Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

20 Juin 2026 à 15:39:40
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Là, brûlé par le soleil, il attendit

Auteur Sujet: Là, brûlé par le soleil, il attendit  (Lu 1214 fois)

Hors ligne Alice

  • Plumelette
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Là, brûlé par le soleil, il attendit
« le: 13 Décembre 2023 à 19:37:43 »
J’ai tergiversé un sacré moment avant de parvenir à mettre mon orgueil de côté et vous soumettre ce texte. Bancal, avorté, prétentieux, sans queue ni tête, j’ai tenté en vain de produire une nouvelle dans le cadre d’un concours suivant le thème « livre(s) ». Je ne suis pas parvenue à trouver un compromis entre les sujets que j’avais envie d’aborder et celui imposé. Peut être la faute au thème, peut-être à mon manque d’imagination, peut-être un peu des deux. En résulte ce texte qui n’a que peu de sens et ne propose aucune réflexion intéressante - et chiant qui plus est.

J’aurai besoin que vous me donniez des conseils pour le rendre un minimum présentable, le clarifier, lui rendre un sens, enfin… tout me serait utile à vrai dire. Les corrections de syntaxe et d’orthographe sont évidemment les bienvenues.

Voici l’objet en question :

Un ciel poussiéreux s’étendait au-dessus d’eux, si aveuglant qu’il paraissait envelopper chaque centimètre carré de couleur d’un mince voile terne. L’herbe fraîche défilant sur le bas-côté semblait avoir été séchée sous le plomb d’un soleil grisâtre. Quelques pins aux aiguilles sans verdure parsemaient la plaine qui descendait en pente abrupte, comme voulant se jeter en mer.
   Bientôt le moteur se trouva à sec et ils furent forcés de s’arrêter. À leur gauche, de saillants rochers calcaires marquaient la séparation entre le bitume et la plage.
   André descendit côté passager, contourna la vieille Ford et fit signe au conducteur qu’il s’éloignait. Il demanda : « Dix-neuf heures, même endroit ? ». L’homme, affairé à chercher dans le coffre un jerrican vide, hocha la tête. « Bien ». Retournant à son siège, André agrippa un sac de voyage noir qu’il fit lourdement tomber sur le bitume craquelé. Il retroussa ses manches, tira le sac quelques mètres vers le rivage. André franchit les roches et mit le pied sur la grève, le chauffeur, lui, partit à pied vers l’intérieur des terres. Il était une heure de l’après-midi et le soleil au zénith assommait sans ambages les crânes.
   André fit quelques pas sur un sable épais et se tint immobile, regard posé sur la mer sombre face à lui. Il essuya la transpiration qui perlait le long de son front et de sa nuque. Il revint vers son bagage, le poussa un peu à l’ombre d’un pin efflanqué qui se tenait non loin. André s’assît, sortit un carnet et entreprit d’écrire. Quelques bribes d’idées d’abord, puis des morceaux de phrases qu’il ne parvint jamais à mettre en forme. Il attendit.
 
   Lorsqu’il se leva une poignée d’heures plus tard, les nuages s’étaient amoncelés tout l’après-midi durant et formaient une chape noirâtre qui planait, intimidante, au-dessus de lui. Il rassembla ses affaires en hâte et entreprit de remonter d’un pas malhabile la pente escarpée, bandoulière du sac autour du cou, crayon dans la bouche, veste sous le coude et carnet entre les doigts. L’orage éclata brusquement. André accéléra le pas vers la Ford alors que de larges gouttes s’écrasaient déjà sur son front. Un deuxième coup de tonnerre retentit tandis qu’il peinait à se frayer un passage entre des rochers bientôt glissants. Moins d’une minute plus tard, une pluie dense s’abattait en lourd rideau sur la mer et avançait vers la terre, estompant peu à peu les nuances et les contours du paysage.
   L’averse dura peu de temps. Elle laissa bientôt la place à une plaine désolée et détrempée, dont l’eau suintante n’était cependant parvenue à laver les teintes de bistre.
   André émergea hors de la voiture. Il était ruisselant. Ses affaires trempées, le carnet qu’ils avait tenté de mettre à l'abri se délitait en une pâte poisseuse entre ses doigts. « Merde ». Il était probablement trois heures.
 
  André s'ennuya terriblement. Il s’était posé sur la plage, le soleil était revenu, fort et accablant. Il avait réussi à sauver trois feuilles de son carnet et les avait déjà noircies. Ses vêtements séchaient lentement, leurs fils, exsangues, délavés par le soleil et usés par le contact répété avec le sel, l’eau et le calcaire. Une âpre odeur de mer semblait sourdre du sable et imprégner les tissus à mesure que l’atmosphère chauffait.
   Il se tint là, immobile jusqu’à que le soleil lui eut suffisamment brûlé la peau pour qu’il aille se mettre à l'abri. Sous un pin, il attendit que les ombres tournent. Il ne fit rien, n’observa rien, n’écouta rien.
   À un moment son regard, comme émergeant d’une léthargie profonde, erra tout autour de lui, s’attarda sur le paysage sec, se tint contre une pinède éparse à cent-cinquante mètres. Un vieil homme était assis sur l’un de ces petits rochers crayeux qui constellaient la plaine, son dos reposant contre le tronc d’un pin. Il ne l’avait pas remarqué. André s’approcha. Arrivant à sa hauteur il dit : « Bonjour » ; le vieux fit :
   « Cigarette ?
   — Merci je ne fume pas.
   — Moi non plus. »
   André resta immobile un instant, puis accepta celle que l’homme lui tendait. Il s’assit sur l’une des roches et prit dans sa main gauche une poignée de terre ocre épargnée par la pluie qu’il laissa couler entre ses doigts. Pas une brise. Pas le moindre sursaut de vent.
   « Vous êtes là depuis longtemps ? demanda André.
   — Oui.
   — Qu’est-ce que vous faites ?
   Le vieux sourit et lui tendit un briquet.
   «  Et vous ? »
   André eut un moment d’hésitation.
   « Rien. Mon chauffeur est parti chercher de l’essence. J’attends aussi. J’écris un livre. On a eu une panne.
   — Ah ? Où est-il ?
   — Parti à pied vers une station à quelques bornes d’ici.
   — Non je voulais dire votre livre.
   — Je ne l’ai pas encore commencé. »
 
   André détourna le regard, l’air soucieux. Son esprit sembla se perdre un moment. Qu’est-ce qui le retenait ? Bon sang ! Il avait passé des heures ici, errant, béat au milieu de cette nature immense. Le manque d’inspiration, vraiment ? L’esprit obstrué par une ambition dévorante, le corps orphelin, et les sensations qui l’envahissaient et dont il ne savait que faire, et les idées, et les pensées qui demeuraient abandonnées. Car tel est le propre des hommes : quelques creuses ambitions bien vite dépassées par l’immense absurdité de leur existence. Et ils errent, oisifs, ne sachant où aller, sans compter leurs jours qui fuient dans le temps*.
   Et le vieux dit simplement :
   « Le soleil est revenu. »

André s’assît. Loin des quelques arbres et de leurs ombres protectrices, il se laissa envahir par la torpeur propre à ces sages journées d’été, le soleil affaissant les corps, alanguissant les âmes, s’imposant omniprésent. Il moula de son corps le sable humide au parfum d’iode, se laissa bercer par le ressac des vagues et le bruissement des branches dans la pinède que le mistral revenu faisait ballotter. Et il se sentit vivre.



*Aznavour évidemment, "Hier encore."

« Modifié: 15 Décembre 2023 à 11:33:24 par Alice »

Hors ligne Basic

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Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #1 le: 14 Décembre 2023 à 06:36:47 »
Bonjour,

dans le cadre du travail du texte et de l'entraide, un mot sur ton texte.

N'hésite pas aussi à commenter les autres textes (pas automatiquement en textes courts), on apprend des tas de choses en essayant de formaliser ce qui nous semble pouvoir être amélioré.

Bonne chance pour ton concours

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

Hors ligne Alice

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Re : Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #2 le: 14 Décembre 2023 à 08:43:53 »
Bonjour,

dans le cadre du travail du texte et de l'entraide, un mot sur ton texte.

N'hésite pas aussi à commenter les autres textes (pas automatiquement en textes courts), on apprend des tas de choses en essayant de formaliser ce qui nous semble pouvoir être amélioré.

Bonne chance pour ton concours



Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


B

Merci pour toutes tes corrections. Elles me seront toutes très utiles. Je corrige à même le sujet ?
L’idée « d’herbe fraîche qui semblait avoir été séchée sous le plomb d’un soleil grisâtre » est une métaphore tu l’a bien compris. J’imaginais, mais c’est sans doute trop alambiqué, que cette herbe dont on sait qu’elle est fraîche est recouverte de ce ciel poussiéreux et gris, atténuant ses couleurs jusqu’à donner l’impression qu’elle a séché. À voir, si je garde ou non.
Pour « exsangue » je voulais traduire l’idée de fils de coton tellement abimés, usés, déséchés et délavés qu’ils n’ont presque plus rien d’organique, de matière vivante (évidement le pauvre mouton est mort depuis belle lurette, façon de parler  ;) ) Du coup je ne sais pas, à nouveau , si c’est trop alambiqué pour être compris.
Une dernière chose, à un moment tu m’a mis « se tint contre ou s’arrêta sur ». C’est bon ou pas ? Une suggestion ? Ou c’est une erreur de frappe et tu voulais dire qu’il fallait absolument remplacer par « s’arrêta sur » ?

Merci encore  :)

Hors ligne Ji.Héllēn

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Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #3 le: 14 Décembre 2023 à 14:14:41 »
salut alice, enchanté.

je suis toujours mal à l'aise quand il s'agit de commenter des textes, mais je vais essayer de t'aider un peu.

je lis souvent sans être trop concentré (et c'est peut-être le cas de la plupart des lecteurs, donc que nous, auteurs, en tenions compte n'est pas une si mauvaise idée), résultat, il m'a fallu un certain temps avant de réussir à me figurer le décor dans lequel ton protagoniste évoluait. j'ai pensé à un décor méditerranéen, sans être très sûr de moi, et le mot “mistral” a finalement confirmé cette impression à la toute fin du texte. pour un format si court, ça me semble être problématique.
c'est paradoxal parce que je pense que tu t'es appliquée à restituer dans le plus menu détail ce que tu visualisais. mais il manque, à mon sens, une phrase qui planterait et embrasserait le décor dans sa globalité, qui poserait le cadre. ou même un simple mot lâché au plus tôt dans le texte : “cassis”, “calanques”, “riviera” - ces mots sont suffisamment connus et chargés d'images pour trouver écho chez à peu près n'importe quel lecteur. tes descriptions viendraient ensuite ajouter des touches de couleurs ci et là pour compléter le tableau, pour le spécifier.

par ailleurs, j'ai relevé un petit problème sur la narration :

Citer
André détourna le regard, l’air soucieux. Son esprit sembla se perdre un moment. Qu’est-ce qui le retenait ? Bon sang ! Il avait passé des heures ici, errant, béat au milieu de cette nature immense.

le passage en italique est typique d'une narration en focalisation interne. autrement dit, le narrateur est comme dans la tête du personnage, relatant ses pensées en direct. du coup, le narrateur ne peut pas au même moment se comporter comme un témoin qui observerait la scène à distance, ce que sous-entend “sembler” dans la phrase : “son esprit sembla se perdre un moment”. le narrateur sait, nécessairement. solution : supprimer cette phrase, ou à minima écrire “son esprit se perdit un moment”.

je te recommande la lecture d'une série d'articles sur le blog d'un auteur appelé stéphane arnier, que voici :
https://stephanearnier.com/2016/01/25/choisir-sa-narration-15/
il y aborde de façon très simple et instructive les différentes problématiques liées à la narration. j'en ai fait la lecture récemment, et j'ai trouvé ça hyper intéressant. :-)

d'autant qu'avec un peu d'émondage et de corrections, ton texte pourrait aboutir à un résultat cool. j'y ai senti comme un air de f.s. fitzgerald dans “tendre est la nuit” (l'un de mes livres préférés), alors ça ne peut être que bon signe...!

bonne continuation ! et bonne journée

Hors ligne Alice

  • Plumelette
  • Messages: 19
Re : Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #4 le: 14 Décembre 2023 à 14:54:20 »
salut alice, enchanté.

je suis toujours mal à l'aise quand il s'agit de commenter des textes, mais je vais essayer de t'aider un peu.

je lis souvent sans être trop concentré (et c'est peut-être le cas de la plupart des lecteurs, donc que nous, auteurs, en tenions compte n'est pas une si mauvaise idée), résultat, il m'a fallu un certain temps avant de réussir à me figurer le décor dans lequel ton protagoniste évoluait. j'ai pensé à un décor méditerranéen, sans être très sûr de moi, et le mot “mistral” a finalement confirmé cette impression à la toute fin du texte. pour un format si court, ça me semble être problématique.
c'est paradoxal parce que je pense que tu t'es appliquée à restituer dans le plus menu détail ce que tu visualisais. mais il manque, à mon sens, une phrase qui planterait et embrasserait le décor dans sa globalité, qui poserait le cadre. ou même un simple mot lâché au plus tôt dans le texte : “cassis”, “calanques”, “riviera” - ces mots sont suffisamment connus et chargés d'images pour trouver écho chez à peu près n'importe quel lecteur. tes descriptions viendraient ensuite ajouter des touches de couleurs ci et là pour compléter le tableau, pour le spécifier.

par ailleurs, j'ai relevé un petit problème sur la narration :

Citer
André détourna le regard, l’air soucieux. Son esprit sembla se perdre un moment. Qu’est-ce qui le retenait ? Bon sang ! Il avait passé des heures ici, errant, béat au milieu de cette nature immense.

le passage en italique est typique d'une narration en focalisation interne. autrement dit, le narrateur est comme dans la tête du personnage, relatant ses pensées en direct. du coup, le narrateur ne peut pas au même moment se comporter comme un témoin qui observerait la scène à distance, ce que sous-entend “sembler” dans la phrase : “son esprit sembla se perdre un moment”. le narrateur sait, nécessairement. solution : supprimer cette phrase, ou à minima écrire “son esprit se perdit un moment”.

je te recommande la lecture d'une série d'articles sur le blog d'un auteur appelé stéphane arnier, que voici :
https://stephanearnier.com/2016/01/25/choisir-sa-narration-15/
il y aborde de façon très simple et instructive les différentes problématiques liées à la narration. j'en ai fait la lecture récemment, et j'ai trouvé ça hyper intéressant. :-)

d'autant qu'avec un peu d'émondage et de corrections, ton texte pourrait aboutir à un résultat cool. j'y ai senti comme un air de f.s. fitzgerald dans “tendre est la nuit” (l'un de mes livres préférés), alors ça ne peut être que bon signe...!

bonne continuation ! et bonne journée

Merci pour ton retour  :) Oui, je n’ai pas expliqué tout le cheminement qui a abouti à ce texte. En fait tous ces défauts : pas de focalisation, mise à distance du narrateur par rapport au protagoniste, peu d’informations sur lui, flou quant au lieu (donc liberté dans les décors), quant à la temporalité, etc étaient à la base intentionnels. J’avais pour projet d’écrire une nouvelle absurde dans laquelle un homme (un sujet plus qu’un personnage) précipité sur une plage par le hasard des choses, cherche en vain à s’occuper. (La plage comme métaphore de l’existence, que l’on cherche vainement à occuper, par la littérature par exemple, et ces occupations nous empêchent de voir clairement, de prendre la mesure de l’absurdité de notre existence (le vieil homme était là pour permettre cette prise de conscience).
Bref, je comprends maintenant que tout est beaucoup trop vague pour permettre au lecteur d’avoir la moindre idée de ce que j’ai cherché à faire. Il va falloir que j’épaississe ces traits.

Mais je vais évider prendre en compte tes conseils.  ;)
Si tu en as d’autres je suis preneuse

Hors ligne Ji.Héllēn

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Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #5 le: 14 Décembre 2023 à 16:48:30 »
ahhh ! c'est intéressant. j'aime l'idée. mais en effet, j'ai loupé le sens profond du texte.
je serais curieux de lire la v2 avec traits épaissis. :-)

Hors ligne Alice

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Re : Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #6 le: 14 Décembre 2023 à 17:15:49 »
ahhh ! c'est intéressant. j'aime l'idée. mais en effet, j'ai loupé le sens profond du texte.
je serais curieux de lire la v2 avec traits épaissis. :-)

Le soucis c’est que si toi tu n’a pas compris, pourquoi les autre comprendraient ? Je dis que je vais renforcer le traits mais je ne sais même pas comment.

Hors ligne Rémi

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Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #7 le: 14 Décembre 2023 à 18:49:00 »
Salut Alice,

Je ne te donne que le détail, désolé c'est un peu sec  :/
Ton texte a de la personnalité :)

Détails :

Citer
Un ciel poussiéreux s’étendait au-dessus d’eux, si aveuglant qu’il paraissait envelopper chaque centimètre carré de couleur d’un mince voile terne. L’herbe fraîche défilant sur le bas-côté semblait avoir été séchée sous le plomb d’un soleil grisâtre. Quelques pins aux aiguilles sans verdure parsemaient la plaine qui descendait en pente abrupte, comme voulant se jeter en mer.
Peut-être un peu trop d'adjectifs (je les ai soulignés)
et "herbe fraiche" qui est "séchée" me semble paradoxal

Citer
À leur gauche, de saillants rochers calcaires marquaient la séparation entre le bitume et la plage.
pareil, "saillants" me semble de trop

Citer
Retournant à son siège, André agrippa un sac
je croyais qu'il s'éloignait ?

Citer
Il était une heure de l’après-midi et le soleil au zénith assommait sans ambages les crânes.
il ne me semble pas nécessaue de préciser "il était une heure de l'après-midi" puisque le soleil est au zénith
(et j'aimerais quelque chose de plus "cognant" que "sans ambages")

Citer
André s’assît,
s'assit

Citer
les nuages s’étaient amoncelés tout l’après-midi durant
"durant" me semble de trop

Citer
entre des rochers bientôt glissants.
"bientôt" est de trop, non ?

Citer
Elle laissa bientôt la place à une plaine désolée et détrempée,
"laisser la place" pour l'averse devrait parler du ciel

Citer
André émergea hors de la voiture. Il était ruisselant.
j'ai cru qu'il réussissait à entrer dans la voiture sans trop prendre l'averse

Citer
le carnet qu’ils avait tenté
il

Citer
André s'ennuya terriblement.
imparfait ? s'ennuyait ?

Citer
Ses vêtements séchaient lentement, leurs fils, exsangues,
voir la définition de "exsangue" ; me semble inapproprié

Citer
se tint contre une pinède éparse à cent-cinquante mètres.
à plusieurs endroits, tu parles de mètres, de minutes, de l'heure... assez factuel et pas très imagé du coup

Citer
prit dans sa main gauche une poignée de terre
pareil ici, préciser la main "gauche" n'apporte pas grand-chose, un peu trop factuel quoi

Citer
L’esprit obstrué par une ambition dévorante, le corps orphelin, et les sensations qui l’envahissaient et dont il ne savait que faire, et les idées, et les pensées qui demeuraient abandonnées.
manque une principale ici, non ?

Citer
André s’assît. Loin des quelques arbres
s'assit

Citer
Il moula de son corps le sable humide au parfum d’iode,
il moula son corps dans le sable ?


A+
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Basic

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Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #8 le: 14 Décembre 2023 à 19:34:53 »
Rebonjour,

alors : À un moment son regard, comme émergeant d’une léthargie profonde, erra tout autour de lui, s’attarda sur le paysage sec, se tint contre une pinède éparse à cent-cinquante mètres.
Je pense que ça ne marche pas cette formule, alors je te proposais  "s'arrêta sur"

B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

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Hors ligne Joachès

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Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #9 le: 15 Décembre 2023 à 10:44:42 »
Bonjour Alice,

J’ai trouvé ton texte un peu décousu et le thème du livre assez marginal dans ton texte.

J’espère que mon avis pourra t’aider.

Hors ligne Ji.Héllēn

  • Scribe
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Re : Re : Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #10 le: 15 Décembre 2023 à 11:25:35 »
ahhh ! c'est intéressant. j'aime l'idée. mais en effet, j'ai loupé le sens profond du texte.
je serais curieux de lire la v2 avec traits épaissis. :-)

Le soucis c’est que si toi tu n’a pas compris, pourquoi les autre comprendraient ? Je dis que je vais renforcer le traits mais je ne sais même pas comment.

et oui... enfin, on peut toujours espérer que le niveau de perspicacité des lecteurs soit supérieur au mien. :D
malheureusement je n'ai pas beaucoup de conseils à te donner pour t'aider à réaliser ce que tu essaies de réaliser là. je n'ai jamais écrit de texte “ésotérique”, et il y a un monde entre ce que je pense que je ferais, et ce que je ferais vraiment.

cela dit je me suis rappelé d'un texte de basic, justement, qui flirtait aux frontières des dimensions :
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=43015.0
ça pourrait t'inspirer.

salut !

Hors ligne Alice

  • Plumelette
  • Messages: 19
Re : Là, attendant, tout alangui par le soleil. URGENT
« Réponse #11 le: 15 Décembre 2023 à 11:32:16 »
Merci  :) J'ai l'intention d'améliorer le texte, mais j'ai malheureusement dû le rendre hier soir (je ne suis pas un modèle en ce qui concerne la non-procrastination  ;D) Je l'ai un peu modifié entre temps, va falloir que je mette la page à jour. Honnêtement je ne parierai pas un sou sur mon texte mais bon, je préférais l'envoyer plutôt qu'abandonner et me retrouver à ressasser et maugréer un sempiternel "oui, mais et si... ?" Je suppose qu'on connais tous ça  ;)
Merci et bonne journée !
« Modifié: 15 Décembre 2023 à 11:34:54 par Alice »

 


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