Bon, allez, je tente de me replonger dans cette section, c'est parti !
J'ai deux yeux vert crapaud
Deux grandes taches d'eau
Un bras automate et sur le corps un zéro
j'aime beaucoup. Ca fait petite comptine, ça sonne, bref, j'apprécie ces rimes.
Né de sang et de fleurs un cœur se ferme
Pinceau de cils pour apaiser le terme
Un lourd tic-tac fauché par la nuée de blé
Pris entre terre et ciel et mort sur le côté
là par contre, j'aime nettement moins ton choix de rime, je trouve qu'il fait plus artificiel, plus confus : on passe d'un coeur à un pinceau à un tic-tac et je vois pas le rapport entre les trois...
sinon fauché/ nuée/blé/ côté, ça fait trop de fois le même son, c'est dommage.
La nuit c'est un joaillier qui la détruit vivante
Descendu trop bas dans le puits des sobres
Les mains pleines d'écume jetée frémissante
j'ai rien compris à la syntaxe de cette strophe. Qui est "la" et à quoi se rapporte "descendu". Ensuite l'image de "puits des sobres", je vois pas du tout ce que ça peut bien vouloir dire.
Pour le dernier vers, trois adjectifs sur sept mots, ça fait vraiment beaucoup. Perso, j'aurais supprimé le "jetée"
Moi aussi j'ai été un peu perdue dans ton poème. Je trouve que le début et la fin (avec cette histoire d'automate) sont vraiment très différents du reste. Personnellement j'ai beaucoup apprécié ce début et cette fin qui m'ont fait penser à une comptine. Ils sonnent bien et leurs images sont claires. Dans le reste de ton poème, la syntaxe devient plus difficile à comprendre et il en va de même avec les images que tu utilises, du coup on ne te suit plus du tout.
Bref, je n'irai pas comme les autres jusqu'à dire que ton poème est incompréhensible mais je pense que tel quel il cloche, parce que tout le milieu me semble développer autre chose et être écrit complètement différemment du début et de la fin, du coup j'ai du mal à cerner ce que tu voulais faire dans l'ensemble. En fait j'ai l'impression que pendant tout le milieu du texte tu n'as plus voulu assumer ce côté comptine.
Voili voilu !