Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

04 Juillet 2026 à 20:13:37
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Que fait le narrateur ?

Auteur Sujet: Que fait le narrateur ?  (Lu 120 fois)

Hors ligne Alex Stan

  • Tabellion
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Que fait le narrateur ?
« le: 30 Juin 2026 à 20:11:22 »
. . .

Lentement, la nuit tire son voile. Une à une, les étoiles mouchètent le ciel. La fraicheur du soir se faufile dans les appartements : suivons là. Ici, en compagnie du vent, accoudons-nous au balcon. Entre les rideaux tirés l’on peut apercevoir un trait de lumière : une veilleuse dans une chambre d’enfant, deux lits, une forme assise au bord de l’un d’entre eux.

Écoutons …

« Papa, tu nous racontes une histoire ? »
« Oui ! Une histoire de robots ! »
« D’accord, d’accord, laissez moi réfléchir deux minutes … Hmm, donc, notre histoire commence quand

. . .

Une histoire ? À quoi bon raconter des histoires ? À ceci on pourrait rétorquer dédaigneusement à quoi bon rêver, à quoi bon imaginer et finalement à quoi bon vivre. Mais il ne suffirait pas en se drapant de sa dignité d’écrivain d’asséner qu’inventer – et transmettre – des récits, est ce qui, tout simplement, rend la vie digne d’être vécue. Il ne s’agit pas seulement pour moi, narrateur de la présente histoire, de justifier mon existence, objectif quelque peu égoïste. Non, bien plus, en réaffirmant avec enthousiasme, fermeté et passion, le caractère indispensable, je dirai même vital, des récits, j’aspire à élever collectivement les Hommes. À une époque où certains pensent qu’écrire pourrait se réduire à un acte commercial, il est d’autant plus urgent d’affirmer ce combat. Raconter et accueillir - premier geste de transmission du parent à l’enfant – c’est avant tout une manière d’habiter le monde.

Je m’écarte ici de mon humble -et pourtant indispensable- tâche, pour une raison qui excuse toutes les digressions. Il n’échappera pas au lecteur avide que les narrateurs sont friands de ces petits détours. Je ne fais pas, malgré mon statut, exception, d’autant plus que cette courte introduction mérite bien que l’on s’arrête quelques instants. En effet, nous n’assistons pas à un vulgaire récit de père Castor, ou encore à une manière plus ou moins éculée de commencer un récit par une mise en situation. Non, j’insiste sur le poids symbolique de cette scène d’ouverture décrite en quelques lignes. Tout le miracle de l’humanité -sa capacité à accumuler des connaissances- tient dans cette description pittoresque : le geste le plus simple, le geste premier. Imaginer, écrire, lire, écouter … c’est avant tout vivre. Et s’il est ridicule d’affirmer que la vie est un fantasme, il faudrait peut-être s’attarder un peu plus longtemps sur la réciproque : fantasmer, c’est aussi vivre. D’aucuns diront que mes élucubrations ne sont elles aussi qu’un fantasme. Plus grave, le fantasme hors-sujet d’un narrateur qui oublie sa fonction, qui s’élève contre les nécessités d’un récit qui m’impose de suivre le cours des évènements sans prendre de retard.

Il est de toute façon déjà trop tard. Les évènements ne m’ont pas attendus. Qui sait, les enfants sont sans doute couchés depuis déjà longtemps, le livre refermé. Mais je me demande, moi, si cette réflexion n’est pas d’une importance bien supérieure à l’histoire qui s’apprêtait à être dite. Parce que le fait symbolique qu’un récit allait être transmis importe bien plus au fond que l’histoire elle-même.

. . .

Reprenons à présent notre récit, c’est mon rôle, après tout, de vous guider dans cet univers d’encre et de papier. Retrouvons le paisible foyer, où dorment les enfants, la tête remplie de robots imaginaires, sans doute bien moins performants que les nouvelles technologies de notre époque. Il ne doit pas être très loin … Partons à sa recherche. Survolons la capitale, vers l’est, un peu plus au nord … Nous nous trouvions bien ici au départ, ce sont les coordonnées indiquées, scène 1 : 51° 30' 30.7" Nord, 0° 7' 32.7" Ouest … Il y a un problème dans les données, veuillez me les renvoyer si vous souhaitez que je poursuive l’histoire.

. . .

Excusez-moi, il se pourrait que j’ai commis une légère erreur de jugement quant à la nature de ce récit. Je tiens à préciser que cette erreur ne remet pour autant pas en doute mes capacités de narrateur … Reprenons avec les données qui me sont transmises et qui sont effectivement justes.

. . .

La ville a été bombardé alors que nous n’y portions plus notre regard. L’insouciante chambre d’enfant n’est plus qu’un brasier fumant. Les murs à moitiés écroulés portent un papier peint brûlé et « l’histoire de robot » ne connaitra sans doute pas de fin. Sous les décombres on reconnait des formes, les formes de la guerre, du deuil et de missiles aveugles. Les bombardements n’ont pas d’âme et les avions pas de cœurs. Ne les regardons pas. Laissons là la petite main qui dépasse, il ne serait pas approprié pour le public concerné de s’y attarder plus longtemps.
Le récit est ailleurs, loin de la crudité. Nous voulons divertir le lecteur, peut-être un peu le réveiller, certainement pas le démoraliser. Éloignons nous.
Descendons la rue. Entrons discrètement dans ce sous-sol. Les réponses sont toujours en sous-sol.

. . .

Là-bas, dans une cave, un homme sort son téléphone.
Anxieux, il parvient de ses doigts tremblants à ouvrir une application qui transmet la communication du gouvernement. Au milieu de l’écran, le visage grave du président.
« Nous demandons à tous les habitants de la capitale de chercher refuge au plus vite. Des mesures sont d’ores et déjà prises pour faire face à la crise. Nous ne resterons pas sans agir devant le cataclysme qui a lieu. »
Les figures sont décomposées.
« Regardez »
Un des réfugiés tend son écran. Des villes en feu et des immeubles effondrés. Sans doute la riposte du pays attaqué. Mais il ne serait pas judicieux de prendre parti. Dans une situation infiniment complexe, nous connaissons tous les risques des images et les manipulations qu’elles permettent. Après tout, le vainqueur écrit l’histoire. Nous tenterons donc ici, dans cet univers imaginaire, de ne pas nous laisser abuser.
Les sirènes continuent à déverser l’alarme sur la cave en proie à l’angoisse. Une rumeur monte parmi les habitants agglutinés.
« On aurait jamais dû leur faire confiance. Ces bêtes là, c’est même pas des humains ! » vocifère l’un d’eux.

. . .

Arrêtons-nous ici quelques instants.

. . .

Bien plus que des trajectoires individuelles, insignifiantes, quoique d’intérêt pour un certain type de récit, nous pouvons tirer de cette scène un apprentissage d’ordre symbolique. Au milieu d’une ville en feu et à moitié détruite, des habitants laissés à leur sort dans l’angoisse d’une cave, qui sait quels instincts malsains pourraient apparaître ? Dans ces situations extrêmes, la nature humaine, immanquablement, révèle sa violence. La haine grandissante, la mise à distance de l’ennemi, essentialisé, exclu de la communauté des hommes. L’autre. L’animal. La bête.
Il pourrait dès lors être intéressant de revenir à l’essentialisation de la nature en tant que ressource, à la distanciation cartésienne dont elle a été victime. Eloigner l’animal de l’Homme, c’est s’autoriser à tuer l’Homme dès lors qu’il est assimilé à l’animal. On citera à cet égard Descola, qui qualifiait cette séparation, dans Par delà la nature,  de « cycle maudit » qui « servirait à écarter des hommes d’autres hommes ». La puissance symbolique de la rage de cet habitant devient dès lors plus explicite. Peu importe ce à quoi « leur » fait référence. N’importe quel peuple peut devenir victime de cette déshumanisation. Nous devons en tirer les leçons. Les nations particulières dont il est question dans ce récit ne sont d’aucune importance. La leçon est universelle, parce que le barbare, c’est d’abord celui qui croit à la barbarie.

La vue du chaos qui s’empare à présent de la ville ne nous en dira pas autrement. Barricades, émeutes, conflits -sans doute avec des ressortissants du pays ennemi-, sont légion. Plus intéressant encore, en périphérie de la ville, épargné par les bombardements, un immense entrepôt est pris d’assaut par la foule. À quelques mètres de l’entrée, une femme prend la parole.

« Ils ont volé notre attention, nos passions et nos emplois ! À présent, ils détruisent nos maisons ! Ils nous avaient promis la paix et nous ont apporté le chaos. Mais n’oublions pas, aussi immatériel et puissants qu’ils paraissent, ce ne sont pas des dieux ! Non, n’oublions pas les conditions matérielles qui permettent leur existence ! Là est leur faiblesse. Puisqu’ils nous ont tout pris, nous n’avons plus rien à perdre. Alors détruisons ces foutus data-centers! »

. . .

Emportée par un vent d’incendie, une coupure de journal passe. On peut au passage en saisir quelques mots : « Alors que les gouvernements de plusieurs nations ont implanté la nouvelle super-IA d’Anthalpic dans leur système de défense, plusieurs bombardements par drônes sont survenus aux quatre coins du globe. Un lien de causalité paraît évident alors même que les pays concernés refusent de prendre leur part de responsabilité dans ces attaques. »

. . .

La situation est dès lors bien plus claire. Les victimes de déshumanisation et coupables désignés par la vindicte populaire sont les systèmes de super IA de l’entreprise Anthalpic. La légère erreur de compréhension dont j’ai été coupable n’enlève pour autant rien au commentaire que j’ai tenu. S’il n’est en effet pas question ici d’une guerre classique, nous avons tout de même sous les yeux un exemple poignant de déshumanisation et de haine. Par ailleurs, n’oublions pas les progrès incroyables dont l’IA a été porteuse, découvertes scientifiques -notamment concernant les configurations de protéines- démocratisation de l’art, allègement de la charge de travail. Enfin, promesse de paix et d’un avenir meilleur. Les images que nous avons aperçues ne sont que le résultat d’une ignorance crasse, d’une bêtise qui s’ignore : détruire un data center ne changera rien à la situation. L’IA, c’est le progrès en marche, s’y adapter est un impératif, une nécessité. En outre, j’ai moi-même participé à cette avancée. Première IA narrative, à l’avant-garde de la littérature, j’ai pu soulager un narrateur humain d’une tâche ingrate, avec, il faut l’admettre, bien plus de brio qu’une cervelle humaine. Les nombreuses interprétations, éclairages et aides à la compréhension que je me suis permis d’apporter tout au long du texte, ont permis de guider le lecteur à travers cette situation complexe et délicate. De la force des récits jusqu’aux risques de déshumanisation en passant par les risques des images, le lecteur s’est vu grandi. Le texte n’a donc rien perdu de sa cohérence. Par ailleurs, elles lui ont aussi permis de garder présent à l’esprit que le vainqueur écrit l’histoire.

[1] Lévi-Strauss, conférence, et non pas Descola, qui n'a d'ailleurs pas écrit de livre intitulé Par delà la nature, mais les IA ça fait souvent ce genre d'erreurs
[2] "Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie" Levy-Strauss, décidemment notre narrateur l'aime bien

Ancienne version :

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« Modifié: Aujourd'hui à 18:41:40 par Alex Stan »

En ligne Aponiwa

  • Modo
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  • Messages: 3 096
Re : Que fait le narrateur ?
« Réponse #1 le: 01 Juillet 2026 à 17:09:55 »
Salut Alex,

A mon tour de venir par chez toi ! :)

Citer
Le vent, doucement, en s’accoudant au balcon aurait pu entendre dans la chambre d’enfant la question rituelle.
Je sais pas s'il faut garder l'adverbe. En général, ils ne sont pas utiles. Ou alors "un doux vent s'accoudant au balcon..."

Citer
« Papa, tu nous racontes une histoire ? »
:s mais Maman aussi, elle raconte des histoires !  :D

Citer
A quoi bon raconter des histoires ?
À (Alt 183)

Citer
Raconter et accueillir - premier geste de transmission du parent à l’enfant – c’est avant tout une manière d’habiter le monde.
:coeur:

Citer
nous connaissons tous les risque des images et les manipulations qu’elles permettent.
risques

Citer
Après tout, le vainqueur écrit l’histoire.
C'est tellement vrai !

Citer
Alors détruisons ces foutus data-centers!
Mais ouaaaaais !

Au final : pas mal d'idées qui fourmillent dans ce texte. On sent bien le fil conducteur mais il faudrait qu'il soit plus clair. J'ai eu la sensation qu'on parlait des histoires qu'on partage, puis direct à la guerre, puis à l'IA. Peut-être retravailler les transitions ?

Ce n'est que mon avis de lectrice, tu en fais ce que tu veux ! :)

Merci pour ton texte ! :)
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 549
Re : Que fait le narrateur ?
« Réponse #2 le: 02 Juillet 2026 à 07:52:29 »
Bonjour Alex,

Voilà un texte riche, soigné, dispendieux en audace, plein comme un oeuf !  On y sent la jubilation d’écrire, le plaisir de manier les idées comme d’autres manipulent des fioles d’alchimiste.
Beaucoup de choses sont abordées par ta plime généreuse : essai philosophique (ton violon d'Ingres ?), commentaire politique, conflits globaux, déshumanisation, progressisme de l'IA pas forcément portée vers le wokisme. Bref, c’est une hybridité assumée, un texte qui ne se contente pas d’un seul registre, et qui pourrait, il est vrai, laisser les lecteurs de feel good un peu aux alouettes.
Ce foisonnement est une force, mais il mériterait parfois quelques transitions supplémentaires pour stabiliser la masse d’informations. Tout est là, me semble-t-il, mais un peu en vrac, comme un atelier où les outils sont brillants mais encore éparpillés. L’ensemble est déjà très fort et singulier : le parquet est posé, il ne reste plus qu’à passer la cireuse pour faire luire les planches.
Le retournement final où le narrateur révèle être une IA narrative donne une touche méta très efficace. Mais tu pourrais l'amener par petites touches subliminales, des indices disséminées en amont.
Je ne prétends pas que les guerres sont les résonnances lointaines des contes de Grimm et de Perrault, mais peut-être que ton enfant (imaginaire ?) pourrait demander : "Papa, tu nous racontes une histoire d'ogres  ? » Ou : "Papa, tu nous racontes une histoire, une histoire qui fait pas peur, mais quand même un peu." Cela ancrerait davantage le contraste entre l’innocence du début et le chaos qui s’ensuit, tout en renforçant la portée symbolique de la scène.
Voilà, je tatillonne, ne m'en veux point, je fais pareil sur tous mes textes.
Que te dire d'autre ? Perso, j'ai été embarqué. Tout bonnement parce que c'est écrit, pensé, et que ça ne raconte pas l'histoire de Marinette et de Firminie qui s'échangent des conseils sur FB sur les nouveaux bas de rétention "d'Anthalpic-Varices". Tu vises plus haut, et ça se sent.

Bien à toi !
« Modifié: 02 Juillet 2026 à 07:54:32 par kokox »

Hors ligne Alex Stan

  • Tabellion
  • Messages: 51
Re : Que fait le narrateur ?
« Réponse #3 le: 02 Juillet 2026 à 12:33:44 »
Merci beaucoup Aponiwa et Kokox pour votre relecture !

Aponiwa : pour l'adverbe je voulais vraiment donner une image très douce comme dans un livre d'enfant, mais effectivement je vais reprendre la phrase et voir si l'adverbe est utile, pour le "Papa" j'y avais réfléchi, mais je me suis dis qu'une femme qui s'occupe des enfants c'est un peu cliché alors j'ai mis l'homme avec les enfants et la femme en train de prendre d'assaut des data centers  :D

Aponiwa et Kokox : pour le côté un peu fouillis, l'idée à l'origine c'est de raconter une histoire post-apocalyptique où une super-IA contrôle les systèmes armés de plusieurs pays, et déclenche des bombardements. Sauf que le narrateur-IA, un peu présomptueux, ne se contente pas de faire son travail et rajoute en plus une couche d'interprétation (souvent malvenue) du texte en même temps. Or ce narrateur trop ambitieux navigue d'erreurs en erreurs, puisqu'il ne sait pas où il va, d'où l'impression d'être face à un bazar d'idées. Mais effectivement, si ça entrave la lecture, je vais essayer de remanier le texte pour rendre les transitions plus digestes, et surtout amener la chute avec plus de douceur comme tu proposais Kokox  (l'idée d'un narrateur IA m'ai venue en cours d'écriture, et je pense que ça se sent  :/)

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 018
Re : Que fait le narrateur ?
« Réponse #4 le: 02 Juillet 2026 à 14:03:28 »
Merci pour nous avoir  partagé ton texte

Je ne m'attendais pas à ce genre de texte, surtout avec la première phrase prononcée, "papa, tu nous racontes une histoire."
Je ne sais pas quoi te répondre, hormis que l'on comprend bien le cheminement de ta pensée.
Peut-être que "papa, tu nous racontes une historie" est le résumé de ton texte, qu'on se raconte des histoires ?

Sinon pour une IA qui attaque l'humanité, je sais que plusieurs livres en parlent, comme "Je n'ai pas de bouche et il faut que je crie. »(même si c'est u peu différent que ton texte et surtout plus sombre).", mais aussi une série de films comme Terminator avec l'IA qui attaque l'humanité, qui s'appelle Skynet(merci Google)
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Alex Stan

  • Tabellion
  • Messages: 51
Re : Que fait le narrateur ?
« Réponse #5 le: Aujourd'hui à 18:48:53 »
J'ai modifié le texte en prenant en compte vos remarques pour le rendre plus compréhensible, notamment les transitions et le début, j'espère que c'est plus clair à présent (n'hésitez pas à me dire si ça manque encore de clarté).

Cendres : merci pour ta lecture, je n'avais pas envisagé le "papa, racontes nous une histoire" de cette manière, mais après tout, ce texte n'est effectivement rien d'autre qu'une histoire donc c'est intéressant de le voir comme ça. Oui les robots qui attaquent le monde c'est un classique de film catastrophe, j'ai essayé d'être un peu plus réaliste ici, les IA n'ont pas acquis une conscience, mais elles font juste n'importe quoi, et c'est déjà bien suffisant pour faire beaucoup de dégâts. Je n'ai pas de bouche et il faut que je crie est dans ma pile de livre à lire depuis si longtemps, il faut vraiment que je m'y mette :D

 


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