Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

17 Juin 2026 à 01:31:52
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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux (Modérateur: Claudius) » Défi micro textes

Auteur Sujet: Défi micro textes  (Lu 50221 fois)

Hors ligne Aionia Apektasis

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Re : Défi micro textes
« Réponse #300 le: 11 Juin 2026 à 15:09:23 »
Bah tout le monde sait que les Saiyan et Superman n’existent pas. Du coup, c’est un oiseau.
Je vais même aller encore plus loin, c’est un oiseau de Paradis. J’aime invoquer l’oiseau de Paradis. Il me permet d’ajouter un mana de la couleur de mon choix, très utile quand je joue mon deck Slivoïdes. Les gens le détestent, parce que quand je le joue, je suis imbattable. Un jour, on a fait un tournoi entre potes, ils ont dit que je pouvais pas le jouer. Pas grave.
D’ailleurs, les Slivoïdes, c’est pas comme les Saiyan et Superman, ils existent pour de vrai. Bah oui, sinon j’en ferai pas un élevage. J’aime être un magicien. Enfin, j’aimais. J’ai arrêté de jouer quand j’ai déménagé, parce que ça me rappelait mes amis. Je regrette pas de les avoir vendus, mes Slivoïdes. Les souvenirs sont plus importants que les cartes.
Maintenant je joue au Munchkin avec mes enfants. On tabasse des monstres dans des donjons et on gagne des trésors. Ce sont eux, aujourd’hui, mes oiseaux de Paradis.
Et qui sait, peut-être qu’un jour on pètera la gueule à un Saiyant ou à Superman. Ah non, c’est vrai, ils existent pas.

Thème suivant : vous êtes priés de laisser la fenêtre ouverte
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Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Défi micro textes
« Réponse #301 le: 11 Juin 2026 à 16:00:44 »
 :D  Porté, sans doute ? par l'amour des vieilles pierres, j'entrai dans le couloir désert. Un panneau bancal oscillait au gré du courant d’air. On y lisait, en lettres fatiguées : « Vous êtes priés de laisser la fenêtre ouverte. » 

Quelque peu étonné, voire anxieux, je décidai d'interrompre ma visite de ce lieu nommé "Maison de la dernière cartouche". Mon idée étant de me renseigner. Or, personne ne savait vraiment pourquoi. Certains parlaient d’aération, d’autres de superstition. Moi, je préférais croire que c’était pour laisser entrer un peu de lumière dans cet endroit qui en manquait tant. Mais, avais-je raison ?

Prochain thème : Ah les braves gens !
Lorsqu'un texte respire comme une prose d'antan, avec ce grain de subtilité stylistique quelque peut archaïque qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne AlmaVeyre

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Re : Défi micro textes
« Réponse #302 le: Hier à 01:29:02 »
Ah, les braves gens !

Ils étaient polis. Sur le palier, ils échangeaient des bonsoirs mesurés, jamais trop longs, jamais trop courts, juste assez pour dire qu’on était des gens bien. Ils savaient fermer les portes sans faire de bruit. C’était une façon d’être, une éducation.

Un soir, derrière la cloison du fond, quelque chose est tombé. Peut-être un meuble. Peut-être autre chose. Ils se sont regardés un instant, puis ont haussé les épaules. Ils n’aimaient pas les histoires.

Ils appelaient ça de la décence.

À la bonne porte, personne n’a frappé.

Ah, les braves gens !

Alma

Thème suivant : Le témoin
Alma Veyre
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Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Défi micro textes
« Réponse #303 le: Hier à 10:16:19 »
 Quelqu’un a dit avoir entendu un cri. Un seul, bref, comme un souffle qu’on égare. On a haussé les sourcils, on a parlé d’un courant d’air, d’une fenêtre mal fermée. Rien qui mérite qu’on dérange qui que ce soit.

Dans l'immeuble faisant face, au troisième étage, un homme a juré qu’il avait vu passer une ombre dans la rue. On l’a surnommée le témoin... Plus tard, une dame âgée s'est présentée comme telle. Mais on l'a écoutée en laissant entrevoir sur les visages, ce sourire poli qu’on réserve aux gens qui exagèrent. Elle a voulu insister, expliciter sa démarche furtive... la main qui tenait son sac tremblait...

On l’a remerciée. On l’a raccompagnée...

On n’aime pas les histoires !

Le soir suivant, chacun a fermé sa porte un peu plus vite que d’habitude. Sans bruit, bien sûr.

Toujours sans bruit.

Nouveau sujet : "C'est lui qui a commencé"
Lorsqu'un texte respire comme une prose d'antan, avec ce grain de subtilité stylistique quelque peut archaïque qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne Luna Psylle

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Re : Défi micro textes
« Réponse #304 le: Hier à 10:49:12 »
Salut,

Luna, Kal et Jor (et Kieralg, et Elkor), le retour !


C'est lui qui a commencé

Kieralg grognait, sa mâchoire déformée. Il pouvait au moins lui reconnaître ça : l'humaine savait rendre les coups et elle n'hésitait pas. Cette dernière attendait, à quelque mètres seulement de Kieralg et ses comparses. Elle ne disait rien, son cou tordu vers la fenêtre, son regard tourné vers le ciel. Personne ne comprenait. Kieralg, comme les autres élèves, connaissaient les lois promulguées à l'encontre des humains, le bannissement, l'exécution à vue. Alors pourquoi... Kal, le pilote le plus réputé de sa génération, une légende vivante pour tous à l'académie, un modèle à suivre, sortit du bureau et indiqua aux quatre élèves de le suivre. Kieralg resta assez loin de lui tout le temps qu'ils mirent jusqu'aux salles d'entraînement. Une légende vivante, ça ne connaissait que peu de limite et Kieralg redoutait un peu ça. Kal leur donna à chacun une arme et leur montra les tapis :
— Allez-y. Battez-vous. Débattez.
— Quelles sont les règles ? demanda Luna.
— Ne tuez pas ; et communiquez.
*
Lorsque Jor entra dans la pièce, Elkor enroulé autour de ses épaules, elle empestait : sueur, sang, colère, rage, haine. Son père observait les quatre nouveaux camarades qui discutaient au centre, leurs armes maculées posées un peu plus loin, riaient presque ensemble. Kal expliqua :
— Je me moque de savoir comment ça a commencé, ou qui a frappé le premier : je suis ravi de voir que je ne m'étais pas trompé en la choisissant, elle.


Nouveau thème : j'ai peur

Une bonne journée,
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Hors ligne AlmaVeyre

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Re : Défi micro textes
« Réponse #305 le: Hier à 11:42:28 »
J’ai peur

J’aurais pu parler. La vieille dame du troisième l’avait fait ; j’ai vu comment ils l’ont écoutée. Ce sourire patient qu’on réserve aux gens qui s’inquiètent pour rien. Elle tenait son sac à deux mains. L’une tremblait.

Après, j’ai pensé : si elle n’a pas suffi…

J’ai pris le téléphone, une fois. Deux fois peut-être. Puis je l’ai reposé.

Ce n’était pas le courage qui manquait d’un seul coup ; c’était une somme de petites peurs bien élevées. La peur de me tromper. La peur qu’on me regarde pareil. La peur d’être la prochaine qu’on raccompagne en souriant.

J’ai peur, c’est pas pareil.

Ce soir, la lumière est restée allumée de l’autre côté du palier. Toute la nuit.

Alma

Thème suivant : Le lendemain
Alma Veyre
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Hors ligne Aionia Apektasis

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Re : Défi micro textes
« Réponse #306 le: Hier à 11:53:00 »
Le lendemain

Le lendemain, j’étais seul avec ce souvenir.
Je l’ai vu partir, seul, avec cette culpabilité qui lui collait au visage, et je n’ai pas bougé. Je me suis dit que ce n’était pas à moi d’intervenir, que d’autres sauraient trouver les mots.
Il était là, suspendu entre terre et ciel, et c’était mon silence qui se balançait avec lui. Le vent tirait sur la corde comme pour me rappeler chaque seconde que je n’avais pas ouvert la bouche. Mes yeux avaient vu, mon cœur avait compris, mais je n’ai pas agi.
J’ai détourné les yeux, mais son absence me regardait plus fort que son corps. Les autres murmuraient derrière moi, ils cherchaient des raisons, des fautes, des coupables. Moi, je n’entendais que ma voix intérieure.
Je me répétais que je ne pouvais pas savoir, que personne ne pouvait savoir, mais la branche du sycomore craquait comme si elle riait de mes excuses. Le champ du potier façonnait devant mes yeux un vase d’une argile qui exclut toute miséricorde.
On dit que chacun porte sa part de ténèbres. Les miennes pendaient devant moi.
Et aujourd’hui je ne sais toujours pas comment vivre avec ce nœud que je n’ai pas défait.

Thème suivant : la maison en ruine

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Hors ligne Luna Psylle

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Re : Défi micro textes
« Réponse #307 le: Hier à 12:03:52 »
Aïonia m’a devancée. Je poste quand même. Prochain thème dans le post d’Aïonia.

Le lendemain

La cabine de Jor ressemblait à toutes les autres. Une couchette, un hublot sur l’infinité d’étoiles. Un communicateur lui permettait de réagir rapidement pour donner des premiers ordres en urgences. Luna s’y laissa enfermer. Protégée. Le Soleil de Plomb détruit, l’Humanité si fière et vaniteuse ne ressemblait plus au démon qu’on lui associait. Luna respira, profita du silence. De l’autre côté de la porte, son avenir l’attendait. De l’autre côté… elle observa les débris à travers le hublot. Du métal et des morceaux d’autre chose, une vie sur cette station. Un uniforme. Une peluche. Luna ignorait que ces objets existaient encore. Ils ressemblaient aux vestiges d’un peuple en décrépitude. Comment avaient-ils pu en arriver là ? Pourquoi ne s’étaient-ils pas arrêtés à temps ? Luna observa ses mains : elle tremblait encore. Appuyer sur un bouton n’était pas si difficile. Obéir à un ordre n’était pas difficile. Et pourtant… vivre, demain, avec ce poids, serait difficile. Elle s’effondra sur la couchette, ferma les yeux, espéra que demain, demain serait juste un tout petit peu plus facile.

« Modifié: Hier à 12:05:25 par Luna Psylle »
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Hors ligne Aionia Apektasis

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Re : Défi micro textes
« Réponse #308 le: Hier à 12:07:03 »
Citer
Aïonia m’a devancée. Je poste quand même. Prochain thème dans le post d’Aïonia.

J'avais écrit un texte sur "j'ai peur", mais Alma m'a devancé. Du coup je l'ai modifié, je savais pas si je pouvais le poster quand même.
Le thème reste "la maison en ruine"

Aïonia
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Re : Défi micro textes
« Réponse #309 le: Hier à 12:11:06 »
 :-[ Désolée…
Alma Veyre
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Re : Défi micro textes
« Réponse #310 le: Hier à 15:46:58 »
Pas de mal ;)
L’important est de ne pas se prendre la tête, ça reste un jeu ^^ j’ai posté parce que je suis en extérieur et je ne voulais pas perdre ce bout de Luna et Jor :) sinon j’aurais écrit sur le thème suivant aussi ;)

Édit : en fait, j’ai écrit sur le nouveau thème sur carnet :D je le posterai ce soir en rentrant, juste pour le plaisir de continuer avec cette Luna, et si d’autres thèmes se proposent, je m’y laisserai peut-être aussi tenter. J’ai encore une heure à tuer…




Rentrée plus tôt que prévu, je refais mon message propre.

la maison en ruine

Luna observait les flammes sans réussir à mettre un mot sur l'émotion qui lui comprimait la poitrine.
Une ruine.
Elle y ressemblait de plus en plus. Des pierres anarchiques, avachies, autrefois liées par de la terre boueuse et le courage d'une femme. Aujourd'hui, Luna fixait le feu grignoter ce refuge de son passé. Son havre d'enfant, elle voulait le garder dans son cœur sans s'y enchaîner. Son avenir se trouvait ailleurs, elle en était convaincue. Sa vieille carne de grand-mère, avec son sale caractère, ses insultes et son tempérament de dragon, ne l'y avait protégée que trop longtemps. Elle manquerait à Luna, qu'elle avait éduquée avec cette même bravade, proche de la folie, pour se forger au-delà de tout ce qui les avait construites et détruites. Son corps reposait sur l'unique couchette de la maison, brûlait, s'envolait enfin vers la voûte céleste, comme un doigt d'honneur à leurs ennemis. Luna avait pris sa rencontre avec Elkor comme un signe. Désormais, sa vie, elle ne la vivrait plus dans la réclusion et la crainte de l'autre, sa vie, elle en profiterait autant que l'avenir le lui permettrait. Elle adressa une dernière prière à sa grand-mère tandis que le feu perdait de sa superbe et ne laissait que cette ruine : si un jour elle retrouvait ses parents, qui les avaient toutes deux abandonnées, ses parents et leur humanité chérie, elle les détruirait. Plus personne ne la traiterait jamais d'humaine.
Personne !

Prochain thème : un quai de gare, les pieds dans l'eau

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: Hier à 18:10:06 par Luna Psylle »
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Re : Défi micro textes
« Réponse #311 le: Hier à 19:00:18 »
Un quai de gare, les pieds dans l'eau (j'ai pas vu Chihiro)

J’suis assis sur le quai de la gare du bled. Il pleut comme si quelqu’un là-haut avait décidé de laver le monde à grande eau, sauf que le monde reste toujours aussi crade. L’eau monte lentement, comme une menace polie. Encore dix minutes et j’aurai les pieds dans l’eau. Un baptême ? Ouais, si tu veux. Sauf que moi, les baptêmes, j’en ressors toujours pire qu’avant.
Je pense au tueur. Trois cadavres en une semaine. Homme, femme, même signature : la gorge ouverte proprement, comme si le mec avait fait un CAP boucherie avant de virer dingo. Les flics locaux pataugent. Littéralement. Hier, le commissariat a pris l’eau.
Je regarde les flaques se rejoindre, comme les indices que j’arrive pas à assembler. Le premier corps derrière la supérette. Le deuxième dans un fossé. Le troisième sur un banc, sous la flotte, sur le quai de cette gare, attendant un train qu’il ne prendra jamais ;
L’eau touche mes chaussures. Je bouge pas. Je me dit que si j’étais le tueur, c’est ici et pas ailleurs que je frapperai. Un quai désert, la pluie pour effacer les preuves, et moi, assis comme un con à attendre que quelque chose se passe.
Le prochain corps, je sais pas où je le trouverai. Vu les mots doux que je reçois en ce moment, ce sera sans doute le mien.
Avec ma chance, ça ne changerait pas grand-chose.

Prochain thème : le camion a klaxonné

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Re : Défi micro textes
« Réponse #312 le: Hier à 20:55:11 »
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le camion a klaxonné

— Et donc, il t'a larguée ?
— Ouais.
La réponse résonna dans le hangar vide. 4h du mat' en hiver, on les sentait passer. Malo observa sa montre : le livreur avait du retard, au moins une heure. Il termina sa clope, la jeta dans l'égout et revint vers Annie, assise sur le banc de pause, les coudes posés sur les genoux, les mains en coupe sous le visage. Elle fixait un point dans le vide, peut-être une fourmi ou un brin d'herbe.
— C'est un con, reprit Malo.
— Je sais.
Annie ne semblait pas plus affectée par cette séparation. Une relation de six mois à peine, basée sur du vent. Après encore treize minutes, son téléphone sonna : un con en pleurs, la bouche en cœur, qui voulait revenir. Qu'il aille voir sa pute ! pensa Annie, elle l'entretiendra tout aussi bien. Mais que faisait ce foutu camion ?! Et Malo qui la regardait comme s'il sondait son âme. Il avait toujours été doué pour déceler toutes ses pensées, quand elle se trouvait trop nulle ou pleurait ses conneries en silence. Pire qu'un meilleur ami !
— Annie... commença-t-il.
— Quoi ?
— On joue à Action ou vérité ?
Annie plissa le nez. Elle connaissait trop bien ce terrain glissant. Une route semées de regrets. Et pourtant... Annie aimait jouer ; un peu trop.
— Ok.
— Tu commences.
— Action.
Annie savait ce qu'il allait demander, ce qu'ils étaient curieux de tenter, un sentiment d'interdit, mélanger les tiroirs, le boulot, l'amitié, l'amour. Elle comprit ses mots plus qu'elle ne les entendit, se leva face à lui. Leurs lèvres à quelques millimètres de l'autre.
Le camion klaxonna, brisa le charme, ses phares plantés sur les deux comparses.

Prochain thème : à la cathédrale
« Modifié: Hier à 21:46:05 par Luna Psylle »
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