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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [AT Mammouth n°1] Niflheim

Auteur Sujet: [AT Mammouth n°1] Niflheim  (Lu 4860 fois)

Hors ligne Rain

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[AT Mammouth n°1] Niflheim
« le: 09 Avril 2012 à 19:35:28 »
EDIT : V2 PLUS LOIN


Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce texte m'aura donné du fil à retordre XD.
Pour la petite histoire, j'ai écrit son début deux fois, abandonné, réécrit son début une troisième fois, réabandonné, réécrit une dernière fois de manière totalement différente (et j'ai failli abandonner aussi XD) et cette fois je me suis un peu acharné. J'ai failli laisser tomber plusieurs fois en cours de route parce que je m'arrachais les cheveux plus que d'habitude dessus (alors qu'il a rien de particulier) mais j'ai quand même réussi à finir à temps. Ouf !

Sinon, j'hésitais entre Niflheim et Nibelheim pour le titre, mais c'est pas tout à fait la même chose et Niflheim colle mieux.

Heu, voilà, bonne lecture ! Désolé, c'est un peu long XD.


Niflheim


   Niflheim, ainsi la nommait-on. C'était une ville faite de vieilles pierres grises, aussi vieilles que le monde, et couverte d'un manteau de neige aussi épais que blanc. Elle était petite et ramassée, comme si les maisons cherchaient à se tenir chaud entre elles. Dans ses rues étroites s'engouffraient un vent glacial et cruel qui soufflait la vie comme on souffle une bougie. Le plus souvent, il n'y avait personne pour les parcourir même si, à l'occasion, quand les nuages faisaient l'école buissonnière et que le soleil se dévoilait timidement, quelques enfants sortaient dans la neige pour jouer, rire et se défouler sous le regard attentif et envieux de leurs parents. On ne connaissait pas le rire bien longtemps, dans cette ville – on y apprenait le deuil trop vite. Niflheim, ainsi la nommait-on. Et si ce n'était pas le nom qu'elle avait reçu à l'heure de sa fondation, c'était encore celui qui lui allait le mieux, car Niflheim était un monde de froid et de mort peuplé de fantômes au regard éteint.

*

   A Niflheim vivaient un garçon et une fille. Lui s'appelait Seamus : il était plutôt grand et maigre, avait le teint pâle et la tête rousse. Elle s'appelait Lilas : elle était petite et blanche comme la ville, de peau comme de cheveux, et ses yeux étaient rouge sang. Ils étaient frère et sœur. Assis devant la cheminée, serrés l'un contre l'autre, ils pleuraient leur grand-père.
   Celui-ci était mort très rapidement, d'un mal encore inconnu. Il avait l'habitude, de temps en temps, d'inviter les voisins et les gens du quartier à venir écouter ses contes d'autrefois, partageant le feu et le repas le temps d'une soirée. C'était au milieu de l'une de ses histoires qu'il s'était mis à tousser et à cracher et à s'étrangler. Il s'était agité, avait traversé toute la pièce en battant des mains, à la recherche d'une goulée d'air – on aurait dit qu'il dansait. Et puis il s'était effondré, et n'avait plus bougé. Il y avait bien un médecin parmi les présents, mais il n'avait pas eu le temps de réagir. Plus tard, lorsque les autres furent tous rentrés chez eux et qu'il se retrouva seul en compagnie des enfants, il leur expliqua que ce n'était pas le froid qui avait tué le vieux conteur, mais que c'était autre chose ; et que pour découvrir de quelle maladie il s'agissait, il devait l'emmener avec lui dans sa maison, où il avait tous ses outils. Mais ni Lilas ni Seamus ne répondirent rien – les yeux plongés dans les flammes, ils ne l'avaient même pas écouté. Alors, au bout d'un moment, le médecin partit lui aussi, emportant avec lui le corps du vieil homme, laissant les enfants tout à leur deuil.
   Le feu s'était depuis longtemps consumé lorsqu'ils remuèrent enfin. Il leur semblait s'éveiller d'un long sommeil sans rêve. Le froid les mordit à pleines dents – Seamus se dépêcha de rallumer leur foyer.
   « Qu'est-ce qu'on va faire, maintenant ? »
   C'était Lilas qui avait parlé. Son grand frère la regarda, mais ne sut que lui dire. Ils ne pouvaient pas vivre par eux-même, pas encore – le froid les tuerait en moins d'une semaine. Mais Seamus ne pouvait se résoudre à abandonner la maison de leur grand-père. Ils restèrent donc assis là un moment encore, immobiles et silencieux, jusqu'à ce que la faim se fasse entendre. Il fallait bouger.
   « Allons chez le médecin, » décida finalement Seamus.
   La petite fille acquiesça. Il leur fallait pour cela sortir et marcher dans la rue sur quelques dizaines de mètres – acte imprudent et parfois mortel lorsqu'on habitait à Niflheim, surtout pour des enfants. Mais ils n'avaient personne d'autre vers qui se tourner, personne pour accueillir de bon cœur les deux orphelins qu'ils étaient. Le médecin, lui, avait toujours pris soin d'eux quand la santé fragile de Lilas obligeait leur grand-père à faire appel à lui. Alors, sans jamais lâcher la main de son frère, elle se blottit contre lui sous sa grande cape. Seamus ouvrit la porte.
   Le vent soufflait, ce matin-là comme tous les autres jours, mais il ne neigeait pas beaucoup – à peine quelques flocons, et le ciel était presque dégagé. Dans l'après midi, la rue serait remplie de gamins. Malgré tout, Seamus et Lilas avancèrent lentement, évitant soigneusement les zones d'ombre où le verglas se cachait sous la neige.
   Mais quelque chose dans l'air ne plaisait pas à Seamus. Il finit par se rendre compte que c'était une odeur que portait le vent et qui n'était pas celle de la neige. Le garçon ne la reconnaissait pas ; il préféra s'en méfier. Ils pressèrent donc le pas autant que la prudence le permettait et atteignirent bientôt leur destination.
   Le médecin leur ouvrit presque tout de suite quand ils frappèrent à la porte, s'écarta pour les laisser passer et alla jusqu'à leur offrir une tasse de tisane. Il ne parla pas avant qu'ils se furent réchauffés, et même alors il ne leur posa pas de question ni ne leur parla de leur grand-père, se contentant de leur souhaiter la bienvenue chez lui. Si cela l'ennuyait de devoir partager son feu et sa nourriture, il n'en montra rien. Néanmoins, dans les jours qui suivirent, les enfants firent de leur mieux pour l'aider dans les tâches quotidiennes – ils entretenaient les flammes, préparaient à manger, nettoyaient la grande maison (elle possédait trois pièces), toutes activités que leur grand-père leur avait appris très tôt, afin qu'ils bougent et ne pensent plus au froid. Parfois, quand il n'y avait plus rien à faire, Seamus assistait le médecin dans son travail tandis que Lilas déchiffrait péniblement les vieux livres poussiéreux qu'elle trouvait dans la petite bibliothèque.
   Quelques jours plus tard, le médecin sortit faire le plein de vivres, laissant les enfants seuls pour la première fois depuis longtemps. Un silence gêné s'installa entre eux, peuplé de souvenirs douloureux. Timidement, Lilas tenta de le rompre.
   « Dis, c'est quoi une fleur ?
   - Une légende. »
   Le feu craqua dans la cheminée.
   « Dans un livre, reprit la fillette, ils disaient que ça pousse partout en dehors des villes.
   - Il n'y a que de la neige, des loups et du vent, en dehors de Niflheim, répondit son frère. S'il y avait eu autre chose, les chasseurs nous l'auraient dit. Et ils l'auraient ramené. »
   Mais Lilas continua comme si elle n'avait rien entendu.
   « Il y avait aussi un garçon qui en offrait une à une fille, et ça la rendait contente parce que c'était une jolie fleur !
   - C'est tout ? Il lui en faut peu, répliqua Seamus en ricanant.
   - Moi, ça me ferait plaisir aussi, dit sa soeur d'un ton boudeur.
   - Moi je préfèrerais quelque chose qui tient chaud. De toute façon, les fleurs, ça n'existe pas.
   - Grand-père, il en parlait aussi. »
   Le feu craqua de nouveau. Seamus affichait un air sombre, à présent.
   « Grand-père est mort.
   - Il disait qu'elles reviennent avec le printemps.
   - Le printemps, ça n'existe pas non plus.
   - Si ! C'est tout vert, il disait, et ça sent bon ! En plus il fait chaud, et...
   - Le printemps n'existe pas et grand-père est mort ! »
   Le garçon avait crié. Lilas se tut, abasourdie – c'était la première fois qu'elle voyait son frère crier. Puis elle se leva et s'en fut en courant dans la chambre dont elle claqua la porte.
   Seamus pleurait à présent. Il n'avait pas voulu élever la voix contre sa sœur, mais ç'avait été plus fort que lui. Il n'avait pas envie de se souvenir de son grand-père, c'était trop douloureux. Et penser à ce printemps qu'il y avait toujours dans ses histoires rendait le froid du vent et de la neige plus cruel encore. Il fallait qu'il se vide l'esprit. Alors, il se leva à son tour, prit un balai et un chiffon, et il fit le ménage à fond dans la grande salle.
   Le soir arrivait quand le médecin rentra avec sa ration de nourriture. Il n'était pas seul : un chasseur l'accompagnait.
   « Il dit qu'il a du mal à respirer, expliqua le médecin au jeune garçon. Il va passer la nuit ici pour que je l'examine. »
   Personne ne put fermer l'œil cette nuit-là, à cause de la respiration sifflante et de la toux grasse du malade.
   Au matin, Lilas resta enfermée dans la chambre. Seamus, quant à lui, rejoignit l'atelier du médecin. Il avait décidé de l'aider à soigner son patient. Il n'avait que très peu côtoyé les chasseurs, et celui-ci l'intriguait. Ils parlèrent donc toute la matinée de son métier pendant que leur hôte l'examinait.
   « C'est un boulot éprouvant, disait-il. On est jamais à l'abri d'un danger, que ce soit les ours enragés, les tempêtes ou même simplement les trous sous la neige. J'ai perdu quelques copains comme ça. Tu marches devant, et quand tu te retournes, y'a plus personne. Impossible de les retrouver, parce que le trou se rebouche tout seul. Une sale mort, ça. »
   Une quinte de toux le secoua violemment.
   « C'est moins dur ces temps-ci, cela dit. Depuis deux ou trois semaines, il tombe moins de neige, et les petites bêtes sortent plus souvent. Ça arrive parfois, mais jamais sur une période aussi longue. Un autre groupe dit même avoir aperçu des oiseaux, et ça, c'est une première depuis longtemps. J'en ai jamais vu, moi. »
   Il toussa encore. Cette fois, il mit plus de temps à reprendre son souffle.
   « J'vous jure, sans cette putain de maladie, je serais dehors avec tous les autres, et dans quelques jours, on ferait un gros festin. On a déjà des réserves pour tenir pendant des semaines. On rationne toujours parce qu'on sait jamais, mais si on continue à remplir les greniers comme ça, on va pouvoir arrêter. » Il marqua une pause. « Enfin, si on arrête de tousser à s'en arracher les poumons. Parce que j'suis pas le seul dans ce cas-là, vous savez. Pas mal de chasseurs, et quelques uns des types qui viennent nous voir aussi sont dans le même état. Y'en a des pires que moi dans d'autres quartiers. »
   Enfin, le médecin se releva.
   « Je crois bien que c'est une crise d'asthme, il va falloir que je vérifie dans un livre. Si vous dites vrai, c'est un peu préoccupant. Ce n'est pas contagieux, normalement. Vous avez constaté quelque chose de nouveau, à l'extérieur ?
   - A part les oiseaux, vous voulez dire ? Ben... Y'a une odeur bizarre dans l'air, déclara-t-il après une courte réflexion. Il fait beau plus souvent que d'habitude, aussi, et y'a pas mal de poussière. Sinon, je vois pas.
   - Vous savez, lui dit le médecin en rigolant, si je n'étais pas superstitieux, je dirais que le printemps revient et que vous nous faites une allergie. »
   Il y eut un bruit derrière la porte de l'atelier. Seamus l'ouvrit et vit qu'un livre était tombé de l'étagère. En le ramassant, il le feuilleta distraitement et tomba sur un étrange dessin plein de couleurs.
   « C'est quoi, ça ? C'est joli. »
   Les deux hommes s'approchèrent pour regarder par dessus son épaule.
   - C'est une fleur, répondit le médecin, tu vois, c'est écrit en dessous. »
   Pris d'un doute, le jeune garçon releva la tête. La porte de la chambre était ouverte. Lorsqu'il alla voir à l'intérieur, Lilas ne s'y trouvait plus. Sans un mot, il se précipita vers l'extérieur n'attrapant que sa cape au passage. Il n'entendit pas les deux hommes lui demander ce qu'il faisait. Il ne pensait plus qu'à sa petite sœur perdue dans la neige à la poursuite d'un rêve.
   Il ne s'attendait pas à ce qu'il vit : un grand ciel bleu, dégagé de presque tous ses nuages. En dessous, la neige scintillait tant qu'elle lui faisait presque mal aux yeux. Il s'émerveilla un instant, puis se reprit – il devait retrouver Lilas. Mais bien que la rue fût vide – il était encore trop tôt le matin pour que les enfants sortent – il ne la vit ni à droite, ni à gauche, et faillit perdre tout espoir. Puis il baissa les yeux et remarqua les empreintes de pas qui partaient de la maison de médecin – bien sûr, il ne neigeait pas ! Il prit leur direction en courant et tomba au bout de trois pas. Reprenant sa route plus prudemment, il les suivit longuement à travers le dédale des petites rues de Niflheim.
   Il finit par la retrouver, seule, plus pâle encore que d'ordinaire, dans une petite cour sombre et bien abritée. Elle était accroupie et se balançait doucement d'avant en arrière. Seamus s'approcha et prit doucement sa petite sœur dans ses bras. Elle tremblait et elle était horriblement froide. Il l'enroula dans sa cape.
   « Elle est comme moi, regarde. »
   Elle parlait tout doucement, elle chuchotait presque. Seamus releva les yeux et la vit aussi. Une fleur. Une petite fleur aux pétales tout blancs qui retombaient en cloche, comme s'ils étaient trop lourd pour sa pauvre tige. Elle avait poussé à travers la couche de neige toute fine qui couvrait la cour.
   « Je te la donne, grand frère. »
   Lilas Levait vers lui ses grands yeux rouges. Elle tendit les doigts pour essuyer les larmes qui commençaient à couler sur les joues de Seamus. Puis elle se blottit dans ses bras et ferma les yeux.
   « C'est le printemps, » murmura-t-elle.
   Elle s'endormit.
« Modifié: 20 Mai 2012 à 19:45:53 par Rain »
Perdu

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #1 le: 10 Avril 2012 à 14:08:27 »
Plop ! Moi aussi je passe commenter, du coup  :mrgreen:

Moi j'tenais à dire que j'avais bien aimé, jle trouve sympathique, mignon et pas prise de tête. Ca fait très rainien et ça c'est chouette  ^^. Sinon j'ai trouvé la mort du grand-père quand même un peu trop brutale pour êter crédible, en fait... tu pourrais peut-être dire que ça fait quelques jours qu'il tousse...
Voilà, j'ai pas spécialement de choses à relever ou alors je l'avais déjà fait, donc voilà je vais rien ajouter  :noange:
En tout cas, contente que tu sois parvenu à le finir, ton texte ! Tu vois que tu sais encore écrire  :huhu:
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Toluène

  • Tabellion
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #2 le: 10 Avril 2012 à 15:24:33 »
(Attention ceci est un commentaire venant de la part d'un cartésien)

Salut !

Citer
   Mais quelque chose dans l'air ne plaisait pas à Seamus. Il finit par se rendre compte que c'était une odeur que portait le vent et qui n'était pas celle de la neige.

J'aime bien, ça prend tout son sens quand on a lu la suite et quand on ne la connait pas on se demande ce qui va bien pouvoir se passer.

Citer
C'était au milieu de l'une de ses histoires qu'il s'était mis à tousser et à cracher et à s'étrangler. Il s'était agité, avait traversé toute la pièce en battant des mains, à la recherche d'une goulée d'air

C'est l'allergie ? ;D Je vais chipoter parce que au fond on s'en fiche de comment il meurt. C'est vrai que c'est un peu rapide comme mort, un arrêt respiratoire instantané c'est pas commun faudrait qu'il ait avalé un truc de travers ou qu'il se soit fait coupé la moelle épinière au niveau du cou (peu probable). Il aurait peut être été plus judicieux de le faire mourir par arrêt cardiaque, c'est simple rapide et efficace.

Citer
"si je n'étais pas superstitieux, je dirais que le printemps revient et que vous nous faites une allergie. "
Et il vient d'où le pollen? De l'unique fleur de la cour? Parce que même les chasseurs n'ont pas vu de végétation. Je suis tatillon et j'aime ça  >:D

Citer
   « C'est le printemps, » murmura-t-elle.
   Elle s'endormit.
C'est vrai que c'est mignon mais je vois pas pourquoi elle dormirait, elle doit être excitée de voir le printemps revenir et il fait super froid. Sauf si peut être elle est en train de mourir de froid... Dans ce cas c'est pas hyper happy comme end.

Plus sérieusement, j'ai vraiment du aller faire le fouille **** pour trouver des trucs à redire sur cette histoire, c'est très bien écrit, j'ai vraiment pris du plaisir à la lire et j’apprécie le fait qu'elle nous donne de l'espoir (on en a bien besoin des fois). Comme l'a dit Ambriel c'est pas du tout prise de on te suit volontiers dans les rues de Niflheim.
« Edward tu es trop beau. » [Twilight]

Verasoie

  • Invité
Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #3 le: 10 Avril 2012 à 18:47:47 »
Citer
Il y avait bien un médecin parmi les présents, mais il n'avait pas eu le temps de réagir.

Oui enfin pour les besoins scénaristiques j'pense que si le médecin est nul au point de pas réagir, autant qu'il soit pas là xD À moins que ça se justifie après...

Citer
Alors, au bout d'un moment, le médecin partit lui aussi, emportant avec lui le corps du vieil homme,

Sur l'épaule, comme ça boum, avec la rigidité cadavérique ?

Citer
Dans l'après midi, la rue serait remplie de gamins.

... mais si le froid peut les tuer sur dix mètres ? oO

Citer
Le feu craqua de nouveau.

La première fois qu'il a craqué ça m'a vraiment mise dans l'ambiance ! (Parce que pour qu'on l'entende craquer faut un lourd silence quoi, du coup effet "suspendu aux lèvres") mais là c'est déjà-vu.

Citer
je dirais que le printemps revient et que vous nous faites une allergie. »

Une allergie alors qu'il y a encore de la neige ? Le printemps revient aussi vite que dans Narnia lol



Bon bah pour le médecin, j'préférerais qu'il essaye quand même de sauver le grand-père mais 'ny arrive pas, parce que certes sa présence est nécessaire à la suite, mais là il est quand même pas doué mdr.

En plus, il l'emporte pour l'autopsie mais on sait ni ce que ça donne, ni ce que le vieux devient après. J'imagine qu'il garde pas le cadavre au-dessus de la cheminée quoi.

Après, moi j'ai trouvé l'histoire sympa mais... après l'introduction originale, j'ai été déçue que paf : deux enfants, un garçon une fille, dans la tristesse / une situation difficile, avec un détail aux yeux. Je sais que je suis pas la mieux placée pour dire aux gens qu'il faut se renouveler mais je le dis quand même... En plus avec cette histoire, t'avais d'autres possibilités que te centrer autant sur les deux enfants comme tu as l'habitude de le faire.

Genre moi j'aurais voulu en savoir plus sur le froid, le chasseur, ce monde en général. L'histoire du grand-père, est-ce qu'il faisait chaud avant, etc. Et d'où viennent les livres du médecin, est-ce qu'il se souvient d'un temps où y'avait des fleurs... Par exemple essayer de centrer l'histoire sur le médecin : c'est pas l'histoire de deux enfants dont le grand-père meurt, mais l'histoire d'un médecin qui recueille deux enfants de son patient. Tu vois ?

J'dis pas ça pour ce texte hein, il t'a sûrement donné suffisamment de fil à retordre et t'as pas envie de le reprendre à ce point : p mais voilà, t'écris bien, tu sais poser des ambiances, il faut juste que tu te forces à perdre certaines habitudes. Et dans ce texte-là j'pense que l'habitude à perdre c'est centrer l'histoire autour de deux enfants très proches. Encore une fois, je sais que je fais pareil donc ne le prends pas mal, et je sais que c'est difficile et chiant à changer ce genre d'habitude quand on se persuade que les gens ont aimé les textes d'avant "grâce à ça". Mais il faut se forcer !

Bonne chance et continue à écrire : p


Hors ligne Trente Mai

  • Tabellion
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #4 le: 11 Avril 2012 à 07:49:02 »
Bonjour

Le texte est prenant, au niveau de l'ambiance, de la description de la ville et du milieu hostile qu'elle représente, des difficultés que le froid fait vivre à chacun. On s'y voit tout à fait (enfin, façon de dire, c'est pas très tentant ! ::))
Je suis en revanche un peu déçu par l'histoire, mais je pense que c'est à cause de la contrainte de longueur :
- il faudrait plus de place pour amener la question des malades et des décès brutaux, choisir entre un virus respiratoire qui débarque (tu parles d'oiseaux, peut-être un truc genre grippe aviaire mais en plus mystérieux) ou des particules qui arrivent avec le printemps et qui sont porteuses de toxines inconnues. En tout cas on reste sur sa faim et c'est vrai que tu n'exploites pas l'autopsie que le médecin a dit qu'il pratiquerait sur le grand-père
- idem pour l'autre intrigue, celle centrée sur la relation entre le frère te la soeur et la quête par celle-ci d'une fleur. Cette intrigue -ci aurait peut-être suffi pour une courte histoire. Mais en la développant un peu : Lilas n'a jamais vu de fleur, c'est étonnant qu'elle en découvre une si facilement, dans la ville de surcroît, justement parce qu'elle en cherche une.

Côté écriture, j'ai aimé le style attachant.

Au total, moi j'ai beaucoup aimé l'ambiance désolée de ces lieux, campant un décor fort et brutal d'où naît un espoir d'embellie ! Tout ça ! 8) (le smiley, c'est juste qu'avec la neige, la réverbération est forte)


Anlor

  • Invité
Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #5 le: 11 Avril 2012 à 09:45:46 »
Tchou !

Dans l'ensemble et comme les autres, j'ai bien aimé l'ambiance que tu arrives à créer dans ton texte. Par contre il me semble qu'il y a des incohérences qui gênent un peu la lecture :

- le médecin qui ne fait rien au début et qui est capable de s'embarquer un cadavre sur les épaules comme l'a souligné Vera ; mais surtout, il ne pense pas de lui-même à emmener les gamins ?!  :o

- on ne comprend pas très bien le rapport des habitants de ta ville au printemps. Ils l'ont déjà vécu ? Si c'est une légende, pourquoi la gamine la découvre juste là, elle a dû poser des questions à son grand-père conteur non ? En plus elle s'appelle Lilas, c'est pas anodin...

- c'est quand même bizarre cette histoire d'oiseaux qui reviennent alors qu'on ne voit qu'une fleur... c'est d'ailleurs bizarre que la gamine fasse le rapprochement avant les chasseurs et les autres habitants.

voilou ! C'est chouette que t'aies réussi à écrire n'empêche :)

Hors ligne Milora

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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #6 le: 11 Avril 2012 à 11:38:47 »
Citer
Elle était petite et ramassée, comme si les maisons cherchaient à se tenir chaud entre elles.
c'est mimi ^^

Citer
Dans ses rues étroites s'engouffraient un vent glacial et cruel qui soufflait la vie
engouffrait

Citer
quand les nuages faisaient l'école buissonnière
j'aime bien aussi

Citer
quelques enfants sortaient dans la neige pour jouer, rire et se défouler sous le regard attentif et envieux de leurs parents. On ne connaissait pas le rire bien longtemps, dans cette ville – on y apprenait le deuil trop vite.
Je trouve ça contradictoire, puisque tu viens de dire que les enfants rient et que les parents les voient. Tu dis plus ça au sens où on n'a pas beaucoup l'occasion de rire dans la ville, je suppose ; mais du coup je trouve que la formule va pas trop

Citer
le médecin partit lui aussi, emportant avec lui le corps du vieil homme
là, comme ça, tout seul ? Il le porte sur son dos, le tire sur une couverture ? Ok, je chipote parce que c'est un conte, mais c'est quand même lourd à transporter un corps adulte, surtout que le chemin à l'extérieur a pas l'air très facile

Citer
Le froid les mordit à pleines dents
joli :)

Citer
Dans l'après midi,
après-midi

Citer
Seamus et Lilas avancèrent lentement, évitant soigneusement les zones d'ombre
je chipote et en général j'ai rien contre les adverbes, mais je trouve que lentement et soigneusement coup sur coup, ça fait deux longs adverbes aux mêmes sonorités et du coup ça fait un petit peu lourd

Citer
Il ne parla pas avant qu'ils se furent réchauffés
avant que + subjonctif

Citer
   « Dis, c'est quoi une fleur ?
   - Une légende. »
j'aime bien :)

Citer
  « Il y avait aussi un garçon qui en offrait une à une fille, et ça la rendait contente parce que c'était une jolie fleur !
   - C'est tout ? Il lui en faut peu, répliqua Seamus en ricanant.
c'est pas faux  :mrgreen:

Citer
et quelques uns des types qui viennent nous voir aussi
j'ai pas compris qui c'était ; des gens de l'extérieur de la ville ? Des gens de la ville qui viennent rendre visite aux chasseurs ?

Citer
Je crois bien que c'est une crise d'asthme,
allergie au pollen ?  :D

Citer
- Vous savez, lui dit le médecin en rigolant, si je n'étais pas superstitieux, je dirais que le printemps revient et que vous nous faites une allergie.
hihi, bien amené ^^

Citer
Pris d'un doute, le jeune garçon releva la tête. La porte de la chambre était ouverte. Lorsqu'il alla voir à l'intérieur, Lilas ne s'y trouvait plus. Sans un mot, il se précipita vers l'extérieur n'attrapant que sa cape au passage. Il n'entendit pas les deux hommes lui demander ce qu'il faisait. Il ne pensait plus qu'à sa petite sœur perdue dans la neige à la poursuite d'un rêve.
je trouve que ça va un peu vite : on n'a pas le temps d'être saisi par la frayeur de Seamus

Citer
Mais bien que la rue fût vide – il était encore trop tôt le matin pour que les enfants sortent
ça fait bizarre que, dans la même phrase, tu mettes du subjonctif passé et du subjonctif présent ; je suis pas sûre que ce soit très correct

Citer
il les suivit longuement à travers le dédale des petites rues de Niflheim.
   Il finit par la retrouver, seule, plus pâle encore que d'ordinaire, dans une petite cour sombre et bien abritée. Elle était accroupie et se balançait doucement d'avant en arrière. Seamus s'approcha et prit doucement sa petite sœur dans ses bras.
ça fait deux fois "petite"

C'est bien écrit ! Surtout le début, qui est très joli, on s'y sent.
J'aime bien l'histoire ; oui, elle est très rainienne, mais c'est pas mal pour autant, quand la qualité suit la constance ! Bref, moi j'aime bien :)
Par contre, j'ai été un peu gênée par deux choses au niveau du fond :
- la fin est trop brusque je trouve. Pas la scène de la fillette et de la fleur, qui est jolie ; mais le coup du "oh ben tiens, soudain c'est le printemps !". On n'a pas le temps d'être saisi par la situation - ni par la frayeur de Seamus quand Lilas s'enfuit, ni par la stupéfaction de voir revenir le beau temps
- j'aurais bien voulu en savoir plus sur cet hiver omniprésent. Pas forcément une explication scientifique et rationnelle, mais juste une ou deux pistes, ici ou là, qui nous permettent de discerner une hypothétique raison, même si elle n'est que légendaire.
Voilà, et sinon je trouve un peu cruel que le grand-père meure à cause du retour du printemps, mais bon ^^

En tous cas, bien écrit et très agréable à lire ; continue d'écrire ! ;)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #7 le: 11 Avril 2012 à 19:33:43 »
saaalut,

Citer
comme si les maisons cherchaient à se tenir chaud entre elles. Dans ses rues étroites s'engouffraient un vent glacial et cruel qui soufflait la vie comme on souffle une bougie
c'est jouli, ça commence bien ^^

Citer
On ne connaissait pas le rire bien longtemps, dans cette ville – on y apprenait le deuil trop vite
comprends pas le tiret, mais c'est très certainement parce que je ne connais pas la règle typo là-dessus

Citer
qu'il s'était mis à tousser et à cracher et à s'étrangler
je n'aurais laissé qu'un "et"

Citer
où il avait tous ses outils
outils........ remarque c'est peut être le terme j'y connais rien.

Alors, pas grand chose à souligner ^^ j'ai très vite été happée par l'histoire et j'en ai oublié de noter des trucs, ce qui veut bien dire que rien ne m'a sortie du récit.
Je n'avais jamais rien lu de toi (à part un poème de mouton et de fleur) mais je comprends pourquoi tu es associé au terme de "conte" ^^.
J'ai adoré l'intro, c'est surement mon passage préféré. Je m'attendais à ce que le personnage principal soit la ville, et on aurait vu toute la vie dedans et puis finalement on s'est centré sur 3 personnages.
Contrairement aux autres le fait que le médecin n'ait rien pu faire, que le papy meure brutalement et que le docteur embarque le corps ne m'a absolument pas gêné. Comme c'est un monde différent du notre, je me suis dit que les maladies y étaient différentes, et pourquoi pas mourir d'arrêt respiratoire brutalement... bref ça m'a pas dérangée et puis même quand à la fin on sait qu'il s'agit d'allergie, le grand père a bien pu faire une embolie pulmonaire ou un truc du genre et là, c'est assez rapide.
Par contre je suis d'accord avec Mil sur le fait que la fin est très rapide, le chasseur dit "oiseaux odeur, soleil" et bam la gamine fonce dehors, tombe quasi direct sur LA fleur blanche au milieu de la neige (c'est pas comme si elle sautait aux yeux  :relou:....) et surtout, j'ai peur qu'elle soit toute morte dans les bras de son frère   :s(parce qu'en effet, qu'elle s'endorme c'est bizarre).
Voilà c'est le seul point que je soulève, sinon, j'ai passé un bon moment, tu écris très bien et en effet, tu sais installer un récit!  ^^

Merci en tout cas!  :D
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #8 le: 11 Avril 2012 à 20:13:36 »
Bonjour,

J'ai bien aimé l'histoire, surtout la description de l'environnement. Je trouve que tu aurais peut être du approfondir les causes de ce climat si froid et la façon de vivre des gens. Bref tout ça pour dire que je suis frustrée XD
Sinon, la mort du grand père est un peu rapide, ta description est presque heuu comique sans vouloir te vexer.
Voila voilà, tout ça pour dire que j'ai beaucoup aimé  :)
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #9 le: 13 Avril 2012 à 13:22:56 »
   
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Elle était petite et ramassée, comme si les maisons cherchaient à se tenir chaud entre elles.
j'aime bien l'idée !

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Dans ses rues étroites s'engouffraient un vent glacial et cruel qui soufflait la vie comme on souffle une bougie.
là j'aime moins, pas trop convaincue par ce froid-mort

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Niflheim, ainsi la nommait-on. Et si ce n'était pas le nom qu'elle avait reçu à l'heure de sa fondation, c'était encore celui qui lui allait le mieux, car Niflheim était un monde de froid et de mort peuplé de fantômes au regard éteint.
je trouve pas l'explication très heureuse. Soit on sait ce que ça veut dire tant mieux, sinon tant pis. Ou alors faudrait peut-être faire sous-entendre le pourquoi de ce nom. Je sais pas si c'est clair ce que je dis ><
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    le médecin partit lui aussi, emportant avec lui le corps du vieil homme, laissant les enfants tout à leur deuil.
ça fait un peu "il prit le paquet et partit"  :mrgreen:

   
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    S'il y avait eu autre chose, les chasseurs nous l'auraient dit. Et ils l'auraient ramené. »
ramenée

   
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« C'est un boulot éprouvant, disait-il.
je trouve que le registre familier fait un peu tache dans ton texte, même à l'oral, le reste de la narration ne l'est pas du tout en fait, du coup, ça me gêne vraiment de les voir parler comme ça

   
Citer
« J'vous jure, sans cette putain de maladie
là ça fait VRAIMENT bizarre

   -
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A part les oiseaux, vous voulez dire ? Ben... Y'a une odeur bizarre dans l'air, déclara-t-il après une courte réflexion. Il fait beau plus souvent que d'habitude, aussi, et y'a pas mal de poussière. Sinon, je vois pas.
y a

J'ai bien aimé le début avec la description de la ville qui cherche à se tenir chaud. Après, j'ai moins aimé. Disons qu'après, dès l'arrivée des gamins, on sait ce qui va se passer. La fin, je l'ai pas trouvée jolie du coup, je m'y attendais, du coup, pour moi, ça faisait gros sabots : un frère aimant, une gentille petite soeur et une fleur. C'est beaucoup trop pastoral pour moi, ça. Pourquoi t'écrirais pas un texte où les deux enfants peuvent pas se voir ? Mais genre VRAIMENT pas se voir. Pour changer un peu. Là je trouve que tu t'enfermes dans des histoires un peu mièvres, tu faisais pas ça avant, je trouve. Y avait plus de nuance, plus de vie et de sentiment. Là, je trouve ça "trop", le printemps, les deux orphelins, les fleurs, y a pas de nuance, le début était plus réussi !

Mais abandonne pas, en plus, t'es loin d'être le seul à ne plus écrire régulièrement, on est beaucoup à en être là.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #10 le: 13 Avril 2012 à 14:37:12 »
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Sinon, j'hésitais entre Niflheim et Nibelheim pour le titre, mais c'est pas tout à fait la même chose et Niflheim colle mieux.
Nibelheim c'est glauque *conditionnée par ff7*

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d'un manteau de neige aussi épais que blanc
quand je lis "aussi épais que" je m'attends à lire "aussi épais que *objet très épais*", et non un autre descriptif pour la neige, je sais pas si tu vois ce que je veux dire...
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Le plus souvent, il n'y avait personne pour les parcourir même si, à l'occasion, quand les nuages faisaient l'école buissonnière et que le soleil se dévoilait timidement, quelques enfants sortaient dans la neige pour jouer, rire et se défouler sous le regard attentif et envieux de leurs parents.
un peu lourd
Citer
Ils ne pouvaient pas vivre par eux-même, pas encore – le froid les tuerait en moins d'une semaine. Mais Seamus ne pouvait se résoudre à abandonner la maison de leur grand-père.
pourquoi est-ce qu'ils devraient partir ?
Citer
Il leur fallait pour cela sortir et marcher dans la rue sur quelques dizaines de mètres – acte imprudent et parfois mortel lorsqu'on habitait à Niflheim, surtout pour des enfants.
pourtant tu dis que l'après midi, les enfants jouent dehors
Citer
Il finit par se rendre compte que c'était une odeur que portait le vent et qui n'était pas celle de la neige.
lourd
Citer
Néanmoins, dans les jours qui suivirent, les enfants firent de leur mieux pour l'aider dans les tâches quotidiennes
ça fait quand même bizarre qu'il les accepte comme ça

A partir du moment où Lilas parle des fleurs, la suite coule de source et on sait ce qui va arriver, c'est dommage.
Je suis d'accord avec Toluène pour dire que l'allergie est bizarre (y'a pas plein de fleurs tout d'un coup, ils les auraient vues...)

L'idée aurait pu être pas mal mais je trouve qu'il y a des incohérences et tout coule trop de source, y'a rien qui m'a étonnée. Faudrait peut-être que tu t'obliges à faire des personnages un peu moins "gentils" pour reprendre l'idée de je sais plus qui, et faire un texte plus long.
Niveau style, dans l'ensemble c'ets bien écrit, mais quelques phrases sont un peu lourdes, ça pourrait être épuré pour avoir plus d'impact (mais c'est selon les gouts)
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #11 le: 14 Avril 2012 à 13:01:46 »
(hé mais il dépasse, ton texte.)

Citer
Elle était petite et ramassée, comme si les maisons cherchaient à se tenir chaud entre elles.
entre elles utile ? il alourdit je trouve

Citer
venir écouter ses contes d'autrefois
contes+d’autrefois redondant ?

Citer
C'était au milieu de l'une de ses histoires qu'il s'était mis à tousser et à cracher et à s'étrangler.
à tousser, cracher et s’étrangler ?

Citer
il leur expliqua que ce n'était pas le froid qui avait tué le vieux conteur, mais que c'était autre chose
problème de logique (si ce n’est pas le froid, c’est autre chose, oui xD c’est enfoncer une porte ouverte)

Citer
Ils ne pouvaient pas vivre par eux-même, pas encore
eux-mêmes

Citer
   - Il disait qu'elles reviennent avec le printemps.
   - Le printemps, ça n'existe pas non plus.
   - Si ! C'est tout vert, il disait, et ça sent bon ! En plus il fait chaud, et...
   - Le printemps n'existe pas et grand-père est mort ! »
   Le garçon avait crié.
le gros psychorigide xD

Citer
Ben... Y'a une odeur bizarre dans l'air
Y a

Citer
comme s'ils étaient trop lourd pour sa pauvre tige
lourds


Eh bien c’est un petit texte sympathique !

Cela dit, s’il faut le commenter à l’éclairage de tes autres textes, je rejoins les autres. J’ai pas l’impression que tu te renouvelles. Tu gagnes en fluidité mais les histoires ont vraiment des schémas très similaires et je ne trouve pas que tu aies gagné en « identité » stylistique : ça se lit bien mais, en BT, je saurais pas trop qui c’est (enfin si, mais à cause des thèmes, pas à cause du style), ce qui est un peu gênant.
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #12 le: 14 Avril 2012 à 14:11:04 »
Hop, ça y est, je crois que tout le monde a commenté, je vais faire une réponse groupée :mrgreen:

Là tout de suite, je vais aller vite parce que je vais devoir partir, mais j'éditerai plus tard ^^.

Alors, tout d'abord et en premier point : ce texte-ci en particulier n'avait absolument pas, mais alors pas le moins du monde, vocation à renouveler mes thèmes ou mon style  :mrgreen:. Je réserve ça pour d'autres idées éventuellement, si j'arrive à les écrire. Prenez celui-ci comme un jogging, une preuve que même dans la mauvaise période, si j'arrive à m'acharner, je peux venir à bout d'une simple idée. Et je suppose que vous le savez déjà, mais c'est pas toujours facile, donc rien que pour ça, je suis content de mon propre texte, et je pense pas que je le changerai en profondeur  :mrgreen:

Ensuite, oui, je suis conscient qu'il y a des incohérences et des trucs très rapides, mais comme le dit Lo, il explose déjà la contrainte des 2000 mots, alors je peux pas non plus en rajouter des tonnes (on verra si jamais il est pas dans le mammouth).

Pour le reste, ça attendra que j'édite  :mrgreen:. Merci d'avoir lu, tant pis si vous n'avez pas ou moyennement apprécié ^^.
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #13 le: 14 Avril 2012 à 14:46:15 »
Citer
Et puis il s'était effondré, et n'avait plus bougé. Il y avait bien un médecin parmi les présents, mais il n'avait pas eu le temps de réagir

Le rythme de ce passage n'est pas top. Faudrait peut-être voir au niveau de la ponctuation.

Citer
il leur expliqua que ce n'était pas le froid qui avait tué le vieux conteur, mais que c'était autre chose

Pareil, la deuxième partie (après le mais) fait un peu lourde. Tu pourrais peut-être l'enlever d'ailleurs, on devine que si ce n'est pas le froid c'est autre chose.

Citer
Mais ni Lilas ni Seamus ne répondirent rien

Ni ni plus rien ça fait beaucoup je trouve. Tu pourrais aussi virer rien, non?

Citer
toutes activités

Ca sonne bizarre ^^


Sinon j'ai globalement bien aimé et euh voilà, pour le reste tout le monde est déjà passé.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : [AT n°1] Niflheim
« Réponse #14 le: 14 Avril 2012 à 22:05:42 »
Bon, j'y vais de mon petit commentaire !

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Dans ses rues étroites s'engouffraient un vent glacial et cruel qui soufflait la vie comme on souffle une bougie.
s'engouffrait
Sinon la comparaison avec la bougie m'a gênée, parce que souffler la vie comme on souffle une bougie, c'est vraiment l'éteindre, donc le vent serait meurtrier littéralement ? Après c'est sûrement lié à l'atmosphère fantastique du texte, mais il doit y avoir un truc que je n'ai pas saisi...

Citer
Celui-ci était mort très rapidement, d'un mal encore inconnu.
Bof bof comme phrase : ça fait un peu jeté là pour donner l'info, mais pas trop travaillé.

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et que pour découvrir de quelle maladie il s'agissait, il devait l'emmener avec lui dans sa maison, où il avait tous ses outils.
mal dit pour la 1e partie de la phrase.
Outils c'est pas génial comme vocabulaire. Pour un médecin, c'est plutôt "instruments"

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Il leur semblait s'éveiller d'un long sommeil sans rêve.
maladroit

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... afin qu'ils bougent et ne pensent plus au froid.
bof pour le verbe "bouger"

Citer
toutes activités que leur grand-père leur avait appris
apprises

Citer
Quelques jours plus tard, ...
Dans le paragraphe précédent, quelques jours se sont déjà écoulés apparemment. Donc vu que ça ne s'applique à aucun point temporel fixe, c'est un peu bizarre.

Citer
le médecin rentra avec sa ration de nourriture
euh "ration" ? En plus avant tu dis qu'il va refaire le plein : c'est pas tout à fait la même chose.

Citer
l'atelier du médecin
bof pour le vocabulaire : le cabinet, ça ne te plaisait pas ?

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On est jamais à l'abri d'un danger, que ce soit les ours enragés, les tempêtes ou même simplement les trous sous la neige.
c'est pas terrible cette expression de "trous sous la neige". Un type comme ça, il aurait un mot précis pour les définir, je pense.

Citer
qui partaient de la maison de médecin
du


Bon, apparemment, d'autres ont relevé des incohérences. Perso, c'est au niveau du printemps : ça a l'air d'être un élément de légende, vu qu'il figure dans les contes du grand-père, et vu l'insistance du garçon à dire qu'il n'existe pas... Et d'un autre côté, ça n'a pas l'air de gêner les autres d'affirmer qu'il revient !

Mais bref, sinon c'était une très bonne lecture, un joli conte, qui colle à l'AT sans trop en faire. Bravo !
Oh yeah ! 8)

 


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