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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux (Modérateur: Claudius) » Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)

Auteur Sujet: Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)  (Lu 23719 fois)

En ligne Robert-Henri D

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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #270 le: 14 Juillet 2026 à 05:19:08 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
PLUMA IN ASCESI ATTOLLITUR, UBI SCRIPTURA SINE ANIMA CONTRAHITUR.

La plume en ascèse s’élève là où l’absence d’âme rétrécit l’écriture.

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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #271 le: 15 Juillet 2026 à 19:17:09 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alma Veyre
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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #272 le: 16 Juillet 2026 à 10:14:43 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alors, tout ressurgit quand je vis le vieux puits.
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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #273 le: 22 Juillet 2026 à 19:41:31 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alors, tout ressurgit quand je vis le vieux puits.
Le seau pendait au même nœud de corde.
Alma Veyre
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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #274 le: 24 Juillet 2026 à 01:14:03 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alors, tout ressurgit quand je vis le vieux puits.
Le seau pendait au même nœud de corde.

Éole, en passant, releva la poussière du temps,
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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #275 le: Hier à 14:07:05 »
Robert, je vous réponds ici, oui lorsque je prends la suite je reprends l’intégralité du poème. J’essaye de me concentrer sur deux voix distinctes, la vôtre, la mienne et qu’elles deux se répondent l’une à l’autre, qu’elles soient complémentaires en quelque sorte. J’aime travailler avec vous. Vous me semblez souvent écrire par élévation et moi par incarnation, j’ai le sentiment de voir donc apparaître un 3ème langage. Et j’ai buté sur le dernier vers, donc j’ai choisi une autre possibilité : un vers disponible. Je ne dirai pas inachevé mais perméable. Ce silence qui vous laisse une place.
Ne souhaitant pas rester bloquée et donc frustrée j’ai fais un choix de facilité je l’admets. S’il vous répondez par un vers qui s’intéresse à la toile, je n’aurais donc rien verrouillé. Si vous l’ignorez complètement pour regarder ailleurs, mon vers n’aura pas créé une attente artificielle.

Pour le tutoiement / vouvoiement, ne soyez pas inquiet 🤭 j’ai une difficulté à tutoyer même dans ma vie de tous les jours. Et pour répondre au milieu des arts de scène, je vous comprends parfaitement la référence que vous en faites, j’ai un frère comédien. C’est un monde où l’on se tutoie.





La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alors, tout ressurgit quand je vis le vieux puits.
Le seau pendait au même nœud de corde.

Éole, en passant, releva la poussière du temps,
et la toile trembla.
« Modifié: Hier à 14:09:46 par AlmaVeyre »
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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #276 le: Hier à 17:34:09 »
Bonsoir Alma,

Je salue ton effort !

J'ai terminé ton vers et posé le mien qui se plait à saluer ce geste clair et lent du doigt de l'artiste (car subtilement combiné). Tu peux créer le vers 4 du quatrain en cours : soit donc expliciter le vers 3 tout en préparant le plan suivant qui, en toute logique, va maintenant "montrer" le narrateur occupé à coucher l'art qui consiste à réaliser en peinture ce qu'il "voit" des deux mondes.

Au cas où, voici un "résumé":

À relire les trois premiers quatrains on "voit" le narrateur principal pénétrer dans la maison de son enfance, autrefois baignée de lumière, de silence et de tendresse. Il se souvient des matins d’été, de l’oiseau qui réveillait la demeure. Ces instants précieux lui reviennent intacts : mais en retrouvant le lieu, il découvre qu’il a changé : la maison est devenue un vestige, presque un cimetière envahi par le lierre. Pourtant, certains signes fantômes s'imposent : alors, il sort de la maison, installe son chevalet et recrée le vieux puits, le seau, la corde ... puis met à profit la singularité d'un souffle de vent qu'il perçoit telle l'intuition en écriture automatique : il pose un doigt enduit de peinture et ravive l'estompe d'un décor trop figé qu'il perçoit comme prisonnier entre deux mondes : celui présent et l'autre passé (d'où mon vers : Éole, en passant, releva la poussière du temps,) 

Voici ce que ça donne :

La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
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Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alors, tout ressurgit quand je vis le vieux puits.
Le seau pendait au même nœud de corde.

Éole, en passant, releva la poussière du temps...
Il guida mon doigt d'estompe et la toile trembla,
accompagnant l’écho muet d’un rire sur les pierres

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