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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux (Modérateur: Claudius) » Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)

Auteur Sujet: Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)  (Lu 23555 fois)

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #270 le: 14 Juillet 2026 à 05:19:08 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
La plume en ascèse s’élève au‑delà de ce que d’autres rapetissent par absence d’âme.

Hors ligne AlmaVeyre

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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #271 le: 15 Juillet 2026 à 19:17:09 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alma Veyre
Un carnet laissé ouvert

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #272 le: 16 Juillet 2026 à 10:14:43 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alors, tout ressurgit quand je vis le vieux puits.
La plume en ascèse s’élève au‑delà de ce que d’autres rapetissent par absence d’âme.

Hors ligne AlmaVeyre

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  • Écrire ce qui cherche encore ses mots.
Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #273 le: 22 Juillet 2026 à 19:41:31 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alors, tout ressurgit quand je vis le vieux puits.
Le seau pendait au même nœud de corde.
Alma Veyre
Un carnet laissé ouvert

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Défi de Poésie à Deux Plumes (voire + si affinités)
« Réponse #274 le: 24 Juillet 2026 à 01:14:03 »
La maison, tout près de la claire fontaine,
écoutait l’eau parler aux pierres du chemin.
Dans l’air immobile, montait l’odeur tiède de juillet
et l’ombre d’une attente habitait le jardin.

Comme une lente résilience, la lumière
venait poser ses mains sur les volets fermés.
Souvent, à l'aube naissante, un Rougequeue
réveillait sans entrer la maison endormie.

À certains matins, quand il n'y avait pas école,
un enfant regardait la lumière sur le mur.
Et la mère attendrie bénissait le miracle
de ces heures sans bruit que gardait la maison.

Et moi, vieil homme qui ne suis guère
qu’un passant revenu chercher l’enfant d’hier,
me voici de retour en ce lieu devenu différent
où la maison pourtant reconnaît encore mes pas.

Ô dieux de pierre ! mais elle est un cimetière !
Le lierre y avait appris les noms par cœur.
Mais il a cessé de battre, car la maison n'est plus !
Une odeur de juillet restait dans les feuilles.

Lors, mon regard quitte le salon devenu musée,
et s’arrête au chemin que l’herbe avait repris.
Alors, tout ressurgit quand je vis le vieux puits.
Le seau pendait au même nœud de corde.

Éole, en passant, releva la poussière du temps,
La plume en ascèse s’élève au‑delà de ce que d’autres rapetissent par absence d’âme.

 


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