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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Blast of Christmas

Auteur Sujet: Blast of Christmas  (Lu 1785 fois)

Hors ligne Rosebury

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Blast of Christmas
« le: 29 Mars 2012 à 23:20:52 »
Bonjour, bonsoir !
Déjà, je m'excuse pour le titre absolument pitoyable de mon texte. Je sais, c'est bête de pas trouver un nom qui convient, mais je fais un blocage...? Initialement, il s’appelait Blast of Christmas mais je ne voyais plus trop l'interet de le mettre en anglais (même si c'est de très loin ma langue préférée) et j'aime pas du tout comment sonne "Souffle de Noël" (peut-être parce que j'aime pas trop le mot Noël, allez savoir). Enfin bref, si vous avez des idées, des suggestions qui permettrait d'offrir à cette pauvre petite nouvelle un nom digne de... Euh... Ce nom ? Et bah je suis preneuse. Voilà, c'était le petit speech qui ne sert à rien.
(Bon, en fait j'ai voulu modifier mais on peut pas je crois. Donc tant pis, il gardera un nom moisi à vie. Pauvre texte. Bref.)
Passons à la nouvelle en elle-même. Une sorte de conte de Noël un peu différent des petits lutin et du monsieur à la barbe blanche... Je suppose que ce texte ne plaira pas à beaucoup de monde, puisque moi-même je l'aime pas. J'espère que j'aurais des suggestions pour l'améliorer, j'aurais bien envie que ce texte donne enfin quelque chose...
Dernière chose et j'arrête de vous gaver d'infos inutiles : Excusez mes fautes d'orthographe, et j'espère qu'elles ne gêneront pas votre lecture. Voilà, et merci de me lire !

___________________

L'obscurité avait doucement envahi les rues de la petite ville de Auzat. Pourtant, à la lumière vacillante des réverbères, la vie battait son plein. Des passants, emmitouflé dans de lourd manteau, s'activaient, grouillaient, virevoltaient. L'excitation électrisait l'air glacé et les bruits de pas ne faisait que donner un rythme effréné à la soirée. Certains visage était étiré par la fatigue, d'autres par la joie ou encore par l'empressement. Chacun était habité par l'envie de rentrer dans leurs foyer pour fêter dignement ce réveillon de Noël. Les cadeaux de dernière minute avait étaient achetés, les magasins allaient pouvoir fermer leurs porte sous peu. Les gérant, à l'image de leurs client, n'avait qu'une hâte, faire couler l'alcool et la bonne humeur, réchauffer un peu leur corps et leurs coeur au coin de leurs cheminé.
Dans une ruelle parallèle au boulevard principal, une ombre patientait à un arrêt de bus. C'était un jeune homme d'une vingtaine d'année, drapé d'une veste en doudoune noire. Sa lourde écharpe lui caché le menton, sans pour autant occulté sa bouche frémissante qui laissait s'échapper des halos de vapeurs. Ses yeux, d'un bleu acide, fixés le sol tandis que ses sourcils froncé faisait naître un plis soucieux en leurs centre. Il avait des cheveux d'un blond platine qui semblait prouver des origines scandinaves, et sa coupe Ducktail lui donner des airs rebelles. Il tenait entre ses mains gantés un sac en papier coloré de petite taille qui devait contenir un présent pour un de ses proches. Des écouteurs étaient vissé dans ses oreilles, et il tapotait du doigt sur son autre main en suivant le rythme soutenu de sa chanson. Elle était sa préférée, il pouvait l'écouter pendant des heures sans se lasser et connaissait les paroles sur le bout des ongles. L'accompagnement à la guitare, pourtant assez violent, l'apaisait.
Le garçon releva les yeux lorsqu'il vit les roues immenses du bus s'arrêter devant lui en patinant légèrement. La route était recouverte de givre, et c'était là la cause de son trajet dans les transports en commun. Il n'avait pas pris sa moto, de peur que celle-ci dérape et entraîne sa chute. Il se leva et se plaça en face des portes coulissantes. Lorsque celles-ci s'ouvrirent, il remarqua que le véhicule était bondé, si bien qu'il douta un instant de trouver une place assise. Repoussant cette idée, il monta lestement les marches et paya au chauffeur son ticket.
Comme il le présageait, il restait deux sièges libres, l'un à côté d'un garçon pas plus vieux que lui et l'autre à côté d'une demoiselle d'origine asiatique. Il pensa d'abords à s'assoire à côté du jeune, avant de remarquer que celui-ci ne cessé de plonger de son siège pour chahuter avec ses deux amis situé dans l'autre allée. Pour plus de tranquillité, le blond s'installa à côté de la jeune femme aux yeux à peine bridés et à la chevelure corbeau, deux rang plus haut. Elle le regarda à peine quelques secondes avant de se retourner et de coller sa joue contre la vitre. Le garçon au Ducktail avait l'habitude d'attirer les regards surpris, sa coiffure n'étant pas des plus fréquente, certain la qualifié même de ringarde. C'est avec un léger soulagement qu'il se replongea dans l'écoute de sa musique, puissante et insufflateur d'espoir. Elle convenait plutôt bien à un soir d'Hiver glacé, pourtant brisé par les rires intempestif des cascadeurs de derrière. Il songea à monter un peu le son, histoire de cacher ses gènes sonores, avant de renoncer. Il n'avait pas envie de lutter ce soir, il aspirait juste à la tranquillité. Il se laissa couler sur son siège, la tête appuyé sur le côté et ferma les yeux.

Le blond se réveilla en sursaut après avoir senti quelque chose tombé entre ses cuisses après lui lui avoir frappé dans le bras. Les yeux agrandis par la surprise , il fit rouler ses pupilles jusqu'à trouver la chose qui l'avait sournoisement attaqué. Il trouva l'arme du crime qui se trouvait être un iPod, de la quatrième génération lui semblait-il. Le jeune homme remonta le fil jusqu'à sa source, jusqu'au visage rosi de sa voisine. Celle-ci sembla bloquer quelques instant sur le visage de l'agressé, faisant des vas et viens entre le petit appareil et lui. Elle se rendit enfin compte de ce qui s'était passé, et s'écria d'une voix légèrement aigue qu'elle était désolée. Le garçon sourit, trouvant sa moue paniqué plutôt mignonne. Il attrapa du bout des doigts le baladeur et le tendis à la jeune asiatique. Celle-ci saisis précipitamment l'objet en s'excusant une fois encore. Il consulta sa montre, une demi heure avait passé. Il restait encore l'autre moitié du trajet.
Quelques minutes passèrent dans un silence relatif, alors que le blond tentait de retrouver le sommeil, sans y parvenir. Les yeux clos, il profita d'une pause dans les ricanements des compères derrière lui pour écouter un peu quel était le genre de musique qui pouvait bien passionner sa voisine. Le son filtrait doucement de ses écouteurs mal isolés. Il ne fut pas déçu lorsqu'il entendis, assez vaguement, les notes de sa chanson favorite. Il se concentra un peu plus, histoire d'être bien sûr, bien qu'il n'en doutait pas un seul instant. Après quelques secondes de réflexions, il décida d'engager la conversation. Après tout, passé le réveillon tout seul, c'était un peu triste.

- Très bon goûts musicaux.
- Pardon ? marmonna la jeune femme en retirant un écouteur de son oreille.
- Ta chanson, expliqua-t-il en pointant l'appareil du doigt. C'est "Hero" de Skillet, non ?
- Oui, c'est ça. Tu... Connais ?
- Bien sûr, affirmais-je alors que mon sourire s'agrandissait. C'est tout pile mon style de musique. Ma chanson préféré, même.
- Sérieusement ?! Moi aussi ! C'est drôle, les gens que je rencontre n'aime pas vraiment le métal...

Le garçon hocha la tête, son expression réjouie toujours collée à son visage d'ange. Il était content que cette fille soit aussi intéressante. Il s'était trompé sur sa première impression, quand il était monté dans le bus. Ses airs de poupée de porcelaine chinoise, bien proprette, l'avait quelques peu repoussé. Mais maintenant qu'il savait que c'était faux, il avait envie de bâtir une relation avec elle. Son visage, qu'il avait trouvé superficiel, lui paraissait désormais harmonieux, et ses longs cheveux bruns avait, à bien y regarder, des mèches indisciplinées qui donnait un certain genre. Il replace sa mèche blonde bien en arrière avant de reprendre :

- Je m'appelle Sven, et toi ?
- Hana.
- C'est joli, remarqua-t-il.
- Tu ne prend pas souvent ce bus, n'est-ce pas ? (Il devina bien qu'elle changeait de sujet.) Je ne t'ai jamais vu ici, et pourtant je l'empreinte chaque jour.
- C'est vrai, je suis un motard en fait. Mais j'ai préféré éviter les accidents. Ce serait bête, le soir de Noël !
- C'est sûr, murmura-t-elle. Mieux vaut rester prudent. (Elle marqua une légère pause.) Donc, tu es au lycée, en fac...?
- Au Lycée Constantin Weyer.

Elle le dévisagea quelques secondes, des mèches brunes barrant son regard sombre, dont les paupière occultaient une partie puisqu'elles étaient légèrement plissé. Sven se demanda la raison de cette inspection, songeant qu'elle l'avait peut-être cru plus vieux. Enfin, elle souria légèrement et déclara de sa voix claire :

- Eh bien. Je ne t'ai jamais vu pourtant. Tu es en Terminale ?
- C'est ça, confirma-t-il.
- Je suis en Première, ça doit être pour ça.

Il hocha la tête en se disant qu'il devrait faire un peu plus attention au monde qui l'entoure. Mais bon, il ne pouvait pas deviner qu'une fille avec une allure somme toute assez banale aimait la bonne musique.
Le bus s'arrêta, les portes s'ouvrirent et une goulée d'air froid entra dans l'habitacle. Malgré ses lourds habits, le garçon frissonna. Hana le regardait de ses yeux en amende, étincelant malgré la faible lueur qui provenait de l'unique réverbère au dehors. Il devait se trouvait assez proche de la ville, désormais, même si on pouvait considérer que c'était encore la campagne. D'ailleurs, il s'étonna qu'un arrêt soit situé dans un endroit aussi désert. Des champs à perte de vue.
Un homme monta, un lourd manteau beige sur ses épaules robustes. Il avait des cheveux coupé court, poivre et sel, et des lunettes à petites montures sur le haut de nez. Il baissait la tête, mais Sven remarqua tout de même les poches sous ses yeux rouges. Une mauvaise journée, peut-être ? C'était un peu triste. Personne ne méritait d'être malheureux un soir de Noël. L'homme s'assit à la dernière place assise qui restait, c'est à dire à côté du garçon turbulent qui n'avait visiblement cessé de chahuter avec ses amis. Sven se tourna vers sa voisine, son indécrochable sourire pendu aux lèvres. Elle lui sourit à son tour, tripotant doucement son iPod, machinalement. Elle n'avait pas remis ses écouteurs dans ses oreilles, signe qu'elle devait apprécier, au moins un peu, sa compagnie. Ça le rendait heureux. Pourtant, il était plutôt du genre solitaire. Le garçon qui se débrouille toujours seul, qui ne parle à personne. Il avait une exception pour elle, et il n'en était pas déçu. Il passa ses doigts fins dans ses cheveux, pour ramener les mèches qui lui barraient les yeux en arrière. Ce geste ne fut que de courte utilité puisqu'elles retombèrent immédiatement lorsqu'il pencha la tête en avant pour ramasser le petit sac en papier. Il l'avait sûrement fait tomber lorsqu'il s'était endormis, et ne c'en était rendu compte que maintenant.

- C'est un cadeau de Noël de dernière minute, demanda Hana.
- Je n'ai pas pu aller le chercher avant, il n'était pas près, expliqua le jeune homme. C'est pour lui que je suis sortis aujourd'hui.
- Ca doit être quelqu'un de très proche pour que tu fasses tout ses efforts, remarqua-t-elle en plantant son regard dans le sien.
- Exactement, confirma-t-il joyeusement.

Il ne s'en rendit pas compte, mais son visage s'était éclairé en prononçant ses quelques mots. La jeune femme sembla quelque peu perplexe par tant d'enthousiasme, avant de sourire franchement à son tour. Elle se mit à rire doucement, comme de petits gloussement qu'on tente de retenir. Le garçon au Ducktail se demanda ce qui la poussait à réagir comme ça, mais ne se débarrassa pas de sa moue simplement heureuse.

- Tu remercieras cette personne, demanda-t-elle après s'être enfin calmé.
- Pourquoi ?
- Grâce à elle, mon réveillon a été bien plus agréable que prévu.

Sven souris. Pas ce sourire aimable, ni même railleur. Un sourire simplement gentil, plein de reconnaissance qu'il gardait, justement, pour cette personne. La jeune femme détourna le regard sans rien ajouter, laissant un petit silence s'attarder entre eux. Enfin, ça aurait pu être le cas si les ricanements des jeunes derrières eux avaient cessé. Apparemment, ils avaient trouvé un jeu très drôle qui consistait à enfoncé la capuche des autres profondément sur leur crâne, de sorte qu'il n'ait plus aucune visibilité. L'autre se débattait, le premier à lâcher avait perdu. Celui qui était un peu à l'écart des autres semblait avoir du mal à gagner, et cela l'irritait. Il se mit à quatre pattes sur son siège pour plus de praticité et recommença à enfoncer des capuches. Son compagnon tenta de se dégager avec virulence, tant et si bien qu'ils mirent un coup de coude au nouveau passager. Celui-ci les regarda.
Sven eut peur. Ce regard étaient vide, presque opaque, obscurcit par un sentiment violent. Haine, peur ? Peu importe, toujours est-il que c'était terrifiant. Il ne pouvait détacher ses yeux de lui. C'est en silence et sans battre ne serait-ce qu'une fois des cils qu'il le vit enfoncer une main dans la large poche intérieur de son blouson. C'est sans dire un mot qu'il le vit sortir l'engin. Long, d'un noir brillant. Un ancien model, sans doute. C'est avec la bouche grand ouverte mais toujours aussi muette qu'il le vit le tendre dans la direction du jeune accroupit sur son siège.
Bruit déchirant. Bourdonnement. Hurlement de panique.
Là, juste devant lui. L'homme au regard éteint venait d'abattre à bout portant un jeune homme, un enfant. Le conducteur de bus perdit le contrôle de son véhicule et partie en tête à queue. Hana fut projeter sur Sven, qui se cogna la tête contre le siège devant lui. Sa jeune voisine se mit à pleurer, à sangloter et crier d'une voix suraiguë. Dans l'allé central était étendu le cadavre. L'homme au pistolet se tourna vers eux et brandit à nouveau son arme, dans la direction de l'asiatique, cette fois-ci. Le bus avait arrêté sa longue glissade et était maintenant à l'arrêt. Le fou hurla quelque chose qu'il ne comprit qu'à peine. Il disait à Hana d'arrêter de hurler, mais elle semblait dans un état second. L'ensemble des voyageurs était terrifiés. L'homme aussi. Puis son regard redevint vide. Sans âme.
Sven se jeta en avant, sur le tireur. Il savait que s'il ne l'avait pas fait, l'autre aurait tiré sur Hana. Il ne le permettrait pas. Le garçon leva brusquement le bras de l'homme, priant pour qu'il n'ait pas tout ses réflexes enclenché et plus de force physique que lui. Deux coups partirent. Deux trous parfaitement circulaire dans le plafond du bus. L'agresseur réagit tout de suite après, tentant de le repousser. L'autre s'accrocha. Il tentait de lui arracher l'arme des mains, mais il n'y parvenait pas. Il devait faire vite, sinon il serait tué. Leurs lutte ne dura qu'une poignée de secondes, pas assez pour que les passagers, pétrifiés, puissent réagir. Un autre coup partie. Sven chancela en s'écartant de homme. Ce dernier tituba. Une grande tâche rouge s'élargissait dans sa poitrine, pas loin du coeur. Il avait tenter d'abattre le jeune scandinave, mais dans leurs lutte, sa propre balle s'était retourné contre lui. Le blond sentit un poids desserrer son coeur tandis que des soupires de soulagement retentissait un peu partout dans le car. Il avait réussi à protéger cette autre personne qui lui était chère. Il la chercha des yeux.
Deux coups partirent, lancinant. Brisant.
Le conducteur du bus, le regarda avec des yeux immenses, son téléphone toujours à la main. Avait-il appelé la police ? Sven ne comprit pas tout de suite ce qui se passait. Ce n'est que lorsqu'il s'écroula qu'il se rendit compte de l'horrible douleur qui l'envahissait. Le tireur, avec le peu de vie qui lui restait, lui avait assené de balles. Des cliquetis retentirent à nouveau, mais aucune détonation. Le chargeur était vide. Le jeune homme perdit connaissance sans avoir pu remarquer la présence d'Hana à ses côtés.

Le froid. La mort.
Une douleur lancinante qui le prenait à la poitrine. Des voix, lointaines, brumeuse.

- Le coeur est reparti ! Vite, il se vide de son sang, il faut tout de suite l'emmener à l'hôpital !
Et puis, le froid à nouveau. L'obscurité. La douleur. L'incompréhension.

Sven ouvrit les yeux, péniblement. Il souffrait au niveau du ventre et de la tête. Enfin, sa vue devint moins floue. Mais rien ne s'éclaira. Où était-il ? Qu'est-ce que c'était que ces murs blancs ? Pourquoi était-il là ? Il ne se souvenait de rien après avoir décidé de se rendre en ville, le jour de Noël. Que s'était-il passait. Il se gratta les yeux, passa machinalement sa main dans ses cheveux... Enfin, il essaya, mais ne trouva pas leur contacte soyeux. Plutôt quelque chose de granuleux... Une bande ? Il avait la tête bandée ?
Quelque chose bougea à sa gauche. Il tourna la tête précipitamment, le coeur battant. Une fille était assise là, ses cheveux noirs à peine coiffé et de larges cernes sous les yeux. Elle semblait être profondément surprise de le voir là. Puis elle sourit. Un sourire adorable qui ne permit pas au jeune homme de calmer son rythme cardiaque. La jeune femme, qui avait apparemment des origines asiatiques, avait les yeux rempli de larmes. Sven devina qu'il aurait du la reconnaître, mais cela lui était impossible. Il avait beau chercher, rien en lui revenait. Il murmura quelques mots, pour lui-même.

- Qui... Est-ce...?

La jeune femme le regarda avec intensité. Elle rabattit rapidement un mèche noire derrière une oreille avant de déclarer, résolue :

- Le médecin a dit que tu aurais peut-être oublié tout ce qui s'est passé. Une amnésie partielle et éphémère. Mais tu aurais quand même pu te souvenir de moi... Mais bon, je suppose que je n'ai pas le droit d'être déçu après tout ce que tu as fais pour moi...

Le garçon voulu répondre, mais sa voix était trop faible. Sa gorge lui fait mal, elle semblait si sèche... L'autre s'en rendit compte et se précipita pour lui donner un grand verre d'eau. Il but à longues goulées, sans s'arrêter jusqu'à avoir fini. Le liquide, frais, étais comme un baume. C'était agréable. Il ferma les yeux un instant, pris d'un vertige. Quand il les rouvrit, il demanda posément :

- Que s'est-il passé ?
- Le jour de Noël, tu as pris un bus pour rentrer chez toi. Tu t'es assis à côté de moi, on a un peu discuté. Tu te souviens pas ? Tu sais... Je suis la fille qui aime le Métal.

Sven secoua la tête. C'était le trou noir, il ne parvenait pas à se souvenir. Il devait la croire sur parole. Elle se tut un instant pour le laisser emmagasiné ces informations, puis elle repris.

- Un homme est rentré dans le bus, et... (Elle frissonna.) Il a... Tiré sur un garçon... Tout le monde à paniqué, personne n'a su réagir... Sauf toi. Tu t'es jeté sur lui, tu as réussi à l'arrêter. Tu t'es pris deux balles. L'une dans le ventre, l'autre n'a fait que t'effleurer le crâne. Tu as eu de la chance de ne pas l'avoir reçu en pleine tête...
- De la chance, murmura-t-il sans conciction. Pourquoi j'ai fait ça ?
- Je... Je ne sais pas, murmura-t-elle. Le tireur nous avait pris pour cible, tu nous as protégé. C'était vraiment très courageux.

Le garçon se gratta le visage. Voilà d'où venait cette étrange sensation lorsqu'il la regardait. Il remarqua qu'elle fuyait son regard avec grande intention. Il ne s'en formalisa pas ; il comprenait qu'elle puisse être troublé par cette situation, lui même l'était. Il sentait qu'il n'avait pas agi pour lui. Non pas que la mémoire lui revenait, au contraire, plus le temps et les explications passée, moins il comprenait. Non. Il avait juste le sentiment que cette fille lui plaisait suffisamment pour qu'il se jette devant les balles. Il changea de sujet avec habilité en demandant :

- Et combien de temps je suis resté inconscient ?
- Pendant 3 jours.

Sven planta ses deux yeux bleus glace dans ceux, noirs, de la jeune fille. Il cherchait à savoir si elle plaisantait, si elle mentait. Comment pouvait-il croire quelque chose d'aussi choquant ? Il n'arrivait même pas à se souvenir de son nom. Pendant trois jours ? Cela lui semblait tellement... Impossible. Puis, une image s'imposa à lui. Terrifiante. Un visage d'ange ravagé par la peur et les larmes. Il s'exclama en tentant de se relever de son lit d'hôpital :

- Ma soeur ! Il faut que quelqu'un s'occupe de ma petite soeur !
- Calme toi Sven, lui intima la jeune femme en le repoussant tant bien que mal sur son matelas. Elle est ici, elle est juste sortie pour aller aux toilettes.

Le garçon souffla à fond en tentant de sa calmer. En bougeant, il avait ravivé sa douleurs à l'abdomen. Il avait l'impression qu'on avait déchiré son corps. La souffrance qu'il ressentait était atroce, balayant tout le reste. La jeune femme s'en aperçut et se pencha vers lui. Sous le regard étonné du blond, elle plaça ses petites mains sur sa blessure. Elle avait les doigts très froid, et c'était étonnamment agréable. Il la laissa faire sans rien dire.

- GRAND FRERE !

Les deux adolescent sursautèrent en entendant cette petite voix, et l'asiatique retira ses paumes. Pendant quelques secondes, il fut un peu déçu. Mais c'était avant de voir la bouille, angélique, de sa petite soeur. Hedi. Un sourire éclaira son visage, semblable à celui qu'il avait eut dans le bus, avant la fusillade. La petite fille couru les quelques mètres qui la séparait de son frère et se jeta dans ses bras, sur son lit. Qu'importait la douleur, Sven était heureux. Qu'importait qu'il ne se souviennent pas de cette fille si gentille, qu'importait qu'il se soit fait tiré dessus. Qu'importait, il était toujours là pour protéger sa petite soeur. Il la serra dans ses bras, en tentant de transcrire par ce geste toute l'affection qu'il lui portait. Depuis un an maintenant, il jouait le rôle de père et de mère pour elle. Malgré son jeune âge, il s'était fait émancipé après la mort de sa mère et la condamnation de son père pour crime passionnel. Il avait beau être né dans la mauvaise famille, il ne pouvait pas abandonné sa petite soeur adorée. Jamais. C'était son but dans la vie. Alors pourquoi s'était-il jeté devant un détraqué pour sauver une fille dont il ne se souvenait même pas ?
La petite fille s'écarta des bras protecteur de son frère, un grand sourire au visage. Elle avait exactement la même moue que lui, comme l'avait remarqué la jeune asiatique. Celle-ci se tenait un peu à l'écart, laissant ces deux-là se retrouver. Elle s'en voulut un peu d'être soulagé que la "personne chère" à Sven soit son adorable petite soeur. Celui-ci dévisagea l'enfant de la tête au pied, comme pour s'assurer qu'elle était bien réelle. Son regard s'arrêta sur la petite peluche qu'elle serait dans son poing. Un petit lion avec une barrette en forme de coeur dans sa crinière.
C'était celle qu'il avait fait faire à la main par une petite boutique. Il était allé la chercher le jour de Noël.
Tout lui revint.
La recommandation d'Hedi d'être prudent. Le froid. Le bus. La musique. La neige qui avait commencé à tomber au moment précis où le premier coup de feu avait retentit. Hana.
Il se tourna vers elle, l'émotion lui tenaillant la gorge. Leurs regards se mêlèrent. Il lui sourit. Elle comprit, il attrapa sa main.

~


Assise sur un banc dans le parc d'Auzat, une femme attendait. Elle était âgé d'une vingtaine d'année, ses cheveux court était noir comme de l'encre et ses yeux était la preuve de ses origines, asiatiques. Son corps maigrichon était prisonnier d'un épais manteau de toile sombre qui assurait aussi le rôle de barrière face au froid polaire qui régnait dans toute la ville depuis maintenant presque un mois.
Elle était là, immobile, la tête légèrement penchée en avant. Elle avait l'air inquiète, triste. Une mauvaise journée, peut-être ? Quoi qu'il en soit, elle semblait attendre quelqu'un. Le brouillard était vraiment très épais, tant et si bien qu'elle ne vit pas l'ombre s'approchait à pas de loup derrière elle. Et quand elle lui sauta purement et simplement dessus, elle ne put retenir un cri. Il se transforma rapidement en rire tandis que l'autre s'exclamait :

- Hana, tu m'as pété les tympans !

En disant ses mots, elle souriait elle aussi. Son visage était purement et simplement magnifique. C'était une jeune fille de quinze ou seize ans avec de magnifique cheveux blond platine et des yeux bleus glace qui semblaient être irréels. Son profil était très doux, à la manière d'un ange. La dénommée Hana répondit en riant toujours :
- Bien fait pour toi Hedi, ça t'apprendra à me faire peur comme ça.
- Ahah, oui, pardon.
- Ça fait une éternité qu'on ne s'était pas vu. Tout va bien pour toi ?
- Oui, vivre avec des adultes c'est pas si mal finalement. Mon oncle et ma tante s'occupe très bien de moi.
- Tu m'étonnes, murmura Hana.

Elle sembla réfléchir pendant quelques secondes, alors que l'autre sautillait sur place pour tenter de se réchauffer. Un silence s'installa, étonnement agréable, presque chaleureux malgré le froid qui semblait gelé le vent. Il ne dura pas une minute avant qui babillement le brise. La jeune asiatique se leva d'un bond, cherchant à voir à travers la brume épaisse. Elle n'eut pas à cherché longtemps avant qu'une silhouette ne se découpe, de plus en plus distinctement. Un sourire éclaire son visage rougit par les morsures de gel tandis qu'elle apercevait en toute clarté les visages des nouveaux venus. C'était un jeune homme tout aussi blond qu'Hedi, arborant une coupe ringarde en Ducktail et un sourire d'ange. Dans ses bras trônait un bambin emmitouflé dans de multiples épaisseurs, son visage cachait par une écharpe et un bonnet de laine. On n'apercevait qu'une petite masse blottit contre le torse de son père et un sourire enfantin. Hana courut les rejoindre et posa un baiser bruyant sur la joue de l'homme :

- Sven ! Tu est en retard, j'étais inquiète ! Même Hedi est arrivée avant toi !
- Merci pour moi, répondis la concernée qui s'était approchée. Bon, j'avoue, j'suis toujours en retard. Mais mon frère et moi, on est pareil. Pas vrai Sven ?
- Ah non rien à voir, répondit le blond en riant. Moi je suis en retard parce que Ren a pas arrêté de pleurer et j'ai du m'arrêter pour lui acheté une autre couverture. Mais maintenant, ça va mieux, hein mon bonhomme ?

Le petit tas de tissus bougea un peu, et on entendit un rire un peu étouffé, rapidement rejoint par les trois autres personnes. Quel petit garçon intelligent... La fierté de ses parents. C'était une excellente journée, décidément. Hana attrapa la main de Sven et lui sourit. Ce dernier compris, et donna son enfant à sa petite soeur, qui s'éloigna avec lui. Elle s'assit sur le banc que la jeune asiatique avait occupé pendant de longues minutes d'attente. Celle-ci s'approcha du scandinave, crocheta ses mains à sa nuque et se hissa sur la pointe des pieds.

- Joyeux Noël, Sven. Bon anniversaire de mariage.
- Déjà deux ans, murmura-t-il. Et ça ne fait que commencé. Joyeux Noël, honey.

Ils s'embrassèrent, la chaleur de leur lèvres formant un halo de bonheur autour d'eux. La neige se mit à tomber, doucement.

___________________

Pour ceux qui se demanderait, la chanson préférée en question est celle-ci. Je sais pas si je vais laisser une chanson qui existe réellement, j'hésite encore.
« Modifié: 29 Mars 2012 à 23:42:50 par Rosebury »

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Re : Lorsque la neige tombe
« Réponse #1 le: 29 Mars 2012 à 23:30:43 »
Heu, j'ai pas le temps de lire tout le texte, mais juste un commentaire sur ton souci de titre. C'est quoi le problème avec ton titre en anglais ? Verlaine s'est pas posé cette question quand il a intitulé un poème "Beams"... s'il te plaît en anglais, ben tu le mets en anglais et pis c'est tout. Au passage, c'est clair que "lorsque la neige tombe" c'est un peu gnangnan, à moins d'avoir derrière une histoire ou des bonhomme de neige s'animent pour aller violer la petite marchande d'allumettes, ça risque de donner une teinte fadasse au texte, que j'ai pas encore lu, je me répète. Allez hop, "Blast of Christmas" et qu'on t'y reprenne plus !
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Re : Lorsque la neige tombe
« Réponse #2 le: 29 Mars 2012 à 23:34:18 »
Ah ouais...x) En passant, j'ai eu un gros bug en voyant que quelqu'un m'avait répondu, genre : "Mais c'est quoi...ça ? Comment on peut lire aussi vite o_O"
Je vois ce que tu veux dire, mais je me suis pas mal fait critiquer comme quoi on donnait pas un nom anglais si y'avait pas une bonne raison, parce qu'on est en France et le texte est en français, etc etc... Donc je me suis dis que c'était peut-être mieux de mettre directement un nom pourri mais français histoire d'abréger les reproches.
Ou un truc du genre.

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Re : Re : Lorsque la neige tombe
« Réponse #3 le: 30 Mars 2012 à 00:31:33 »
je me suis pas mal fait critiquer comme quoi on donnait pas un nom anglais si y'avait pas une bonne raison, parce qu'on est en France et le texte est en français, etc etc...

justement, tu as une bonne raison : tu aimes ce titre.
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Re : Blast of Christmas
« Réponse #4 le: 31 Mars 2012 à 12:42:17 »
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L'obscurité avait doucement envahi les rues de la petite ville de Auzat.

il me semble qu'on fait toujours l'élision donc ça serait "d'Auzat"

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Des passants, emmitouflé dans de lourd manteau, s'activaient, grouillaient, virevoltaient.
emmitouflés

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Certains visage était étiré par la fatigue, d'autres par la joie ou encore par l'empressement.
visages étaient étirés (je trouve que "étiré" sonne pas terrible)

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Les cadeaux de dernière minute avait étaient achetés, les magasins allaient pouvoir fermer leurs porte sous peu.
avaient été achetés

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Les gérant, à l'image de leurs client, n'avait qu'une hâte, faire couler l'alcool et la bonne humeur, réchauffer un peu leur corps et leurs coeur au coin de leurs cheminé.
gérants

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Sa lourde écharpe lui caché le menton, sans pour autant occulté sa bouche frémissante qui laissait s'échapper des halos de vapeurs.

cachait / occulter

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Ses yeux, d'un bleu acide, fixés le sol tandis que ses sourcils froncé faisait naître un plis soucieux en leurs centre.
fixaient/froncés /faisaient

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Il avait des cheveux d'un blond platine qui semblait prouver des origines scandinaves, et sa coupe Ducktail lui donner des airs rebelles.
semblaient

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Il tenait entre ses mains gantés un sac en papier coloré de petite taille qui devait contenir un présent pour un de ses proches.
gantées

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Des écouteurs étaient vissé dans ses oreilles, et il tapotait du doigt sur son autre main en suivant le rythme soutenu de sa chanson.
vissés

 
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Elle était sa préférée, il pouvait l'écouter pendant des heures sans se lasser et connaissait les paroles sur le bout des ongles.
"C'était sa préférée" me semble bien moins lourd et du coup beaucoup plus rythmique

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Lorsque celles-ci s'ouvrirent, il remarqua que le véhicule était bondé, si bien qu'il douta un instant de trouver une place assise.
lorsqu'elles s'ouvrirent (moins lourd)

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Il pensa d'abords à s'assoire à côté du jeune, avant de remarquer que celui-ci ne cessé de plonger de son siège pour chahuter avec ses deux amis situé dans l'autre allée.
s'asseoir

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certain la qualifié même de ringarde.
qualifiait
(d'un autre côté quand quelqu'un nous surprend pour sa coiffure ou ses fringues, on le fixe plutôt qu'on se détourne)

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histoire de cacher ses gènes sonores, avant de renoncer.
ces gênes

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Le blond se réveilla en sursaut après avoir senti quelque chose tombé entre ses cuisses après lui lui avoir frappé dans le bras.
tomber
(deux fois "après", allège !)


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Elle se rendit enfin compte de ce qui s'était passé, et s'écria d'une voix légèrement aigue qu'elle était désolée.

aiguë

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Il attrapa du bout des doigts le baladeur et le tendis à la jeune asiatique. Celle-ci saisis précipitamment l'objet en s'excusant une fois encore.
tendit / saisit

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Il consulta sa montre, une demi heure avait passé.
demi-heure

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Il ne fut pas déçu lorsqu'il entendis, assez vaguement, les notes de sa chanson favorite
entendit

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Après tout, passé le réveillon tout seul, c'était un peu triste.
passer

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- Sérieusement ?! Moi aussi ! C'est drôle, les gens que je rencontre n'aime pas vraiment le métal...
aiment

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Enfin, elle souria légèrement et déclara de sa voix claire :
sourit

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Hana le regardait de ses yeux en amende,
amande

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Il l'avait sûrement fait tomber lorsqu'il s'était endormis, et ne c'en était rendu compte que maintenant.
endormi /s'en

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- C'est un cadeau de Noël de dernière minute, demanda Hana.
manque un point d'interrogation

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C'est pour lui que je suis sortis aujourd'hui.
sorti

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- Ca doit être quelqu'un de très proche pour que tu fasses tout ses efforts, remarqua-t-elle en plantant son regard dans le sien.
- Exactement, confirma-t-il joyeusement.
c'est bizarre de dire ça. Je veux dire Noël, c'est Noël, on a les cadeaux pour le bon jour sinon c'est franchement nul.

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- Grâce à elle, mon réveillon a été bien plus agréable que prévu.
oulalala danger romance !

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Sven souris.
sourit
(il fait que ça ...)

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Apparemment, ils avaient trouvé un jeu très drôle qui consistait à enfoncé la capuche des autres profondément sur leur crâne, de sorte qu'il n'ait plus aucune visibilité.
enfoncer / ils n'aient

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Un ancien model, sans doute.
modèle

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C'est avec la bouche grand ouverte mais toujours aussi muette qu'il le vit le tendre dans la direction du jeune accroupit sur son siège.
accroupi

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Le conducteur de bus perdit le contrôle de son véhicule et partie en tête à queue.
partit

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Hana fut projeter sur Sven, qui se cogna la tête contre le siège devant lui.

projetée

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Dans l'allé central était étendu le cadavre.
allée

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Le garçon leva brusquement le bras de l'homme, priant pour qu'il n'ait pas tout ses réflexes enclenché et plus de force physique que lui.
enclenchés

 
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Un autre coup partie.

partit

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Une grande tâche rouge s'élargissait dans sa poitrine, pas loin du coeur.

tache

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tandis que des soupires de soulagement retentissait un peu partout dans le car.
soupirs / retentissaient

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La jeune femme, qui avait apparemment des origines asiatiques, avait les yeux rempli de larmes.

deux fois "avait"

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Sven devina qu'il aurait du la reconnaître, mais cela lui était impossible.


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- Le médecin a dit que tu aurais peut-être oublié tout ce qui s'est passé. Une amnésie partielle et éphémère. Mais tu aurais quand même pu te souvenir de moi... Mais bon, je suppose que je n'ai pas le droit d'être déçu après tout ce que tu as fais pour moi...
déçue
le "tout" me semble de trop

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Elle se tut un instant pour le laisser emmagasiné ces informations, puis elle repris.
emmagasiné / reprit

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Tout le monde à paniqué, personne n'a su réagir
a

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Tu as eu de la chance de ne pas l'avoir reçu en pleine tête...
reçue

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- De la chance, murmura-t-il sans conciction. Pourquoi j'ai fait ça ?
conviction

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Le tireur nous avait pris pour cible, tu nous as protégé.

protégés

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, lui même l'était.
lui-même

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- Pendant 3 jours.
toujours en lettres

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- Calme toi Sven, lui intima la jeune femme en le repoussant tant bien que mal sur son matelas. Elle est ici, elle est juste sortie pour aller aux toilettes.
Calme-toi

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à celui qu'il avait eut dans le bus, avant la fusillade.
eu

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La petite fille couru les quelques mètres qui la séparait de son frère et se jeta dans ses bras, sur son lit.
courut

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Qu'importait qu'il ne se souviennent pas de cette fille si gentille, qu'importait qu'il se soit fait tiré dessus.
souvienne

 
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Le brouillard était vraiment très épais, tant et si bien qu'elle ne vit pas l'ombre s'approchait à pas de loup derrière elle.
s'approcher

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. Il ne dura pas une minute avant qui babillement le brise.
bug

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Elle n'eut pas à cherché longtemps avant qu'une silhouette ne se découpe, de plus en plus distinctement.
chercher

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- Merci pour moi, répondis la concernée qui s'était approchée
répondit

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Ren a pas arrêté de pleurer et j'ai du m'arrêter pour lui acheté une autre couverture. Mais maintenant, ça va mieux, hein mon bonhomme ?
acheter

 
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Ce dernier compris, et donna son enfant à sa petite soeur, qui s'éloigna avec lui.
comprit

Va falloir que tu révises un peu ta conjugaison et ton orthographe quand même, y a pas mal de fautes.
Sinon, le récit est pas mal, je trouve que parfois, tu affleures justement les sentiments, tu pourrais aller plus loin parce que souvent ce ne sont qu'un ou deux détails au détour d'une phrase mais c'est pas mal. Ca sourit un peu trop peut-être. :mrgreen:
Sinon, au niveau du fond, l'histoire se tient pas mal, juste ce fou qui pète les plombs bien tard, je trouve, ce qui rend son geste moins crédible. Faudrait peut-être insister plus sur le fait que les gamins le font chier. Enfin rappeler qu'autour des gamins, il y a d'autres gens. Pour la fin, je la trouve trop prévisible, trop "le monde il est beau" mais bon, je suis pas très fleur-bleue alors... ::)
Voilà je trouve ton texte vraiment pas mal pour ton âge, j'attends ton prochain ^^
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Re : Blast of Christmas
« Réponse #5 le: 03 Avril 2012 à 17:39:07 »
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de Auzat
d'Auzat

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Des passants, emmitouflé dans de lourd manteau
emmitouflés dans de lourds manteaux

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les bruits de pas ne faisait que donner un rythme effréné à la soirée.
..faisaient... Pourquoi la négation?

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Certains visage était étiré

visages étaient étirés
J'arrête de corriger les fautes d'orthographe, il y en a trop. Cela nuit au texte. C'est dommage!

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sa coupe Ducktail
c'est comment?

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et c'était là la cause de son trajet

Mal dit, à mon sens

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de plonger de son siège
c'est à dire...

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l'écoute de sa musique, puissante et insufflateur d'espoir.
insufflateur bof

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cacher ses gènes sonores,

mal dit


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Le garçon hocha la tête, son expression réjouie toujours collée à son visage d'ange.

j'aime bien


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- Je m'appelle Sven, et toi ?
- Hana.
- C'est joli, remarqua-t-il.
- Tu ne prend pas souvent ce bus, n'est-ce pas ? (Il devina bien qu'elle changeait de sujet.) Je ne t'ai jamais vu ici, et pourtant je l'empreinte chaque jour.
- C'est vrai, je suis un motard en fait. Mais j'ai préféré éviter les accidents. Ce serait bête, le soir de Noël !
- C'est sûr, murmura-t-elle. Mieux vaut rester prudent. (Elle marqua une légère pause.) Donc, tu es au lycée, en fac...?
- Au Lycée Constantin Weyer.

ce dialogue me semble un peu convenu

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Sven se jeta en avant, sur le tireur. Il savait que s'il ne l'avait pas fait, l'autre aurait tiré sur Hana. Il ne le permettrait pas. Le garçon leva brusquement le bras de l'homme, priant pour qu'il n'ait pas tout ses réflexes enclenché et plus de force physique que lui. Deux coups partirent. Deux trous parfaitement circulaire dans le plafond du bus. L'agresseur réagit tout de suite après, tentant de le repousser. L'autre s'accrocha. Il tentait de lui arracher l'arme des mains, mais il n'y parvenait pas. Il devait faire vite, sinon il serait tué. Leurs lutte ne dura qu'une poignée de secondes, pas assez pour que les passagers, pétrifiés, puissent réagir. Un autre coup partie. Sven chancela en
tu es meilleure dans l'action que dans le dialogue sentimental

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lui avait assené de balles.

dur, dur, d'asséner des balles

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Le froid. La mort.
Une douleur lancinante qui le prenait à la poitrine. Des voix, lointaines, brumeuse.

- Le coeur est reparti ! Vite, il se vide de son sang, il faut tout de suite l'emmener à l'hôpital !
Et puis, le froid à nouveau. L'obscurité. La douleur. L'incompréhension.

j'aime bien

Le reste du texte c'est un peu du Walt Disney.

Ton intro est une auto flagellation. Tu n'aimes pas le titre, tu n'aimes pas le texte...Pourquoi?

Les passages qui concernent la rencontre dans le bus sont convenus et superficiels, dommage car j'ai bien aimé les scènes d'action.

J'ai trouvé l'ensemble bien construit et je ne me suis pas ennuyé en le lisant.

"Le rire a été donné aux hommes par Dieu pour les consoler d'être intelligents."

 


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