation !

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
  • Messages: 578
Re : Orage
« Réponse #2 le: 18 Juin 2012 à 20:42:04 »
Saaalut,

Citer
sans qu'elle pense à tirer les rideaux
sans qu’elle ne pense

Citer
L'obscurité se mouvait pas à pas contre la peinture ocre des murs et le plafond blanc, descendait sur elle comme un cocon.
Je n’aurais pas mis la virgule après blanc, ça m’a perturbé pour trouver le sujet du verbe  :-\
Sinon je trouve que la phrase se veut hmmm douce et poétique, mais pourtant ça ne fonctionne pas (sur moi en tout cas). Je pense que le « se mouvait pas à pas contre » et le « comme un cocon » en sont la cause… si le plafond descend sur moi, je panique, je ne pense pas à un cocon… et l’obscurité qui marche ça me fait bizarre… et puis « contre » c’est un peu rude… mais bon je pinaille, si toi ça te parle c’est l’essentiel ! :-[

Citer
L'essentiel était de se remplir la tête jusqu'à ras-bord.
« …la tête à ras bord » suffit je pense

Citer
Trois coups vigoureux ébranlèrent la cloison
Oua ça me fait bizarre le « vigoureux » j’ai l’impression qu’il n’est pas du même style…et puis si les coups ébranlent, on se doute que ce sont des coups tapés fort… du coup j’enlèverais l’adjectif  ::)

Citer
mêlée au tintamarre d'une gourmette
:o

Citer
Elle soupira
Peut-être mettre « Alice soupira » sinon le dernière « elle » se référait à la gourmette

Citer
Alice sursauta violemment
Euh… sursauta suffit non ? J’ai du mal à voir un sursaut violent… c’est toujours brusque et inattendu un sursaut… je sais pas… :\?

Citer
Et ce n'est pas de la pluie qui tombe, ce sont des ampoules
Mdr, je sais pas si c’est très heureux mais en tout cas ça m’a fait rire

Citer
à quelques centimètres de mes pupilles, séparées de moi par la vitre
donc tes pupilles sont séparées de toi par une vitre… intéressant  :\?

Citer
Elles, et les stries qu'elles croisent en entrecroisent à la manière d'un mini-réseau autoroutier.
et entrecroisent, non ?
La phrase n’est pas très agréable à lire ou à imaginer  ><

Citer
si j'espérais m'endormir. Je n'ai pas franchement bien dormi
peut-être mettre « assoupir » la première fois pour éviter le son répété

Citer
Pourtant c'est con de ma part de vouloir pioncer un petit coup, un tout petit, ne serait-ce que deux minutes avant de débarquer au lycée
Oua on sort carrément du registre que tu utilisais jusque là, c’est très bizarre.

Citer
Je m'assieds toujours comme ça dans le bus.
C’était donc ça, j’avais du mal à visualiser la scène depuis le début du paragraphe  :huhu:

Citer
signe de faiblesse et preuve accablante, à n'en pas douter.
J’enlèverais « signe de faiblesse », je ne pense pas que la mauvaise humeur soit un signe de faiblesse… c’est juste signe de mauvais caractère  :P

Citer
Là ce matin,
Là, ce matin,

Citer
Cet après-midi, ouais.
Un coup de vent s'engouffre entre les pans de ma chemise et je frissonne sous sa morsure glacée,
C’est très étrange l’alternance. Rose raconte en langage parlé et en langage écrit/chatié. Si elle dit « Pourtant c'est con de ma part de vouloir pioncer un petit coup » je la vois plus dire « je me gèle les miches » plutôt que « je frissonne sous la morsure glacée »… enfin c’est mon impression :-¬?

Citer
comme la mauvaise surprise des cailloux qui sont restés coincées dans les plis d'une feuille de salade. L'ensemble donne un peu envie de dégobiller.
Hmm, ce n’est pas écœurant, c’est désagréable, donc le terme de « dégobiller » me semble peu adapté…  ??? l’ensemble donne envie de balancer l’assiette, de renoncer au plat etc.

Citer
A son arrivée les autres élèves
A son arrivée,

Citer
ont tout de suite su que
ont de suite su que

Citer
les vagues de murmures qui se sont déclenchés
déclenchées

Citer
les vagues de murmures qui se sont déclenchés comme une traînée de poudre
problèmes d’images. Des vagues qui se déclenchent c’est étrange, le verbe ne convient pas. Et la comparaison entre une vague et une trainée de poudre est un peu bancale aussi... et ça fait double image, ce n'est pas nécessaire, les vagues sont déjà une image. :-X

Citer
et ce dès qu'il a mis le pied dans la frontière entre le lino bleu du couloir et le parquet délabré de la salle de classe
Et ce dès qu’il a franchi (ou dès que son pied a franchi) la limite entre…

Citer
à m'en faire sauter les ongles comme des dominos.
Problème d’image encore pour ma part. La métaphore du domino sert pour dire qu’en agissant sur une chose, tout peut dégringoler par la suite. Je ne vois pas le rapport entre le jeu du domino et s’arracher les ongles sur un dossier de chaise…

Citer
Le premier éclair zèbre le ciel, déchire les restes de pluie, les emporte loin au-dessus des toits.
Ah beh tu passes au présent…

Citer
Je sursaute malgré moi, violemment
Décidément, c’est un épidémie de sursauts bizarres :\?

Citer
en farfouillant tout à fait sans but dans ma poche
dans le sac ça paraitrait moins bizarre  |-|

Citer
dégringole régulièrement
ah c’est étrange ça aussi, quand ça dégringole c’est d’un coup…

Citer
Elle fait encore un pas et prend mon menton entre ses doigts, comme à l'intérieur d'une cage.
« comme à l’intérieur d’une cage » me semble un peu maladroit, « elle approche encore et fait prisonnier mon menton de ses doigts », non ?

Citer
Ses ongles percent mes os
Ma peau déjà, on verra par la suite si on lui donne aussi un cubitus à lacérer...  :aah:

Citer
me font prisonnière,  J'essaie une nouvelle fois de me libérer
bug de ponctuation


Comme Tally, il me faudrait la suite ^^
Pour le moment, je suis assez perplexe sur le changement de temps et sur tes métaphores. C’est surtout sur ça que j’ai coincé, tu choisis des biais pour décrire très particuliers/étranges et du coup comme j’essaie de comprendre, je m’éloigne de la narratrice et je n’arrive pas à me connecter à elle.
Je ne saisis pas bien Rose, elle semble réactionnaire, rebelle, excessive et en même temps timide et empruntée, comme si elle était double (je pense que je rejoins Tally du coup quand elle dit qu’elle change d’avis très vite).
Sinon j’ai l’impression que tu es plus à l’aise dans le registre « parlé », ces bouts-là sonnaient plus vrais pour Rose.
Ah et je ne comprends pas le préambule non plus, mais j’imagine que l’explication vient après.
J’attends de voir ce qu’il va se passer pour avoir un avis un peu plus global, pour le moment j’attends le déroulement de l’intrigue (ce qui veut dire que ça m'intéresse de connaitre la suite, donc même si je chipote, je reste lectrice hein ::) ) ^^

Merci pour ce texte :D
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Äthan

  • Tabellion
  • Messages: 51
  • Sawdust's alright actually
Re : Orage
« Réponse #3 le: 18 Juin 2012 à 21:43:42 »
Hey hey  :)

@Tally

Ah, le passage au passé c'est quand le prof arrive avec les copies, c'est ça? Dans ma tête (cabossée, certes  :huhu:) c'est rétrospectivement que Rose y pense et donc le "présent" se situe à la sonnerie de fin. mais fin bon, je reverrai ce point.
Pour les réactions bizarres de Rose, c'est tout à fait normal  :mrgreen:
Ce sera dans la suite. Qui n'est pas écrite en entier, encore. Quant à savoir si elle sera convaincante ... on verra bien  :-[
merci du commentaire  :P


@Tomoyo
bwahahahaha, désolée mais ceci m'a fait beaucoup rire :
"donc tes pupilles sont séparées de toi par une vitre… intéressant"   ---> Ben oui ... pas toi? Non, séparées renvoie aux gouttes de pluie et pas aux pupilles. Un peu tiré par les cheveux comme formulation, peut-être  :D

"si le plafond descend sur moi, je panique, je ne pense pas à un cocon… et l’obscurité qui marche ça me fait bizarre… et puis « contre » c’est un peu rude… mais bon je pinaille, si toi ça te parle c’est l’essentiel !" ---> ton ressenti est certes logique mais aussi hautement personnel  :P Et puis la phrase ne se voulait pas forcément douce ou poétique, non ...

"J’ai du mal à voir un sursaut violent" --> Touché. "sursauta" suffit.

" Des vagues qui se déclenchent c’est étrange, le verbe ne convient pas. Et la comparaison entre une vague et une trainée de poudre est un peu bancale aussi... et ça fait double image, ce n'est pas nécessaire, les vagues sont déjà une image."---> ah bentiens, il faudra que je le change ce passage.

"Hmm, ce n’est pas écœurant, c’est désagréable, donc le terme de « dégobiller » me semble peu adapté…  l’ensemble donne envie de balancer l’assiette, de renoncer au plat etc." ---> essaie seulement de l'avaler, ce caillou  8)

"Problème d’image encore pour ma part. La métaphore du domino sert pour dire qu’en agissant sur une chose, tout peut dégringoler par la suite. Je ne vois pas le rapport entre le jeu du domino et s’arracher les ongles sur un dossier de chaise…"
---> j'imaginais des dominos qu'on enverrait valser séparément. C'est blanc comme un ongle, heu ... ça ... okay. Image étrange

"dans le sac ça paraitrait moins bizarre" ---> mais il y a une raison  8)

"tu choisis des biais pour décrire très particuliers/étranges et du coup comme j’essaie de comprendre, je m’éloigne de la narratrice et je n’arrive pas à me connecter à elle." ---> hm, oui c'est vrai. C'est une tendance qui ne rend pas service, arg. Du coup je soignerai la suite.

"Je ne saisis pas bien Rose, elle semble réactionnaire, rebelle, excessive et en même temps timide et empruntée, comme si elle était double (je pense que je rejoins Tally du coup quand elle dit qu’elle change d’avis très vite)." ---> Oui elle paraît ... "instable". Mais là ce n'est pas forcément une ... erreur  :-¬?

"Sinon j’ai l’impression que tu es plus à l’aise dans le registre « parlé », ces bouts-là sonnaient plus vrais pour Rose" ---> je suis plus à l'aise avec le registre parlé lorsque j'écris des textes de ce genre (1e personne, ado, tout ça). C'est vrai. Mais le contraste avec les passages plus soutenus ne m'avait pas paru si énorme. Bref, si c'était ton ressenti, merci de l'avoir signalé.

Mais merci d'avoir chipoté, Tomoyo (et d'avoir relevé les erreurs). Je suis admirative devant la précision de tes commentaires (non ce n'est pas pour te soudoyer   :P )

La suite est en marche.
« Modifié: 19 Juin 2012 à 08:18:39 par Äthan »
"shaming men [...] not by laughing at but by lashing them"
J.Swift

Hors ligne Jane

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Orage
« Réponse #4 le: 19 Juin 2012 à 19:39:50 »
(Je venais d'écrire mes commentaires et le forum m'ayant déconnecté entre temps, j'ai tout perdu >< Désolée, je vais faire un peu plus court du coup).

Alors premièrement j'ai bien aimé, j'ai trouvé que certaines descriptions étaient vraiment sympas, comme celle-là par exemple.

Citer
Des filles de terminale. Deux d'entre elles sont en short. Certainement de bons jeans bien longs dans une autre vie, mais aussitôt lacérés à coups de machette par leur indigne propriétaire. Pour la bonne cause, hein, pour donner cet air excellemment filandreux et décontracté.
Très court, surtout.

Après je rejoins l'avis de Tomoyo sur le fait que certaines d'entre elles sont trop complexes et que du coup on sort un peu du récit juste pour pouvoir les comprendre, c'est un peu dommage, ça casse la fluidité du texte. J'ai eu cette impression avec à peu près la moitié des métaphores ou des descriptions donc je ne vais pas toutes les citer.

Il y a aussi un autre petit truc qui m'a gêné, je ne sais pas si je suis la seule, mais à un moment (les deux premiers paragraphes du premier chapitre) tu passes d'une description quasiment lyrique à un langage familier et la transition m'a choqué, j'ai trouvé, pareil, ça cassait la fluidité du récit.

Enfin bref, j'ai tout de même bien aimé et j'ai bien envie d'en lire davantage :)
« Je te donne toutes mes differences, tous ces défauts qui sont autant de chance. » - JJG

Hors ligne Nhil

  • Scribe
  • Messages: 83
Re : Orage
« Réponse #5 le: 19 Juin 2012 à 20:24:46 »
Salut!
Citer
Elle ne fit qu'effleurer le dehors
"le dehors" ça fait un peu bizarre, pas très joli à mon sens.

Citer
une grosse à l'air furax.
Je trouve ça un peu péjoratif "une grosse"...

Bon après j'ai oublié de noter, en fait. J'ai trouvé ça pas mal du tout, même si je ne comprends effectivement pas toujours l'attitude de ton perso. Pourquoi, par exemple, n'avait-elle pas envie ce jour là?

Je lirai la suite avec plaisir ^^

Parce que croire en quelqu'un c'est être naïf, s'enfiler sans préservatif
Qu'être naïf, c'est être faible
Et qu'être faible ou trop chétif dans une course déja lancée
C'est être mort

Romain Humeau - Je m'en irai toujours

Hors ligne Äthan

  • Tabellion
  • Messages: 51
  • Sawdust's alright actually
Re : Orage
« Réponse #6 le: 20 Juin 2012 à 16:54:30 »
Bonswar  :)

@Jane:
Ah, mes condoléances pour ton commentaire ...
Ah, ok, donc ça se précise. Trop de procédés obscurs et de métaphores sorties de nulle-part. Et pour ce changement de niveau de langue, je ne me doutais vraiment pas que ce serait gênant à ce point ("choquant"  :o :D), je serai attentive pour la suite (pas encore finie d'écrire ...)
Merci du commentaire  ^^

@Nhil
Citer
"le dehors" ça fait un peu bizarre, pas très joli à mon sens.
Je changerai ça.
Citer
Je trouve ça un peu péjoratif "une grosse"...
Ah, d'accord avec toi, mais c'est Rose la responsable ...

Pourquoi, pourquoi c'est une bonne question, ça. Héhé
Tant mieux si ça t'a plu, merci   ^^

"shaming men [...] not by laughing at but by lashing them"
J.Swift

Hors ligne Ptite-Souris

  • Tabellion
  • Messages: 27
Re : Orage
« Réponse #7 le: 20 Juin 2012 à 17:01:57 »
J'aime beaucoup ton texte ! Félicitation   ! :)
Une souris est si mignone :)

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.017 secondes avec 15 requêtes.