Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 Juillet 2026 à 01:51:24
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Toni

Auteur Sujet: Toni  (Lu 5806 fois)

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
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  • orque magnifique et ténébreuse
Re : Toni
« Réponse #15 le: 14 Mars 2025 à 15:30:28 »
Re-coucou  :coeur:

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L'écriture soignée, réfléchie est impressionnante car, en quelques touches, on a des images très fortes des scènes décrites. Bravo !
merci  :-[

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Vu que c'est lui qui est parti un peu comme un voleur, je me serais attendue à ce que ce soit Sofia qui pose cette question.
De plus, Sofia, je la voyais plutôt espagnole mais je crois comprendre qu'elle est russe ? Pas grave, je pense mais ça m'a fait sourire.
haha, mais oui, tu as raison, ça me perturbait aussi assez que ce soit lui qui demande ça va, j'ai changé l'enchaînement des phrases du dialogue du coup  :D Pour le prénom, je crois que Sofia se retrouve dans de nombreuses langues et cultures.

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Pas fan de l'expression. Je pense plus à un couple en rando vélo avec sacoches sur le porte-bagages et sifflotant au milieu des prés qu'à de jeunes fêtards rentrant de soirée. Mais ce n'est peut-être que moi.
je crois que Baghou avait relevé le même problème. Je vais voir pour modifier.

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Hum, je chipote mais, je comprends que Toni a un tout petit appartement. Du coup, son lavabo et son évier sont une seule et même chose, c'est ça ? Mais sa chambre et son salon aussi, alors ? Du coup, j'aurais parlé de la chambre plutôt. Bref, je pinaille mais j'essaie de visualiser comment est fichu son studio.
ah merci pour cette remarque ! C'est moi qui confonds constamment lavabo est évier  :-[ j'ai remplacé par évier du coup, et salon par pièce.

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Cette phrase est très belle, mais l'insertion "dilapidées entre la volupté des corps" me trouble. Après celle-ci, j'ai du mal à relier les propositions suivantes au début de la phrase. En même temps, quand j'essaie de changer l'ordre de ces propositions (en mettant "dilapidées..." à la fin), ça sonne beaucoup moins bien. Voilà, je pose un truc mais je n'ai pas la solution. Et en vrai, on comprend quand même très bien le propos, donc peut-être pas utile de prendre ma remarque en compte.
ah, peut-être que les déterminants étaient faux. J'ai remplacé par: "Ses heures à lui qui finissent imbibées d’alcool, d’ecstasy, dilapidées entre la volupté des corps, des caresses en fin de compte médiocres, dispersées parmi des amitiés qu’il ne faut surtout pas trop renforcer." même si maintenant, dispersées parmis des amitiés, je trouve pas fou fou non plus.

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Cette question doit-elle être écrite ? On comprend avant que cette interrogation est forte pour lui et le travaille beaucoup. Utile de la garder ainsi ?
nope, t'as raison, j'enlève

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Merci en tout cas pour ce petit bijou  :coeur:
merci à toi  :coeur:
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

Hors ligne île aux ailes

  • Aède
  • Messages: 196
Re : Toni
« Réponse #16 le: 15 Mars 2025 à 14:41:39 »
Bonjour derrièrelemiroir,

Ton texte est magnifique, immersif, original, superbement bien écrit. Quelle maîtrise, bravo!
J'ai du coup, un peu hésité à commenter. D'autant que beaucoup de choses ont déjà été dites (et même corrigées).
Je suis curieuse de lire le reste de ton roman en devenir. Ça promet! Je suis enthousiaste à l'idée de partager ton chemin d'écriture (même si c'est sporadiquement et pas toujours manifesté).
En tout cas, merci pour ton engagement sur le forum et pour celui de tes commentateurs. C'est du pain doré pour qui s'intéresse à l'écriture.
Bref, j'en viens au texte.

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Je ne sais plus vraiment comment ça marche. Défaire un noeud pour libérer la nausée ?
Entrée en matière qui m'a happée, intriguée, direct.

Je ne sais pas si c'est utile comme remarque mais pour ligaturer le o et le e (œ), tu peux utiliser le raccourci clavier ALT + 0156.

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Rires qui fusent, désordre des conversations. Tintement des chopes, électro qui pulse. Le semestre d’automne a démarré. Les étudiants assaillent les bars, s’interpellent dans les rues, dégorgent dans l’ombre.
super, on y est bien
Citer
Tous à chercher la facilité, fluidité des relations sans attaches,
là, je trouve ça bizarre : Tous à chercher la facilité/fluidité... ou la facilité, la fluidité ... je ne sais pas pourquoi mais j'ai dû relire, le sens ne me semble pas clair
Citer
une distraction qui vienne interrompre l’ennuyeuse barcarolle
merci pour le mot, je ne connaissais pas

Pour info, les passages en italique, perso, j'ai trouvé ça utile et pertinent, ça aide clairement ma lecture.

 
Citer
Gorgées de Guinness dégouttant
dégouttant? le mot m'a arrêtée

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Ce qui est inattendu est sa qualité de professeure dans une discipline envahie et gouvernée par les hommes. Rareté des femmes, singularité de leurs appendices.
C'est cool de voir un jeune homme, manifestement d'origine italienne, méditerranéenne, avec une sensibilité/conscience féministe, dérangé par des comportements tellement admis et peu interrogés par ses pairs.

 
Citer
Par-ci par-là, quelques bonnets et écharpes.
bien conscience de dire une c........ mais après le passage sur les poitrines, les bonnets me parlaient plutôt soutifs  :facepalm:

 
Citer
ces pauvres végétaux dépendants, empotés,
  :coeur:
 
Citer
Heures perdues dans une vie qu’il ne faut pas prendre au sérieux car le sérieux est l’apanage des démunis.
:coeur:

Citer
L’Europe coûte cher, un studio au centre-ville, les immatriculations, les beuveries.
là, je n'ai pas bien compris "l'Europe coûte cher", la famille de Toni est italienne, donc européenne, non?

Citer
Les conditions qui lui permettent de vivre seul dans cette ville étrangère, d’étudier parmi la progéniture des banquiers, entrepreneurs, et gouverneurs, lui donnent la nausée. Engendre un contact trop étroit avec cet homme qui n’a jamais su quoi faire de lui, qui a trompé puis quitté sa femme et s’en est allé refaire sa vie ailleurs.
cette dernière phrase qui commence par Engendre me paraît bizarre dans le déroulement... pour moi ce sont les conditions qui lui permettent de vivre... qui engendrent...

Citer

Défaire les noeuds et puis s’enfuir ?
:coeur: la question de fin qui répond à la question de début tout en laissant la question ouverte...

Merci pour ton texte. (je n'ai pas relevé tous les passages que j'ai aimé, cela aurait été trop long!)

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 212
  • orque magnifique et ténébreuse
Re : Toni
« Réponse #17 le: 17 Mars 2025 à 11:47:19 »
Bonjour île aux ailes (je kiffe ton pseudo)

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Ton texte est magnifique, immersif, original, superbement bien écrit. Quelle maîtrise, bravo!
Quand j'ai lu ton commentaire, je crois avant-hier, j'étais dans un grand moment de doute, et il m'a vraiment beaucoup remonté le moral, alors merci infiniment.

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Je suis curieuse de lire le reste de ton roman en devenir. Ça promet! Je suis enthousiaste à l'idée de partager ton chemin d'écriture (même si c'est sporadiquement et pas toujours manifesté).
merci aussi pour ça, c'est hyper encourageant

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Je ne sais pas si c'est utile comme remarque mais pour ligaturer le o et le e (œ), tu peux utiliser le raccourci clavier ALT + 0156.
haha oui très utile merci

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là, je trouve ça bizarre : Tous à chercher la facilité/fluidité... ou la facilité, la fluidité ... je ne sais pas pourquoi mais j'ai dû relire, le sens ne me semble pas clair
t'as raison parce qu'à chaque relecture je bute aussi, faut que je change.

Citer
merci pour le mot, je ne connaissais pas
:coeur: (je l'aime beaucoup ce mot)

Citer
dégouttant? le mot m'a arrêtée
ok, je comprends, à cause de la confusion avec l'adjectif peut-être. Je vais voir pour changer.

Citer
C'est cool de voir un jeune homme, manifestement d'origine italienne, méditerranéenne, avec une sensibilité/conscience féministe, dérangé par des comportements tellement admis et peu interrogés par ses pairs.
merci de noter ça, je trouve ça important

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bien conscience de dire une c........ mais après le passage sur les poitrines, les bonnets me parlaient plutôt soutifs  :facepalm:
:D :D :D

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là, je n'ai pas bien compris "l'Europe coûte cher", la famille de Toni est italienne, donc européenne, non?
mais oui mais t'as complètement raison. Je crois que dans ma tête le Sud de l'Italie est déjà tellement dissocié du nord du pays, que du coup je le coupe même de l'Europe. Faut que je change cette phrase hahaah

Citer
cette dernière phrase qui commence par Engendre me paraît bizarre dans le déroulement... pour moi ce sont les conditions qui lui permettent de vivre... qui engendrent...
oui, tu as raison, c'était une erreur de ma part

Citer
Merci pour ton texte. (je n'ai pas relevé tous les passages que j'ai aimé, cela aurait été trop long!)
ben franchement, merci à toi  :coeur: :calin:
"[...] alors le seul fait d'être au monde
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  Nicolas Bouvier

Hors ligne Auzya

  • Plumelette
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Re : Toni
« Réponse #18 le: 18 Mars 2025 à 04:10:37 »
Bonsoir,

Je commence par les bouts qui me frappent et j'en viendrai à une appréciation globale à la fin ;

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Sofia, entre deux échanges, lui adresse un sourire. Sa beauté frémissante.

Sofia, entre deux échanges, lui adresse sa beauté frémissante, d'un sourire. => Par exemple, sans dénaturer les mots, il y a moyen d'y mettre de la poésie. Cela montre de sa part une personnalité plus joueuse, frivole, festive, inconséquente, que tu sembles décrire. Et ça semble rentrer dans ta manière d'écrire débordant de virgules.

Citer
– Toni, attends !
Sofia, teint rosi, regard lumineux.
– Ça va ? demande-t-elle en le rejoignant.
Cet accent délicieux, qui évoque un ailleurs grandiose.
– Oui, oui, marmonne-t-il en se sentant minuscule. Tu viens fumer ?
– Si tu veux. T’as l’air distrait ce soir, remarque-t-elle en soulevant son briquet.

Pour moi, il y a un souci ici ; le narrateur dépeint un fort cynisme, un dégoût pour sa condition actuelle et ce qu'il entoure, au même titre que Toni. Plus haut, tu as établi qu'il existe une relation entre lui et Sofia, et ce "T’as l’air distrait ce soir", froid implique une forme de je m'en foutisme de la part de Sofia par rapport à Toni.

En somme ; Si elle remarque qu'il est distrait et pose la question d'une manière inconséquente et désintéressée comme tu l'as écrit, le narrateur est censé le notifier (S'intéresse-t-elle vraiment à ma personne?), et continuer dans l'incertitude de la vie que tu essaies de mettre en place. Si la volonté est de montrer un attachement de Sofia envers Toni, alors je pense qu'il faudrait préciser l'émotion par exemple ; "T’as l’air distrait ce soir, lui lançant un regard semi-inquiet avant de soulever son briquet.".

Tu dis plus bas que la mère de Toni aimerait Sofia, mais est-ce qu'elle l'aimerait véritablement si elle en avait moitié rien à faire des émotions de son fils ?

Donc, si tu veux établir une connexion amoureuse entre les deux, c'est ici, je pense, qu'il faut la montrer. Si c'est pas le cas, je pense que le narrateur doit faire la remarque. (Peut-être ajouter ici un foreshadowing subtile de ce que tu veux faire ?)

Citer
Pourquoi ment-il ? Pour la ménager ? Lui faire comprendre que ce n’est pas sa compagnie à elle qu’il refuse, mais celle du reste du monde ? Il pourrait l’inviter. Couper cours à leur sempiternelle jeu de cache-cache, nous sommes amis sauf la nuit, retrouve-moi peu avant l’aube, etc. Lui offrir un thé chez lui, et puis converser.

Si la volonté est de montrer une connexion romantique entre les deux, il faudrait poser une question de l'ordre d'idée ;

"Lui faire comprendre que ce n’est pas sa compagnie à elle qu’il refuse, mais celle du reste du monde ? Le comprendrait-elle seulement ? Que penserait-elle si je lui soumettais l'idée ?"

Il est dégoûté du monde et remet tout en question, donc s'il ne fait pas l'action de parler avec elle de ça, de lui cacher, peu importe la raison, elle doit être notifiée quelque part. En l'état, ça casse un peu l'intensité de leur relation aventureuse, ou ça montre un tableau de "J'aime coucher avec elle, mais je tiens pas spécialement à elle", et ça n'a pas l'air d'être ce que tu veux dire.

Il y a bien le pourquoi ment-il en introduction, mais je pense qu'il faut lui donner une résolution, ou au moins une première note de réponse ici.

Citer
un bus tonitruant qui secoue le silence rétabli. Puis s’estompe

établi ? Sinon je suis pas certain du sens.

Citer
Je me sens comme une imposture.

"Je me sens imposteur" crée plus d'impact.

Citer
Dedans, habits qui jonchent le parquet,

"Dedans, des habits jonchent" => plus fluide, et le qui ne coupe pas l'énumération de la phrase.

Citer
Soudain, tout cela est de trop.

"C'en est trop" serait plus affirmatif et autoritaire, mais je comprends l'idée.

Citer
Que les touristes sont repartis, délaissant derrière eux beaucoup de plastique, un ou deux chiens.

Délaissant fait bizarre je trouve, laissant, abandonnant ?




Voilà, sinon il y a quelques fautes çà et là, mais globalement, on comprend où tu veux en venir.

Il y a des inefficiences à venir combler par endroits, mais c'est un début solide.
« Modifié: 18 Mars 2025 à 04:56:34 par Auzya »
« Si je laisse mes vices transpirer dans ces pages, on ne croira que mieux aux vertus que j’y fais resplendir. »

Hors ligne derrierelemiroir

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  • orque magnifique et ténébreuse
Re : Toni
« Réponse #19 le: 18 Mars 2025 à 20:51:25 »
Coucou Auzya :)

Citer
Sofia, entre deux échanges, lui adresse sa beauté frémissante, d'un sourire. => Par exemple, sans dénaturer les mots, il y a moyen d'y mettre de la poésie. Cela montre de sa part une personnalité plus joueuse, frivole, festive, inconséquente, que tu sembles décrire. Et ça semble rentrer dans ta manière d'écrire débordant de virgules.
XD ma manière d'écrire débordant de virgules haha, bien résumé. Mais je ne suis pas convaincue par ta proposition d'amélioration, parce qu'en fait, Sofia ne lui adresse pas sa beauté frémissante. Elle lui adresse juste un sourire. Mais je comprends la confusion, parce que souvent je remplace des virgules par des points, mais ici en fait le "Sa beauté frémissante" était une description. Du coup c'est peut-être pas clair et faut quand même que je modifie quelque chose. Mais en fait j'aime beaucoup comme ça sonne dans ma tête. Il y a comme une assez longue pause, entre sourire, et puis Sa beauté frémissante. Mais je ne sais pas trop comment l'indiquer, ce n'est pas du théâtre ^^.

Citer
Pour moi, il y a un souci ici ; le narrateur dépeint un fort cynisme, un dégoût pour sa condition actuelle et ce qu'il entoure, au même titre que Toni. Plus haut, tu as établi qu'il existe une relation entre lui et Sofia, et ce "T’as l’air distrait ce soir", froid implique une forme de je m'en foutisme de la part de Sofia par rapport à Toni.

En somme ; Si elle remarque qu'il est distrait et pose la question d'une manière inconséquente et désintéressée comme tu l'as écrit, le narrateur est censé le notifier (S'intéresse-t-elle vraiment à ma personne?), et continuer dans l'incertitude de la vie que tu essaies de mettre en place. Si la volonté est de montrer un attachement de Sofia envers Toni, alors je pense qu'il faudrait préciser l'émotion par exemple ; "T’as l’air distrait ce soir, lui lançant un regard semi-inquiet avant de soulever son briquet.".

Tu dis plus bas que la mère de Toni aimerait Sofia, mais est-ce qu'elle l'aimerait véritablement si elle en avait moitié rien à faire des émotions de son fils ?

Donc, si tu veux établir une connexion amoureuse entre les deux, c'est ici, je pense, qu'il faut la montrer. Si c'est pas le cas, je pense que le narrateur doit faire la remarque. (Peut-être ajouter ici un foreshadowing subtile de ce que tu veux faire ?)
Ok, je vois. Alors, ils ne sont pas amoureux, mais ils se soucient l'un de l'autre. Du coup j'ai ajouté:

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– Si tu veux. T’as l’air distrait ce soir, remarque-t-elle en fronçant les sourcils, l’air concerné.
pour marqué qu'elle ne s'en fout pas.

Citer
Si la volonté est de montrer une connexion romantique entre les deux, il faudrait poser une question de l'ordre d'idée ;

"Lui faire comprendre que ce n’est pas sa compagnie à elle qu’il refuse, mais celle du reste du monde ? Le comprendrait-elle seulement ? Que penserait-elle si je lui soumettais l'idée ?"

Il est dégoûté du monde et remet tout en question, donc s'il ne fait pas l'action de parler avec elle de ça, de lui cacher, peu importe la raison, elle doit être notifiée quelque part. En l'état, ça casse un peu l'intensité de leur relation aventureuse, ou ça montre un tableau de "J'aime coucher avec elle, mais je tiens pas spécialement à elle", et ça n'a pas l'air d'être ce que tu veux dire.

Il y a bien le pourquoi ment-il en introduction, mais je pense qu'il faut lui donner une résolution, ou au moins une première note de réponse ici.
mais si, en fait c'est quand même un peu le cas. Ils s'aiment bien, disons qu'ils n'ont en pas rien à faire l'un de l'autre, et ils aiment beaucoup coucher ensemble. Mais ils ne sont pas amoureux, en tout cas pas à ce point là de l'histoire.

Citer
établi ? Sinon je suis pas certain du sens.
yes, merci !

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"Dedans, des habits jonchent" => plus fluide, et le qui ne coupe pas l'énumération de la phrase.
merci, j'adopte !

Citer
"C'en est trop" serait plus affirmatif et autoritaire, mais je comprends l'idée.
adopté, merci.

Citer
Délaissant fait bizarre je trouve, laissant, abandonnant ?
t'as raison, comme s'ils avaient un lien affectif avec leur plastique XD (d'un côté oui). J'ai remplacé par "laissant".

Citer
Voilà, sinon il y a quelques fautes çà et là, mais globalement, on comprend où tu veux en venir.

Il y a des inefficiences à venir combler par endroits, mais c'est un début solide.
merci beaucoup pour ton commentaire très utile  :coeur:
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  Nicolas Bouvier

Hors ligne Nacas

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  • Dragon d'Æncre
Re : Toni
« Réponse #20 le: 11 Septembre 2025 à 01:24:12 »
Yo !

J'ai grave envie de m'énerver, je ressors de Gloria et tu m'as fichu le cafard, un cafard noirâtre bien bouillant qui crame pour accrocher aux chairs brûlées, un truc gluant de saleté. J'ai des explications dans la tête à la place des pensées, à nouveau, et j'en viens à douter de tout.
Donc ! Je n'ai pas encore lu une ligne, je rédigerai ce commentaire au fil de ma lecture, et j'ai décidé de m'énerver pour laver la crasse dont je me suis moi-même enduit. En conclusion, je te sers une lecture autocentrée et malotrue, versée d'une colère injuste. En avant.

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Je ne sais plus vraiment comment ça marche. Défaire un noeud pour libérer la nausée ?
Banger intro

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Rires qui fusent, désordre des conversations. Tintement des chopes, électro qui pulse.
Moi aussi dans mon casque, on va s'entendre.

Citer
Rires qui fusent, désordre des conversations. Tintement des chopes, électro qui pulse. Le semestre d’automne a démarré. Les étudiants assaillent les bars, s’interpellent dans les rues, dégorgent dans l’ombre. Tous à exiger une distraction qui vienne interrompre l’ennuyeuse barcarolle des contenus académiques, l’écoulement des phrases techniques, mots précis psalmodiés par les professeurs sous les nez inattentifs, Monsieur cette théorie surviendra-t-elle aux examens ? Tous à solliciter les uns des autres des promesses intenables, des amitiés à la va-vite, des amours interchangeables.
BANGER PREMIER PARAGRAPHE

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Au fond d'un bar, Toni est accoudé à une large table en bois massif. Autour de lui, ses camarades plaisantent. La prof d’économétrie, sa façon de rouler les r, d’arrondir la fin des mots en y accrochant des voyelles, un peu comme toi Toni ! Tapes amicales sur l’épaule. Les seins de la prof, comparés à différents objets et fruits. Ennui. Envie d’autre chose. Aller effleurer un bout de vérité et puis faire des révérences.

De l’autre coin de la table, Sofia, entre deux échanges, lui adresse un sourire. Sa beauté frémissante. La nuit dernière, sa peau souple entre les doigts de Toni, son humidité accueillante et lui, assoiffé. Il relève un coin de bouche, se retient. À quoi bon ? Gorgées de Guinness s'écoulant dans son estomac, lui prodiguant une chaleur superficielle qui quitte son corps aussitôt éprouvée.
PARDON PARDON PARDON PARDON ?
Attends, tu me racontes qu'en fait tu sais aussi écrire comme ça ? J'veux dire, nous casser les rognons avec des personnages faux en demi-teinte parce que constructions sociales inextricables c'est un choix ?
POURQUOI T'ÉCRIS PAS DES CHOSES POUR LIBÉRER, SI TU SAIS FAIRE ?!
Je suis libéré par ces paragraphes de fou qui s'enchaînent. La seule imprécation était "Sa beauté frémissante.", phrase non-verbale un peu en-dehors du reste, mal alignée car elle incarne ce que Toni déplore (mais du coup justifiée par la demi-teinte de construction sociale fausse inextricable). J'espère que dans la suite ça va pas s'effondrer dévaler la falaise parce que je vais pas pouvoir écrire pendant deux jours si j'ai un tel cafard qui reste, cafard des explications explications expliquons tout le monde entier et même le monde abstrait ÇA NE VA PAS ¨ÊTRE POSSIBLE Peut-êtreque si je m'énerve avant il ne pourra plus s'installer.
J'ai besoin d'être en état d'écrire, dlm, me met pas plus d'explications camouflées dans le crâne : j'ai un mal fou pour les distinguer après. Elles se retrouvent à me coller la peau à la brûler ; là j'rédige parce que j'ai peur de lire la suite, tu m'as habitué à de la brûlure.

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Elle rit, et pourtant, rien de cela n’est drôle.
Grave d'accord, mais Ôran Nagakawa m'en soit témoin, rire est une échappatoire viable.

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Rareté des femmes, singularité de leurs appendices.
PUTAIN
Pardon. erhhh... je l'efface pas, me tombez pas dessus stp, mais... ben ça brûle. La phrase non-verbale ne convient pas ici, dénote, perd le personnage complètecomplètement – nan ? Pourtant elle est ok hors-contexte, et son propos est juste, y'a juste qu'elle marche pas ici quoi ! Genre vraiment pas du tout, genre juron.

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tous ces corps qui encombrent la salle
ÇA C'EST TROP BEAU IL FAUT METTRE UNE VIRGULE !! (après "salle" Pour le séparer du reste, qui est vrai aussi mais moins beau, et d'un son différent

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Dehors, griffures de l’air. Les allées grouillent de monde.
YEPP, C'EST GUD

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Quelles seront les miennes, celles encore à venir ? Et moi, de qui suis-je la conséquence ? Bêtises. Vérité miniature.
Ouais t'es un crétin, Toni. L'enchaînement de ces quelques phrases c'est typique des gens 15% au-dessus de la moyenne mais 20% en-dessous d'un gars franchement intéressant. Multiplie-les et tu finiras podcasteur de ta propre pensée, et crois-moi, rien de juste ne peut en être tiré.

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S’arrêter de penser, peut-être s’asseoir et faire du yoga.
Par terre et maintenant sinon ça ne compte pas.

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Seulement que je cherche encore à escalader des murs comme si la réalité était différente depuis là-haut.
Oui, elle l'est. Blanko et Noiro m'en soient témoins, le béton est plus amer en altitude.

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Cet accent délicieux, qui évoque un ailleurs grandiose.
– Oui, oui, marmonne-t-il en se sentant minuscule. Tu viens fumer ?
Tah tah tah tout ça dans mes veines et tout de suite s'il vous plaît.
C'est très bon. j'en viendrais même à excuser (non pas pardonner) le "sa beauté frémissante" de tout à l'heure, parce qu'il me semble qu'il amorce (douloureusement) ce que je ressens maintenant (extatique).

Citer
Elle a opté pour une large veste en jeans
Et hop il faut aller se faire friche. C'est pas possible d'entamer par "elle a opté", j'ai pas l'énergie et surtout je suis trop irrité par l'effort que cela me demande de m'imaginer une structure abstraite entière (fondée sur le lieu-commun) pour savoir que le concept [garde-robe] a été [le concept [examiné/considéré/soupesé]] par l'abstraction d'un [matin] dans une [routine de préparation matinale] par Sofia-à-la-peau-affriolante VRAIMENT EN FAIT J'AI PAS L'ÉNERGIE de donner du sens au verbe "opter" ici, dlm. Faut pas me demander ça ici. S'il te plaît.

Citer
Elle a opté pour une large veste en jeans, a néanmoins l’air insensible aux lames glacées du vent.
Il dit qu'il voit pas le rapport, et que le jean ça tient pas si froid, même troué même large, qu'en plus "lames glacées du vent" c'est cool et sympa et tout mais pas si bien fluide que ça dans le contexte de cette phrase. J'suis pas contant

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– T’es sûr ? On voulait tous bouger en boîte après.
Comme la veille. Et la semaine précédente. Celle d’avant.
BANGING MY HEAD TO THE RYTHM OF THE POINTS DE FIN DE PHRASES

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Il pourrait les suivre
ON DORT
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Il pourrait les suivre, ingurgiter des mojitos ou absorber des pilules colorées.
Super cool
Citer
Sa morosité s’évanouirait
ON DORT
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Sa morosité s’évanouirait, les liens reliant les gens lui sembleraient, l’espace d’une soirée, de nouveau captivants
Super cool
Citer
Sa morosité s’évanouirait, les liens reliant les gens lui sembleraient, l’espace d’une soirée, de nouveau captivants, scintillants, tant d’étoiles filantes qui lui donneraient envie de s’élancer, lui aussi, de s’immerger dans cet univers chatoyant, se mêler à ses rires célestes, osciller sur ses rythmes envoutants.
Time-out, je demande une pause. Met un point ptet après "captivants", ou un peu plus tard, et avise ensuite, parce que là ça en fait vraiment beaucoup des mots d'affilée
Aussi, je trouve que les débuts de phrases sont un peu déconnectés, les formules un peu trop neutres peut-être ? Je suis très dedans sur la suite pourtant.
Là, la dernière c'est un cas particulier parce que je ne suis absolument pas dedans ceci :
Citer
rires célestes
. "Bro is delulu", disent les gens qui naissaient en 2010 par-delà l'océan. "Les rires qu'il imagine sont le fruit d'un pur fantasme dénué de toute réalité, une triste construction sociale du désir, du fantasme, et de la glorification de ce qui n'est pas mais qui, selon un accord tacite arbitraire et poisseux d'espoir, devrait être.", disent les doctes et prudes.

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Invariablement, ses yeux chercheraient, trouveraient les iris argentés de Sofia, leurs corps s’aligneraient, et très vite, sa langue chaude dans la bouche de Sofia, leurs mains affamées palpant la chair. Les intervalles de temps se brouilleraient, ils quitteraient la boîte, tangueraient, radieux, dans la rue, chez elle ou chez lui, se dénuderaient, puis elle en lui, lui en elle, palpitants, reconnaissants, enfants perdus mais momentanément épargnés.
Le fait qu'il est capable d'en parler ainsi, d'une manière si détachée et pourtant intime, le fait qu'il puisse penser d'une manière si patentement descriptive un geste aussi fondamentalement incarné, teinte cette réflexion d'un cynisme abominable. Un cynisme qui dépasse tout à fait mes capacités d'encaissement. Peut-être que c'est de ce genre de trucs que naît le goudron brûlant-collant ont je parlais plus haut, que je n'avais su qu'appeler "explications".
Pouah, comment ça pue de pouvoir penser ça, ce groupe de mots.
=> cela ne remet donc pas du tout en question la qualité du texte. On a juste basculé à nouveau dans une authenticité corrompu à un niveau tellement profond qu'elle porte les mêmes vêtements de chairs que le mensonge.

Citer
Lui faire comprendre que ce n’est pas sa compagnie à elle qu’il refuse, mais celle du reste du monde ?
Je trouve cette phrase très mignonne.

Citer
Il pourrait l’inviter.
Et cette incisive très fluide, tout à fait incisive et plaisante.

Citer
Couper cours à leur sempiternelle jeu de cache-cache
Les syllabes s'enchaînent avec une fluidité surprenante ici, j'aime beaucoup

Citer
Couper cours à leur sempiternelle jeu de cache-cache, nous sommes amis sauf la nuit, retrouve-moi peu avant l’aube, etc. Lui offrir un thé chez lui, et puis converser.
L'ambiance est tout à fait particulière, et elle est super. change r de ce passage.

Ah, j'oubliais :
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Pourquoi ment-il ? Pour la ménager ?
ON DORT

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Elle ne joue pas, pourquoi se dissimule-t-il ? Il l’imagine dévêtue
*Prend une baguette de bois d'un demi-mètre, et tapote le tableau avec la pointe* Voyez, ça, c'est de l'addiction au sexe banalisée. L'ordre social ne facilite pas le problème, l'amplifie beaucoup sinon le fait naître, mais ce n'est pas de cette façon que vos corps sont capables d'envisager une relation intime, et vous développez en entretenant ce genre de pensées en cause-à-effet un décalage entre votre moi incarné (tenu par votre corps) et votre moi créé, voire votre surmoi fantasmé, une distance que vous finirez tôt ou tard par payer de bien des façons différentes, dont physiques et médicales. Il s'agit également, ce raccourci latent, quasiment parasympathique, de la raison de fond justifiant une "impossible amitié homme/femme", ou autres, ou une impossible amitié tout court s'il se développe sous la même forme dans d'autres domaines. *range la fine baguette de bois afin de n'avoir pas à expliquer ce que j'entends par sous la même forme
> Et je fais un aparté, pour déclarer qu'à mon sens, l'objectif final de la littérature est de permettre [aux esprits souffrant d'entretenir ces raccourcis] de s'en débarrasser, de s'en libérer ; fût-ce temporairement ou définitivement, ou des modes entre-deux (création d'un îlot-bulle auquel on peut revenir et dans lequel on réapprend à se débarrasser/redevient libre de ces raccourcis sous-jacents et obnubilants) M'enfin ça a beau être le propos ce n'est pas le sujet ici. Je reviens à mon commentaire

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Puis dégoût. Honte de lui.
ah cool, son corps est encore un peu lucide.

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– Allez, je te laisse à tes tâches ménagères, plaisante-t-elle en lui lançant un clin d’oeil.
Crispante la meuf.

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Se retourne et s’en va.
Elle est trop rigolote cette exacte phrase, je ne sais pas comment dire mais j'ai l'impression de l'avoir déjà lue exactement pareille quelque part ailleurs. Je l'aime bien.
Au fait, j'ai changé de musique, l'autre lien n'est plus d'actualité. Je grommelle maintenant.

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Il reste seul. Stupide.
Banger

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Troublé.
Hm. Je moue devant celle-ci (m'enfin, change pas à cause de moi, le 'tout' se tient et elle fait partie du 'tout')

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Comment peut-il à la fois la vouloir et ne pas la vouloir ? Foutu désir quantique.
Je retire ce que je dis y'a rien qui tient je trouve ça très faible. Podcasteur, va

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s’infiltre entre les mailles de son pull en laine, cruel carnassier. La rue se vide.
carrément classe.

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Puis s’estompe.
Sacrebleu, quand ça marche ça marche beaucoup

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Boue épaisse à mes pieds, je n’y reconnais plus rien.
C'est parce que "tu" n'es rien, cette "aptitude" n'était rien, d'avoir objectifié le monde, qui n'est pourtant que mouvement, tu l'as rendu préhensible mais tu ne t'es pas méfié – tu n'étais qu'un enfant ! Et grisé par la sensation de prendre en main le concret et l'abstrait l'un à l'autre, tu t'es insensibilisé au mouvement qui sous-tendait les choses. En termes plus péremptoires : "Le monde n'est pas aussi saisissable que les concepts avec lesquels tu l'appréhendes." Aujourd'hui le monde t'échappe, et tu fais partie du monde, alors tu t'échappes aussi. Lâche un peu tes jouets-concepts un moment. Il faut que le mouvement revienne/redevienne un peu plus proche des objets (les objets = les préhensibles pour notre capacité à manipuler l'abstrait), pour qu'ils puissent refaire sens à nouveau – entre autres.

Citer
Dedans, des habits jonchent le parquet,
grave cool

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de la vaisselle s’accumule dans l’évier
un tout ptipoil plat jtrouve

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et des plantes hurlent silencieusement leur sécheresse.
l'absence de virgule et la banalité de construction/de phrase maigrement cachée par la métaphore hurler-sasécheresse me fait de la peine. D'autant plus que le début de la phrase est très enlevé, très surréaliste, très beau. (Dedans, des habits jonchent le parquet) Il y avait un jeu à jouer et tu l'as manqué (je trouve)

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Soudain, c'en est trop.
Tu m'étonnes.

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Ce désordre, ces tâches qui demandent à être exécutées,
Essaie avec des crochets, tu verras que ce que je disais plus haut devient clair : (les crochets signifient "le concept de[ ]")
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"Ce désordre, ces [tâches qui demandent à être exécutées]".
C'est l'ordinement arbitraire des choses et l'impératif (arbitraire aussi) qui lui est associé qui deviennent insoutenable quand ils se mettent à tout recouvrir : intimité aussi bien qu'externalité. La barrière entre la personnalité créée (ressentie comme arbitraire) et la personnalité incarnée (ressentie comme autonome, émanente) se brouille, l'impératif déborde et pouf : t'existes plus ([tu] n'as jamais existé, mais soudainement [l'impératif devient _sans objet_ = _impréhensible_] => insoutenable), t'explose (pour survivre).
Un super exemple de ce que je viens de décrire (outre ton texte qui est superbement ciselé), c'est Noé Preslow qui dit exactement ceci : "Faudrait qu't'exploses pour pas qu't'étouffes" dans une musique com-plè-te-ment dégénérée dans la veine de tes trois personnages : le gouffre-amour représenté comme absolument vivant, alors qu'il est... ben ouais, t'as deviné : représenté. Je ne crois pas que le double-texte de cette authentique-amour-représenté-fantasmé soit présent dans la bouche de Noé cependant.

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empotés, prisonniers de son inconsistance. Il ramasse un verre qui traîne, déverse son contenu sur le terreau aride de son bananier bruni.
– Désolé, murmure-t-il.
Une folie comment t'écris bien parfois par contre.
1er degré si j'avais écrit ce tout petit passage en contexte j'aurais été tellement fier.
(Mais je me serais probablement rongé les doigts jusqu'au sang de ne pas trouver comment dépiauter-équarrir le petit fichu-de-problème qui traîne autour dans tout le paragraphe/voire tout le texte. ...un truc aussi subtil et aussi omniprésent dans l'intimité de sa pensée, ça doit dépasser le personnage je suis sûr que y'a un filet une nasse tramée trop finement que tu ressens parfois sur ta peau dlm)

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Il soulève ses habits, les entasse dans le sac IKEA servant de panier à linge. Lave rapidement trois assiettes, une poêle, une tasse. Ouvre la fenêtre et fume. Dans sa tête, les mots de sa mère au téléphone.
Truc. De. Fou.

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Chanson mélancolique
On DOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORT. F'aut que tu prennes un tout petit peu plus de soin aux débuts de phrases, surtout nominales. Puisqu'elle est nominale les premiers mots sont en isolation totale, on les lit avant le reste, pendant un court instant on ne voit qu'eux. Évite les lieux-communs, sois vigilante de la probité de chacun des duos "nom-adjectif". (ou juste fais ça au feeling, j'sais pas tu sais)

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Chanson mélancolique dissolvant les contours de la pièce,
Et c'est juste les premiers mots parce que cette phrase on est dedans.
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barbouillant sa vision de l’horizon azur de la mer, du reflet argenté des oliviers, de la terre rouge des champs, la blancheur éclatante des villages.
hm, celle-là presque, je trouve. un truc cloche dans les sonorités, c'est l'enchaînement des phonèmes plutôt que des mots, ou des syllabes, qui cloche. (je trouve)

Citer
Qui lui murmure que là-bas, il fait chaud encore. Que sa soeur s’est baignée il n’y a pas deux jours. Que les touristes sont repartis, laissant derrière eux beaucoup de plastique, un ou deux chiens. Que sinon, le traitement de nonna a l’air d’être efficace. Que Franci est bonne élève, meilleure de sa classe.

“Mais toi maman, comment tu vas ? Pas nonna, pas Franci, toi ?”

Petit rire, puis soupir.

“Tu es toujours aussi sérieux, Toni.
Je savais déjà mais je pourrais pas le saquer, ton Toni. Il a un infect petit (grand) truc de Timothée Chalamet qui me fiche hors de moi. Saleté de presque-lyriques, saleté de podcasteurs à l'authenticité chair-de-mensonges.

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La maison de sa mère, ordonnée, propre, aérée. Le linge plié et repassé, les plantes luxuriantes, les chats repus. Toni imagine.
Clinique. C'est une super entrée en paragraphe.

Citer
Cette douleur issue de
L'explicatif marche pas ici chez moi, et il me semble même contradictoire avec la confusion exprimée quelques lignes plus tôt (super paragraphe jusqu'ici, sinon cela dit)

Citer
Cette douleur issue de toutes ces heures que sa mère a passé à récurer les toilettes d’étrangers, les résidus de gras de leurs fours, la moisissure de leurs parois. Sueur de son corps, sacrifice de sa jeunesse, de ses rêves, chimères berçantes qu’elle se racontait
Non, la chimère, c'est de croire qu'il aurait pu en être autrement ; la chimère, c'est de croire que ces rêves étaient autre chose que ce qu'ils furent, et que sa mère contenait quelque chose de plus précieux qu'elle aurait pu perdre simplement à cause de la condition matérielle à laquelle le monde l'a contrainte. Je suis flou, pardon. On perd des rêves mais on ne perd pas de rêveur avec. Le rêveur se perd en un autre moment que les rêves, et aucune des deux pertes n'implique l'autre. Cette dernière phrase, je trouve qu'elle est très très présente dans la littérature japonaise, même grand-public, qui (je ne la connais que sous forme traduite, là j'pense aux Miracles du Bazar Namiya par exemple) abandonne sans remord l'aspect envolé et lyrique, stylistique, pour se concentrer uniquement sur ça. "Les rêves, et les rêveurs, se perdent l'un et l'autre en des circonstances différentes."
Tout le reste de ce qu'il dit est vrai, les heures troquées, les possibilités laissées dans le champ des 'possibles', sacrifiées. Bien sûr. Et c'est triste, aussi. Beaucoup. Mais cela n'ampute pas sa mère de la rêveuse qu'elle était. Hé, peut-être qu'elle l'est encore.
Paragraphe de fou, celui-ci.
Je suis heureux de quitter le texte (presque) sur celui-là.

Merci dlm pour la lecture.
C'était un super texte.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Eh bien, je suis calmé. J'ignore quelle part de cela attribuer à ton texte, quelle part attribuer au sentiment doucereux de félicité qui suit les instants où on a pu s'ouvrir, parler entièrement lucide de ce qui dormait en son coeur-citrouille, ou jouer une pièce de théâtre. J'ai joué un théâtre, je dirais, mais pas plus qu'un autre, ce théâtre me parut sincère, cependant, plus sincères que d'autres, que j'ai pu jouer.
Je me demande simplement maintenant, dévissant ma tête pour contempler toute la contre-plongée de cet OBÉLISQUE de commentaire, qui trouvera le temps de le lire.
Je t'en prie, DLM, ne prends pas le temps de répondre à tout. J'ai divagué, j'ai confié mon énervement à la fontaine de solitude et de musique de ma chambre ce soir, tu n'es pas responsable de me répondre. Prends soin de toi. Prends soin de ton temps.
Prends soin de tes personnages.

Ne cherches pas de [solutions]. Les solutions sont préhensibles, et le mouvement est le monde.
Rappelle-toi que c'est cela que disait Caracole, lorsqu'il humait l'air, et déclarait :

Citation de: Caracole
Le ciel est mon campement.


Silencieusement,
Nacas
« Modifié: 11 Septembre 2025 à 01:55:20 par Nacas »
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Re : Toni
« Réponse #21 le: 11 Septembre 2025 à 10:46:30 »
Nacas !

Citer
J'ai grave envie de m'énerver, je ressors de Gloria et tu m'as fichu le cafard, un cafard noirâtre bien bouillant qui crame pour accrocher aux chairs brûlées, un truc gluant de saleté. J'ai des explications dans la tête à la place des pensées, à nouveau, et j'en viens à douter de tout.
Donc ! Je n'ai pas encore lu une ligne, je rédigerai ce commentaire au fil de ma lecture, et j'ai décidé de m'énerver pour laver la crasse dont je me suis moi-même enduit. En conclusion, je te sers une lecture autocentrée et malotrue, versée d'une colère injuste. En avant.
:calin:

Citer
Banger intro
:coeur:

(je te le dis à toi, mais écrire Toni, c'est ce que je préfère. Relire Toni, c'est ce qui me fait le plus mal)

Citer
Moi aussi dans mon casque, on va s'entendre.
:D (j'ai sursauté, mon son était super fort)

Citer
BANGER PREMIER PARAGRAPHE
:coeur:

Citer
PARDON PARDON PARDON PARDON ?
Attends, tu me racontes qu'en fait tu sais aussi écrire comme ça ? J'veux dire, nous casser les rognons avec des personnages faux en demi-teinte parce que constructions sociales inextricables c'est un choix ?
POURQUOI T'ÉCRIS PAS DES CHOSES POUR LIBÉRER, SI TU SAIS FAIRE ?!
:D :D :D :D :D
Plus sérieusement, je ne sais pas ce qui ressort vraiment du choix. Je n'ai pas l'impression d'avoir ce contrôle que tu suggères sur mon écriture. Certains personnages, je dois moins chercher à les comprendre, parce qu'ils sont en moi, d'autres, je dois les étudier, et mon étude est sans doute encore biaisée par mes envies et mes croyances.

Citer
Je suis libéré par ces paragraphes de fou qui s'enchaînent. La seule imprécation était "Sa beauté frémissante.", phrase non-verbale un peu en-dehors du reste, mal alignée car elle incarne ce que Toni déplore (mais du coup justifiée par la demi-teinte de construction sociale fausse inextricable). J'espère que dans la suite ça va pas s'effondrer dévaler la falaise parce que je vais pas pouvoir écrire pendant deux jours si j'ai un tel cafard qui reste, cafard des explications explications expliquons tout le monde entier et même le monde abstrait ÇA NE VA PAS ¨ÊTRE POSSIBLE Peut-êtreque si je m'énerve avant il ne pourra plus s'installer.
J'ai besoin d'être en état d'écrire, dlm, me met pas plus d'explications camouflées dans le crâne : j'ai un mal fou pour les distinguer après. Elles se retrouvent à me coller la peau à la brûler ; là j'rédige parce que j'ai peur de lire la suite, tu m'as habitué à de la brûlure.
C'est beau ce que tu dis. Mince. Je crois que ça m'aide à comprendre certaines choses qui sont trop faciles mais fausses. J'espère, cela dit, que je ne t'ai pas du coup gâché tes prochaines journées.

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PUTAIN
Pardon. erhhh... je l'efface pas, me tombez pas dessus stp, mais... ben ça brûle. La phrase non-verbale ne convient pas ici, dénote, perd le personnage complètecomplètement – nan ? Pourtant elle est ok hors-contexte, et son propos est juste, y'a juste qu'elle marche pas ici quoi ! Genre vraiment pas du tout, genre juron.
Et si je la liais à la phrase précédente: Ce qui est inattendu est sa qualité de professeure dans une discipline envahie et gouvernée par les hommes: rareté des femmes, singularité de leurs appendices.

Citer
ÇA C'EST TROP BEAU IL FAUT METTRE UNE VIRGULE !! (après "salle" Pour le séparer du reste, qui est vrai aussi mais moins beau, et d'un son différent
,

Citer
YEPP, C'EST GUD
:)

Citer
Ouais t'es un crétin, Toni. L'enchaînement de ces quelques phrases c'est typique des gens 15% au-dessus de la moyenne mais 20% en-dessous d'un gars franchement intéressant. Multiplie-les et tu finiras podcasteur de ta propre pensée, et crois-moi, rien de juste ne peut en être tiré.
:D :D :D :D :D (en vrai je n'aime pas encore toutes les phrases en italique. Certaines oui, douloureusement, d'autres, je ne sais pas exactement lesquelles encore, sont de trop.

Citer
Tah tah tah tout ça dans mes veines et tout de suite s'il vous plaît.
C'est très bon. j'en viendrais même à excuser (non pas pardonner) le "sa beauté frémissante" de tout à l'heure, parce qu'il me semble qu'il amorce (douloureusement) ce que je ressens maintenant (extatique).
:coeur:

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Et hop il faut aller se faire friche. C'est pas possible d'entamer par "elle a opté", j'ai pas l'énergie et surtout je suis trop irrité par l'effort que cela me demande de m'imaginer une structure abstraite entière (fondée sur le lieu-commun) pour savoir que le concept [garde-robe] a été [le concept [examiné/considéré/soupesé]] par l'abstraction d'un [matin] dans une [routine de préparation matinale] par Sofia-à-la-peau-affriolante VRAIMENT EN FAIT J'AI PAS L'ÉNERGIE de donner du sens au verbe "opter" ici, dlm. Faut pas me demander ça ici. S'il te plaît.
Sofia-à-la-peau-affriolante  :coeur: :coeur: :coeur:

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Il dit qu'il voit pas le rapport, et que le jean ça tient pas si froid, même troué même large, qu'en plus "lames glacées du vent" c'est cool et sympa et tout mais pas si bien fluide que ça dans le contexte de cette phrase. J'suis pas contant
:) Mais Toni, il a le froid de l'intérieur

Better: "Comme la veille. Et la semaine précédente. Celle d’avant. Il pourrait les suivre, ingurgiter des mojitos ou absorber des pilules colorées. Les liens reliant les gens lui sembleraient, l’espace d’une soirée, de nouveau captivants, scintillants, tant d’étoiles filantes qui lui donneraient envie de s’élancer, lui aussi. De s’immerger sans retenue dans cet univers chatoyant, se mêler à ses rires, osciller sur ses rythmes envoutants. Invariablement, ses yeux chercheraient, trouveraient les iris argentés de Sofia. Leurs corps s’aligneraient et très vite, sa langue chaude dans la bouche de Sofia, leurs mains affamées palpant la chair. Les intervalles de temps se brouilleraient, ils quitteraient la boîte, tangueraient, radieux, dans la rue, chez elle ou chez lui, se dénuderaient, puis elle en lui, lui en elle, palpitants, reconnaissants, enfants perdus mais momentanément épargnés. "

Citer
Le fait qu'il est capable d'en parler ainsi, d'une manière si détachée et pourtant intime, le fait qu'il puisse penser d'une manière si patentement descriptive un geste aussi fondamentalement incarné, teinte cette réflexion d'un cynisme abominable. Un cynisme qui dépasse tout à fait mes capacités d'encaissement. Peut-être que c'est de ce genre de trucs que naît le goudron brûlant-collant ont je parlais plus haut, que je n'avais su qu'appeler "explications".
Pouah, comment ça pue de pouvoir penser ça, ce groupe de mots.
=> cela ne remet donc pas du tout en question la qualité du texte. On a juste basculé à nouveau dans une authenticité corrompu à un niveau tellement profond qu'elle porte les mêmes vêtements de chairs que le mensonge.
Hélas, oui, il est corrompu. Je crois que je ne peux pas, pour le moment, me détacher de cette laideur, elle me paraît trop réelle.

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Les syllabes s'enchaînent avec une fluidité surprenante ici, j'aime beaucoup
:coeur:

Citer
*Prend une baguette de bois d'un demi-mètre, et tapote le tableau avec la pointe* Voyez, ça, c'est de l'addiction au sexe banalisée. L'ordre social ne facilite pas le problème, l'amplifie beaucoup sinon le fait naître, mais ce n'est pas de cette façon que vos corps sont capables d'envisager une relation intime, et vous développez en entretenant ce genre de pensées en cause-à-effet un décalage entre votre moi incarné (tenu par votre corps) et votre moi créé, voire votre surmoi fantasmé, une distance que vous finirez tôt ou tard par payer de bien des façons différentes, dont physiques et médicales. Il s'agit également, ce raccourci latent, quasiment parasympathique, de la raison de fond justifiant une "impossible amitié homme/femme", ou autres, ou une impossible amitié tout court s'il se développe sous la même forme dans d'autres domaines. *range la fine baguette de bois afin de n'avoir pas à expliquer ce que j'entends par sous la même forme
> Et je fais un aparté, pour déclarer qu'à mon sens, l'objectif final de la littérature est de permettre [aux esprits souffrant d'entretenir ces raccourcis] de s'en débarrasser, de s'en libérer ; fût-ce temporairement ou définitivement, ou des modes entre-deux (création d'un îlot-bulle auquel on peut revenir et dans lequel on réapprend à se débarrasser/redevient libre de ces raccourcis sous-jacents et obnubilants) M'enfin ça a beau être le propos ce n'est pas le sujet ici. Je reviens à mon commentaire
Hi hi hi
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
ah cool, son corps est encore un peu lucide.
mais oui, quand même.

Citer
Crispante la meuf.
:D c'est le clin d'oeil?

Citer
Sacrebleu, quand ça marche ça marche beaucoup
:D

Citer
C'est parce que "tu" n'es rien, cette "aptitude" n'était rien, d'avoir objectifié le monde, qui n'est pourtant que mouvement, tu l'as rendu préhensible mais tu ne t'es pas méfié – tu n'étais qu'un enfant ! Et grisé par la sensation de prendre en main le concret et l'abstrait l'un à l'autre, tu t'es insensibilisé au mouvement qui sous-tendait les choses. En termes plus péremptoires : "Le monde n'est pas aussi saisissable que les concepts avec lesquels tu l'appréhendes." Aujourd'hui le monde t'échappe, et tu fais partie du monde, alors tu t'échappes aussi. Lâche un peu tes jouets-concepts un moment. Il faut que le mouvement revienne/redevienne un peu plus proche des objets (les objets = les préhensibles pour notre capacité à manipuler l'abstrait), pour qu'ils puissent refaire sens à nouveau – entre autres.
:coeur:

Citer
Une folie comment t'écris bien parfois par contre.
:coeur:

Citer
On DOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORT. F'aut que tu prennes un tout petit peu plus de soin aux débuts de phrases, surtout nominales. Puisqu'elle est nominale les premiers mots sont en isolation totale, on les lit avant le reste, pendant un court instant on ne voit qu'eux. Évite les lieux-communs, sois vigilante de la probité de chacun des duos "nom-adjectif". (ou juste fais ça au feeling, j'sais pas tu sais)
Peut-être que tu tapes dans quelque chose de juste, là. Que ces phrases nominales sont mes lieux communs qu'ensuite je dissecte.

Citer
hm, celle-là presque, je trouve. un truc cloche dans les sonorités, c'est l'enchaînement des phonèmes plutôt que des mots, ou des syllabes, qui cloche. (je trouve)
je sais  >< elle est déjà mieux que sa version précédente me semble, mais je m'essoufle aussi quand je la lis. J'y travaille: "Chanson mélancolique dissolvant les contours de la pièce, barbouillant sa vision de l’azur de la mer, du reflet argenté des oliviers, de la terre sèche,rouge, puis la blancheur éclatante d’un village."

Citer
Je savais déjà mais je pourrais pas le saquer, ton Toni. Il a un infect petit (grand) truc de Timothée Chalamet qui me fiche hors de moi. Saleté de presque-lyriques, saleté de podcasteurs à l'authenticité chair-de-mensonges.
Timothée Chalamet  :D :D :D :D mince c'est presque vrai

Citer
L'explicatif marche pas ici chez moi, et il me semble même contradictoire avec la confusion exprimée quelques lignes plus tôt (super paragraphe jusqu'ici, sinon cela dit)
Ici je concorde. Cette phrase, je l'ai rapidement changée hier parce que quelque chose clochait, mais c'est toujours pas ça.

Citer
Le rêveur se perd en un autre moment que les rêves, et aucune des deux pertes n'implique l'autre.
je crois que je suis d'accord avec ça. Mais Toni ne le sait pas, il souffre de ce qu'il perçoit comme un sacrifice. Cela dit, sans ce sacrifice, il suffrirait aussi.

Citer
Tout le reste de ce qu'il dit est vrai, les heures troquées, les possibilités laissées dans le champ des 'possibles', sacrifiées. Bien sûr. Et c'est triste, aussi. Beaucoup. Mais cela n'ampute pas sa mère de la rêveuse qu'elle était. Hé, peut-être qu'elle l'est encore.
Oh oui, elle l'est encore, et est d'ailleurs beaucoup plus heureuse que son fils, je crois. Lui il ne sait pas rêver. Pas encore.

Citer
Paragraphe de fou, celui-ci.
Je suis heureux de quitter le texte (presque) sur celui-là.
:coeur:

Citer
Phrase très nulle, même en rappel de l'intro super

...alors que le petit paragraphe d'avant était tout à fait fin, doux, envolé. Je suis chagrin de cet italique jeté par la fenêtre.
.
.
.
Mais, j'étais agacé, je lui fais peut-être mauvais procès. L'idée n'est pas mauvaise. Qu'importe.
:D j'ai cette tendance à vouloir refermer des boucles

Citer
Eh bien, je suis calmé. J'ignore quelle part de cela attribuer à ton texte, quelle part attribuer au sentiment doucereux de félicité qui suit les instants où on a pu s'ouvrir, parler entièrement lucide de ce qui dormait en son coeur-citrouille, ou jouer une pièce de théâtre. J'ai joué un théâtre, je dirais, mais pas plus qu'un autre, ce théâtre me parut sincère, cependant, plus sincères que d'autres, que j'ai pu jouer.
Je me demande simplement maintenant, dévissant ma tête pour contempler toute la contre-plongée de cet OBÉLISQUE de commentaire, qui trouvera le temps de le lire.
Je t'en prie, DLM, ne prends pas le temps de répondre à tout. J'ai divagué, j'ai confié mon énervement à la fontaine de solitude et de musique de ma chambre ce soir, tu n'es pas responsable de me répondre. Prends soin de toi. Prends soin de ton temps.
Prends soin de tes personnages.
:coeur: :calin:

Merci, Nacas

Prendi cura di te






"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

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Re : Toni
« Réponse #22 le: 11 Septembre 2025 à 11:35:28 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Les restaurants sont à tous les étages au sommet de la pyramide sociale.

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Re : Toni
« Réponse #23 le: 12 Septembre 2025 à 10:05:19 »
Salut derrièrelemiroir

Citer
Tous à exiger une distraction qui vienne interrompre l’ennuyeuse barcarolle des contenus académiques, l’écoulement des phrases techniques, mots précis psalmodiés par les professeurs sous les nez inattentifs, Monsieur cette théorie surviendra-t-elle aux examens ?
J'imagine que c'est voulu mais je trouve la phrase un peu longue

J'ai d'abord été un peu dérouté par le style mais j'aime bien  :)

Citer
Ce qui est inattendu est sa qualité de professeure dans une discipline envahie et gouvernée par les hommes: rareté des femmes, singularité de leurs appendices. D’où l’allégresse de ses camarades lorsqu’ils les aperçoivent.
bien !

Citer
– Oui. J’ai pas mal de choses à faire demain, j’aimerais être en forme.
– Oui. J’ai pas mal de choses à faire demain, j’aimerais être en forme.
répétition

Citer
l’envie lui vient de heurter quelqu’un puis de pleurer ?
heurter me parait un peu incongru. Pourquoi pas frapper ou cogner ?

Citer
Heures perdues dans une vie qu’il ne faut pas prendre au sérieux car le sérieux est l’apanage des pauvres. Il s’en veut. De se comporter comme les autres étudiants, quémander leur approbation, s’affubler de leurs blagues insipides, leur je-m’en-foutisme résolu, tout en méprisant l’inconséquence de leurs comportements.
très bon cette plongée dans la tête du personnage qui explique sa dépression

Citer

Défaire les noeuds et puis s’enfuir ?
la boucle est bouclée, belle chute !

Superbe texte ! Une écriture intéressante. Une belle exploration psychologique du personnage. Une belle manière de dénoncer les travers de notre époque. J'adore  :coeur:

Mes écrits de Fantasy (mais pas que) : voir mes textes

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Re : Toni
« Réponse #24 le: 13 Septembre 2025 à 13:32:21 »
Bonjour Auteur,

Merci de t'être intéressé à ce texte.

Citer
J'imagine que c'est voulu mais je trouve la phrase un peu longue
Alors figure-toi que je l'ai déjà raccourcie de moitié  :D Le seul mot que je me sens encore en mesure d'ôter est "précis"  :mrgreen:

Citer
J'ai d'abord été un peu dérouté par le style mais j'aime bien  :)
Chic  :)

Citer
répétition
purée haha merci, je ne sais pas comment c'est arrivé

Citer
heurter me parait un peu incongru. Pourquoi pas frapper ou cogner ?
arf, je comprends, mais j'ai vraiment de la peine à ajouter cette violence explicite. Je me tâte encore.

Citer
très bon cette plongée dans la tête du personnage qui explique sa dépression
:coeur:

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Superbe texte ! Une écriture intéressante. Une belle exploration psychologique du personnage. Une belle manière de dénoncer les travers de notre époque. J'adore  :coeur:
Merci beaucoup beaucoup pour ces beaux compliments  :coeur: :coeur:
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

 


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