Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

14 Juin 2026 à 02:42:20
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Killing Annie

Auteur Sujet: Killing Annie  (Lu 4480 fois)

Hors ligne jlm

  • Scribe
  • Messages: 69
Killing Annie
« le: 01 Juin 2011 à 13:37:13 »
Une nouvelle sombre qui m'est venue en relisant Miller, mais sans la moindre petite parcelle de son immense talent, enfin, c'est vous qui voyez !

Comme la fois précédente, je vous propose un deuxième mode de lecture avec ce lien : http://fr.calameo.com/read/0005034336bb223684e53


J’essaye d’écrire depuis des années. Je sentais depuis longtemps que je pouvais écrire un roman ou un truc dans ce genre, voyez ? Ça remonte à très loin, quand j’étais enfant et que j’avalais un bouquin par semaine pour compenser toutes ces heures, chez moi, à me faire chier. Je m’enfermais dans ma chambre et je me concentrais sur des histoires pendant que mes parents se foutaient sur la gueule. J’avalais méthodiquement Herman Melville, Jack London, Jules Vernes et  un tas d’auteurs moins connus. Les mots des autres sur les pages, les histoires qu’ils alignaient  me fascinaient, mais je n’avais jamais réussi à placer moi-même deux mots sur la feuille, devant mon nez.  A chaque fois que je tentais d’inventer un récit extraordinaire, un roman épique ou un polar psychologique, ça finissait toujours de la même manière. Je balançais les feuilles à la poubelle, animé d’une colère froide et contenue, et selon le jour, je brisais le stylo entre mes doigts ou non, ça dépendait.
J’avais du mal à m’avouer qu’en fait je n’étais pas doué pour ça, parce que finalement, je n’avais pas d’histoire à raconter. Pourtant,  je sollicitais mon imagination,  je me nourrissais de ce que je voyais, les histoires des autres, l’actualité tout bêtement. Je passais par des  hauts et des bas, des moments de découragement et de petites folies paranoïaques à me prendre la tête entre les mains alors que tout mon être me poussait à fuir dans l'écriture. Il est évident que j'avais une barrière psychologique à franchir, la même que celle qui dit « laisse tomber, t'es qu'un putain de loser ».  

Un type qui écrit, je veux dire un vrai, qui publie, celui qui a un vrai statut d’écrivain, il sait parfaitement s’imprégner des parfums et des émotions qui l’entourent, il est curieux du monde autour de lui. Moi, le monde ne me fait ni chaud ni froid, je me fiche de pratiquement tout, les gens m’emmerdent et en plus je n’aurais jamais la prétention de me parer du titre d’auteur, j’écris, point barre. C’est mon côté égoïste diraient certains, mais je ne sais pas. Moi je dis que c’est mon coté Meursault, celui de l’étranger de Camus. Celui qui ne pleure pas finis sur l’échafaud, il parait.

Alors un jour je me suis dit qu’il était temps que je me lance, sans fard, sans artifice,  je me suis mis à écrire sur le cynisme, sur cette absence d’émotion et d’empathie pour le genre humain qui me caractérise, parce que bon, c’était quand même un challenge que je m’étais imposé. Il fallait bien donner le change, faire croire que je fonctionnais à l'unisson, calé  sur la même « Good Vibration » que le reste du monde. J’ai commencé à écrire des histoires qui parlaient de moi, c’était beaucoup plus facile, il me suffisait d’avaler un bon whisky pour me donner un peu de courage, réveiller l’instinct du combattant, parfois j’en avalais deux, trois…Parfois je buvais et puis c’était tout, rien ne venait.

Pour subvenir à mes besoins  j’avais trouvé un job de coursier. C’est pas mal comme boulot. En général on vous fout la paix, on ne fait pas attention à vous, il suffit d’être à l’heure et de livrer ce qu’on vous demande de livrer. Ça me donne suffisamment de liberté et ça me permet d’échapper à une certaine routine, celle des gens que je rencontre dans leurs bureaux, silencieux et feutrés et que j’imagine assez facilement répéter chaque jour les mêmes taches, se farcir les mêmes têtes, les mêmes blagues pourries à la machine à café ponctuées par les grossesses, les histoires de chiffons, de marmots qui tombent malades et tout le baratin.

Je fais la liaison entre le Trésor public et les banques ou alors les grosses sociétés du quartier d’affaire de la défense. Mes paquets ne sont pas lourds, mais il est hors de question que la Poste en perde  ne serait-ce qu’un seul. C’est pour ça qu’on fait appel à un coursier. Les clients n’ont pas confiance, trop de vol dans les dépôts, les centres de tri. Du coup je passe ma journée à rouler avec mon vieux scooter. Je croise une foule de gens dans les rues, tous aussi pressés les uns que les autres, à croire qu’ils sont submergés de crédits, de bouches à nourrir,  à courir d'un job à un autre. J’aime rentrer dans ces espaces feutrés où des secrétaires, souvent jolies mais un brin condescendantes, me donnent les consignes de livraison. L’adresse me suffit, leur baratin je m’en tape. Pendant qu’elles causent je laisse mon regard plonger dans leurs décolletés, je donne des notes imaginaires, plus cinq pour une belle paire de seins, moins cinq pour un air supérieur. Je les imagine avoir une liaison avec un type de la banque pendant que leurs mecs triment ailleurs. J’ai lu un article récemment qui expliquait savamment que les liaisons extra conjugales commençaient le plus souvent sur le lieu de travail. J’en bafferais même une ou deux, comme ça…

L’été je me choppe des coups de soleil, l’hiver je rentre régulièrement trempé et gelé. C’est le lot commun de tous les coursiers. J’ai souvent failli crever sur la chaussée au mépris des plus élémentaires règles de la circulation. Mais les gens roulent comme des malades, alors je m’adapte, je grille quelques feux rouges,  j’emprunte les trottoirs quand c’est nécessaire. Je suis tombé plusieurs fois, et même un jour, les roues d’un camion se sont arrêtées à deux centimètres de mon crâne sur le grand rond-point de République. Quand la mort arrive, il parait qu’on voit sa vie défiler. Moi, je n’ai rien vu du tout,  j’ai juste attendu, serein. Je n’ai même pas eu peur sur le coup. C’est seulement après, assis sur le trottoir, entouré par une dizaine de piétons et par le chauffeur du camion lui-même en pleine crise de nerf, que j’ai réalisé que j’avais eu un sacré coup de pot. Je me souviens que mes mains se sont mises à trembler, légèrement. C’est pour cette raison que mon scooter est en piteux état, il témoigne de toutes mes gamelles.
Alors voilà, maintenant j’écris des histoires de coursiers. Je crois bien que mes histoires ne font marrer personne. Il ne s’y passe pas grand-chose mais au moins je me raconte. De toute façon, pratiquement personne ne les lit.
J’ai une cadence d’écriture suffisante, c’est venu doucement, avec le temps. J’arrive à coordonner mes textes en suivant des routes imaginaires dans différents lieux de la ville. Parfois même j’invente des histoires qui ont pour cadre les rues de Londres, de Rome ou de New-York.  A Rome, je suis les traces de Fellini, et à Paris je rencontre Henry Miller à la sortie des bars, tôt le matin. Je crois même y avoir rencontré Burroughs et toute la bande de dégénérés de la rue Git le Cœur. A New-York ce sont les vieux clubs de jazz qui ont ma préférence ou les rues de Harlem, les joueurs de blues du CBGB’s, toujours la nuit, des nuits froides et pluvieuses dans des bars comme des caves.
J’ai jeté mon histoire qui se déroulait à Londres, je n’y ai croisé personne, cette ville est chiante tout compte fait. Dans mon histoire le coursier culbutait une vieille baronne que c'en était ridicule. Une histoire de cul pire que le plus mauvais des scenarios de film porno.
Annie, ma compagne du moment, à lu mes histoires, j’avais besoin de son avis mais je crois bien que j’aurais dû m’abstenir.

 « Mon pauvre vieux, t’es pitoyable, tes histoires de livreur de colis sont chiantes à mourir. Tu crois que tu vas intéresser quelqu’un avec ça, non mais sans blague, tu y crois vraiment ? »

Annie ne lit pas habituellement, le soir elle se goinfre devant sa télé  des multiples péripéties des daubes de la téléréalité pendant que je m’isole pour écrire et refait le monde des peoples avec les clientes de son salon de coiffure le lendemain. Autant dire qu’elle a développée une culture à toute épreuve, une culture à son niveau, l’intelligence au raz des fesses. Si je lui parle de « killing an arab » des Cure, ça lui dit vaguement quelque chose, ça lui rappelle ses quinze ans, l’époque où elle se farcissait une choucroute décoloré façon gothique de la première heure, ça lui rappelle ses années Palace, ses nuits au Bus Palladium à draguer tous azimuts, mais Camus, y’a rien à faire, c’est pas sa came, peine perdue.  Annie est une éternelle « groupie » persuadée,  il n’y a qu’à la regarder, qu’elle a toujours vingt ans, icône involontaire du vintage avant l’heure, coiffeuse absolue, totale.

Pourquoi je me la traine ? Pour une simple histoire d’hygiène, je crois… J’étais entré dans son salon par hasard alors que je venais d’emménager dans un petit appartement qui donnait sur la place du Colonel Fabien. J’avais besoin d’une bonne coupe, sa croupe m’a fait signe pendant que je pouvais mater à loisir sa jolie poitrine dans la glace devant moi. Elle m’a fait la conversation comme le font toutes les coiffeuses un peu cruches. La pluie, le beau temps, les vacances à venir, ais-je des mômes ?
« Non ? Oh quel dommage, un bel homme comme vous ! »
Je lui ai proposé de prendre un verre le soir même, l’affaire était dans le sac mais je ne pouvais pas l’aimer de la même manière qu’il était impossible qu’on m’aime. Nous entretenions une illusion comme une escroquerie aux sentiments.

Parfois, je me tire, et je passe ma soirée avec Chino, mon voisin du dessous,  à descendre des bières ou du pinard californien. Chino est cultivé, malin comme un singe et peu causant, une pépite ! Une fois j’ai tenté de lui faire lire le « voyage à motocyclette » de Guevara, il a décliné l’invitation. Pourtant, Chino est d’origine Argentine, mais les années sombres et l’époque Galtieri ont laissé chez lui un sale goût, amer, une vraie blessure avec des images de morts, le schéma classique chez les victimes de dictatures. Il se sent maintenant avant tout français et considère n’avoir rien à foutre d’un révolutionnaire communiste qui a fini par crever comme un chien en pleine jungle. Il ne faut plus lui parler de l’Amérique du sud. À par ça c’est un type bien.  Il est DJ la nuit dans un club près de Bastille et bosse comme web designer en free-lance le jour. Il s’occupe des sites Internet d’une bonne dizaine de groupes électro-pop et travaille pour quelques labels indépendants un peu confidentiels. Du coup, il y a chez lui des centaines de CDs ou de démos qui traînent. Il a une culture musicale impressionnante, j’apprécie. Il nous arrive de sortir pour quelques concerts, on ne paye jamais et on boit même à l’œil. Vous verriez la tête des types quand on passe devant eux dans les boites !

Je pourrais lourder Annie, mais pas Chino. Je préfère à la limite me passer de son cul que des opportunités de L’argentin. Chino a lu mes histoires aussi, ça l’a laissé perplexe.

« C’est qui Fellini, c’est qui Burroughs, et putain, c’est qui Miller ? C’est qui tous ces types dont tu parles, Mec ? Ce sont tous des vieux, y a jamais de jeunes ou de gonzesses dans tes histoires, tu sais que t’es un peu fêlé ? Tu parles culture mais ya jamais de filles dans tes histoires.  Dans culture, il y a le mot cul, ok ? Lâches-toi, mec, tu vis dans un monde en noir et blanc, faut changer, hein ! »

Il n’a pas tort le bougre. Peut-être. Je lui raconte que j’aimerais publier, il me dit que c’est naze, que de toute façon, à moins de s’appeler Auster, Gavalda ou Rowling, publier, il vaut mieux oublier. Il me conseille de mettre tout ça sur un site littéraire et que si je veux bien, il me créera un site pour pas cher, avec des couleurs, une mise en page ergonomique et plein de trucs que je ne comprends pas, que si je veux il pourrait aussi me convertir mes textes en epub ou en PDF pour les tablettes et les e-readers Mais moi je veux du papier, à l’ancienne, un éditeur et un article dans Libé ou le monde littéraire. L’informatique en général je n’y comprends pas grand-chose.

« Tu sais quoi, Mec ? T’es bon à enfermer. »

Voilà mon monde, Annie, Chino, mon scooter,  le vieil ordi qui me sert pour écrire et Paris.
J’ai un rapport étrange avec la ville. Je me fous totalement de ses monuments et de son histoire plus que millénaire. Je me fous des beaux quartiers, de la butte Montmartre et du Moulin Rouge, des bus entiers de touristes et du clinquant des belles vitrines des Champs Elysées. Je vis dans ses artères encombrées comme un globule coule dans les veines d’un patient malade. Paris va mal, je le vois bien. Il suffit de se lever un matin et d’aller faire un tour du coté des quartiers populaires, c’est crasseux, dégueulasse. Les bancs accueillent toute la misère du monde tandis que les employés de la ville nettoient les caniveaux à grande eau. Verre brisé, merdes de clébards, barquettes de Kebab éventrées qui font la joie des rats et des corbeaux. C’est ça Paris. Le matin la ville est comme une femme sans maquillage, quasiment nue, pitoyable, c’est mon univers et je fonce sur le boulevard de Strasbourg, parfois je fais la course avec les ambulances, ça n’a pas d’importance.

Je n’emprunte jamais le métro, je reste fidèle à mon scooter. Le métro me fout les jetons, trop d’exigüité, c’est comme un vaste colon, chaud et humide à la fois. Je sais, c’est une drôle d’image, mais aucune autre ne me vient à l’esprit, un ventre malsain où rodent les rats et la vermine, avec des usagers comme des métastases, corps étrangers régulièrement expulsés.
Je préfère donc le macadam et les pavés, la compagnie des voitures et des camions, les vélos inconscients du danger qui les entoure. Je me faufile, donne quelques coups dans quelques carrosseries et évite les voitures de flics que je flaire de loin. Il faut dire qu’avec leurs gyrophares on les repère facilement. J’évite aussi les piétons distraits et les enfants un peu trop joueurs, un accident avec un piéton et on peut facilement se faire lyncher, les gens sont à cran, ça aussi je le sens bien. La ville est comme une poudrière qui n’attendrait qu’une étincelle. Fukushima sur Seine et le printemps Arabe tout à la fois.

Moi aussi je suis à cran. Annie m’emmerde de plus en plus souvent. On ne se comprend décidément pas, on ne baise plus que rarement, je la soupçonne même d’avoir un amant et ça ne me fait rien, je m’en fous totalement. Peut-être arrive-t-elle à sentir qu’elle n’a pas d’emprise sur moi, ça lui donne la rage. Ce soir, elle m’a demandé de l’emmener diner quelque part. J’ai réservé une table au Roi Robert, qui, avant d’être un restaurant cossu était un roi Capétien dont tout le monde se fout aujourd’hui comme de sa première érection, ou peut-être que non, peut-être que tout le monde n’est pas comme moi, qu’il se trouve des gens pour qui ce détail est important, des curieux de l’histoire ou de détails en tous genre. Belle déco,  résolument moderne et branchée, c’est l’endroit où il fallait savoir se montrer, mais ça coûte un bras et j’ai une cartouche d’encre d’imprimante à changer ainsi qu’un budget limité. J’ai braqué ma banque, je vais vivre à découvert plus tôt que prévu.

Je suppose qu’Annie voulait essayer de recoller les morceaux d’une histoire qui n’en était déjà plus une, je me doutais même qu’après le diner elle roucoulerait un peu en quête d’affection, qu’elle tortillerait des fesses en me serrant le bras sur le chemin du retour comme elle le fait quand elle a besoin qu’on l’aime. Au fond, Annie n’est pas méchante, juste affreusement conne, et si elle n’avait pas une si infernale descente de reins je me serais tiré depuis longtemps. D’ailleurs je ne lui fait plus l’amour, je la baise, c’est tout, parfois elle jouit, moi je balance la purée, ça n’a pas d’importance. Ce qui lui plait au fond, c’est que ses amies et ses clientes habituelles lui disent comme elle a de la chance d’avoir un mec canon, ça lui donne un statut enviable au pays des mal-baisées, si elles savaient comme je me trouve laid…
On a commandé un menu, un pas cher, avec une bouteille de vin, une grande, juste pour nous. Elle m’a parlé d’elle entre deux verres, de son salon, des histoires débiles de ses clientes abominables. Elle m’a chanté comme il serait agréable qu’on prenne des vacances, loin, au soleil. Qu’on prenne un peu de distance avec la ville et une tonne de balivernes, mais je savais pertinemment que ce voyage serait juste un prétexte pour se la péter au milieu de ses mégères peroxydées, de prendre un peu d’altitude, socialement je veux dire, l’image qu’elle donnait d’elle avait tellement d’importance.
J’ai commandé une deuxième bouteille… On a continué de boire, sans doute le désespoir. Je trouvais la situation pathétique, difficile à supporter.  À ce moment là je l’ai détestée, vraiment. J’essayais d’imaginer comment le coursier de mes histoires pourrait bien raconter cet épisode-là pendant que d’une main agacée  je ventilais le marchand de roses pakistanais, mais ça ne collait pas vraiment, je n’avais pas envie de raconter Annie. Maintenant que j’y pense, je me rends compte que je ne rêvais jamais d’elle non plus, même pas un second rôle, rien.

Sur le chemin du retour, comme prévu, elle s’est collée contre moi, tremblante et je repensais à son postérieur accueillant et à la manière stupide qu’elle avait de me dire que mes histoires étaient nulles à chier.  La rue semblait déserte, alors, je ne sais pas ce qui m’a pris, c’est venu comme un réflexe, une bouffée de haine. Arrivé au milieu du pont qui enjambe  le canal Saint Martin,  rue Louis Blanc, je l’ai attrapée doucement par le cou et je me suis tourné vers elle. Annie a certainement dû croire que je voulais l’embrasser, elle s’est laissé faire mollement, offerte, j’aurais pu la prendre contre une porte cochère qu’elle n’aurait rien trouvé à y redire. En l’espace de quelques secondes et dans un même mouvement, je lui ai écrasé le nez sur la margelle de pierre et je l’ai jetée à l’eau.

Plouf, juste un plouf et rien.

Je me suis accoudé, et j’ai essayé de la voir mais elle a coulé direct. Le coup au visage l’avait certainement assommée. J’ai scruté la surface de l’eau de longues minutes, elle ne réapparaissait pas. Alors je me suis relevé, je me suis assuré que personne ne m’avait vu et je suis rentré tranquillement chez moi, dans le petit appartement en face de l’ancien bunker du parti communiste français. J’ai tourné la clé et je me suis délecté du silence. C’est à ce moment que j’ai repensé à Meursault et aux Cure, « Killing Annie ».
Je n’ai pas pleuré, et il n’y a plus d’échafaud...
« Modifié: 05 Juin 2011 à 19:03:17 par jlm »
I love that philosophy: Warren says it, we do it! So let's do it!

Hors ligne Kasprzak

  • Prophète
  • Messages: 623
    • Mike Kasprzak
Re : Killing Annie
« Réponse #1 le: 01 Juin 2011 à 20:41:19 »
J'aime bien ton style, c'est vraiment très bien écrit. Juste quelques passages un peu longuets dont je me serrais bien passé.

Pour le fond, est ce voulu cette impression que j'ai eu que le personnage n'a lu que l'Etranger, de Camus ? Si c'est voulu, c'est bien rendu, on a vraiment l'impression que le personnage principal a L'Etranger comme bible et ne connait pas le reste de l'oeuvre de Camus. Si c'est vraiment le cas, il faudrait peut être une note cynique, pour bien montrer que la chose aurait été bien différente après une lecture de la peste et le manque totale d'humanisme.

Car on pourrait croire que Camus est un auteur qui n'a jamais eu de pensée humaniste, comme c'est le cas notamment dans la Peste.
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

http://www.lecafardheretique.fr/

Hors ligne Menthe

  • Prophète
  • Messages: 896
Re : Killing Annie
« Réponse #2 le: 03 Juin 2011 à 01:03:03 »
Citer
Celui qui ne pleure pas finis sur l’échafaud, il parait.
finit
Citer
se farcir les mêmes têtes, les mêmes blagues pourries à la machine à café ponctuées par les grossesses, les histoires de chiffons, de marmots qui tombent malades et tout le baratin.
:mrgreen: VRAI !
Citer
Je crois bien que mes histoires ne font marrer personne
FAUX ! Je venais tout juste de m'esclaffer des gamelles du perso !  :mrgreen:
Citer
je rencontre Henry Miller à la sortie des bars, tôt le matin
CE Henry Miller dont on me parle depuis des siècles ! C'est vraiment si bien ?
Citer
à lu mes histoires
a lu
Citer
Annie est une éternelle « groupie » persuadée,  il n’y a qu’à la regarder, qu’elle a toujours vingt ans, icône involontaire du vintage avant l’heure, coiffeuse absolue, totale.
Yeah, that rocks ! J'aime bien cette description !
Citer
Nous entretenions une illusion comme une escroquerie aux sentiments.
:mrgreen: ça me rappelle certaines charmantes phrases de Céline sur l'amour. Cool ! J'aime Céline (c'est mon chouchou du moment) !
Citer
Dans culture, il y a le mot cul, ok ?
Héhéhéhé, quelle poésie !
Citer
pendant que d’une main agacée  je ventilais le marchand de roses pakistanais
celle-là m'a bien fait rigoler, tiens !



Ouah, trop fort ! J'ai vraiment aimé ! Le cynisme du personnage, et les descriptions ! Surtout celle de Paris, c'est EXACTEMENT ça. J'ai repensé à Belleville, des fois j'y passe, et avec tes mots, on s'y retrouve, c'est trop fort. Des fois j'ai bien rigolé, moi de toute façon cette espèce d'humour noir, cette façon de traverser la ville sans regarder à droite à gauche, j'aime bien même si c'est pas moi. Au moins ton perso, il est cash, et c'est bien d'être honnête. Et les références à l'Etranger + le recroisement avec le récit, c'est géant. La même petite ambiance, sauf que Meursault je l'ai trouvé plat (je sais, honte à moi, mais l'Etranger c'est pas ma tasse de thé), alors que celui-là, même s'il traîne une espèce d'apathie, il pense quand même, y vit, quoi.

Et je crois qu'il va vraiment falloir que je me procure Henry Miller (en plus ça tombe bien, je cherchais son nom)
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne jlm

  • Scribe
  • Messages: 69
Re : Re : Killing Annie
« Réponse #3 le: 03 Juin 2011 à 22:57:52 »
Kasprzak :
J'aime bien ton style, c'est vraiment très bien écrit. Juste quelques passages un peu longuets dont je me serrais bien passé.

Pour le fond, est ce voulu cette impression que j'ai eu que le personnage n'a lu que l'Etranger, de Camus ? Si c'est voulu, c'est bien rendu, on a vraiment l'impression que le personnage principal a L'Etranger comme bible et ne connait pas le reste de l'oeuvre de Camus. Si c'est vraiment le cas, il faudrait peut être une note cynique, pour bien montrer que la chose aurait été bien différente après une lecture de la peste et le manque totale d'humanisme.

Car on pourrait croire que Camus est un auteur qui n'a jamais eu de pensée humaniste, comme c'est le cas notamment dans la Peste.

merci ! Non, on voit que le personnage n'a pas lu que l'étranger, il cite d'autres auteurs, mais c'est le lien avec Annie et les Cure, le coté vieille groupie et la référence à une chanson, plus abordable il y a plus de vingt ans que l'histoire originale, le coté dérisoir de sa vie et le cynisme absolu du personnage principal.


Menthe :

Citer
Celui qui ne pleure pas finis sur l’échafaud, il parait.
finit

Ouah, trop fort ! J'ai vraiment aimé ! Le cynisme du personnage, et les descriptions ! Surtout celle de Paris, c'est EXACTEMENT ça. J'ai repensé à Belleville, des fois j'y passe, et avec tes mots, on s'y retrouve, c'est trop fort. Des fois j'ai bien rigolé, moi de toute façon cette espèce d'humour noir, cette façon de traverser la ville sans regarder à droite à gauche, j'aime bien même si c'est pas moi. Au moins ton perso, il est cash, et c'est bien d'être honnête. Et les références à l'Etranger + le recroisement avec le récit, c'est géant. La même petite ambiance, sauf que Meursault je l'ai trouvé plat (je sais, honte à moi, mais l'Etranger c'est pas ma tasse de thé), alors que celui-là, même s'il traîne une espèce d'apathie, il pense quand même, y vit, quoi.

Et je crois qu'il va vraiment falloir que je me procure Henry Miller (en plus ça tombe bien, je cherchais son nom)

Merci, merci et merci !
Fais gaffe quand même avec Miller, ça peut être hard, mon personnage à coté c'est une vraie tafiole ! Tropique du capricorne est une tuerie !
« Modifié: 06 Juin 2011 à 09:59:13 par ernya »
I love that philosophy: Warren says it, we do it! So let's do it!

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Killing Annie
« Réponse #4 le: 03 Juin 2011 à 23:59:34 »
Déjà, rav avec ton texte, mais fais pas de double-post, stp. Répond à menthe et à kasprzk dans un même post, c’est beaucoup plus clair d’indiquer à qui tu parles en le précisant au début et tout regrouper. Sinon on va pas s’en sortir. Voili voili, merci d’éditer^^



Citer
Je sentais depuis longtemps que je pouvais écrire un roman ou un truc dans ce genre, voyez ?
Bof pour le « voyez », je lui trouve pas vraiment d’utilité

Citer
jules Vernes et  un tas d’auteurs moins connus.
Jules

Citer
Les mots des autres sur les pages, les histoires qu’ils alignaient  me fascinaient, mais je n’avais jamais réussi à placer moi-même deux mots sur la feuille, devant mon nez.
Sur une feuille ? (je bloque sur le « la »)

Citer
C’est mon coté égoïste diraient certains, mais je ne sais pas.
Côté
Je vois pas en quoi c’est égoïste

 
Citer
Celui qui ne pleure pas finis sur l’échafaud, il parait.
Finit


Citer
Je croise une foule de gens dans les rues, tous aussi pressés les uns que les autres, à croire qu’ils sont submergés de crédits, de bouches à nourrir,  à courir d'un job à un autre. J’aime rentrer dans ces espaces feutrés où des secrétaires, souvent jolies mais un brin condescendantes, me donnent les consignes de livraison.
Elle est où la transition entre la rue et la secrétaire ?

Citer
JAnnie, ma compagne du moment, à lu mes histoires, j’avais besoin de son avis mais je crois bien que j’aurais dû m’abstenir.
A lu

Citer
Autant dire qu’elle a développée une culture à toute épreuve, une culture à son niveau, l’intelligence au raz des fesses.
Développé
(j’accroche pas du tout à cette critique assez basse)

Citer
Nous entretenions une illusion comme une escroquerie aux sentiments.
j’ai pas compris la phrase

Citer
À par ça c’est un type bien.
Part

Citer
À ce moment là je l’ai détestée, vraiment.
Moment-là

J’ai dû mal à croire qu’on puisse tuer quelqu’un aussi rapidement. Et puis même si elle était un peu sonnée, l’eau a priori réveille, bref, j’y crois pas vraiment à ce scénario.
Du coup j’ai pas aimé la fin alors que le reste du texte m’a pas mal plu, j’ai bien aimé le ton, il met un peu de temps à s’installer mais après c’est bon, juste cette fin à laquelle j’accroche pas.

   

« Modifié: 04 Juin 2011 à 00:57:58 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Menthe

  • Prophète
  • Messages: 896
Re : Killing Annie
« Réponse #5 le: 04 Juin 2011 à 00:56:22 »
Citer
Fais gaffe quand même avec Miller, ça peut être hard, mon personnage à coté c'est une vraie tafiole ! Tropique du capricorne est une tuerie !
Me suis acheté Printemps noir, on verra bien ce que ça donne...
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Kasprzak

  • Prophète
  • Messages: 623
    • Mike Kasprzak
Re : Re : Re : Killing Annie
« Réponse #6 le: 04 Juin 2011 à 08:52:05 »
J'aime bien ton style, c'est vraiment très bien écrit. Juste quelques passages un peu longuets dont je me serrais bien passé.

Pour le fond, est ce voulu cette impression que j'ai eu que le personnage n'a lu que l'Etranger, de Camus ? Si c'est voulu, c'est bien rendu, on a vraiment l'impression que le personnage principal a L'Etranger comme bible et ne connait pas le reste de l'oeuvre de Camus. Si c'est vraiment le cas, il faudrait peut être une note cynique, pour bien montrer que la chose aurait été bien différente après une lecture de la peste et le manque totale d'humanisme.

Car on pourrait croire que Camus est un auteur qui n'a jamais eu de pensée humaniste, comme c'est le cas notamment dans la Peste.

merci ! Non, on voit que le personnage n'a pas lu que l'étranger, il cite d'autres auteurs, mais c'est le lien avec Annie et les Cure, le coté vieille groupie et la référence à une chanson, plus abordable il y a plus de vingt ans que l'histoire originale, le coté dérisoir de sa vie et le cynisme absolu du personnage principal.



Oui j'ai bien vu la référence aux autres auteurs. Je voulais dire, que j'ai eu l'impression que parmi l'oeuvre de Camus, le personnage n'aurait que l'Etranger, c'est voulu ?
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

http://www.lecafardheretique.fr/

Hors ligne jlm

  • Scribe
  • Messages: 69
Re : Re : Re : Re : Killing Annie
« Réponse #7 le: 05 Juin 2011 à 18:59:49 »
Citation de: kasprzak
Oui j'ai bien vu la référence aux autres auteurs. Je voulais dire, que j'ai eu l'impression que parmi l'oeuvre de Camus, le personnage n'aurait que l'Etranger, c'est voulu ?

en un sens oui, il s'identifie à lui, à son geste, à son destin, c'est une fin pour lui-même qu'il envisage même si la peine de mort n'existe plus, "Celui qui ne pleure pas finit sur l’échafaud"  ; "Je n’ai pas pleuré, et il n’y a plus d’échafaud..."

Citation de: ernya
J’ai dû mal à croire qu’on puisse tuer quelqu’un aussi rapidement. Et puis même si elle était un peu sonnée, l’eau a priori réveille, bref, j’y crois pas vraiment à ce scénario.
Du coup j’ai pas aimé la fin alors que le reste du texte m’a pas mal plu, j’ai bien aimé le ton, il met un peu de temps à s’installer mais après c’est bon, juste cette fin à laquelle j’accroche pas.

Un coup violent sur le nez peut provoquer l'enfoncement de la cloison nasale et tuer assez rapidement, avec l'eau, si la victime est encore en vie, il y a noyade.
Ce qui m'intéressait avec cette histoire, c'était de décrire un personnage libéré de toute hinibition, un associal psychopate un brin cynique. J'aimerais explorer plus profondément encore le côté sombre de l'âme humaine, avec l'écriture c'est un processus un peu compliqué qui implique également de se libérer de certains hinibiteurs, l'exercice est périlleux !
« Modifié: 05 Juin 2011 à 20:31:11 par jlm »
I love that philosophy: Warren says it, we do it! So let's do it!

Hors ligne Kasprzak

  • Prophète
  • Messages: 623
    • Mike Kasprzak
Re : Re : Re : Re : Re : Killing Annie
« Réponse #8 le: 06 Juin 2011 à 12:51:28 »
Ce qui m'intéressait avec cette histoire, c'était de décrire un personnage libéré de toute hinibition, un associal psychopate un brin cynique. J'aimerais explorer plus profondément encore le côté sombre de l'âme humaine, avec l'écriture c'est un processus un peu compliqué qui implique également de se libérer de certains hinibiteurs, l'exercice est périlleux !


C'est sur, c'est vraiment intéressant d'écrire sur ce sujet. Moi même, ca risque de m'inspirer assez rapidement. Par contre il y a quand même quelque chose qui me chagrine. C'est que du coup tu devrais peut être détailler un peu plus le moment ou le type passe à l'acte. Peut être essayer, de décrire ce qu'il peut ressentir. Qu'il avait plus envie de voir la gueule de sa femme, qu'il voulait l'écraser comme un insecte. On est un peu dans le flou en fait, est ce de la folie ou une intention réellement volontaire ...
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

http://www.lecafardheretique.fr/

Hors ligne jlm

  • Scribe
  • Messages: 69
Re : Killing Annie
« Réponse #9 le: 06 Juin 2011 à 13:57:16 »
ce "coup de folie"  n'en est pas vraiment un, c'est une pulsion nourrie de semaines, de mois de ressentiments, c'était inéluctable et le moment s'est imposé rapidement, un pont, une nuit, pas de témoins... comme on dit "l'occasion fait le laron" !

je pourrais développer encore et encore, mais j'ai dans l'idée une série de nouvelles de cette taille qui se racrocheraient à un arrondissement de paris. Vingt nouvelles noires à la limite du polar, des histoires de moeurs, vingt nouvelles pour explorer la noirceur, le coté sombre d'une humanité qui déraille.
 ;)
Il y a dans le tas celle-là que j'ai présentée ici : http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=3887.msg69335#msg69335

et une troisième à soumettre...

plus que dix-sept !
« Modifié: 06 Juin 2011 à 14:02:19 par jlm »
I love that philosophy: Warren says it, we do it! So let's do it!

Hors ligne Kasprzak

  • Prophète
  • Messages: 623
    • Mike Kasprzak
Re : Re : Killing Annie
« Réponse #10 le: 06 Juin 2011 à 14:13:27 »
ce "coup de folie"  n'en est pas vraiment un, c'est une pulsion nourrie de semaines, de mois de ressentiments, c'était inéluctable et le moment s'est imposé rapidement, un pont, une nuit, pas de témoins... comme on dit "l'occasion fait le laron" !


Oui c'est un peu l'impression que ça donne mais je trouve justement qu'on ressent pas assez toute cette amertume qui s'est accumulée pendant des mois, du coup on est un peu surpris quand arrive le meurtre et on pourrait l'assimiler à un coup de folie alors que c'est pas ce que tu cherches à montrer


Il y a dans le tas celle-là que j'ai présentée ici : http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=3887.msg69335#msg69335

et une troisième à soumettre...

plus que dix-sept !


Je vais suivre ça avec plaisir !
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

http://www.lecafardheretique.fr/

Hors ligne madamjee

  • Plumelette
  • Messages: 11
    • mon dictionnaire des sentiments.
Re : Killing Annie
« Réponse #11 le: 06 Juin 2011 à 17:31:37 »
Mais il est géniaaal ce texte  :mrgreen:
J'ai apprécié toutes les références qui font qu'on arrive très facilement à comprendre le message, le contexte! j'aurais voulu trouver quelque chose de plus humain pour faire un point blanc sur le fond noir, mais ça aurait pas du tout collé avec le personnage présenté.. tant pis.
Le crime est horrible, heureusement qu'il est si bien écrit, le fait que les sentiments du personnage ne soient pas racontés à la fin m'a pas dérangée, de toute façon même sa colère ressemble à de l'impassibilité.
Mais il y a des passages que j'ai trouvés un peu longs, ça ne fait rien la lecture est quand même agréable.

Hors ligne jlm

  • Scribe
  • Messages: 69
Re : Killing Annie
« Réponse #12 le: 06 Juin 2011 à 18:44:57 »
hé hé ! merci bien !  8)
I love that philosophy: Warren says it, we do it! So let's do it!

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Killing Annie
« Réponse #13 le: 20 Juin 2011 à 14:10:20 »
Citer
Je sentais depuis longtemps que je pouvais écrire un roman ou un truc dans ce genre, voyez ?
Justement, on voit et je pense que la phrase pouvait s'arrêter à "roman". ::)

Citer
la même que celle qui dit
Un peu laborieux par rapport au reste du texte.

Citer
les mêmes taches
tâches

Citer
c’est comme un vaste colon, chaud et humide à la fois. Je sais, c’est une drôle d’image, mais aucune autre ne me vient à l’esprit, un ventre malsain où rodent les rats et la vermine, avec des usagers comme des métastases, corps étrangers régulièrement expulsés.
Trop de métaphore médicale tue la métaphore médicale. *sort*
Non sérieusement, si on expulsait les métastases comme on rejette les corps étrangers, la vie serait belle et moins cancéreuse.  :D

La fin est définitivement tirée par les cheveux. Ca fait un peu "en fait il avait prévu de la baiser mais la jeter dans le canal c'était pas mal aussi". Sérieusement, j'aime bien ton style et c'est le texte le mieux réussi que j'ai lu de toi mais la fin a définitivement gâché ma lecture. Je sais bien que le monde est pas rose, mais les meurtres gratuits servis à toutes les sauces ça m'horripile un peu.  ::)

Car non, il m'a pas paru spécialement psychopathe, juste cynique et désabusé.
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne jlm

  • Scribe
  • Messages: 69
Re : Killing Annie
« Réponse #14 le: 21 Juin 2011 à 00:00:45 »
Difficile après ces critiques de savoir quelle direction donner à une relecture et à d'éventuelles réécritures ! mais je suis sensible à tes remarques Kathya;
I love that philosophy: Warren says it, we do it! So let's do it!

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.016 secondes avec 15 requêtes.