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01 Mai 2026 à 16:40:40
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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux (Modérateur: Claudius) » Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).

Auteur Sujet: Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).  (Lu 43602 fois)

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #45 le: 11 Février 2026 à 10:32:39 »
Hello !

Pour rappel :

Par ce petit jeu littéraire, je vous propose la pose d'une phrase (j'ai bien précisé UNE !!!) qui tour à tour en impose à qui la prose. Peu importe qu'elle fasse la nique à celle qui précède (comme souvent au parlement !) du moment qu'on se marre. Et pour se ranimer la flamme dans le cas fortuit de possibles cadavres exquis, l'idée serait de copier coller tour à tour le texte obtenu auquel on ajoute sa phrase.

 Bon, je vois que la taille du texte en cours rend fastidieux le copier/coller de cette "Histoire-sans-Queue-ni-Tête". Je propose donc, si vous le voulez bien, d'en démarrer une nouvelle dont voici la première phrase :

C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux.

Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne XB2000

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #46 le: 22 Février 2026 à 21:33:40 »
Citer
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux.
Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide.

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #47 le: 22 Février 2026 à 22:37:45 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux.
Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !»
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #48 le: 15 Mars 2026 à 14:06:41 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux.
Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
On ne touche jamais à l’enfant d’une louve sans en payer le prix.

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #49 le: 15 Mars 2026 à 21:49:32 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! répondis-je ? vous me semblez comme surgie du néant ! »
« Modifié: 20 Mars 2026 à 15:38:42 par Robert-Henri D »
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #50 le: 21 Mars 2026 à 20:15:19 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! répondis-je ? vous me semblez comme surgie du néant !
- JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER ! rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #51 le: 21 Mars 2026 à 22:26:24 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! répondis-je ? vous me semblez comme surgie du néant !
- JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER ! rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)  et découvert à l'occasion que son estomac savait jouer du trombone sans partition.
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #52 le: 21 Mars 2026 à 22:58:14 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! répondis-je ? vous me semblez comme surgie du néant !
- JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER ! rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)  et découvert à l'occasion que son estomac savait jouer du trombone sans partition.
La mélodie cuivrée s'échappant de la diabolique panse me fit lever le sourcil gauche, mes pieds se lancèrent irrésistiblement dans un petit pas de salsa ; pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, je formulai haut et clair : " Après vous avoir acheté un ticket pour le souterrain, puis-je vous offrir ce délicieux donut, douce et gracieuse guichetière ?"

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #53 le: 22 Mars 2026 à 00:12:54 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! répondis-je ? vous me semblez comme surgie du néant !
- JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER ! rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)  et découvert à l'occasion que son estomac savait jouer du trombone sans partition.
La mélodie cuivrée s'échappant de la diabolique panse me fit lever le sourcil gauche, mes pieds se lancèrent irrésistiblement dans un petit pas de salsa ; pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, je formulai haut et clair : " Après vous avoir acheté un ticket pour le souterrain, puis-je vous offrir ce délicieux donut, douce et gracieuse guichetière ?"
«Ah mais, certainement» soupira la démone dont le sourire sucré en disait long sur son appétit...
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #54 le: 23 Mars 2026 à 07:23:12 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! répondis-je ? vous me semblez comme surgie du néant !
- JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER ! rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)  et découvert à l'occasion que son estomac savait jouer du trombone sans partition.
La mélodie cuivrée s'échappant de la diabolique panse me fit lever le sourcil gauche, mes pieds se lancèrent irrésistiblement dans un petit pas de salsa ; pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, je formulai haut et clair : " Après vous avoir acheté un ticket pour le souterrain, puis-je vous offrir ce délicieux donut, douce et gracieuse guichetière ?"
«Ah mais, certainement» soupira la démone dont le sourire sucré en disait long sur son appétit...
Je m'empressai de payer, d'empocher le ticket, de céder mon goûter et de prendre la direction des Souterrains, ignorant de mon mieux les oeillades appuyées, les claquements de langue, les ronronnements léonins et les ricanements graveleux de la créature.

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #55 le: 23 Mars 2026 à 11:29:31 »

C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! répondis-je ? vous me semblez comme surgie du néant !
- JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER ! rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)  et découvert à l'occasion que son estomac savait jouer du trombone sans partition.
La mélodie cuivrée s'échappant de la diabolique panse me fit lever le sourcil gauche, mes pieds se lancèrent irrésistiblement dans un petit pas de salsa ; pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, je formulai haut et clair : " Après vous avoir acheté un ticket pour le souterrain, puis-je vous offrir ce délicieux donut, douce et gracieuse guichetière ?"
«Ah mais, certainement» soupira la démone dont le sourire sucré en disait long sur son appétit...
Je m'empressai de payer, d'empocher le ticket, de céder mon goûter et de prendre la direction des Souterrains, ignorant de mon mieux les oeillades appuyées, les claquements de langue, les ronronnements léonins et les ricanements graveleux de la créature.
 Pendant que, d’un pas alerte, je descendais les escaliers, une pensée m’obséda : qu’allais‑je trouver dans ces fameux souterrains ?
On ne touche jamais à l’enfant d’une louve sans en payer le prix.

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #56 le: 23 Mars 2026 à 11:46:13 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! répondis-je ? vous me semblez comme surgie du néant !
- JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER ! rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)  et découvert à l'occasion que son estomac savait jouer du trombone sans partition.
La mélodie cuivrée s'échappant de la diabolique panse me fit lever le sourcil gauche, mes pieds se lancèrent irrésistiblement dans un petit pas de salsa ; pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, je formulai haut et clair : " Après vous avoir acheté un ticket pour le souterrain, puis-je vous offrir ce délicieux donut, douce et gracieuse guichetière ?"
«Ah mais, certainement» soupira la démone dont le sourire sucré en disait long sur son appétit...
Je m'empressai de payer, d'empocher le ticket, de céder mon goûter et de prendre la direction des Souterrains, ignorant de mon mieux les oeillades appuyées, les claquements de langue, les ronronnements léonins et les ricanements graveleux de la créature.
 Pendant que, d’un pas alerte, je descendais les escaliers, une pensée m’obséda : qu’allais‑je trouver dans ces fameux souterrains ? La réponse ne se fit point attendre, pour ma plus grande frayeur, lorsque je dut traverser une succession interminable de mises en scène toutes plus terrifiantes les unes que les autres, que le Diable lui-même avait dû concevoir : exterminations, torture, fauteuil de dentiste, guichet du Trésor Public, priorité à droite...

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #57 le: 23 Mars 2026 à 17:01:13 »
e'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! » répondis-je, «vous me semblez comme surgie du néant !»
« JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER !» rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)  et découvert à l'occasion que son estomac savait jouer du trombone sans partition.
La mélodie cuivrée s'échappant de la diabolique panse me fit lever le sourcil gauche, mes pieds se lancèrent irrésistiblement dans un petit pas de salsa ; pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, je formulai haut et clair : " Après vous avoir acheté un ticket pour le souterrain, puis-je vous offrir ce délicieux donut, douce et gracieuse guichetière ?"
«Ah mais, certainement» soupira la démone dont le sourire sucré en disait long sur son appétit...
Je m'empressai de payer, d'empocher le ticket, de céder mon goûter et de prendre la direction des Souterrains, ignorant de mon mieux les œillades appuyées, les claquements de langue, les ronronnements léonins et les ricanements graveleux de la créature.

 Pendant que, d’un pas alerte, je descendais les escaliers, une pensée m’obséda : qu’allais‑je trouver dans ces fameux souterrains ? La réponse ne se fit point attendre, pour ma plus grande frayeur, lorsque je dus traverser une succession interminable de mises en scène, toutes plus terrifiantes les unes que les autres, que le Diable lui-même, avait dû concevoir : exterminations, torture, fauteuil de dentiste, guichet du Trésor Public, priorité à droite...et, ultime supplice : un bureau vide où reposait, poussiéreux, un dossier à mon nom, tamponné "Top Secret", et m’enjoignant de fournir la preuve formelle que j’existe !
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #58 le: 23 Mars 2026 à 17:27:58 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! » répondis-je, «vous me semblez comme surgie du néant !»
« JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER !» rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)  et découvert à l'occasion que son estomac savait jouer du trombone sans partition.
La mélodie cuivrée s'échappant de la diabolique panse me fit lever le sourcil gauche, mes pieds se lancèrent irrésistiblement dans un petit pas de salsa ; pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, je formulai haut et clair : " Après vous avoir acheté un ticket pour le souterrain, puis-je vous offrir ce délicieux donut, douce et gracieuse guichetière ?"
«Ah mais, certainement» soupira la démone dont le sourire sucré en disait long sur son appétit...
Je m'empressai de payer, d'empocher le ticket, de céder mon goûter et de prendre la direction des Souterrains, ignorant de mon mieux les œillades appuyées, les claquements de langue, les ronronnements léonins et les ricanements graveleux de la créature.

 Pendant que, d’un pas alerte, je descendais les escaliers, une pensée m’obséda : qu’allais‑je trouver dans ces fameux souterrains ? La réponse ne se fit point attendre, pour ma plus grande frayeur, lorsque je dus traverser une succession interminable de mises en scène, toutes plus terrifiantes les unes que les autres, que le Diable lui-même, avait dû concevoir : exterminations, torture, fauteuil de dentiste, guichet du Trésor Public, priorité à droite...et, ultime supplice : un bureau vide où reposait, poussiéreux, un dossier à mon nom, tamponné "Top Secret", et m’enjoignant de fournir la preuve formelle que j’existe ! Je fut pris d'un rire irrépressible alors que je chantais "Résiste, prouve que tu existes, cherche ton bonheur partout" , même dans un souterrain improbable.
On ne touche jamais à l’enfant d’une louve sans en payer le prix.

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Re : Histoire sans queue ni tête (jeu littéraire).
« Réponse #59 le: 23 Mars 2026 à 18:39:01 »
C'est une histoire qui se passe en un lieu mystérieux. Un hurlement énigmatique survient  de manière non subreptice, provenant de derrière l'unique guichet ouvert et pourtant vide. «Bizarre, me dis-je, la visite des Souterrains du Diable est permise, mais il n'y a personne à la billetterie !» J’envisage de faire le tour du guichet pour inspecter comme il se doit, quand une géante blonde style succube me demande d’une voix grave ce que je désire.
«Tudieu ! » répondis-je, «vous me semblez comme surgie du néant !»
« JE N'AI POINT D'ÉRYTHÈME À MON FESSIER !» rugit la démoniaque créature, qui, dure de la feuille, avait probablement entendu "...comme rougie du séant" (et qui craignait que ne s'ébruitent les honteuses conséquences d'un curry trop épicé)  et découvert à l'occasion que son estomac savait jouer du trombone sans partition.
La mélodie cuivrée s'échappant de la diabolique panse me fit lever le sourcil gauche, mes pieds se lancèrent irrésistiblement dans un petit pas de salsa ; pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, je formulai haut et clair : " Après vous avoir acheté un ticket pour le souterrain, puis-je vous offrir ce délicieux donut, douce et gracieuse guichetière ?"
«Ah mais, certainement» soupira la démone dont le sourire sucré en disait long sur son appétit...
Je m'empressai de payer, d'empocher le ticket, de céder mon goûter et de prendre la direction des Souterrains, ignorant de mon mieux les œillades appuyées, les claquements de langue, les ronronnements léonins et les ricanements graveleux de la créature.

 Pendant que, d’un pas alerte, je descendais les escaliers, une pensée m’obséda : qu’allais‑je trouver dans ces fameux souterrains ? La réponse ne se fit point attendre, pour ma plus grande frayeur, lorsque je dus traverser une succession interminable de mises en scène, toutes plus terrifiantes les unes que les autres, que le Diable lui-même, avait dû concevoir : exterminations, torture, fauteuil de dentiste, guichet du Trésor Public, priorité à droite...et, ultime supplice : un bureau vide où reposait, poussiéreux, un dossier à mon nom, tamponné "Top Secret", et m’enjoignant de fournir la preuve formelle que j’existe ! Je fut pris d'un rire irrépressible alors que je chantais "Résiste, prouve que tu existes, cherche ton bonheur partout" , même dans un souterrain improbable. Improbable, mais bon Dieu... Quelle acoustique ! J'envoyais le deuxième refrain lorsqu' un nabot lippu, culotte de cuir et chapeau tyrolien, apparut à mon côté et pris la quinte en dessous, d'une magnifique voix grave veloutée.

 


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