Salut Aponiwa,,
bon c'est pas un menu végétarien, les contes de fée non plus. As tu écouté l'émission sur les rares cuisinières sur france culture
France cul, c'est que je disais dans mon intro en fait, rares étaient les cuisinières considéraient comme tel ( toque, étoile...) dans une profession accaparée étonnamment par les mecs alors que dans la société la tâche ( plus ou moins méprisée) était réservée aux femmes. Dès que ça fait de la tune et du prestige... un peu comme la médecine aujourd'hui, non... les cardiologues sont des mecs, les généralistes plutôt des femmes... étrange, non ?
Ici, je me suis dit que politique, conte de fée, sexe, et quand même une sorte de grincement introspectif ( ce que 'appelle de la mélancolie ici)... ça pouvait peut-être cohabiter... trop copieux ?
Pour : sans le quitter. Alors la recette est extraite d'un très vieux livre de cuisine ou les recettes sont rangées par numéros ( un livre qui date de 1900 et quelques, qui appartenait à ma tata louise, morte en 1970 à 96 ans, j'avais six ans, elle était Ma tata louise mais plutôt la tante de mon grand père). Je suppose que c'est bien sans le quitter des yeux.
Pour : le drap, la nappe, la table et la morte : le texte est rempli de métaphore jusqu'à la gueule, plus ou moins décryptables . Pourquoi ça passe de cette pauvre nappe qu'il recouvre avec une nappe, à une morte potentielle. Alors on est bien dans une idée de "qu'est ce que la cuisine" ou "qu'est ce qu'on fait quand on met belle nappe, belle vaisselle etc"... la réponse du narrateur ( sinistre) on ne fait que camoufler le meurtre, l'entropie, la dévoration...Donc, il 'agit ( nappe, couteau, découpe, recette, protocole... d'un empilement de métaphores... j'espère que le lecteur se sert et surtout qu'il ne se serre pas la ceinture) Au delà, le type qui cuisine est censé cuisiner pour quelqu'un on doit pouvoir lire, à demi mot qu'il ne cuisine plus pour personne, comme si il écrivait sans destinataire, pourquoi n'y a t-il pas de destination à sa cuisine, à son discours... ça c'est un peu son souci.
pour le poulet ou le coq : un poulet est sans sexe

, non genré... Bon, ça le fait mieux un coq ( généralement, le poulet n'a pas le temps de devenir coq)
pour cette métaphore là "L’ange devient lourd et bouffi. Ses ailes racornies tombent une nuit, dans le berceau. Il est blanc et rouge… rouge du sang qui porte le fer dans chaque cellule de son corps comme une armée assiège la citadelle… des milliers de batailles, de portes forcées, de murailles mises à bas…
L’ange porte en lui des guerres innombrables…" Ange c'est bien déjà un peu médiéval le texte entier d'ailleurs est fondé sur cette archaïsme de la cuisine... et puis je voulais une opposition glauque, violente entre l'image de l'ange ( et du jeune enfant)/la nécessité de manger, entre le sang/la supposé pâleur de l'ange. On est dans la représentation des anges ( nouveau né joufflu presque caricaturé) que l'on trouve dans les églises, ces sculptures un peu niquées mais qui nous montre des petits cochoneau replet invitant à la dévoration. d'ailleurs les anges, ambivalence de la référence, ambiguïté etc
En tout cas merci beaucoup... je vais pouvoir rangé ce texte dans mon petit recueil.
Je m'en va corriger.
B