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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » (noel 2010) L'Homme de Glace

Auteur Sujet: (noel 2010) L'Homme de Glace  (Lu 2595 fois)

Hors ligne Kailiana

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(noel 2010) L'Homme de Glace
« le: 08 Février 2012 à 22:08:50 »
La neige et le froid actuels m'ont rappelé que je n'avais jamais posté ce texte  :-¬? c'est celui que j'avais envoyé pour le swap de Noël 2010 (oui il faut aussi que je poste celui de ce noël je sais).
J'aimais bien certains trucs mais je suis pas trop satisfaite du texte dans son ensemble. Ceci étant, je ne ferai pas de grosses modifications dessus, il n'en vaut pas la peine.
(et j'aime pas le titre mais j'avais pas d'idée)

Sur le texte que j'avais envoyé, c'était écrit à la main, et les deux dernières parties étaient écrites en couleurs différentes, j'ai tenté de refaire une mise en forme semblable.





Une histoire de neige




Il est de ces histoires que l'on se raconte au coin du feu...
Au moins une fois par an, au plus froid de l'hiver, était contée la légende de l'Homme de Glace. Ma grand-mère, emmitouflée sous des couvertures, se balançait sur son fauteuil à bascule, somnolente ; soudain elle se relevait, allait ouvrir la fenêtre et humait l'air froid du dehors, et un sourire ravit rajeunissait son visage durant quelques secondes. Lorsqu'elle revenait près de la cheminée flamboyante, toute la famille se regroupait autour d'elle.
Il fallait tendre l'oreille pour entendre sa voix chevrotante, et à mesure que les années passaient elle oubliait des parties de son histoire, s'embrouillait, avait besoin de longues pauses pour reprendre son souffle... mais le rituel était si bien ancré dans nos vies que nous n'avions plus besoin de son aide pour partager le conte.
L'Homme de Glace ne prenait vie que durant l'hiver. Il s'éveillait aux premières gelées, se nourrissait des reflets de la glace partout dans le monde ; dormait dans un cocon de neige qu'il sculptait à sa convenance. Il disparaissait lorsque l'enveloppe blanche du monde commençait à fondre.
J'avais toujours senti une affection particulière dans la voix de ma grand-mère lorsqu'elle parlait de lui et de son amour pour les reflets de la vie. Même si à présent elle ne sortait plus de la maison, c'était elle qui, il y a plusieurs années, m'avait appris à sculpter la glace. Mon père m'avait raconté que, lorsqu'elle était encore jeune, elle faisait des sculptures magnifiques, innombrables mais éphémères. Elle se rendait chez les voisins pour orner leurs jardins contre quelques chocolats chauds ou friandises ; décorait la campagne et la forêt d'animaux à moitié transparents. Elle laissait parfois libre court à son imagination pour construire des êtres hybrides, mi-animaux mi-humains, parfois avec des mélanges de plantes. J'ai toujours regretté de ne pas avoir pu les admirer. Quand j'ai appris d'elle les joies de la sculpture sur glace, elle était déjà trop vieille pour avoir conservé toute son adresse et se contentait de me donner des instructions, agrémentant mes œuvres de quelques retouches personnelles.

Engoncée dans de chauds vêtements, un sac avec quelques outils et provisions sur mon épaule, je humai l'air froid qui m'entourait. La neige fraichement tombée donnait une impression irréelle au monde, les sons ne me parvenaient qu'étouffés. Au-dessus des maisons, les fumées des cheminées s'élevaient dans le ciel clair. Le faible soleil matinal se reflétait sur la neige, m'éblouissait presque ; je plissai les yeux.
Je me dirigeai vers la forêt toute proche. Paysage de blanc et de gris, où les troncs n'étaient que des coups de pinceaux à peine visibles ; un décor en sommeil, emmitouflé dans un manteau de glace et de poudreuse.
Depuis un moment déjà, j'avais quitté les chemins déneigés ; lorsque les raquettes que je portais aux pieds se posaient sur le sol, la neige crissait en se tassant. Sous les arbres, il était plus aisé d'avancer. Je tentais de trouver un endroit précis, une grotte qu'avait évoquée à mi-mots ma grand-mère, sans que je sache si elle radotait et parlait d'un lieu imaginaire ou d'un endroit existant que je pourrais retrouver.
Je n'avais pas quitté l'abri des arbres, mais je longeais à présent un mur de roches où l'eau devait glisser en été. La glace s'y coulait en de sinueuses arabesques, se faufilait entre les pierres et tombait en de longues stalactites. Je stoppai mes pas un instant, pensive. Il était encore tôt : j'avais tout le temps nécessaire.
Je déposai mon sac à côté, retirai mes raquettes pour être plus à mon aise. Sorti mes outils. Je devais travailler lentement pour ne pas briser la glace tendre. Plusieurs heures plus tard, mes poissons irréels nageaient sur la glace, s'élançaient dans les airs aux endroits où se dressaient auparavant des stalagmites. En hauteur, j'avais posé un martin pécheur qui s'apprêtait à fondre dans l'eau. De la neige fraiche m'avait permis de mettre un peu de couleur au tableau.
La matinée s'était écoulée sans que je la remarque. Je me rassasiai des provisions que j'avais emmenées, puis repris ma route.

Je finis par atteindre un endroit où un trou s'enfonçait dans les rochers ; j'y pénétrai. Le sol, en pente douce, était couvert de givre. Lorsque la descente s'accentua, je dus m'appuyer sur les côtés pour ne pas tout dévaler en une glissade maladroite.
Il devait s'agir du lieu dont avait parlé ma grand-mère car j'étais à présent sous terre, dans une grotte aux parois couvertes de glace. Des ouvertures en hauteur permettaient à la lumière de pénétrer jusqu'à moi. C'était sans doute ainsi que la pluie coulait sur les rochers avant d'y geler, formant un palais de glace où je n'osai d'abord m'avancer de crainte de le briser. Je finis par m'y résoudre et, prudemment, je me dirigeai vers le centre de la grotte.
Des gros blocs de glace parsemaient le lieu, au-dessus desquels d'énormes stalactites pendaient aux endroits où l'eau goutait depuis le plafond ; au fond, une petite cascade figée se déversait sur le sol.
Ce décor à l'état brut, ce lieu où personne n'avait dû venir depuis des années, ne me donnait qu'une envie.
Sans attendre, je sortis mes outils.

Bien entendu, un après-midi ne me suffit pas. Il me fallut y retourner plusieurs jours de suite – plusieurs semaines. Je profitai de tout le temps que je pouvais libérer. Peu à peu, l'endroit se remplit de sculptures. Je commençai par couvrir les murs d'arbres, de plantes et de fleurs tels qu'on les voit lorsque la nature est verte. Des petits animaux sur les rocs en bordure des parois. Quelques humains ; une chaumière sur le mur près de l'entrée. La cascade garda sa fonction première mais je la remplis de vie, y insérai des poissons bondissant, quelques ragondins et autres créatures aquatiques. Je m'occupai ensuite des plus gros blocs. J'hésitai sur les créatures à y mettre. Un cerf et sa biche, un jeune renard. L'esquisse sur un gros rocher d'une meute de loups autour d'une carcasse. Un sanglier et ses petits.
Il ne resta finalement plus qu'un unique rocher, l'un des plus grands, tout au centre. Un énorme bloc de glace, au-dessus duquel la pluie et la lumière se déversait plus souvent qu'ailleurs.
Je laissai passer plusieurs jours pour réfléchir à la manière dont je lui donnerais vie. Ce fut finalement ma grand-mère qui me fournit mon idée. Ces derniers temps, elle n'allait pas bien. Je la sentais fatiguée par les années ; elle se relevait parfois pour observer le paysage enneigé par la fenêtre, mais elle pouvait difficilement sortir.
Je décidai de dédier la création de ma grotte à l'Homme de Glace de la légende qu'elle aimait tant.
J'avais quelques soucis à me le représenter. Pourtant, c'était dorénavant lui et nul autre que je voulais sculpter sur le rocher central. Je tachai donc de faire au mieux, suivant mon instinct et les courbes de la glace, pour concevoir la créature.
Car il ne s'agissait pas uniquement d'un homme que je créais. En lui se mêlaient toutes mes créations précédentes, assemblées en un simulacre d'humanoïde étrange. En lui s'incarnait la salle toute entière – un reflet glacé des végétaux et des animaux qui l'entouraient. Il aurait pu paraître monstre ; il me semblait, pourtant, bienveillant. Tel un gardien qui sauvegarde le miroir des autres le temps d'un hiver, et le leur rendra aussitôt que le printemps poindra.

A présent, la grotte, entièrement sculptée, me paraissait étrangère. Moi, faite de chair et de sang, de couleurs vives, dépareillais le lieu. J'étais allée jusqu'à graver le sol d'herbes et de mousse, de quelques fleurs. Une scène d'une autre saison me faisait face, scintillante alors que les rayons du soleil hivernal pénétraient encore jusqu'au sol. Mais déjà les parois de la grotte s'assombrissaient. Le halo de lumière se resserra autour de l'Homme de Glace – jusqu'à disparaître tout à fait. Allumant ma torche, je m'éclipsai du lieu pour rentrer chez moi. Avant de partir, je m'attardai cependant quelques secondes pour extraire de la sculpture de l'Homme de Glace un minuscule fragment gelé.

De retour à la maison, je me dirigeai immédiatement vers la chambre de ma grand-mère. Assoupie, elle était emmitouflée sous les couvertures et je ne l'éveillai pas. Je déposai le morceau de glace dans une coupelle sur sa table de chevet et m'éclipsai en silence.


*
 
Je sommeille. J'ai entendu ma chère petite-fille entrer tout à l'heure, mais je n'ai pas eu le courage d'ouvrir les yeux et de lui faire signe pour lui montrer que j'étais éveillée. Je suis si fatiguée... Loin est le temps où je marchais sans difficulté, où indépendante je me promenais dans l'hiver et sculptais la glace. Pauvre Homme de Glace... En te contant j'espérais te donner vie, mais plus personne ne croit en toi, désormais. Tout comme moi, tu es devenu créature d'un autre temps, qu'on évoque à mi-mots telle une légende, qu'on espère voir, peut-être, vaguement, sans trop s'attendre à te rencontrer effectivement.
C'était pour toi que je donnais vie à la glace. Tu étais si seul, dans ton royaume sans vie ! Alors j'ai décidé de soulager un peu ta peine. J'ai écouté les murmures de la glace pour y dessiner ce qui s'y reflétait. Je me suis usée les mains à te créer ton domaine...
Pauvre folle, que les autres m'auraient dit.
Je ne t'ai jamais vu. J'ai espéré te croiser au détour d'un chemin, espéré que mes créations t'attendrissent et que tu sortes de ta pénombre pour me saluer, qu'enfin je sache que mon labeur n'était pas vain. Mais jamais je ne t'ai vu. Tu t'es toujours soustrait à mes regards...
Pauvre folle sénile depuis toujours, à courir après des chimères. Sur mon lit de mort je pense toujours à toi sans te voir.
Une odeur de glace toute proche...


*

Je n'y suis pour rien. Jamais n'ai rien demandé. Reflets sur la glace – me suffisait.
Oh oui, belles étaient les sculptures. Mais pour me voir... Conté ? Pourquoi, des mots ? Ne suis pas fait de mots. Suis de glace, de glace toujours, de reflets fugitifs – aurais pensé que tu avais compris, après ces années.
La jeune fille, toute fraîche nouvelle, enhardie dans la grotte glacée où tu venais des années...
M'a créé. M'a vu. M'a amené auprès de toi. Ai toujours été là dans ta glace...
« Modifié: 09 Février 2012 à 22:08:41 par Kailiana »
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Hors ligne Ekas

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Re : (noel 2010) Une histoire de neige
« Réponse #1 le: 09 Février 2012 à 14:47:50 »
Bonjour Kailiana,

C'est très bien écrit, tu as une qualité d'écriture indéniable et je comprends mieux ton opinion sur mon propre style  !
L'histoire est très bien contée, c'est très agréable à lire. C'est plutôt sur le fond que j'aurais des commentaires constructifs à faire. Voilà, cet homme de glace tu n'en parles pas vraiment, on ne sait pas qui il est, rapidement évoqué au début. J'ai bien compris qu'il s'agissait d'un être imaginaire. Mais le texte gagnerait à ce que le conte de l'homme de glace ne soit pas seulement évoqué au début mais bien conté. Cela donnerait de la consistance à la suite de l'histoire, à l'attachement de la grand mère et son importance pour cette famille ! Il manque le lien fort qu'il y a entre la grand mère et la créature.

Le dernier paragraphe n'est pas le bienvenu à mes yeux. J'aurais arrêté juste avant. Cela parait très étrange dans un texte réaliste de donner la parole à une créature de glace. En plus ce qu'il dit n'est pas d'une grande profondeur.

Voilà,

Bravo pour ton style d'écriture!
« Modifié: 09 Février 2012 à 14:54:21 par Ekas »

Amaya

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Re : (noel 2010) Une histoire de neige
« Réponse #2 le: 09 Février 2012 à 19:37:49 »
Bonjour !

Tout d'abord, j'ai presque hésité à poster mon commentaire... Ce que tu écris est tellement bien, que je me demandais si je méritais de poster sur un pareil sujet...
Ton style est parfait, fluide, rien ne se mélange. J'ai adoré, et je suis prête à le lire et le relire de nouveau.
Contrairement à Ekas, le dernier paragraphe ne m'a pas dérangée, au contraire !
Je n'ai rien à dire de plus... Mon avis peut sûrement sembler peu constructif, mais c'est tellement bien ce que tu fais, il n'y a vraiment rien à dire !

J'adore  :coeur:
Bonne continuation !

Hors ligne ernya

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Re : (noel 2010) Une histoire de neige
« Réponse #3 le: 09 Février 2012 à 21:33:02 »
Citer
Il est de ces histoires que l'on se raconte au coin du feu...
c'est sûrement très subjectif comme remarque mais je trouve cette première phrase assez lourde "il est de ces histoires que" et un peu facile aussi. Sans parler des points de suspension. (Je relève parce que ça ressemble vraiment pas à ton style, je trouve)

Citer
allait ouvrir la fenêtre et humait l'air froid du dehors, et un sourire ravit rajeunissait son visage durant quelques secondes.
pour éviter la lourdeur du double et et aussi parce que le mouvement pour ouvrir la fenêtre implique le second, j'aurais plutôt mis " allait ouvrir la fenêtre pour humer l'air froid du dehors"

Citer
Il s'éveillait aux premières gelées, se nourrissait des reflets de la glace partout dans le monde ; dormait dans un cocon de neige qu'il sculptait à sa convenance.
je pige pas pourquoi t'as mis un point virgule et pas une simple virgule

 
Citer
Même si à présent elle ne sortait plus de la maison, c'était elle qui, il y a plusieurs années, m'avait appris à sculpter la glace.
je trouve le "même si" incorrect. Pour moi "même si" implique deux choses qui se situent sur le même plan temporel. Là, je trouve ça franchement bizarre de dire "même si maintenant elle peut plus, avant elle pouvait". Le présent n'a aucun rapport avec le fait passé, là.

Citer
Engoncée dans de chauds vêtements, un sac avec quelques outils et provisions sur mon épaule, je humai l'air froid qui m'entourait.

transition ?

Citer
Je tentais de trouver un endroit précis, une grotte qu'avait évoquée à mi-mots ma grand-mère, sans que je sache si elle radotait et parlait d'un lieu imaginaire ou d'un endroit existant que je pourrais retrouver.
j'ai bloqué sur cette phrase. Je la trouve très lourde. Moi j'aurais mis "si elle radotait ou si elle parlait d'un lieu qui existait vraiment".

Citer
Je tachai donc de faire au mieux, suivant mon instinct et les courbes de la glace, pour concevoir la créature.
tâchai

Citer
Moi, faite de chair et de sang, de couleurs vives, dépareillais le lieu.
toi plus parler normalement
manque un "je"

 
Citer
Loin est le temps où je marchais sans difficulté, où indépendante je me promenais dans l'hiver et sculptais la glace.
tu penses en inversant les sujets, toi ?  ???

Comme Ekas, j'ai trouvé le passage final sur l'homme de glace assez décevant finalement. Peut-être que si tu l'avais fait un peu plus long, il aurait eu plus de poids ?
Sinon c'est un conte sympathique, mais je suis beaucoup plus convaincue par les histoires de ton Fou. Ici, j'ai trouvé que y avait quelques maladresses et bizarrement moins de force poétique. Peut-être parce que le début est long ? La vieille dame aussi, j'ai trouvé qu'elle n'avait pas vraiment une voix lialienne.
Enfin bref, j'ai apprécié la lecture mais j'ai pas été transportée plus que ça par ce texte-ci. :-[


edit : t'as pas un texte qui s'appelle déjà comme ça ?

"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Kailiana

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Re : (noel 2010) Une histoire de neige
« Réponse #4 le: 09 Février 2012 à 22:08:24 »
Citer
edit : t'as pas un texte qui s'appelle déjà comme ça ?
ah ouais, même que c'était mon premier swap de noel  :mrgreen: ou alors j'avais mis un autre titre pour ce texte là, je sais plus (je l'avais pas noté). Peut-être "l'homme de glace", très original... je change.

@Ekas : merci !
Citer
Voilà, cet homme de glace tu n'en parles pas vraiment, on ne sait pas qui il est, rapidement évoqué au début. J'ai bien compris qu'il s'agissait d'un être imaginaire. Mais le texte gagnerait à ce que le conte de l'homme de glace ne soit pas seulement évoqué au début mais bien conté.
Moui peut-être. Je sais plus trop ce que je voulais faire de ce texte en fait (pas grand chose je crois) (et en contant pour de vrai l'homme de glace au début, ça risquait de faire répétition)
Citer
Le dernier paragraphe n'est pas le bienvenu à mes yeux. J'aurais arrêté juste avant. Cela parait très étrange dans un texte réaliste de donner la parole à une créature de glace. En plus ce qu'il dit n'est pas d'une grande profondeur.
en fait le texte était adressé à Kathya, qui avait écrit un texte avec une fin bizarre (j'ai oublié le titre) et j'avais eu envie de faire pareil. Et puis je trouvais qu'en arrêtant avant ça faisait très banal. C'est pas forcément mieux comme ça, mais bon.

@Amaya Ben, merci, écoute  :-[


@Ernya :
Si je dis rien sur une remarque je suis d'accord.
Citer
Il est de ces histoires que l'on se raconte au coin du feu...
vrai que c'est lourd. Je crois que je voulais donner une impression de conte, mas c'est un peu raté
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Citer
   Il s'éveillait aux premières gelées, se nourrissait des reflets de la glace partout dans le monde ; dormait dans un cocon de neige qu'il sculptait à sa convenance.
je pige pas pourquoi t'as mis un point virgule et pas une simple virgule
parce que je suis amoureuse des points virgules et que deux virgules à la suite ça faisait pas beau. Donc par flemme de trouver une tournure plus adaptée, en fait. C'est vrai que le point virgule n'est pas super logique même s'il donne le rythme que je veux.
Citer
Moi, faite de chair et de sang, de couleurs vives, dépareillais le lieu.
c'est l'art moderne voyons ! (bon ok j'ai pas fait gaffe  :-[)
Citer
   
Citer
Loin est le temps où je marchais sans difficulté, où indépendante je me promenais dans l'hiver et sculptais la glace.
tu penses en inversant les sujets, toi ?
quand j'ai écris j'avais du trouver ça joli et lyrique  :-¬? à la relecture je m'en souvenais donc j'ai pas accroché mais c'est vrai que c'est super bizarre


En fait je suis d'accord avec tout. Pour le passage final, s'il avait été plus long ça aurait risqué de faire chier le lecteur et de donner l'impression d'être un rajout inutile (parce que j'avais pas grand chose à lui faire dire à l'homme de glace). Je voulais rajouter une dimension un peu étrange, mais ça aurait sans doute pu être mieux fait.
Citer
Sinon c'est un conte sympathique, mais je suis beaucoup plus convaincue par les histoires de ton Fou. Ici, j'ai trouvé que y avait quelques maladresses et bizarrement moins de force poétique. Peut-être parce que le début est long ? La vieille dame aussi, j'ai trouvé qu'elle n'avait pas vraiment une voix lialienne.
Encore heureux  :mrgreen: Enfin j'aime pas plus que ça ce texte, je m'étais un peu forcée à l'écrire. La vieille dame elle a aucune personnalité, c'est un personnage fantôme, alors qu'avec un peu plus de temps j'aurais sans doute pu la rendre plus intéressante et lui donner une vraie voix.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

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Re : (noel 2010) L'Homme de Glace
« Réponse #5 le: 09 Avril 2012 à 13:59:48 »
Hé ! Un Kailiana que j'avais laissé passer ! Allez hop, remontage.

Citer
et un sourire ravit rajeunissait
ravi

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mais le rituel était si bien ancré dans nos vies que nous n'avions plus besoin de son aide pour partager le conte.
L'Homme de Glace ne prenait vie que durant l'hiver.
répétition de "vie"
Citer
lorsqu'elle parlait de lui et de son amour pour les reflets de la vie.
encore "vie"


Citer
c'était elle qui, il y a plusieurs années, m'avait appris à sculpter la glace.
"il y a" c'est pour un contexte présent, alors que là tu es dans un récit au passé, du coup il y a (ahah) un problème de concordance...

Citer
Elle laissait parfois libre court
cours

Citer
Sorti mes outils.
sortis

Citer
De la neige fraiche m'avait permis de mettre un peu de couleur au tableau.
pourtant c'est blanc la neige  ::)

Citer
au-dessus duquel la pluie et la lumière se déversait plus souvent qu'ailleurs.
déversaient

Citer
Avant de partir, je m'attardai cependant quelques secondes pour extraire de la sculpture de l'Homme de Glace un minuscule fragment gelé.
Moi j'aurais surtout pris une photo  :mrgreen:

Citer
Je me suis usée les mains à te créer ton domaine...
usé (le COD c'est les mains, pas "me")


C'est mignon, tendre et bien écrit. On visualise assez les sculptures de glace, ça suffit à nous plonger dans l'ambiance, c'est bien réussi :)
Par contre j'ai trouvé que le dernier paragraphe en disait trop ou pas assez. La vieille dame l'entend-elle ? Si oui, que ressent-elle ? En fait, tout le passage précédent semble préparer une émotion vive, et puis finalement ça reste en demie-teinte, du coup ça m'a déçue.

Voilà, c'est pas mon préféré de toi, mais il reste quand même bien sympathique et ton écriture est toujours aussi transportante (non ça n'existe pas mais tant pis  :mrgreen: )
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


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