Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 Juillet 2026 à 01:51:22
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Toni

Auteur Sujet: Toni  (Lu 5806 fois)

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
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Toni
« le: 19 Décembre 2024 à 12:33:58 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je ne sais plus vraiment comment ça marche. Défaire un noeud pour libérer la nausée ?

Rires qui fusent, désordre des conversations. Tintement des chopes, électro qui pulse. Le semestre d’automne a démarré. Les étudiants assaillent les bars, s’interpellent dans les rues, dégorgent dans l’ombre. Tous à exiger une distraction qui vienne interrompre l’ennuyeuse barcarolle des contenus académiques, l’écoulement des phrases techniques, mots précis psalmodiés par les professeurs sous les nez inattentifs, Monsieur cette théorie surviendra-t-elle aux examens ? Tous à solliciter les uns des autres des promesses intenables, des amitiés à la va-vite, des amours interchangeables.

Au fond d'un bar, Toni est accoudé à une large table en bois massif. Autour de lui, ses camarades plaisantent. La prof d’économétrie, sa façon de rouler les r, d’arrondir la fin des mots en y accrochant des voyelles, un peu comme toi Toni ! Tapes amicales sur l’épaule. Les seins de la prof, comparés à différents objets et fruits. Ennui. Envie d’autre chose. Aller effleurer un bout de vérité et puis faire des révérences.

De l’autre coin de la table, Sofia, entre deux échanges, lui adresse un sourire. Sa beauté frémissante. La nuit dernière, sa peau souple entre les doigts de Toni, son humidité accueillante et lui, assoiffé. Il relève un coin de bouche, se retient. À quoi bon ? Gorgées de Guinness s'écoulant dans son estomac, lui prodiguant une chaleur superficielle qui quitte son corps aussitôt éprouvée. Que pense Sofia de la poitrine volumineuse de la prof, se demande-t-il. Et de la pertinence des comparaisons, de leur décence ? Elle rit, et pourtant, rien de cela n’est drôle. Des poitrines, ils ont en toutes et tous déjà vues. Que Madame Quaranta en possède une n’a rien de surprenant. Ce qui est inattendu est sa qualité de professeure dans une discipline envahie et gouvernée par les hommes: rareté des femmes, singularité de leurs appendices. D’où l’allégresse de ses camarades lorsqu’ils les aperçoivent. Toni quitte sa chaise, se faufile tant bien que mal entre les corps en liesse, encore jeunes et fertiles, hilares, bruyants, transpirants, tous ces corps qui encombrent la salle, et ne savent où d’autre aller épancher leur besoin d’attention.

Dehors, griffures de l’air. Les allées grouillent de monde. Les vestes légères se mélangent aux manteaux étoffés. Par-ci par-là, quelques bonnets et écharpes. Tout n’est que conséquence. Quelles seront les miennes, celles encore à venir ? Et moi, de qui suis-je la conséquence ? Bêtises. Vérité miniature. Seulement que je cherche encore à escalader des murs comme si la réalité était différente depuis là-haut.
– Toni, attends !
Sofia, teint rosi, regard lumineux.
– Ça va ? demande-t-elle en le rejoignant.
Cet accent délicieux, qui évoque un ailleurs grandiose.
– Oui, oui, marmonne-t-il en se sentant minuscule. Tu viens fumer ?
– Si tu veux. T’as l’air distrait ce soir, remarque-t-elle en fronçant les sourcils, l’air concerné.
Elle a opté pour une large veste en jeans, a néanmoins l’air insensible aux lames glacées du vent.
– Je ne vais pas m’attarder, répond-il évasivement.
Regard déçu, moue.
– T’es sûr ? On voulait tous bouger en boîte après.
Comme la veille. Et la semaine précédente. Celle d’avant. Il pourrait les suivre, ingurgiter des mojitos ou absorber des pilules colorées. Les liens reliant les gens lui sembleraient, l’espace d’une soirée, de nouveau captivants, scintillants, tant d’étoiles filantes qui lui donneraient envie de s’élancer, lui aussi. De s’immerger sans retenue dans cet univers chatoyant, se mêler à ses rires, osciller sur ses rythmes envoutants. Invariablement, ses yeux chercheraient, trouveraient les iris argentés de Sofia. Leurs corps s’aligneraient et très vite, sa langue chaude dans la bouche de Sofia, leurs mains affamées palpant la chair. Les intervalles de temps se brouilleraient, ils quitteraient la boîte, tangueraient, radieux, dans la rue, chez elle ou chez lui, se dénuderaient, puis elle en lui, lui en elle, palpitants, reconnaissants, enfants perdus mais momentanément épargnés.
– Oui. J’ai pas mal de choses à faire demain, j’aimerais être en forme.
Pourquoi ment-il ? Pour la ménager ? Lui faire comprendre que ce n’est pas sa compagnie à elle qu’il refuse, mais celle du reste du monde ? Il pourrait l’inviter. Couper court à leur sempiternelle jeu de cache-cache, nous sommes amis sauf la nuit, retrouve-moi peu avant l’aube, etc. Lui offrir un thé chez lui, et puis converser.
– Tu dois faire quoi ?
– Des lessives.
Éclat de rire.
– J’te jure. Et puis des courses.
– C’est dimanche, demain.
Il hésite, ne sait comment se rattraper.
– Toni, relax. Si tu veux rentrer, tu ne dois pas te justifier. Ça m’aurait juste fait plaisir de te voir plus longtemps, c’est tout.
Regard franc, qui l’embarrasse. Elle ne joue pas, pourquoi se dissimule-t-il ? Il l’imagine dévêtue, contre lui, dans ses draps. Chaleur qui irradie dans son corps. Puis dégoût. Honte de lui.
– Allez, je te laisse à tes tâches ménagères, plaisante-t-elle en lui lançant un clin d’oeil.
Se retourne et s’en va.
Il reste seul. Stupide. S’éloigne lentement du bar. Comment peut-il à la fois la vouloir et ne pas la vouloir ? Foutu désir quantique. Le vent embrouille ses boucles, s’infiltre entre les mailles de son pull en laine, cruel carnassier. La rue se vide. Quelques rares personnes à bicyclette, un bus tonitruant qui secoue le silence établi. Puis s’estompe. Toni traverse un carrefour, emprunte une ruelle qui longe le parc roussi. Je me sens comme une imposture. Prétention, tricherie, rien de concret. Cette confiance que j’avais en mes aptitudes, éclatée en fragments solubles. Boue épaisse à mes pieds, je n’y reconnais plus rien. Au fond, son immeuble, son studio sous les toits. Dedans, des habits jonchent le parquet, de la vaisselle s’accumule dans l’évier et des plantes hurlent silencieusement leur sécheresse. Soudain, c'en est trop. Ce désordre, ces tâches qui demandent à être exécutées, ces pauvres végétaux dépendants, empotés, prisonniers de son inconsistance. Il ramasse un verre qui traîne, déverse son contenu sur le terreau aride de son bananier bruni.
– Désolé, murmure-t-il.
Il soulève ses habits, les entasse dans le sac IKEA servant de panier à linge. Lave rapidement trois assiettes, une poêle, une tasse. Ouvre la fenêtre et fume. Dans sa tête, les mots de sa mère au téléphone. Chanson mélancolique dissolvant les contours de la pièce, barbouillant sa vision de l’azur de la mer, du reflet argenté des oliviers, de la terre sèche, rouge, et de la blancheur éclatante d’un village. Chanson triste qui raconte un ailleurs humble, appauvri, amputé. Magnifique chanson qui le relie à tout ce qu’il a aimé. Qui lui murmure que là-bas, il fait chaud encore. Que sa soeur s’est baignée il n’y a pas deux jours. Que les touristes sont repartis, laissant derrière eux beaucoup de plastique, un ou deux chiens. Que sinon, le traitement de nonna a l’air d’être efficace. Que Franci est bonne élève, meilleure de sa classe.

“Mais toi maman, comment tu vas ? Pas nonna, pas Franci, toi ?”

Petit rire, puis soupir.

“Tu es toujours aussi sérieux, Toni. Moi, évidemment que ça va, pourquoi ça ne devrait pas aller ? Tu étudies bien ? Tes cours sont intéressants ce semestre ? Tu as une copine ?”

La maison de sa mère, ordonnée, propre, aérée. Le linge plié et repassé, les plantes luxuriantes, les chats repus. Toni imagine. Elle qui s’affaire, cuisine, converse par la fenêtre, dans la cour, fait des courses pour une telle qui s’est foulée la cheville, visite la nonna à l’hôpital, nettoie un ou deux appartements pour arrondir la fin des mois, puis encaisse les clients de l’épicerie entre seize et vingt heures. Rien de bien original. Une vie comme une autre. Alors pourquoi, quand il y pense, tout se brise en lui ? Pourquoi, en comparant le quotidien de sa mère au sien, à celui de ses camarades, l’envie lui vient de heurter quelqu’un puis de pleurer ? Pourtant, sa mère adorerait Sofia, la trouverait splendide, intelligente, sa blondeur fraîche, son humeur joviale, lui révèlerait avec fierté qu’adolescente, elle a lu Dostojevski et Tchekhov, qu’elle a toujours rêvé de visiter la Russie, que cette guerre est bien dommage. Elle trouverait ses amis divertissants, cette ville allemande charmante avec ses bâtiments à colombage et les noms de défunts érudits tracés sur les devantures. Elle ne comprendrait pas. Se moquerait un peu d’ailleurs, de la douleur de son fils. Cette douleur issue des heures que sa mère a passé à récurer les toilettes d’étrangers, les résidus de gras de leurs fours, la moisissure de leurs parois. Sueur de son corps, sacrifice de sa jeunesse, de ses rêves, chimères berçantes qu’elle se racontait, un amant à Saint-Pétersbourg, une croisière sur la Neva, qui sait ? quand lui encore réduit à l’état de potentiel, de vague éventualité qui n’avait en rien amoindri l’amplitude de ses possibilités. Heures de sa vie troquées pour que lui puisse ne manquer de rien. Fréquenter les sphères académiques, ouvreuses de portes. Quitter le pays, voyager, s’enrichir de rencontres ennoblissantes. Ses heures à lui qui finissent imbibées d’alcool, d’ecstasy, dilapidées entre la volupté des corps, de caresses en fin de compte médiocres, dispersées parmi des amitiés qu’il ne faut surtout pas trop renforcer. Heures perdues dans une vie qu’il ne faut pas prendre au sérieux car le sérieux est l’apanage des pauvres. Il s’en veut. De se comporter comme les autres étudiants, quémander leur approbation, s’affubler de leurs blagues insipides, leur je-m’en-foutisme résolu, tout en méprisant l’inconséquence de leurs comportements.

Fenêtre refermée. Habits retirés. Le pire, dans tout cela, pense-t-il en se brossant les dents, est que le temps que sa mère lui a sacrifié n’a pas suffi. L’Europe coûte cher, un studio au centre-ville, les immatriculations, les beuveries. Sa mère a dû en plus étouffer sa dignité et aller implorer l’aide de son père. Esprit scindé de Toni. Les conditions qui lui permettent de vivre seul dans cette ville étrangère, d’étudier parmi la progéniture des banquiers, entrepreneurs, et gouverneurs, lui donnent la nausée. Engendrent un contact trop étroit avec cet homme qui n’a jamais su quoi faire de lui, qui a trompé puis quitté sa femme et s’en est allé refaire sa vie ailleurs.

Défaire les noeuds et puis s’enfuir ?

« Modifié: 15 Septembre 2025 à 11:00:12 par derrierelemiroir »
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

Hors ligne BAGHOU

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Re : Toni
« Réponse #1 le: 19 Décembre 2024 à 13:19:45 »
Bonjour,

C'est un énorme travail, la construction des phrases, les pensées de Toni, le vocabulaire de haut niveau tout en étant compréhensible par tout le monde. Le rythme des phrases qui s'accorde avec le personnage. Cette introspection de Toni, assez brute, reflète une sorte de mélancolie de la vie et décrit un décalage profond avec ce que l'on croit du monde étudiant. Chercher et trouver sa place, pas facile.

Bien vu tout cela, la lecture nous porte et nous fait entrer dans cet extrait de roman, c'est une réussite.

Quelques coquilles comme par exemple : assaillent les bar(s),  4 ou 5 autres croisées en lisant. Une "expression", les voyageurs à bicyclette, bizarre tout de même et puis en réfléchissant, pourquoi pas. Pareil pour la dernière phrase, elle tombe ainsi sans rapport avec ce qui précède.

Il manque aussi la notion de cauchemar pour reprendre la première phrase du texte. L'extrait proposé montre une certaine mélancolie, une difficulté à trouver sa place, des regrets... mais rien qui ressemble à un cauchemar. Peut-être plus loin dans l'histoire.

En tout cas cette chouette à lire, cela change et pose même le lecteur pour le déconnecter de son propre environnement et réussir cela c'est très fort.

« Modifié: 19 Décembre 2024 à 23:26:11 par BAGHOU »
"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
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Re : Toni
« Réponse #2 le: 19 Décembre 2024 à 20:45:44 »
Bonsoir BAGHOU,

Merci beaucoup pour ton commentaire. Je suis contente que tu aies noté le rythme, je crois que c'est des aspects de mes textes que je travaille le plus, peut-être à égalité avec la recherche d'un vocabulaire adéquat.

Citer
Il manque aussi la notion de cauchemar pour reprendre la première phrase du texte. L'extrait proposé montre une certaine mélancolie, une difficulté à trouver sa place, des regrets... mais rien qui ressemble à un cauchemar. Peut-être plus loin dans l'histoire.
mais tu as complètement raison ! Je vais garder ce commentaire en tête. Soit, ma foi, il faudra que je modifie cette phrase d'introduction (et de conclusion), mais ça m'embête, soit il faut que j'ajoute un élément un peu plus sombre au texte (peut-être sa relation à son père).

Merci en tout cas, et très belle soirée !
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  Nicolas Bouvier

Hors ligne True Duc

  • Calliopéen
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Re : Toni
« Réponse #3 le: 31 Décembre 2024 à 00:36:44 »
Bonsoir derrierelemiroir,

Je prends enfin du temps pour annoter ce texte. Car, à ma première lecture, je l'avais trouvé très bon. (2 seuls commentaires !!???)

Rien à redire sur la construction des phrases. Courtes, imagées. Tout le superflu passé à l'entonnoir, exercice compliqué. On sent le long travail derrière.

Je pense avoir râté quelques informations à partir du "là-bas, franci, les oliviers". Peut-être ajouter  une phase de transition (voire une meilleure lecture de ma part).

Pour a fin, idem, les reflets de bouteilles de chmpagne...m'suis perdu.

J'ai relevé deux termes que je n'ai pas aimé, pourtant dans deux registres de langue différent.
a mère a dû en plus immoler sa dignité
-Je me sens comme du bla bla

Vu ta maîtrise, j'en suis sûr que ce type de termes peuvent être polis/dépolis.

Une coquile seulement
envoutants=>envoûtants

Pauvre bananier bruni ;)

Ou sinon, par rapport à ton projet de roman, j'en suis. Hâte de découvrir d'autres chemins. Merci

« Tu veux t'asseoir sur le trône ? Faudra t'asseoir sur mes genoux.»(Elie Yaffa)

Hors ligne sllodnecserC

  • Tabellion
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Re : Toni
« Réponse #4 le: 31 Décembre 2024 à 11:25:26 »
Ton texte met bien en scène le moment de la vie où des choix importants doivent être faits, malgré une maturité encore bancale.
Tony doit jongler entre les attentes, les sacrifices de sa mère (adulte) et les instants brefs de plaisir immédiat que le sexe, la drogue et la conformité sociale lui apportent (adolescent).

C'est très bien écrit, j'ai beaucoup aimé. Merci pour la lecture.

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
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Re : Toni
« Réponse #5 le: 02 Janvier 2025 à 17:03:47 »
@True Duc

merci beaucoup pour ton commentaire

Citer
Rien à redire sur la construction des phrases. Courtes, imagées. Tout le superflu passé à l'entonnoir, exercice compliqué. On sent le long travail derrière.
Merci. Je crois que le long travail a été effectué il y a des années, et que maintenant, j'écris de cette manière de façon assez automatique. Peut-être que ma difficulté est presque l'inverse, parfois tout est trop sec et je dois alors étoffer, épaissir, ré-insuffler de la vie en gros.

Citer
Je pense avoir râté quelques informations à partir du "là-bas, franci, les oliviers". Peut-être ajouter  une phase de transition (voire une meilleure lecture de ma part).
Je crois que je comprends et c'est probablement de ma faute. À la base, cette partie "là-bas, franci, etc" suivait directement après "Dans sa tête, les mots de sa mère au téléphone." pour qu'on comprenne qu'il s'agissait des paroles de sa mère. Plus tard, j'ai rajouté la partie "Chanson mélancolique dissolvant les contours de son salon, etc", et à cause de cela, on perd peut-être le lien. Je vais réfléchir à comment mieux ficeler tout ça. Soit enlever de nouveau la chanson mélancolique, soit rajouter une phrase pour reconnecter les parties entre elles

Citer
Pour a fin, idem, les reflets de bouteilles de chmpagne...m'suis perdu.
c'était une manière de montrer que tout ce que Toni se permet de faire (par exemple, acheter des bouteilles de champagne dans un bar), il pense qu'il le doit aux sacrifices de sa mère (la silhouette recourbée qui frotte les surfaces). Mais je sens que tu as raison, ce n'est pas très élégant, je l'ai d'ailleurs retravaillée plusieurs fois cette phrase et à chaque fois, quelque chose me gêne. En fait, toute la fin me gêne, et tu l'as aussi identifié en relevant le manque d'élégance de "sa mère a dû immoler sa dignité". Je crois que je dois encore retravailler cette partie.

Citer
Ou sinon, par rapport à ton projet de roman, j'en suis. Hâte de découvrir d'autres chemins. Merci
ben franchement, merci beaucoup, c'est hyper encourageant. J'ai d'autres parties déjà prêtes, je réfléchis juste à comment les présenter sur le forum. En vrai, il faudrait peut-être que je regroupe gentiment le tout dans la section Textes longs.

@sllodnecserC

merci beaucoup pour ton commentaire et le résumé correct qui montre qu'au moins, le message passe :D

Citer
C'est très bien écrit, j'ai beaucoup aimé. Merci pour la lecture.
Ça me fait super plaisir. C'est très important pour moi de bien travailler l'écriture, presque plus que l'histoire. Ou peut-être pas plus, ça serait illogique, mais souvent j'ai l'impression que l'importance d'une histoire passe par les détails de l'écriture. Bref. Merci  :coeur:

Sinon, ben une question à vous deux si vous repassez, ou à tout le monde qui lira, ma soeur en lisant ce passage m'a conseillé de peut-être introduire le perso de Toni d'abord par l'action, c'est-à-dire de tout d'abord le montrer faisant la fête, allant en boîte, buvant ou prenant des drogues, terminant sa soirée avec Sofia, et puis, par la suite, de mettre à jour ses conflits intérieurs, pour qu'on puisse peut-être mieux percevoir le contraste entre ses actions et ses désirs. Qu'en pensez-vous?
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Hors ligne sllodnecserC

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Re : Toni
« Réponse #6 le: 02 Janvier 2025 à 19:53:45 »
Je ne pense pas que se soit nécessaire, on se fait très bien à l'idée de ces occupations hors études. À mon humble avis, cela aurait pour conséquence d'alourdir ton texte.

Hors ligne derrierelemiroir

  • Calame Supersonique
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Re : Toni
« Réponse #7 le: 04 Janvier 2025 à 11:47:21 »
Super, merci sllodnecserC  :)
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Hors ligne Rémi

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Re : Toni
« Réponse #8 le: 04 Janvier 2025 à 14:09:36 »
Yo ! Me revoici !

Détails :
Citer
Monsieur cette théorie surviendra-t-elle aux examens?
manque l'espace avant le ?

Citer
Autour de lui, ses camarades plaisantent.
première phrase verbale depuis le début ; ça donne le vertige tout ce qui précède, un tableau fait de petites touches

Citer
de leur décence?
espace manquante

Citer
Comment peut-il à la fois la vouloir et ne pas la vouloir ? Foutu désir quantique.
:coeur: j'aime bien, et ça fait très "étudiant"

Citer
Je me sens comme une imposture. Prétention, tricherie, rien de concret. Cette confiance que j’avais en mes aptitudes, éclatée en fragments solubles. Boue épaisse à mes pieds, je n’y reconnais plus rien.
on a déjà un point de vue interne de Toni, très stroboscopique (comme je dis au-dessus), les fragments sont bien là. Pas la peine selon moi de mettre ces pensées en italique dans le texte. Je ferai confiance au lecteur.

Citer
habits qui jonchent,
je pense qu'il faut un COD (verbe transitif)

Citer
Qui lui murmure que


Là-bas, il fait chaud encore. Franci s’est baignée il n’y a pas deux jours. Les touristes sont repartis. Derrière eux, beaucoup de plastique, un ou deux chiens. Sinon, le traitement de nonna a l’air d’être efficace. Franci est bonne élève, meilleure de sa classe.

Mais toi maman, comment tu vas ? Pas nonna, pas Franci, toi ?

Petit rire, puis soupir. Tu es toujours aussi sérieux, Toni. Moi, évidemment que ça va, pourquoi ça ne devrait pas aller ? Tu étudies bien ? Tes cours sont intéressants ce semestre ? Tu as une copine ?
bon, je suis fatigué, mais n'empêche que tu m'as paumé ici. Tu nous fais une ellipse + un changement de style + des dialogues ni directs ni indirects... un peu too much je dirais.

Citer
pour que lui ne puisse manquer de rien.
pour que lui puisse ne manquer de rien

à toi de voir, mais le style est très très présent dans ce texte ; si c'est une partie de roman, je ne sais pas si tu vas garder ce style à chaque fois que Toni sera en scène, qu'on aura son point de vue. Bref, attention au plat un peu trop épicé ^^
Des pages entières de roman sans quasiment de phrases classiques avec sujet/verbe/complément, ça devient un peu raide.

Exemple d'effet de style peut-être un peu trop rapproché : les effets de phrases coupées par un point :
Citer
Elle ne comprendrait pas. Que sa souffrance a permis à Toni d’être là.
Citer
Heures de sa vie troquées pour que lui ne puisse manquer de rien. Fréquenter les sphères académiques, ouvreuses de portes. Quitter le pays, voyager, s’enrichir de rencontres ennoblissantes.
Citer
Il s’en veut. De se comporter comme les autres étudiants

Par rapport à cette question :
Citer
Sinon, ben une question à vous deux si vous repassez, ou à tout le monde qui lira, ma soeur en lisant ce passage m'a conseillé de peut-être introduire le perso de Toni d'abord par l'action, c'est-à-dire de tout d'abord le montrer faisant la fête, allant en boîte, buvant ou prenant des drogues, terminant sa soirée avec Sofia, et puis, par la suite, de mettre à jour ses conflits intérieurs, pour qu'on puisse peut-être mieux percevoir le contraste entre ses actions et ses désirs. Qu'en pensez-vous?
ça dépend où se situe ce passage dans le roman, quels persos sont introduit avant et comment.

en relisant :
Citer
d’arrondir la fin des mots en y accrochant des voyelles, un peu comme toi Toni !
Citer
La nuit dernière, sa peau souple entre les doigts de Toni,
je pense qu'il faut choisir

A+
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : Toni
« Réponse #9 le: 10 Janvier 2025 à 12:44:32 »
Coucou Rémi,


merci, tellement merci aussi pour ta persistance à m'aider  :)

Citer
manque l'espace avant le ?
merci. C'est très embêtant mais sur Page, même si je sélectionne la langue français pour le correcteur, ça n'ajoute pas automatiquement les espaces comme ça me le faisait sur Word.

Citer
première phrase verbale depuis le début ; ça donne le vertige tout ce qui précède, un tableau fait de petites touches
Oui. C'est peut-être trop, effectivement. Toujours difficile de trouver les bons équilibres.

Citer
on a déjà un point de vue interne de Toni, très stroboscopique (comme je dis au-dessus), les fragments sont bien là. Pas la peine selon moi de mettre ces pensées en italique dans le texte. Je ferai confiance au lecteur.
ok  :)

Citer
je pense qu'il faut un COD (verbe transitif)
yep, merci !

Citer
bon, je suis fatigué, mais n'empêche que tu m'as paumé ici. Tu nous fais une ellipse + un changement de style + des dialogues ni directs ni indirects... un peu too much je dirais.
ok ok, visiblement t'es pas le seul non plus, c'est donc à retravailler. J'aime bien que le dialogue soit ni direct ni indirect, mais peut-être qu'il faut changer la manière de l'amener.

Citer
à toi de voir, mais le style est très très présent dans ce texte ; si c'est une partie de roman, je ne sais pas si tu vas garder ce style à chaque fois que Toni sera en scène, qu'on aura son point de vue. Bref, attention au plat un peu trop épicé ^^
Des pages entières de roman sans quasiment de phrases classiques avec sujet/verbe/complément, ça devient un peu raide.
merci pour ce commentaire. Au final, c'était peut-être ça, plus que le manque d'action, qui a aussi dérangé ma soeur. L'idée serait quand même d'essayer de garder un style similaire pour chaque personnage. Peut-être que ça passe mieux si ces passages sont entrecoupés par les autres passages, à voir quand tout s'enchaînera. En tout cas, je garde ça en tête !

Citer
ça dépend où se situe ce passage dans le roman, quels persos sont introduit avant et comment.
oui, je pense aussi. Ce passage se situerait au tout début du roman, mais genre en troisième place, après Samuelle et Gloria je crois, et avant Ann et Alex.

Citer
je pense qu'il faut choisir
j'ai pas compris à quoi tu faisais référence ici  :-\

Merci Rémi  :coeur:
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  Nicolas Bouvier

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Re : Toni
« Réponse #10 le: 10 Janvier 2025 à 14:50:50 »
en relisant :
Citer
d’arrondir la fin des mots en y accrochant des voyelles, un peu comme toi Toni !
Citer
La nuit dernière, sa peau souple entre les doigts de Toni,
je pense qu'il faut choisir

==> je voulais dire qu'il faut choisir entre interpeler Toni (comme toi) ou le voir de l'extérieur. Mais je pense que le "un peu comme toi Toni" est en fait une phrase dite par ses camarades (chose que j'ai pas capté avant la 3e lecture ^^)

A+
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : Toni
« Réponse #11 le: 11 Janvier 2025 à 14:33:11 »
Ah, oui, haha, c'est ces camarades. Cette confusion résolue seulement à la troisième lecture m'indique que le style est à affiner, améliorer, maîtriser mieux que je ne le fais encore. Merci pour ta précision !
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Re : Toni
« Réponse #12 le: 24 Janvier 2025 à 16:19:57 »
Coucou derrièrelemiroir,

Ton premier paragraphe est superbe. On sent le rythme, la soirée, l'ambiance. Juste peut-être un peu beaucoup de phrases courtes, non verbales. Ca essoufle un peu le procédé arrivé à la fin du paragraphe.

Citer
– J’te jure. Et puis des courses.
J'ai eu une petite hésitation sur qui reprend la parole mais toute petite !

Citer
Se retourne et s’en va.
Seul.
La c'est bizarre, cet enchainement. "Elle" se retourne et s'en va et "lui" est seul. Comme il manque le sujet dans les phrases, le passage de l'un à l'autre colle pas... (enfin, c'est juste une impression, je ne saurai le justifier)

Citer
Foutu désir quantique.
:D
J'adore!

Citer
Je me sens comme une imposture. Prétention, tricherie, rien de concret. Cette confiance que j’avais en mes aptitudes, éclatée en fragments solubles. Boue épaisse à mes pieds, je n’y reconnais plus rien.
Le changement de narrateur n'est pas signalé par une police spéciale, des guillemets ?

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Mais toi maman, comment tu vas ? Pas nonna, pas Franci, toi ?
Petit rire, puis soupir. Tu es toujours aussi sérieux, Toni. Moi, évidemment que ça va, pourquoi ça ne devrait pas aller ? Tu étudies bien ? Tes cours sont intéressants ce semestre ? Tu as une copine ?
Ici, pareil.

Hop, tout lu !

Je suis impressionnée ! On sent le travail d'orfèvre derrière chaque phrase, c'est du travail ce petit bout de texte, bravo !

Juste une remarque : je suis d'accord avec Baghou. Vu l'intro du texte, on s'attend à une vraie descente aux enfers, à un cauchemar et on est plutôt bercé par la mélancolie, le regret. On sent bien que Toni ne se sent pas à sa place, son malaise, ses interrogations, mais pas de cauchemar à mon sens.

Merci pour cette belle lecture ! :)

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Re : Toni
« Réponse #13 le: 24 Janvier 2025 à 19:37:01 »
Coucou Aponiwa,

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Ton premier paragraphe est superbe. On sent le rythme, la soirée, l'ambiance. Juste peut-être un peu beaucoup de phrases courtes, non verbales. Ca essoufle un peu le procédé arrivé à la fin du paragraphe.
merci  :-[ je suis toujours très flattée de lire des compliments pareils, surtout sur le rythme, qui est vraiment très important pour moi (bon, le reste aussi, mais le rythme j'y travaille beaucoup). Pour les phrases courtes, Rémi avait fait le même commentaire. J'avais modifié un peu, mais je vois que ça n'a pas suffit.

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J'ai eu une petite hésitation sur qui reprend la parole mais toute petite !
j'ai spécifié ! merci

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La c'est bizarre, cet enchainement. "Elle" se retourne et s'en va et "lui" est seul. Comme il manque le sujet dans les phrases, le passage de l'un à l'autre colle pas... (enfin, c'est juste une impression, je ne saurai le justifier)
ok, je vois. J'ai modifié.

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:D
J'adore!
:coeur:

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Le changement de narrateur n'est pas signalé par une police spéciale, des guillemets ?
à la base si, puis Rémi disait qu'il n'y en avait pas besoin, alors j'avais enlevé. J'ai remis (en italique). Je crois que je vais garder ça, même si des fois on s'en doute que c'est un changement, parce que ça revient aussi dans les autres persos, comme ça il y a une logique typographique.

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Ici, pareil.
pff ce passage me donne du fil à retordre

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Je suis impressionnée ! On sent le travail d'orfèvre derrière chaque phrase, c'est du travail ce petit bout de texte, bravo !
merci  :coeur:

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Juste une remarque : je suis d'accord avec Baghou. Vu l'intro du texte, on s'attend à une vraie descente aux enfers, à un cauchemar et on est plutôt bercé par la mélancolie, le regret. On sent bien que Toni ne se sent pas à sa place, son malaise, ses interrogations, mais pas de cauchemar à mon sens.
ok ok, haha, je changerai. Il faut que je réfléchisse au remplacement un petit coup par contre.

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Merci pour cette belle lecture ! :)
merci à toi pour ton passage et ton commentaire très utile  :coeur:
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

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Re : Toni
« Réponse #14 le: 13 Mars 2025 à 14:42:06 »
Hello dlm,

Après Gloria, je prends un peu de temps pour Toni. Celui-ci aussi, il ma bien plu. La description des soirées et du rythme estudiantin est bien décrite, de même que les questionnements ou les doutes de ce (futur ?) transfuge de classe.

L'écriture soignée, réfléchie est impressionnante car, en quelques touches, on a des images très fortes des scènes décrites. Bravo !
Quelques remarques plus ciblées :

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– Toni, attends !
Sofia, teint rosi, regard lumineux.
– Ça va ? demande-t-il.
Vu que c'est lui qui est parti un peu comme un voleur, je me serais attendue à ce que ce soit Sofia qui pose cette question.
De plus, Sofia, je la voyais plutôt espagnole mais je crois comprendre qu'elle est russe ? Pas grave, je pense mais ça m'a fait sourire.


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Quelques voyageurs à bicyclette
Pas fan de l'expression. Je pense plus à un couple en rando vélo avec sacoches sur le porte-bagages et sifflotant au milieu des prés qu'à de jeunes fêtards rentrant de soirée. Mais ce n'est peut-être que moi.

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vaisselle accumulée dans le lavabo
Chanson mélancolique dissolvant les contours de son salon,
Hum, je chipote mais, je comprends que Toni a un tout petit appartement. Du coup, son lavabo et son évier sont une seule et même chose, c'est ça ? Mais sa chambre et son salon aussi, alors ? Du coup, j'aurais parlé de la chambre plutôt. Bref, je pinaille mais j'essaie de visualiser comment est fichu son studio.

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Ses heures à lui qui finissent imbibées d’alcool, d’ecstasy, dilapidées entre la volupté des corps, de caresses en fin de compte médiocres, d’amitiés qu’il ne faut surtout pas trop renforcer
Cette phrase est très belle, mais l'insertion "dilapidées entre la volupté des corps" me trouble. Après celle-ci, j'ai du mal à relier les propositions suivantes au début de la phrase. En même temps, quand j'essaie de changer l'ordre de ces propositions (en mettant "dilapidées..." à la fin), ça sonne beaucoup moins bien. Voilà, je pose un truc mais je n'ai pas la solution. Et en vrai, on comprend quand même très bien le propos, donc peut-être pas utile de prendre ma remarque en compte.

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L’argent que Toni dépense, les occasions qu’il gaspille, à qui appartiennent-ils ? À sa mère, à son père, à lui-même ?
Cette question doit-elle être écrite ? On comprend avant que cette interrogation est forte pour lui et le travaille beaucoup. Utile de la garder ainsi ?

Merci en tout cas pour ce petit bijou  :coeur:

 


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