Hommes et femmes de bien...
Terre promise, terre de recueillement...
Combien d'actions sont menées sans complot, sans exaction!
Pourtant, l'enjeu nous paraît grand!
N'y a-t-il pas d'horribles malentendus quand les êtres deviennent leurs propres ennemis ? Quand, au nom d'une paix, le sang coule à flot.
Le crime est semblable à une épée que l'on se plante dans le cœur. Sans aucune mesure, vivre devient cruel.
Enfants de la louve, ils sont des âmes vengeresses, dangereuses. Le lait maternel coule comme une nourriture nauséabonde dont le tarissement provoque une soif de vengeance.
Devenus grands, sans pardon, psalmodiant des horreurs contre leurs frères et sœurs, revendiquant des terres, ils se désavouent de leur grandeur, pour devenir leur propre fardeau.
Nulle paix n'est honorablement offerte puisque la haine, l'envie, la fierté ne sont qu'un éternel combat contre le crime originel de n'avoir su faire de compromis.
Alors, pour se sentir en vie... malheureusement l'acte devient chimère par laquelle l'imaginaire entretient un pacte avec le diable.
Bravant l'indicible, l'intolérable, leur terre vierge est dorénavant une terre de consolation sur laquelle la barbarie n'a de mot. Les corps crient, laissés à la force des armes.