Ah ! les petits hommes verts, parlons un peu des petits hommes verts ! Pourquoi petits, dites-moi, et pourquoi verts ? Car nous ne les voyons pas du tout du genre balèze ces bonhommes-là mais comme des minus ridicules. C’est à croire que nous sommes très fiers de nos muscles… Au moins s’ils ont un gros cerveau, pensons-nous, à la castagne ils ne valent rien, un bon coup sur le pif et K.-O les martiens ! Notre revanche, notre revanche bestiale…
Quant à leur couleur verdâtre, c’est pas mieux, le vert évoque le végétal, les légumes : salades, choux, poireaux etc. le fadasse, le sans-nerfs… du mou tout ça, pouah ! Hé oui ! Hé oui ! On est peut-être cons mais on a du nerf, du sang qui bouillonne, de la niaque, de la passion… et puis nous savons rire, nous les terriens, tandis que chez eux, c’est clair, pas une trace d’humour… enfin c’est ainsi que nous les imaginons. Pas du genre à se fendre la poire dans leurs soucoupes, à s’y faire des farces entre copains. Des types sérieux, très sérieux, chiants à mourir en fait, bien opposés à nous autres qui apprécions la franche rigolade.
Et pour ce qui est de la chose, alors là, mes amis, quelle tristesse, des pissefroids, pas de karma-soutra sur Mars ou sur Neptune, pas de coït haletant, pas d’extase érotique. L’amour pour eux, un pensum, une obligation pour régénérer l’espèce, à moins que tout cela ne se fasse médicalement, des bébés-éprouvettes, oui ce serait plutôt ça leur genre. Incapables de bander ces oiseaux-là.
De gros cerveaux calculateurs, ça oui, on peut pas dire le contraire, la preuve, c’est qu’ils se baladent avec leur soucoupe dans l’interstellaire, l’intergalactique et plus loin que ça encore ! Alors nous autres avec nos fusées cacochymes qui atteignent péniblement la lune, nos stations orbitales qui ne savent que faire des ronds autour de notre planète, pour sûr que nous faisons plutôt tartignoles ! Alors notre revanche c’est de les imaginer ainsi.
Ah ! les extraterrestres si l’on ne sait rien d’eux, à leur insu ils nous apprennent beaucoup sur nous-mêmes.