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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » Formule 357. Passages explicites

Auteur Sujet: Formule 357. Passages explicites  (Lu 791 fois)

Hors ligne Basic

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Formule 357. Passages explicites
« le: 30 Juillet 2024 à 17:32:23 »
Bonjour

je passe un bout de temps à rassembler des vieux textes pour en faire quelques exemplaires et les offrir à mes proches. En voici un, un texte qui a un peu de bouteille, et que j'aime bien... cruel, ironique et mélancolique certainement. Le dix-neuvième et le le vingtième ont assez curieusement basculé la cuisine - activité considérée comme féminine dans les foyers - chez les gros mecs, en voici un donc, un cuisinier. Ce qu'il raconte est plus compliqué, mais pas tant.

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« Modifié: 31 Juillet 2024 à 06:45:18 par Basic »
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Hors ligne Aponiwa

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Re : Formule 357. Passages explicites
« Réponse #1 le: 30 Juillet 2024 à 19:43:14 »
Salut Basic,

Bon, euh, l'intro fait pas rêver, là comme ça, avec ton "activité considérée comme féminine dans les foyers"!  :D
En vrai, la cuisine, chez les pros, c'est très masculin, voire masculiniste. Donc pas de surprise!  ;)

Citer
sans le quitter
le quitter des yeux? Ca se dit "sans le quitter"?

Citer
Pas de plis
pas de pli?

Citer
Ainsi, je l'habille comme une jeune mariée, je l'apprête.
Dans tout ce paragraphe, je suis persuadée qu'il parle de la table. Du coup, je ne comprends pas pourquoi "Un parfait vêtement pour la morte. "

Citer
Alors, elle arrive. Elle ! La victime.
Un ptit espace en trop

Citer
rouge du sang qui porte le fer dans chaque cellule de son corps comme une armée assiège la citadelle
Je sais pas pourquoi, je tique sur cette métaphore, d'un côté scientifique de l'autre très moyen-âge, je sais pas je suis pas fan.

Citer
Il réalise cette partie de la recette.
La majuscule n'est pas en italique.

Citer
Les épices ont d'abord servi à camoufler l'odeur et le goût de la corruption comme la politique
:D

Citer
va t'en guerre
va-t-en-guerre

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Tout en mangeant un fricandeau de dindonneau, ou un délice d’ortolans
Manque un point?

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Sur le bois de la table la carte des blessures, éclats, coupures, tâches, brûlures... alignés au fil des repas.
Pas de virgule après table?

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Il y a rencontré le loup et ils ont échangé des blagues tordus
tordues

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Les rois eux- mêmes
Un ptit espace en trop

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Un général ne gratte pas le fumier avec ses ergots.
Donc ils bouffent un coq, pas un poulet! (note technique numéro 12!  :D)

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La politique, n’est-ce pas préparer au sacrifice ?
Bonne question! :)

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J'aurai pu tuer un veau !
J'aurais?

Citer
Il met sa serviette autour de son cou.
En italique, non?

Tout lu!
Bon, moi qui suis veggie, j'avoue, je kiffe pas trop cette découpe!
Pour le reste : c'est toujours aussi bien écrit. Je n'y vois pas trop de mélancolie, juste beaucoup de cynisme et d'amertume. Ce cuistot désabusé qui mêle cuisine et sexe, cuisine et politique. D'ailleurs, n'est-ce pas trop? J'aurais bien vu un fil rouge sur l'un des thèmes plutôt que de voir la réflexion s'éparpiller.
C'est juste mon avis.

merci pour ton texte! :)
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

Hors ligne Basic

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Re : Formule 357. Passages explicites
« Réponse #2 le: 31 Juillet 2024 à 06:27:58 »
Salut Aponiwa,,

bon c'est pas un menu végétarien, les contes de fée non plus. As tu écouté l'émission sur les rares cuisinières sur france culture France cul, c'est que je disais dans mon intro en fait, rares étaient les cuisinières considéraient comme tel ( toque, étoile...) dans une profession accaparée étonnamment par les mecs alors que dans la société la tâche ( plus ou moins méprisée) était réservée aux femmes. Dès que ça fait de la tune et du prestige... un peu comme la médecine aujourd'hui, non... les cardiologues sont des mecs, les généralistes plutôt des femmes... étrange, non ?
Ici, je me suis dit que politique, conte de fée, sexe, et quand même une sorte de grincement introspectif ( ce que 'appelle de la mélancolie ici)... ça pouvait peut-être cohabiter... trop copieux ?

Pour : sans le quitter. Alors la recette est extraite d'un très vieux livre de cuisine ou les recettes sont rangées par numéros ( un livre qui date de 1900 et quelques, qui appartenait à ma tata louise, morte en 1970 à 96 ans, j'avais six ans, elle était Ma tata louise mais plutôt la tante de mon grand père). Je suppose que c'est bien sans le quitter des yeux.

Pour : le drap, la nappe, la table et la morte : le texte est rempli de métaphore jusqu'à la gueule, plus ou moins décryptables . Pourquoi ça passe de cette pauvre nappe qu'il recouvre avec une nappe, à une morte potentielle. Alors on est bien dans une idée de "qu'est ce que la cuisine" ou "qu'est ce qu'on fait quand on met belle nappe, belle vaisselle etc"... la réponse du narrateur ( sinistre) on ne fait que camoufler le meurtre, l'entropie, la dévoration...Donc, il 'agit ( nappe, couteau, découpe, recette, protocole... d'un empilement de métaphores... j'espère que le lecteur se sert et surtout qu'il ne se serre pas la ceinture) Au delà, le type qui cuisine est censé cuisiner pour quelqu'un on doit pouvoir lire, à demi mot qu'il ne cuisine plus pour personne, comme si il écrivait sans destinataire, pourquoi n'y a t-il pas de destination à sa cuisine, à son discours... ça c'est un peu son souci.

pour le poulet ou le coq : un poulet est sans sexe  ;), non genré... Bon, ça le fait mieux un coq ( généralement, le poulet n'a pas le temps de devenir coq)

pour cette métaphore là "L’ange devient lourd et bouffi. Ses ailes racornies tombent une nuit, dans le berceau. Il est blanc et rouge… rouge du sang qui porte le fer dans chaque cellule de son corps comme une armée assiège la citadelle… des milliers de batailles, de portes forcées, de murailles mises à bas…
L’ange porte en lui des guerres innombrables…"  Ange c'est bien déjà un peu médiéval le texte entier d'ailleurs est fondé sur cette archaïsme de la cuisine... et puis je voulais une opposition glauque, violente entre l'image de l'ange ( et du jeune enfant)/la nécessité de manger, entre le sang/la supposé pâleur de l'ange. On est dans la représentation des anges  ( nouveau né joufflu presque caricaturé) que l'on trouve dans les églises, ces sculptures un peu niquées mais qui nous montre des petits cochoneau replet invitant à la dévoration. d'ailleurs les anges, ambivalence de la référence, ambiguïté etc


En tout cas merci beaucoup... je vais pouvoir rangé ce texte dans mon petit recueil.
Je m'en va corriger.

B
« Modifié: 31 Juillet 2024 à 07:08:21 par Basic »
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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